BONJOUUUUUUUUUUR ! J'ai une grande nouvelle a vous annoncer : JE SUIS OFFICIELLEMENT ASSISTANTE DE SERVICE SOCIAL :DDDDDDD Les résultats étaient aujourd'hui et j'ai toujours du mal à réaliser. Croyez-moi, j'ai pensé halluciner quand j'ai vu mon nom sur la liste tellement j'étais certaine d'avoir raté ! J'ai lu la ligne plusieurs fois et OH MY GOD JE l'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Bon, maintenant, il faut que j'attende le courrier pour avoir mes notes, mais je vous tiendrais au courant bien sûr.
Alalalalalala, je suis tellement heureuse. Après 20 ans passés à l'école, c'est fini :D
Breffons, je vous laisse avec un chapitre qui devrait vous plaire :)
Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR
Réponses aux reviews anonymes :
Madie : Drago est un peu un handicapé des sentiments, mais tu vas voir qu'il peut s'améliorer !
Lisa : J-2 avant le départ, tu dois être très impatiente ! Effectivement, j'ai eu une très belle surprise, je n'en reviens toujours pas ! J'espère que tu vas mieux aimer ce chapitre :)
Pinkie Brown : Elle va se ressaisir, ne t'en fait pas !
AliceMG : Ohhhh merci beaucoup ! ta review me fait énormément plaisir ! MERCI :D
Manon L : Merci pour ces reviews ! Je suis ravie que tu aimes cette nouvelle fic :D Les Hermione dévergondées ce n'est pas du tout mon truc xD Et oui, la claque était bien l'idée de Bewich_Tales xD. Et contente que tu aimes mon Drago aussi :)
Virginie : Mouhahahah, non, non ce n'est pas toi, tu vas en savoir un peu plus sur le comportement de Drago dans ce chapitre :)
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Merci à Stéphanie
Chapitre IX : Retrouver ma meilleure ennemie
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Il fallut deux autres semaines pour que Drago comprenne que les choses n'étaient pas prêtes de changer. Granger donnait le change en public, mais quand ils se retrouvaient seuls, la plupart du temps lors de leurs ronde, et qu'il avait essayé de provoquer quelque chose en elle, il avait échoué. Elle restait triste, lointaine, transparente… Totalement obnubilée par le couple que formaient Weasley et Brown et totalement hermétique à tout le reste.
Ils ne se disputaient plus, malgré tous les efforts qu'il avait pu y mettre. Il n'arrivait plus à la mettre en colère ou à la faire pleurer. Rien du tout.
Au bout de ces deux semaines, Drago se mit à réfléchir plus intensément que jamais. Il devait absolument débloquer cette situation. Retrouver sa meilleure ennemie, sa source d'énergie pour sa mission. Sou souffre douleur. Son jouet.
La question était pourquoi ? Et cette fois-ci, il devait être clair avec lui-même. Granger était la seule chose qui lui permettait de tenir. Il fallait qu'il la fasse souffrir pour ne plus se sentir seul. Certes, il aurait pu choisir quelqu'un d'autre mais c'était elle qu'il voulait.
Et puis, il avait développé une espèce de possessivité à son égard. Il voulait la posséder, pouvoir être le maître de toutes ses émotions, de son bonheur et de son malheur. De sa vie. Il se rendait compte en s'y attardant que ressentir de telles choses envers quelqu'un qu'il détestait depuis six ans était quelque peu dérangeant, voire même malsain, mais il balaya cette réflexion d'un revers de la main. Sa mission le perturbait, il avait le droit d'être dérangé. Il s'en inquièterait plus tard, s'il survivait à cette année.
Il fallait qu'elle aille mieux pour qu'il la retrouve comme avant. Mais en pensant à cela, un autre problème lui vint à l'esprit. Quelque chose à laquelle il n'avait pas pensé avant.
Si Granger allait mieux – que ce soit grâce à lui ou non d'ailleurs – elle allait reprendre du poil de la bête. Il connaissait bien la jeune femme. Elle était bornée et obstinée. Et dans ce sens là, une fois remise de sa tristesse, elle allait forcément se lancer à la reconquête de Weasley.
