Tout a commencé dans une banque
Merci d'avoir continué de lire ma traduction pendant cette longue absence. J'espère en avoir profité pour avoir bien amélioré mon anglais et mes traduction.
N'hésitez toujours pas à me faire savoir si vous voyez des erreurs ou des lourdeurs de traduction.
Bise à tous
...
Chap. 8
Sherlock et John échangèrent un regard avant que John ne lâche le bâton et ils se tournèrent tous les deux vers Harry qui s'arrêta de rire et les regardait prudemment.
Sherlock et John s'arrêtèrent devant Harry et ils se dévisagèrent tous prudemment pendant un instant, un moment bizarre, sans que personne ne dise quoi que ce soit.
Finalement John décida de briser le silence et demanda « Est-ce que tu as bien dormi ? »
Harry se contenta d'hausser les épaules et baissa les yeux sur ses jambes, jouant avec un trou dans son pantalon.
Sherlock évalua Harry de haut en bas. Il avait encore eu des cauchemars et il ne voulait pas le dire, effrayé de leurs réactions.
Sherlock échangea un regard avec John, le premier de plusieurs à venir quand il sera question de Harry et acquiesça à la question qu'il voyait dans les yeux de John. Il avait deviné juste sur pourquoi Harry ne disait rien.
Ils allaient avoir du travail avec Harry à ce sujet et sur probablement beaucoup d'autres choses mais d'abord le réconfort. Sherlock savait que c'était ce qu'il fallait faire dans ce genre de situation, n'est-ce pas ?
« Harry » dit Sherlock, se paraissant prudent, et Harry le regarda. « Si tu as des cauchemars » Harry ouvrit sa bouche immédiatement pour sans aucun doute le nier, mais Sherlock continua comme s'il ne l'avait pas vu « si tu as un cauchemar, c'est ok. Tu peux nous en parler. Tu ne te sens peut-être pas à l'aise pour le moment, mais nous pouvons aider. Spécialement John, Okay ? »
Harry semblait très inconfortable mais il hocha la tête doucement pour montrer qu'il avait compris avant de demander doucement à John « Tu as des cauchemars aussi ? »
John hocha la tête et dit « Tout le temps. »
« Est-ce qu'ils te font peur ? » demanda Harry.
« Tout le temps » fut encore la réponse, bien qu'il l'ait dit doucement et la conversation s'arrêta là, Harry n'avait pas d'autre question et John et Sherlock n'étaient pas assez à l'aise pour questionner Harry sur ses cauchemars ou Harry assez confortable pour en parler.
Après quelques minutes d'un silence bizarre pendant lequel Sherlock et John se tenaient toujours au-dessus d'Harry le regardant pendant qu'il les fixait, en louchant parce que Sherlock ne lui avait toujours pas remis ses lunettes, Mme Hudson les interrompit.
« Sherlock, John, chéris, j'ai oublié de monter le lait pour le réveil d'Harry » dit-elle en les regardant avant de réaliser ce qu'ils observaient.
« Oh, Tu dois être Harry ! » dit Mme Hudson.
« Bien sûr, que c'est Harry » dit Sherlock confus. Il lui avait dit plus tôt.
Mme Hudson le fit taire alors qu'Harry acquiesçai et s'approcha d'Harry, tendant le lait à John et s'assit à côté d'Harry sur le canapé. Harry se tourna sur le sofa pour regarder Mme Hudson et ils se fixèrent pendant un moment avant que Mme Hudson ne parle.
« Sherlock redonnez à ce jeune homme ses lunettes pour qu'il puisse voir correctement ! » vraiment pour un génie » dit elle en secouant la tête.
Sherlock la regarda pendant un moment, perplexe, avant de dire « Oh » et sorti les lunettes d'Harry de sa poche et les lui tendit « Désolé ».
« C'est bon » dit Harry, prenant les lunettes tendues par Sherlock et les mettant.
Mme Hudson claqua la langue à Sherlock et dit « C'est bien mieux, chéri, n'est-ce pas ? Tu peux voir correctement, maintenant »
« Bien mieux » dit Harry. Puis après un moment il dit « Je suis désolé. Qui êtes-vous ? »
« Oh quelle idiote. J'ai oublié de me présenter. Je suis Mme Hudson. Votre logeuse, pas votre gouvernante. Si seulement Sherlock et John pouvaient s'en souvenir » dit Mme Hudson, secouant la tête en souriant à Harry qui lui sourit en retour. Sherlock pouvait dire qu'Harry aimait déjà Mme Hudson et c'était définitivement un sentiment partagé par Mme Hudson.
