Okay, passons à Goan. J'aurais pu publier cette fiction avant... si je l'avais écrite avant. Haha. Désolée, c'est juste que je manquais d'idées... Donc son rêve va surtout nous révéler quelques évènements de son passé, qui expliquent son comportement un peu bipolaire (manly/cute, comme notre petit cerf préféré, LuHan :3). C'est un peu extrême comme explication, mais je fais pas dans la dentelle.

Goan : C'est bien connu...

J'ai cru que t'allais me laisser faire mon speech seule. x_x Bref, bonne lecture !


White Blossom

Cette beauté éblouissante. Sa beauté. L'unique. Goan n'avait jamais rencontré plus belle fille. Elle avait été sienne pendant 3 ans. Pendant 3 ans, il avait senti ses longs cheveux d'ébène balayer son visage, laissant un parfum de fleurs chatouiller ses narines. Pendant 3 ans, il avait pu admirer son doux visage qui lui apparaissait comme celui d'un ange. Pendant 3 ans, il avait connu de longues étreintes amoureuses, sa tête enfouie dans son épaule, ses bras autour de sa taille, ses lèvres scellées aux siennes, ces si douces lèvres roses au goût de pétales de fleurs. Il lui avait tout donné : son amitié, sa confiance, puis son amour, sa fierté, même sa virginité. Elle avait été l'unique femme avec qui il se voyait vivre plus tard… Si la vie-même ne lui avait pas joué un tour.

« HuaLing… » murmura-t-il face à sa beauté si lumineuse.

Envoûté par le visage de sa belle, il se sentit sourire comme un idiot. Elle était là, debout face à lui, à genoux, ses longs cheveux flottant autour de son visage impassible, tels les rayons d'un soleil aveuglant. Toute de blanc vêtue. Goan ne voyait que du blanc, couleur de la pureté et de la beauté aveuglante.

« DongFan… »

Une larme coula sur ses joues de porcelaine. Le sourire de Goan retomba. Il tendit le bras vers elle. Elle le repoussa violemment.

« Comment as-tu pu.. ?

- HuaLing…

- COMMENT AS-TU PU ME LAISSER MOURIR ?! »

Goan sentit sa vision s'embuer. Il se rappela ce jour fatal, 6 ans de cela. Il se rappela cette longue étreinte sur le trottoir avant de se séparer pour la soirée. Il se rappela du dernier sourire de sa précieuse, du dernier baiser qu'ils ont échangé, du dernier signe qu'elle a fait en s'engageant sur ce maudit passage piéton… Et la violence du choc avec le nez de cette fourgonnette. Leur amour les avait aveuglés au point de se jeter dans les bras de la mort. Il se rappela de la mare de sang sur la chaussée et sur ses mains quand il avait volé vers son corps étendu par-terre. Tout était allé trop vite. C'était trop injuste. Il avait trouvé la femme avec qui il aurait voulu mourir après des dizaines d'années d'amour. Il se rappela de ses larmes coulant à flot sur ses joues et tomber sur le visage sans vie, figé pour l'éternité, de sa perle rare, il se rappela du cri qu'il avait poussé comme pour maudire les dieux qui lui avaient jeté cette malédiction.

Il se souvint d'un soir où il avait pris une lame de rasoir de son père, s'était enfermé dans sa chambre, les écouteurs dans les oreilles, et avait approché la lame près de son poignet. Le désespoir l'avait gagné, il n'était pas allé en cours depuis une semaine. Aller au lycée sans HuaLing était impossible. Il avait enfoncé la lame dans sa veine, mais une vague de peur l'eut saisit qu'il la retira immédiatement. Il avait poussé un juron et avait couru dans la salle de bain pour faire arrêter le saignement. Même pas les couilles de te donner la mort, s'était-il alors dit, elle s'est envolée avec ce qu'il te restait de fierté et de virilité.

« HuaLing, pardonne-moi… »

Il se savait en train de chialer. Etait-ce vraiment sa faute si elle était morte ? Puisque lui non plus n'aurait pas vu ce maudit véhicule s'il avait été à sa place… Il aurait dû crever à sa place. C'était trop injuste.

La muse blanche commença à s'estomper, le visage déformé par ses pleurs.

« HUALING ! REVIENT !

- DongFan… »

Il tendit à nouveau la main. Une caresse, telle un coup de vent, lui frôla les doigts. Et plus rien. Il ferma les yeux.

Il les rouvrit en se sentant plaqué contre une paroi, créant une résonance. Il reconnut l'endroit. C'était là qu'il avait perdu toute fierté. De vulgaires sanitaires de lycée. Un autre mauvais souvenir. Mais ce n'était pas son assaillant présumé qui venait de le plaquer contre une des portes.