Drago n'était pas un imbécile. Il savait qu'elle était amoureuse de Weasley et tout Poudlard disait qu'ils finiraient ensemble un jour ou l'autre. Et Drago pensait que s'ils se mettaient ensemble, ce serait sûrement pour un long moment. Contrairement à Brown. Elle avait fatigué tous les garçons avec qui elle était sortie – ce qui était compréhensible – et il pouvait être certain que le couple qu'elle formait avec Weaslaid ne tiendrait pas l'année scolaire.
Ce qui amenait un deuxième problème car il était hors de question que Granger parvienne à récupérer son rouquin de malheur. Si ces deux là se mettaient ensemble, il pouvait dire adieu à sa distraction. Elle allait lui échapper et être trop heureuse pour qu'il le supporte.
Conclusion : il devait mettre au point une stratégie pour retrouver une Granger normale et dans le même temps, l'éloigner de Weasmoche.
Qu'allait-il bien pouvoir faire pour arriver à ses fins ?
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Une idée totalement tordue finit par germer dans son esprit. Un plan qui allait être compliqué à mettre en place, et qui serait compliqué pour lui, mais il ne voyait pas d'autres solutions. Et il fallait mieux taper un grand coup, pour être certain de réussir. Oh oui, il allait faire ça. Il n'était même pas dégoûté parce qu'il savait pourquoi il le faisait.
Granger n'allait rien voir venir, et il allait la piéger comme il le souhaitait.
Leur ronde du soir allait lui permettre de se lancer dans la première phase de son plan. Et finalement, il était bien contente que Granger soit à côté de ses bottes parce qu'elle allait sûrement être moins méfiante par rapport à son changement de comportement. Tant mieux.
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« Salut Granger. » Lui lança-t-il quand elle arriva.
Elle eut la décence de paraître surprise. Elle leva un regard étonné vers lui, et marmonna de sa voix lasse, devenue habituelle.
« B'soir Malefoy. »
Elle commença à marcher sans plus attendre et le blond lui emboîta le pas.
« Je crois que ça va être calme ce soir. Les gryffondors et serpentards de quatrième année sont en retenue collective et c'est toujours eux qui posent le plus de problèmes. »
« Mmh, mmh. »
« … »
« … »
« Granger ? »
« … »
« Tu ne me demande pas pourquoi ils sont en retenue collective ? »
« Je m'en fiche Malefoy. » Soupira-t-elle.
« Ils ont fait une bataille de cerveaux de lézard. Rogue les a laissé cinq minutes et ils ont saccagé la classe. Tu imagines. Severus n'est même plus prof de potions... Ils sont inconscients. J'ai oublié de demander pendant combien de temps ils étaient collés. Je doute que ce ne soit que pour une seule fois… »
Il se tut et ils continuèrent de marcher dans le silence.
Drago jetait des coups d'œils en coin à sa voisine mais elle était toujours aussi fermée et se comportait comme s'il n'était pas là.
« Granger ! »
« … »
« Granger ! »
« … »
« Granger ! »
« Quoi ? »
« Il faut que tu arrêtes de te mettre dans un tel état pour Weasley. Honnêtement, il n'en vaut pas la peine. »
« Tu ne sais pas de quoi tu parles. »
« Si, je sais Granger. Tu dois bien te rendre compte qu'il ne te mérite pas. »
« Je croyais que c'était moi qui ne méritait personne… »
« Ne sois pas idiote. Weasley est un rustre et il est bête. Je le trouve encore plus bête qu'avant. Lavande Brown, vraiment. »
« Tu penses que je vaux mieux qu'elle ? » Demanda-t-elle.
Il sentait qu'il avait touché un sujet sensible. Il avait capté son attention. En à peine un quart d'heure. Il ne lui restait plus qu'à s'envoyer une cargaison de fleurs.