« As-tu soif, chéri ? Je t'ai apporté du lait puisque je sais que Sherlock et John en sont toujours à court et que tu voudrais sans doute quelque chose de plus que de l'eau » dit Mme Hudson.
Harry semblait incertain et Sherlock le regardait, lisant sa réponse sur son visage, avant de hocher la tête vers John pour donner la tasse de lait à Harry comme il le souhaitait mais n'osant pas le demander.
« Ici, Harry, le voici » dit John la lui tendant et Harry la prit avec précaution comme s'il s'attendait à ce qu'on lui reprenne au dernier moment maintenant qu'ils étaient dans lieu à peu près privé mais John lui remit puis demanda « Mme Hudson, vous avez dit que vous aviez apportez deux tassez de thé tout à l'heure ? »
« Oui, je l'ai ai laissées sur la partie la plus propre de la table » répondit Mme Hudson.
« Merci. Est-ce que vous en voulez ? » Demanda John en retour.
« Oh ce n'est pas nécessaire » commença Mme Hudson.
« Absurde. Nous avons besoin de parler d'un nouveau contrat de location. Vous devriez aussi avoir une quelque chose à boire » dit Sherlock.
« Et bien dans ce cas. Vous savez comment je l'aime, John » dit Mme Hudson. John fit un bruit de reconnaissance pendant qu'Harry les regardait tous, buvant son lait. Sherlock se tenait devant le sofa les contemplant.
« Asseyez-vous, Sherlock. Vous me rendez nerveuse » dit Mme Hudson. « Rapprochez votre fauteuil pour le moment si vous voulez être plus proche de là où nous sommes. »
Sherlock continua de regarder Mme Hudson et Harry pendant un moment en silence avant d'aller juste déplacer son fauteuil plus prêt du sofa, John pourrait bouger le sien après tout, et ils restèrent assis en silence pendant que John faisait le thé et qu'Harry sirotait son lait.
Après quelques minutes, John entra dans la pièce et tendit à Mme Hudson son thé qui inclina la tête en remercîment. Puis il regarda vers Sherlock et dit en secouant la tête « Tu ne pourrais pas m'aider, non ? »
« T'aider ? » demanda Sherlock, paraissant confus.
John secoua la tête encore plus à cela, après avoir posé son propre thé sur la table basse pour le moment, puis apporta son propre fauteuil plus près de tous, se déplaçant avec habitude autour de bazar qui était sur le sol, avant de récupérer son thé et en prendre une gorgée.
Ils étaient tous assis en silence pendant un moment, appréciant respectivement leurs thés et lait jusqu'à ce qu'ils soient interrompus par la sonnerie du téléphone. Sherlock semblait confus. Depuis quand avaient-ils un téléphone dans l'appartement qui n'était pas un portable ? Vous ne pouviez pas envoyer de message avec cela et il préférerait texter.
John, cependant, avait un curieux mélange entre l'indifférence et la panique Sherlock ne savait pas qu'on pouvait être à la fois indifférent et paniqué jusqu'à ce moment précis.
« J'ai oublié d'appeler Sarah pour lui faire savoir que j'allais bien » dit-il en se levant de sa chaise, allant vers le téléphone pour y répondre.
La déclaration fit légèrement rouler des yeux Sherlock. Sentiments. Il ne pensait pas qu'il s'y habituerait. Il choisissait toujours d'ignorer ce qu'il ressentait envers Harry. Il regarda Harry.
« Qui est Sarah ? » demanda Harry précautionneusement. Sherlock jura de débarrasser Harry de sa prudence. Au moins quand il s'agissait de poser des questions et de parler aux gens. Il n'y avait aucune raison que le garçon soit imprudent.
« La petite-amie de John, mon cher. » dit Mme Hudson bien quelle ne le pensait pas à ce moment.