« RyeoSu… » marmonna-t-il.

Il ne sembla pas l'entendre. Ni même le reconnaître.

« T'en penses quoi ? Elle est mignonne pour un mec… » railla Reo.

Il s'adressait à celui qui se tenait derrière lui.

« Bao-ge… »

Ce dernier s'avança et le tint par le menton, lui soulevant la tête. Il sentit ses longs cheveux dans son cou. A 18 ans, il s'était laissé pousser les cheveux. Il n'avait plus envie de plaire à personne, à part lui-même. Il mettait des vêtements étroits mais confortables, mais malgré son envie de faire ressortir sa virilité – une fois-même il avait essayé de rembourrer son slim, mais avait renoncé, trouvant cela ridicule, mais ses attributs masculins ne semblaient pas vouloir se montrer sous la forme de ne serait-ce qu'une bosse sous le jean -, son visage androgyne et ses longs cheveux suscitaient les moqueries : il était « la fille plate ».

« Il fait tellement pitié avec ses airs de pucelle qui fait sa chaudasse. Un gars comme ça ne peut-être que pédé. » reprit Reo.

Les mêmes mots qu'il avait entendu 5 ans auparavant sortaient de la bouche de son meilleur ami. Il avait envie de pleurer, mais heureusement, les larmes ne voulaient pas monter. Bao jeta un regard au plus jeune.

« On va vérifier ça. »

Il ouvrit la porte, le jeta dans le cabinet, et ferma la porte à clé une fois tous 3 entrés à l'intérieur. Il lui plaqua la joue contre la paroi.

« Si tu hurles ou quoi que ce soit, on te refait ta réputation. Pigé ? »

Goan hocha la tête contre la surface froide. Bao lui bloqua les bras dans le dos et lui abaissa ses vêtements d'un coup sec. Aussi rapide que ce fut dans son souvenir, il le pencha au-dessus de la cuvette des WC, et le pénétra sans perdre de temps. La douleur avait été intense. D'abord cette impression d'être paralysé, d'avoir perdu sa voix, la chaleur à crever qui se saisit de lui. Une chaleur désagréable. Au moment-même, il ne s'était pas rendu compte de ce qu'il lui arrivait tout de suite. Quand il avait voulu se rebeller, il n'avait pas pu, paralysé par la douleur.

Reo, dans le rôle de l'autre assaillant, se chauffait à côté, regardant ce spectacle si proche de lui. Puis il lui colla son sexe dressé et chaud dans la bouche, sans rien demander. Il s'était retrouvé pris des deux côtés. Il avait eu encore plus envie de pleurer, honteux, mais toujours, ses larmes ne coulaient pas, comme si son esprit voulait garder sa fierté, ou du moins ce qui en restait.

« C'est qu'il est docile, fit Reo.

- Il a l'air d'aimer ça. »

Non, avait-il voulu hurler ! Non, jamais je n'aimerai ce genre de chose, jamais je ne me serais laissé faire si vous n'étiez pas susceptible de me casser la gueule ! Mais il venait de découvrir quelque chose qui allait changer sa vie : en vérité, malgré lui, il aimait ça. Il s'était dit que si l'amour et la passion s'y ajoutaient, cela aurait pu être agréable même. Etait-ce du sadomasochisme ? Non. C'était réaliste. Même si c'était entre deux – ou trois – hommes, ça restait un acte sexuel… ça restait Faire l'amour.

Oui. La chaleur insupportable de la douleur s'était transformée en chaleur de plaisir, du frottement entre deux corps, d'une danse bestiale… Il se retenait de gémir, espérant qu'ils ne verraient pas son érection trahir le fait qu'il prenait actuellement son pied à ça. Même s'il s'en rendait compte, il avait encore du mal à l'admettre. Cette ambivalence retournait son esprit. Même encore après 5 ans…

Laisse-moi, fichu cauchemar, pourquoi ne puis-je pas oublier ça, se demanda-t-il ? Il ferma les yeux, plissant le nez, alors que les deux autres venaient en lui, le remplissant de leur sperme poisseux, et le laissant dans cette cabine, remontant leur braguette comme si de rien était, alors que lui pouvait enfin pleurer de son sort.

Il rouvrit les yeux dans son oreiller au dortoir. Il était enfin à la maison.

« Goan-hyung ? Tu pleures ? » demanda doucement Reo.

Il se tourna vers son dongsaeng, essuyant ses joues et ses yeux. Il sourit difficilement.

« Non. Je vais bien. »

Reo savait que son hyung mentait. Il s'invita dans son lit, même si le plus âgé n'aimait pas ça, et se serra contre lui. Goan posa sa tête contre le torse de son ami, renifla.