« Tu es une sang-de-bourbe, ce qui n'est pas négligeable, mais tu as un minimum de tenue, contrairement à Brown et je dois reconnaître que tu es relativement intelligente. Et tu as un joli cul. »
« Qu'est-ce que Ron peut bien lui trouver hein ? Qu'est-ce qu'il lui trouve ? »
« Il doit probablement être sourd. Et aveugle. Quand elle n'ouvre pas la bouche et qu'elle ne porte pas ces habits horribles, elle a une belle poitrine, des jolis yeux et ses cheveux ne sont pas mal non plus. »
Il vit Granger blanchir et il pouvait presque lire dans ses pensées. Elle était en train de penser à ses yeux d'un marron commun, ses cheveux qui étaient indescriptibles tant elle n'en prenait pas soin, et elle devait probablement penser également à sa poitrine menue. Elle allait se remettre à pleurer certainement.
« Alors tout n'est qu'une question de physique ? »
« On parle de Weasley. A quoi est-ce que tu t'attendais Granger. Je viens de te le dire, ce type est stupide. En six ans, tu ne t'en es pas encore rendu compte ?! »
« Ne l'insulte pas ! »
« Et tu le défends encore... C'est d'un ridicule... »
« Tu ne peux pas comprendre. »
« Oui, c'est ça, tu l'aimes…bla bla bla. Mais tu n'es pas faite pour un type comme lui. »
« Si je t'écoute, je ne suis faite pour personne. Puisque personne ne m'aimera jamais. »
Ah ça… Lui faire des sortes de compliments qui lui arrachaient la bouche et la rassurer était compliqué pour lui, mais s'il devait en plus rattraper toutes les méchancetés qu'il lui avait balancées, son plan n'était vraiment pas près d'aboutir.
« Si tu écoutes tout ce que je dis… »
« Parce que tu ne le penses pas peut-être ? » Répliqua-t-elle.
« Là n'est pas la question. Je te dis juste que Weasmoche ne te mérite pas et que tu devrais arrêter de te mettre dans des états incroyables pour cet imbécile. En plus il est pauvre. »
« Tu ne comprends rien. »
« Si. J'ai compris Granger. Mais il doit bien rigoler à te voir comme ça, et Brown aussi. Que tu l'aimes c'est une chose. Mais il n'est pas obligé de savoir que c'est toujours le cas. Fait-lui croire que tu n'en a rien à foutre de lui ! »
« Mais je n'y arrive pas. »
Sa voix se brisa et elle se mit cette fois à pleurer réellement.
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Drago resta planté là sans rien faire. Une bataille interne avait lieu en lui. La bonne réussite de son plan lui dictait de faire quelque chose, mais l'autre partie de lui avait envie de l'enfoncer, de lui porter un coup de grâce qui l'anéantirait.
Mais il se concentra sur son plan. Il devait le faire...
Un frisson de dégoût parcourut son corps, mais il lutta et se rapprocha tout de même de la brune. Lentement, il avança sa main et la posa sur son dos, avant de le frotter légèrement. Il ne laissa pas sa main plus de dix secondes, il ne fallait pas non plus trop lui en demander.
« Pourquoi ? » Balbutia Hermione.
Il n'était pas idiot et comprenait parfaitement le sens de sa phrase. De sa question.
« Parce que, ce n'est pas marrant quand tu es comme ça Granger. Et j'ai envie de m'amuser. »
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Hermione était confuse. L'attitude de Malefoy avec elle avait été tellement étrange. Et elle était surprise par sa propre réaction. Elle avait parlé avec Malefoy, elle s'était dévoilée et n'avait même pas nié.
Elle avait du mal à comprendre comment elle pouvait encore se dévoiler, en sachant ce qui lui était arrivé la dernière fois qu'elle s'était aventurée à ce genre de choses avec Malefoy.
Mais aujourd'hui, les choses avaient été différentes. Il l'avait presque encouragée, réconfortée. Il avait même eu un geste... Elle avait cru halluciner quand elle avait senti sa main sur son dos. Cela n'avait duré que quelques secondes, mais vu la tête que le blond tirait après, elle était sûre que c'était réellement arrivé.
Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. Lui faisait-elle tant pitié que ça. Ou était-ce vraiment parce qu'il en avait marre qu'elle ne soit plus disposée à répondre à ses piques ? Il avait quand même redoublé de violence et de méchanceté depuis la rentrée, et voilà qu'il se mettait à la soutenir. Elle était perdue. Il était plus lunatique que jamais et elle ne savait pas sur quel pied danser.