Harry plissa les yeux et dit « Les filles sont dégoutantes. »
Sherlock vit Mme Hudson cacher son sourire en prenant une gorgée de thé alors que Sherlock, lui-même, n'était pas loin d'être d'accord avec Harry quand il inclina légèrement la tête sur le côté et demanda « Pourquoi les filles sont dégoutantes ? Tu es assis près de Mme Hudson après tout. »
Mme Hudson secoua la tête vers Sherlock pendant qu'Harry disait, son nez toujours légèrement plissé, bien que cette fois de confusion, « Mme Hudson n'est pas une fille. C'est notre logeuse. N'est-ce pas ? »
« Oui » dit Mme Hudson avec un sourire et Sherlock ne pouvait rien faire d'autres que tourner ses propres lèvres vers le haut « et je ne suis la gouvernante de personne. Essayez de garder ça en tête, Sherlock. »
« Pourquoi Mme Hudson, je ne sais pas absolument pas de quoi vous parlez » dit Sherlock, le visage impassible encore une fois et répéta puisqu'Harry n'avait pas répondu « Pourquoi les filles sont-elles dégoutantes ? »
C'était évidemment quelque chose dont Harry était vraiment certain, parce qu'il n'eut aucune hésitation à regarder Sherlock comme s'il était un idiot, ce qui n'était pas un regard que Sherlock était habitué à recevoir ce qui le prit légèrement de court.
« Il y a une longue liste de raisons ! Tout d'abord » commença patiemment Harry.
« Attends un moment, Harry. Laisse-moi l'écrire. Pour qu'on ne l'oublie pas » dit Sherlock cherchant un morceau de papier dans le bazar sur le sol, sérieusement.
« Comment pourrais-tu oublier ? » demanda Harry, confus, déconcerté bien sur pendant que Sherlock cherchait un morceau de papier.
« Ce n'est pas pour moi. C'est pour John. Il a du oublier s'il a une petite amie, n'est-ce pas ? » Demanda Sherlock, regardant Harry en levant un sourcil.
Harry acquiesça et Mme Hudson semblait avoir beaucoup de mal à ne pas rire. John ne se rendit compte de rien vu qu'il était au téléphone avec Sarah.
Sherlock hocha la tête immédiatement et retourna à sa recherche d'un morceau de papier, un moment après il releva avec un morceau de papier et un stylo en main.
« Bien. Qu'elle est la première ? » Demanda Sherlock avec son stylo posé sur le papier, ignorant complètement à quelle point la situation était similaire avec celle ayant eu lieu juste quelques heures avant avec son frère.
« Tout d'abord, elles ont des poux » dit Harry hochant la tête et haussant les épaules.
Sherlock hésita légèrement comme s'il ne pouvait pas croire que quelqu'un lui disait cela avec un visage impassible, encore moins que quelqu'un lui ait dit ça, comme ça ressemblait à quelque chose qu'Anderson pourrait lui dire, mais vu que c'était Harry il hocha la tête et le nota sur la liste, par conséquent manqua l'expression qui traversa le visage d'Harry vu que c'était arrivé très rapidement.
Puis Harry se leva du canapé, posant sa tasse sur la table, il était debout pour s'assurer que Sherlock écrivait vraiment et ne faisait pas juste semblant pour lui faire plaisir. Mme Hudson dut prendre une autre gorgée de thé pour aider à calmer le ricanement qui voulait s'échapper d'elle.
« Ensuite ? » demanda Sherlock quand il eut finit de regarder à sa gauche où Harry se tenait.
« Elles ont des microbes de filles » continua Harry.
« N'est-ce pas la même chose ? » demanda Sherlock l'écrivant cependant sur la liste. Il leva le regard vers Harry et le regard tu-agis-comme-un-idiot que les enfants adoraient était de retour sur le visage d'Harry et Sherlock était à la fois heureux qu'Harry ait appris ce regard mais aussi nettement moins qu'il soit dirigé vers lui. Anderson aurait du être le premier à recevoir ce regard d'Harry.
Harry secoua la tête et dit « Tu ne sais rien de tout ça n'est-ce pas ? »
Mme Hudson cette fois ne put contenir ses ricanements ce qui fit grimacer Sherlock et Harry la regarda confuse.
Sherlock choisit d'ignorer pour le moment ce qu'Harry avait demandé et le rire de Mme Hudson et dit « Ensuite ? »
Harry, prenant le changement de sujet de Sherlock pour un 'oui' à sa question, dit, quelque peu indigné pour un enfant de cinq ans. « Elles essayent toujours de vous menez à la baguette. »
« Il ne faut pas laisser ça. » dit Sherlock en douceur et Harry hocha la tête en accord et ils continuèrent de faire leur liste jusqu'à ce que John raccroche le téléphone.
John revint dans la pièce, après avoir donné à Sarah son nouveau numéro de téléphone et lui assurer qu'il allait bien, son regard tomba sur Sherlock assis dans sa chaise et Harry se tenant à ses côtés, regardant très sérieusement un morceau de papier et Mme Hudson essayant de contenir un rire ? John était confus. Il se dirigea vers eux.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda John en prenant le papier de Sherlock et s'asseyant dans sa chaise.