« Merci d'être là pour moi, Reo-ah. »

Le plus jeune lui répondit par une douce caresse sur la joue. Goan apprécia cette caresse, bien différente de ce qu'il lui avait fait subir dans son cauchemar.

Ses doigts glissèrent sur sa gorge, dans son dos. Goan leva les yeux.

« Reo-ah ? »

Ils s'agrippèrent à ses fesses, le serrant contre Reo. Il avala sa salive, repoussa ces avances, mais rien n'y faisait. Le plus jeune se mordit la lèvre inférieure, appuyant son majeur contre la raie de son hyung, l'approchant de son entrée, par-dessus ses vêtements.

« Arrêtes… »

Il ne pouvait hausser le ton, Sunny dormait à côté. Reo fit changer sa main de côté, la plongeant dans les vêtements de Goan qui étouffa un gémissement.

« S'il te plaît… »

Il sentait ses mains agiles caresser sa virilité du bout des doigts.

« DongFan-hyung… » lui souffla-t-il au creux de l'oreille.

Il lui leva la tête d'une caresse sous le menton, et lui vola un baiser. Mais comment osait-il ? Déjà il s'incrustait dans son lit sans rien demander, puis il osait le tripoter après le cauchemar qu'il venait de faire ? Là, il le retourna violemment, lui baissa son short, son boxer, continuant de le tripoter de l'autre côté.

« RyeoSu, arrêtes ça tout de suite. » fit-il sèchement, mais d'une voix un peu tremblante.

Le maknae n'en faisait qu'à sa tête. Il inséra un doigt humide en lui. Goan couina. C'était impossible que Reo fasse ça. A moins qu'il ne soit somnambule ou inconscient. Il savait pertinemment que Goan ne se laissait pas faire, surtout sur son territoire qu'était son lit. Et puis d'ailleurs, pourquoi se laissait-il faire ? Pourquoi ne l'avait-il pas déjà poussé par-terre ? Il prétendait être en position de faiblesse, de traumatisme après son cauchemar… Mais il savait que c'était faux. Il avait besoin de Reo. Il avait besoin d'être tout contre lui pour se sentir rassuré. Parce qu'il avait aimé ce qu'on lui avait fait 5 ans plus tôt. Parce qu'après, il avait tenté plusieurs coups d'un soir masculins, mais avait été déçu par le manque d'affection dans tout ça. Parce qu'avec RyeoSu, ç'avait été différent. Parce qu'ils s'aimaient et s'aiment encore même s'ils refoulent ces sentiments.

Reo s'insinua en lui. Goan ferma les yeux, attrapant la cuisse de son dongsaeng, l'aidant à faire le mouvement de va-et-vient.

« Goan-hyung se contredit.

- Ta gueule. »

Reo lâcha un petit rire sadique. Mais Goan était trop occupé à prendre son pied. Alors il enfonça son visage dans son cou, le couvrant de baisers torrides. La chaleur se faisait peu supportable. Sans briser leur lien, ils retirèrent leurs vêtements, se retrouvant nus, emboîtés en cuillère. Ils se lancèrent dans une danse où leurs corps étaient plus proches que jamais. Une danse torride, sensuelle, indécente.

Goan frémissait chaque fois que Reo donnait un coup de reins, avec sa fougue, il croyait à tout moment qu'il pourrait l'empaler. Il se voyait déjà mourir dans cette position, ne faisant plus qu'un avec ce jeune et bel homme… Non pas l'homme de sa vie. Non. Reo n'était pas son amant. Qu'était-il alors ? Pas juste un meilleur ami. Un frère, pensait-il au début. Mais est-ce que deux frères feraient ce genre de choses ensemble ? Sûrement pas. A ce moment, il se dit que ce qu'ils faisaient était alors plus qu'interdit. Pire qu'indécent. Inadmissible ? Le mot est faible. Mais il ne voulait pas briser le lien. C'était trop bon. Ca paraissait si sincère… Pourquoi était-ce si mal de ressentir autant de plaisir ?

« DongFan-hyung… »

Il savait. La fin arrivait. Lui aussi il le sentait. Il avait l'impression que son sexe allait fondre entre les doigts moites de son ami, alors que son cul allait prendre feu. Le feu de leurs ébat, le feu de leur passion.

Ils vinrent en même temps, salissant les draps de Goan. YongWoon ne sera pas content, pensa-t-il… Il laissa choir sa tête dans son oreiller. Reo lui déposa de petits baisers derrière l'oreille.