Pour la première fois depuis le jour du match, Hermione passa du temps à penser à autre chose qu'à Ron.
Malheureusement, cet interlude fut de courte durée, puisque la porte du dortoir s'ouvrit. Hermione n'avait pas insonorisé l'intérieur de son lit à baldaquin, comme elle le faisait depuis quelques temps, et elle fut forcée d'entendre la conversation qui suivit.
« Ah, enfin tu rentres ! Alors, racooontes. » S'écria Parvati
« C'était génial Parv, si tu savais. Mon Ron-Ron est tellement merveilleux. Il m'a emmenée faire un tour en balai, tu te rends compte. »
« Whaouh, mais c'est génial. »
« Tu as vuuuuuuuuuuu. Donc on a fait un tour. Le ciel était tellement beau. Ensuite on est allé sur la tour d'Astronomie. Ce qui est bien, c'est que comme Ron-Ron est préfet, il connaît les trajets des rondes et les endroits à éviter à une certaine heure. Donc on est allé là bas et on s'est embrassé pendant des heuuuures. J'adore comme il m'embrasse, je me sens, tu vois ?! »
« Je suis tellement contente pour toi ! »
Hermione appuya son oreiller sur sa tête. Les larmes lui piquaient à nouveau les yeux. Et cette fois-ci, elle était seule, sans personne pour pouvoir la réconforter.
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OoO
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« C'est difficile de te voir en ce moment. »
« J'ai du travail. Et si tu faisais le tien correctement tu me verrais plus souvent parce que tu passerais toi aussi du temps ici ! »
« Qu'est-ce que je fais ? »
« Non. Tu viens pour me parler et accessoirement me déconcentrer. Tu n'as même pas ton sac avec toi. Honnêtement Harry, c'est n'importe quoi. Tu dois vraiment t'impliquer dans ton travail. Les ASPICS sont dans dix-neuf mois ! »
« Une éternité en somme. » Marmonna le survivants.
« Tu verras l'année prochaine, quand tu seras en retard. Je vais te faire un planning de révisons. »
Harry jeta un œil à celui de son amie. Entre ses devoir, ses révisions, les cours, les impératifs de préfets, il ne savait pas comment elle trouvait le temps de respirer. Elle modifié son planning depuis le début de l'année et il remarqua qu'elle avait raccourci ses plages horaires réservées aux repas.
« Tu es en train de te surmener. »
« Nous sommes en sixième année. Qui plus est, j'ai deux matières de plus que toi et… »
« Oui, oui. Hagrid m'a demandé de tes nouvelles ? »
« Ah bon ? Je suis allée le voir dimanche pourtant. »
« Il voulait avoir une vraie réponse à la question « Comment tu vas ?» »
« Je vais très bien. »
« Vas-tu reparler à Ron alors ? »
« Pourquoi ? Je n'ai rien à voir avec lui, et en plus, je te signale qu'il m'évite. »
« Toi aussi. »
« Si tu es venu pour me parler de lui, tu peux aussi bien repartir. Tu me déranges. »
Elle était profondément irritée et Harry fit machine arrière.
« Slughorn t'a reparlé de moi ? » Demanda-t-il pour éloigner la conversation de ce terrain glissant.
« Evidemment. La prochaine soirée est vendredi, comme tu es censé le savoir et tu as intérêt à venir. Il ne va pas s'en remettre et il veut s'assurer que tu viendras à la soirée de Noël. »
« Comme si j'av... »
« Je te promets Harry que ces soirées sont vraiment sympathiques. Vient au moins à une seule et tu constateras par toi-même. »
« Je vais y réfléchir. »
Il n'avait plus vraiment d'excuses à présent. Auparavant, il y avait Ron. Ron qui se sentait écarté et qui était jaloux de ne pas être convié aux soirées.
Mais à présent qu'il avait sa Lavande, cela devait probablement être le cadet de ses soucis. Il pouvait par contre, faire un effort pour Hermione.
« Et Malefoy ? »
Hermione redressa brutalement la tête. Que voulait-il dire par là ? Est-ce qu'il était au courant de ce qu'il s'était passé hier soir pendant leur ronde ? Ou avant ?
« Quoi Malefoy ? »
« Ca fait un bout de temps qu'on a pas parlé de lui. Tu ne veux toujours pas adhérer à ma théorie ? »
« Tu théorie ridicule selon laquelle Malefoy serait devenu un mangemort ? Non. Je n'adhère toujours pas et tu devrais laisser tomber. Occupes-toi de ta scolarité et de ton avenir au lieu de te préoccuper de cet imbécile congénital. »
« Oui maman. »
La jeune femme lui jeta un regard sévère, digne de McGonnagall dans ses grands jours et Harry s'empressa de se lever.
Ricanant, il quitta la bibliothèque, la laissant à ses révisions de folle furieuse.
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Hermione essaya justement de s'y remettre, mais le fait d'avoir parlé de Malefoy lui rappelait les événements de la veille au soir. Elle ne comprenait pas son comportement et comme à chaque fois qu'elle ne comprenait pas quelque chose, elle était tracassée et passait son temps à y réfléchir, afin d'éclaircir les zones d'ombres.
Sauf que dans ce cas, Malefoy était une énigme toute entière.
« Hey. »
Elle releva une nouvelle fois et failli se pincer. Elle devait être dans une dimension parallèle. Ce n'était pas la première fois que Malefoy venait s'asseoir à sa table pour la faire chier, mais depuis quand est-ce qu'il lui disait « Hey », comme s'ils étaient en bons termes ?!
Elle resta à le dévisager, incrédule, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.
« Ta mère ne t'a jamais appris la politesse ? Je pensais pourtant que c'était un privilège réservé à la famille Belette. »
« Tu te crois drôle ? Ta mère à toi n'a pas dû t'apprendre grand-chose. Je ne pense pas qu'elle t'ai dit un jour qu'on ne frappe pas les filles. Qu'on insulte pas. Que le racisme c'est mal, que... »
« Fais-moi signe quand tu auras terminé, je vais faire une sieste. »
Elle se retint de le traiter de tous les noms et se décida à continuer ses devoirs en l'ignorant. C'était ce qu'elle pouvait faire de mieux de toute façon.
Drago remarqua sa tactique et sortit un parchemin. Il le déchira en morceau et forma des petites boulettes qu'il se mit à balancer vers la brunette. Elle tint un temps remarquablement long, mais finit par craquer.
« Mais pourquoi tu es comme ça avec moi à la fin ? Qu'est-ce que je t'ai fait Malefoy ? Pourquoi personne ne veut me laisser tranquille ?! Fichez-moi la paix ! »
Sa voix était tremblante et les larmes qu'il vit perler dans ses yeux l'énervèrent. Elle était faible et il n'aimait pas ça. Ce n'était pas elle. Et si elle voulait qu'il lui fiche la paix, elle n'avait qu'à redevenir comme avant.
« Tu n'en a pas marre de pleurer tout le temps. »
« Mais laisse-moi Malefoy ! Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi ! »
« Non. »
« Mais qu'est-ce que tu veux ? » Implora-t-elle
« Que tu arrêtes d'être comme ça. »
« En quoi ça te regarde ?! Et puis, tu devrais être content non ? De me voir souffrir ? »
« Et bien tu te trompes. »
Ce qui n'était pas réellement un mensonge. Il aimait la voir souffrir, mais uniquement quand il était la cause de sa souffrance. Pas quand il s'agissait de Weasley.
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Il se leva soudainement, et contourna la table pour se retrouver à côté d'elle.
« Vient. »
« Quoi ? »
« Vient, avec moi. »
« Pour quoi faire ? »
« Un tour. »
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Comment s'était-elle retrouvée à arpenter les couloirs avec son pire ennemi, elle ne le savait pas elle-même. Un élan de masochisme peut-être. N'importe qui pouvait les voir en plus, c'était du suicide. Si Harry les voyait... Pire, si Ron les voyait, qu'allait-il penser d'elle.
« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. »
« Rassures-toi, je tiens à ma réputation moi aussi. » Dit-il, avant d'ouvrir une porte.
Il s'agissait d'une classe vide dans laquelle ils entrèrent, avant de refermer la porte derrière eux.