« Je t'aime, Goan-hyung… »

Il sourit, lui attrapa la main, enlaça ses doigts aux siens. Il ferma les yeux. Il était bien…

« Regarde ce que tu es devenu, DongFan… »

Il reconnut cette voix, il rouvrit les yeux. En face de lui, dans le noir, se tenait sa lumineuse HuaLing. Il eut honte de se tenir allongé, blottit contre le corps d'un autre homme, face à elle.

« Hu-HuaLing…

- Comment oses-tu ?

- Je… »

Elle ne le coupa pas. Elle semblait attendre une explication, le visage neutre.

« Je ne peux sentir le corps d'une autre femme que toi…

- Est-ce une raison pour en devenir une ?

- Je ne l'ai pas vraiment voulu. Qu'aurais-tu fait à ma place ? »

Elle baissa la tête et sourit.

« Je comprends.

- Tu ne m'en veux pas ?

- C'est un peu décevant… Mais au moins, tu contribues au bonheur de quelqu'un d'autre. C'est une bonne chose. »

Reo venait de se rendormir, tenant toujours les doigts de Goan. Ce dernier tendit son autre main vers sa muse. Elle l'attrapa de ses doigts ectoplasmiques, s'approcha de lui, se pencha et lui déposa un baiser sur les lèvres. Il pouvait à présent vivre en paix.

« Je veux que tu sois heureux, DongFan.

- Je le serai et le resterai pour toi. Repose en paix, ma douce… »

Il lui baisa la main, et elle s'effaça dans la pénombre. Il se rendormit aussitôt.

Le jour se levait à peine quand il se réveilla. Il regarda autour de lui : ses deux dongsaengs dormaient à poings fermés, chacun dans son lit. Il était normalement habillé, il n'y avait aucune saleté dans ses draps… Ce n'était qu'un rêve, cela le rassura et le déçut un peu en même temps. Il se leva difficilement et chercha dans ses affaires son journal intime. Le bruit des feuilles réveilla Sunny.

« DongFan-ge ? Qu'est-ce que tu fais ?

- Je cherche un texte que j'ai écrit. Tu crois que les managers accepteraient que je chante une de mes compositions au prochain live ?

- Je ne sais pas, répondit le panda d'une voix endormie… Tu leur demanderas… Ou alors, peut-être que XiZang-ge sait si tu peux…

- Hmhm. Je verrai bien. Ah, le voilà. »

Il se leva, relisant son poème intitulé « Blanche fleur ».

« Tu peux me dire ce que tu en penses ? »

Il préférait demander à Sunny, puisque le texte était en chinois. Reo n'aurait rien compris. Sunny tapota sur le bord de son lit tout en se frottant les yeux. Goan s'installa à la place indiquée, lui tendant le cahier.

« Hm… Hmhm… Moui… Hm… Oh… C'est superbe, Goan-ge.

- Tu trouves ?

- Oui. Je ferai des aegyos aux managers pour qu'ils acceptent ta demande.

- Merci HuanBei. »

Il lui tapota la tête. Le plus jeune le gratifia d'un sourire pour cette flatterie. Puis il retomba quand il baissa les yeux.

« Gege ?

- Hm ?

- Je n'aime pas qu'on s'installe sur mon lit quand le soldat est au garde à vous. C'est sale. »

Goan baissa les yeux.

« Oh ! Excuses-moi ! »

Il se leva en vitesse, reprenant son cahier dans la précipitation. Il se jeta sur son lit, trébuchant.

« Outch… »

Reo se réveilla en sursaut.

« Hm ?! Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Il toisa tour à tour l'air dégoûté de Sunny et la trique de Goan. Il n'osa pas faire de rapprochement douteux.

« Goan-hyung a fait un rêve érotique. Et il a osé s'asseoir sur mon lit avec Ça. » fit Sunny en pointant l'entrejambe de Goan du doigt.

Reo éclata de rire.

« Goan-hyung a dû avoir l'air d'un vieux pervers qui venait te violer, Sunny-hyung.

- C'est ce que je me suis dit ! »

Goan roula sur le ventre et cacha sa tête sous son oreiller, honteux. Au moins, pensa-t-il, ils ne doutent plus de ma virilité…

Alors que les deux maknaes se levaient pour aller réveiller les autres dans leurs chambres en leur sautant dessus, Goan serra son cahier contre lui. Il embrassa le titre de son poème. La semaine prochaine, il chantera pour sa muse au parfum de printemps.


Voilà ! Une fiction un peu kk, mais c'est toujours ça. Un peu de "douceur", ça fait du bien de temps en temps.

Goan : Douceur, douceur... On voit que t'as jamais été à ma place. TT_TT

Naaah. Désolé monamour. ç_ç

Reo : C'est pas tonamour, c'est le mien. :hug Goan-hyung:

Aahh, Ruru-noona se sent seule et mal-aimée. TTwTT