Lorsqu'il la verrouilla à l'aide de sa baguette, un vent de panique parcourut Hermione. Qu'est-ce qu'il allait lui faire ? Dans quel pétrin s'était-elle fourrée ?! De son plein gré en plus. Quelle idiote.
« Laisse-moi sortir Malefoy. »
« De quoi as-tu peur ? J'ai verrouillé la porte pour que personne n'entre et ne se mette à colporter des rumeurs idiotes. »
« De quoi suis-je censée avoir peur avec toi ? Tu poses vraiment la question ?»
« Je ne vois pas de quoi tu parles. »
« Pourquoi est-ce que je suis venue avec toi ? Qu'est-ce que tu veux. »
« Je vais te dire pourquoi tu es venue. Tu es venue parce qu'à l'heure actuelle, je suis le seul à qui tu peux parler et être naturelle. Tu ne peux pas parler à Potty, ni à Weaslette parce qu'ils ne sont pas neutres. Et devant les autres, tu fais comme si tu n'en avais rien à foutre que Weasmoche et Brown passent leur temps à se récurer mutuellement les dents. Il n'y a que moi qui sait ce que tu ressens vraiment. Et toi aussi, tu le sais parfaitement. »
« Et alors ? Qu'est-ce que ça change. Tu pense que je vais me confier à toi. »
« Pourquoi pas ? Je sais ce que tu penses. Mais je ne vais rien répéter. Du moins, tant que tu seras gentille avec moi. Tu te demandes ce que j'y gagne hein ? Connaître tes secrets intimes et avoir un moyen de pression sur toi me semble parfait. »
« Tu crois que je vais te parler alors que tu me dis ça ?! »
« Tu as un poids sur les épaules et personne pour te soulager. Ca fait plus de deux semaines et tu as toujours aussi mal. Je hais Weasley. Je suis en capacité de compatir. »
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Hermione avait plus ou moins conscience qu'il profitait de sa faiblesse. Elle était tombée dans le panneau avec lui et ses sales plans. Mais pourtant, elle avait du mal à lutter. Parce qu'il avait raison. Elle n'avait personne pour sécher ses larmes. Personne à qui parler, et si Malefoy n'était absolument pas la personne idéale, il était tout de même là.
Elle avait envie de parler. Mais bordel, pas à Malefoy ?!
C'était comme s'il lui avait jeté un sort. Pourtant, elle ne reconnaissait pas les signes de l'imperium. Par Merlin, que lui arrivait-il ? Elle était comme prise dans un piège, mais elle n'avait plus envie de lutter.
« Tu n'as jamais eu de chagrin d'amour. Tu ne peux pas comprendre, ce que je ressens. »
« Et qu'est-ce que tu ressens ? »
« Du vide. » Fit-elle sans pouvoir se retenir. « Je me sens vide. C'est comme si ma vie avait perdu son sens. Je pensais que Ron et moi... que je serais la première fille qu'il embrasserait jamais. »
« Mais tu as bien embrassé Krum. »
« Il ne le sait pas ! Et ce n'est pas pareil. Je ne savais pas encore vraiment que j'étais amoureuse de lui. Tandis que maintenant... »
« Peut-être qu'il ne sait pas que tu l'aimes. »
« Mais il est vraiment stupide si c'est le cas ! Ou aveugle. Tout le monde l'a vu. Je lui ai fait comprendre. Je l'ai invité à cette stupide fête de Nöel. Et puis, il doit bien voir. Tu as vu toi ? »
« Que tu l'aimes, ça oui ! »
Et c'était problématique. Quoi que... le fait qu'elle l'aime ne l'était pas en soi. Le fait que ce soit réciproque et qu'ils puissent conclure en revanche... Mais il allait empêcher cela.
« Tu vois. Et lui ne voit rien. Ou alors il ne m'aime pas. Vraiment pas. »
« Bordel Granger ! Nous sommes jeunes. Il peut bien faire des expériences. »
« Mais je ne veux pas ! » S'écria-t-elle en étouffant un sanglot « Tu as idée de ce que ça me fait ! »
« Honnêtement ? Non. »
« C'est comme si on m'arrachait le cœur. Ca fait mal. »
Il était certain que jamais elle n'avait éprouvé une telle sensation avec lui. Même quand il lui avait fait les pires crasses possibles. Et il était jaloux ! Mais il ne devait pas céder à ses humeurs s'il voulait atteindre son but.
« Ca finira par s'apaiser. »
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Elle renifla, en haussant les épaules et il se déplaça, jusqu'à arriver derrière la chaise où elle s'était assise. Sa main attrapa une mèche de ses cheveux qu'il tortilla autour de son doigt. Ils étaient plus longs qu'ils en avaient l'air et sentaient bons. Elle utilisait sûrement son shampooing pour camoufler l'odeur de son sang putride.
Pourtant, il se pencha, afin de renifler discrètement l'odeur de ses cheveux. Non, décidément, ils sentaient bon. Il aimait cette odeur, même si l'admettre lui arrachait presque la bouche.
« Malefoy, qu'est-ce que tu fais ? »
« Je touche tes cheveux. »
« Pourquoi ? »
« J'essaye de déterminer comment ils pourraient être arrangés. »
« Je ne veux pas que Ron m'aime pour mes cheveux. »
Par Salazar, cette fille était vraiment désespérante. Sa main devia de ses cheveux jusqu'à sa nuque, puis atteignit sa joue, dans une caresse légère.
Granger choisit cet instant pour bondir de sa chaise.
« Qu'est-ce que tu fais bordel ? »
« Je t'aide à te calmer et à arrêter de chouiner. »
« Ne me touche pas ! »
« Tu devrais être heureuse que je m'abaisse à me salir les mains. »
« Va te faire foutre ! »
« Rassieds-toi ! »
« Je t'ai dit d'aller te faire foutre. »
« Et moi je te dis de te rasseoir, si tu ne veux pas que toute l'école soit au courant de tes petites confidences. »
« Tu es un, un... »
« Je ne suis rien du tout. C'est toi qui est une petite garce. Pour une fois que je suis gentil avec toi, laisse-moi faire. »
Il releva ses cheveux, qu'elle n'avait pas attachés, et posa ses mains sur ses épaules.
« Ferme les yeux et fais le vide. Ne pense à rien et surtout pas à Weasley. »
Hermione eut envie de lui demander depuis quand est-ce qu'il avait un diplôme de relaxation, mais se mordit la langue et obtempéra. Du moins, elle ferma les yeux. Ne pas penser à Ron était plus compliqué.
« Imagine que tu es dans un endroit calme. Dans une prairie, au bord de la mer, ou dans une bibliothèque puisque tu as l'air d'adorer ça. »
« La ferme »
« Pense à ton endroit calme au lieu de me parler. »
Les mains du blond exercèrent une pression sur ses épaules et elle écarquilla les yeux tout en gardant les paupières closes. Malefoy était en train de la masser. C'était improbable. Irréel. Elle ne comprenait pas comment cela pouvait être en train de se passer. Elle n'aimait pas du tout que Malefoy la masse.
Mais…malgré elle, l'image de Ron en train d'embrasser Lavande s'imposa dans son esprit et elle éprouva un espèce de plaisir sadique. Si seulement Ron pouvait rentrer dans la pièce à cet instant. Elle pourrait alors mettre une croix sur une quelconque relation, même amicale, mais voir la tête qu'il ferait serait probablement très drôle. Et puis c'était bien fait pour lui de toute façon. Il embrassait Lavande, alors elle avait le droit de profiter des mains de Malefoy. Il avait proposé. Ron l'avait cherché.
Et puis c'était détendant. Malefoy appuyait sur des nœuds et elle et si ça faisait brièvement mal, elle se sentait beaucoup mieux après.
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Sa posture se relâcha imperceptiblement, et petit à petit, l'image de Ron s'estompa. Elle n'avait plus envie de pleurer. Elle se sentait calme et apaisée. Et merlin, ce que ça faisait du bien.
Les doigts glissèrent sur sa nuque et elle pencha la tête légèrement en avant. Ca faisait vraiment du bien. Beaucoup de bien.
Drago esquissa un sourire quand il entendit Granger soupirer. Il avait repris le dessus en un rien de temps. Elle était à sa merci, dans tous les sens du terme. Et l'envie de mettre à exécution son plan maintenant le titilla. Mais il n'était pas fou, il savait bien qu'elle ne se laisserait pas faire. Et dans l'idéal, il souhaitait qu'elle se laisse faire.
Pour autant, il n'allait pas s'empêcher de lui rappeler qui était le Maître. Ses mains retournèrent sur ses épaules, puis descendirent sur sa gorge, jusqu'à atteindre sa poitrine. Il empoigna ses seins et Hermione hurla. Elle se releva et avant qu'il ai pu protéger son visage, elle l'avait giflé.
« SALE PERVERS ! »
« Je t'interdis de me frapper Granger ! »
« Ne me touche pas ! »
« Je viens de t'offrir un massage ! Tu comptais me payer comment ? »
« Je…je… connard. »
Elle sortit sa baguette et déverrouilla la porte. Malefoy ne fit rien pour l'en empêcher et elle sortit. Une fois dans le couloir, la honte la submergea. Elle avait fait n'importe quoi ! Se laisser masser par Malefoy... elle débloquait complètement !
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Drago était content de lui. Il reprenait la main sur Granger. Il avait toujours une certaine maîtrise. Bien sûr, son état de fragilité lié à sa déception amoureuse y était pour quelque chose, mais il n'allait pas s'en priver. Autant en profiter.
Il n'aurait jamais imaginé que l'amener à lui faire des confidences et réussir à la masser serait si...Facile. Et pour couronner le tout, il avait fait le plein d'énergie pour se refaire une petite (voire longue) séance d'armoire à disparaître. Il avait rechargé ses batteries auprès de Granger, et même s'il ne l'avait pas tant tourmentée que cela, il savait qu'elle allait culpabiliser de l'avoir laissé faire. Et si elle culpabilisait, elle pensait à lui. Parfait.
Il avait peut-être un peu exagéré en tripotant sa poitrine par contre. Il ne savait pas trop quelle pulsion s'était emparée de lui. Mais il avait eu envie. Pour l'embêter évidemment. Mais peut-être pas seulement.
Cette réflexion le dérangea et il la chassa rapidement. Peloter les sangs-de-bourbes n'avait jamais fait partie de ses passes-temps. Mais s'il voulait mener son plan à terme, mieux valait pour lui qu'il s'entraîne...
Il gagna le septième étage et se rappela qu'il avait arithmancie le lendemain.. Bon, peut-être allait-il dire à Granger qu'il regrettait d'avoir laisser ses mains s'égarer là où elles n'auraient pas du. Il n'aimait pas avoir recours à ce genre de pratique mais il fallait ce qu'il fallait.
Son état d'esprit actuel le confortait dans sa résolution de suivre ce plan, aussi tordu soit-il. Il avait encore une fois la preuve qu'il avait réellement besoin de Granger pour être en bonnes conditions pour sa mission. Là, alors qu'il venait de la voir et de jouer avec ses nerfs, il n'était pas angoissé. Uniquement motivé pour travailler sur l'armoire jusqu'au beau milieu de la nuit. Et personne d'autre n'arrivait à recréer ce résultat chez lui. C'était Granger, et uniquement elle.
Tadam ! Alors, alors ? Vous avez aimé ? Il y a quand même un petit rapprochement héhé. Et Drago qui elabore un plan... croyez-moi...c'est un plan stupide xD
Breffons, je ne vais pas blablater beaucoup parce que ce chapitre va être un chapitre question ! Donc petits lecteurs fantômes, il est temps de sortir de l'ombre ! : So Que pensez-vous de l'histoire ? Quel est jusqu'à maintenant votre chapitre préféré ? Il y a-t-il des choses que vous n'aimez pas dans l'histoire ? Quels personnages voudriez-vous voir plus ? Quel est le plan de Drago (il y a quelques indices) ? Comment vont-ils se rapprocher selon vous ? est-ce que vous avez envie de secouer Hermione ? De frapper Ron ? De pousser Lavande d'une falaise ? Est-ce que pensez que je ne mérite pas la peine que vous me laissiez votre avis ? Quelle est votre série préférée ? Votre film préféré ? xD
Une review/un MP et Drago vous fera un massage :)
Bisous Bisous