Mme Hudson pouvait à peine contenir son hilarité. Elle pouvait déjà dire qu'avoir Harry vivant avec Sherlock et John allait être une bonne chose et elle serait aussi accommodante que possible pour mettre en place leur nouveau bail et faire des compromis.
Sherlock l'ignora pour le moment, levant les yeux vers Harry et dit « Dois-je lui expliquer ou en veux-tu l'honneur ? »
Harry, évidement était redevenu habitué à leur compagnie _ Sherlock avait toujours su que le sommeil était déterminant au travail cérébral, c'était une preuve de plus _ dit avec un hochement déterminé « Je vais le faire. Tu pourrais oublier quelque chose d'important. »
John regarda Sherlock amusé mais Sherlock hochait la tête vers Harry assez sérieusement.
« Ça John, c'est une liste de raisons pour laquelle les filles sont dégoutantes et devrait être évitées » dit Harry très sérieusement à John.
John baissa les yeux sur la liste dans ses mains essayant de ne pas rire à l'air assez sérieux d'Harry comme l'était Sherlock pour une quelconque raison, avant de dire « Tu as presque cinquante raisons sur cette liste. »
« Elle n'est pas encore complète » dit Harry.
« Oui » dit Sherlock « C'est juste une liste préliminaire ».
Harry semblait hésitant avant de demander, testant doucement le mot et trébuchant un peu au début « Une liste Pré- préliminaire ? »
Sherlock acquiesça encore alors que cette fois John ne pouvait empêcher l'amusement d'apparaitre sur son visage pendant que Sherlock expliquait « Oui. La première liste venant avant notre liste principale où se trouvent toutes les raisons, ainsi la liste que tient John est la liste préliminaire. Je suppose que ce sont juste les plus importantes, n'est-ce pas. ? »
Harry hocha la tête en compréhension et dit « Oui, J'ai un tas de raisons en plus. »
Sherlock inclina la tête encore, réunis ses doigts ensemble sous son menton et dit « Je le pense aussi. »
John toussa pour cacher ses gloussements qui voulaient sortir et éclairci sa gorge avant de dire « Bien vous pourrez faire ça plus tard, mais j'ai bien peur que cela doive attendre. Nous devons faire notre nouveau contrat de location avec Mme Hudson, Sherlock. »
Avant que Sherlock ne puisse exprimer son déplaisir pour ce travail fastidieux, Harry parut soudainement nerveux encore une fois et dit « Je ne vais pas prendre beaucoup de place. Je promets. »
Sherlock, John et Mme Hudson échangèrent tous un regard avant que John ne dise « Absurde, Harry. C'est ta maison maintenant. Tu peux prendre autant de place que tu as besoin. »
Harry sembla choqué pendant un moment, avant de leur dire, les yeux grands ouverts « Vous voulez dire que je peux dormir dans une vraie chambre ? »
Sherlock, John, et Mme Hudson se figèrent à cette question. Que voulait dire Harry par une vrai chambre ?
Sherlock décida de lui poser la question qui les dérangeait tous mais d'une manière plus gentille que John et Mme Hudson ne l'avaient jamais entendu demander quoique ce soit à quelqu'un « Que veux-tu dire, Harry, par une vraie chambre ? »
Harry les regardait tous embarrassé pendant un moment avant de regarder le sol et murmura quelque chose que personne ne put comprendre
« Qu'est-ce que c'était Harry ? Et regarde nous s'il te plait, notre sol n'est même pas aussi excitant que tu es en train de le rendre » dit John.
Harry leva les yeux, surprit. S'il était retour chez les Dursley, on l'aurait déjà grondé pour avoir été irrespectueux avant de recevoir une très longue liste de corvées mais là John en faisait une sorte de blague ? N'était-il pas énervé ? Oncle Vernon aurait été furieux et tante Pétunia l'aurait fixé jusqu'à ce qu'il se soit excusé. Ses yeux papillonnèrent même plus en se rappelant que sa tante ne pourrait plus jamais rien faire puisqu'elle était morte comme ses parents. Ses yeux commencèrent à s'humidifier.
Sherlock sentit encore cette désagréable sensation dans son estomac et John, sentit un pincement dans ses tripes, ils échangèrent un léger regard paniqué, se demandant pourquoi Harry était en train de se mettre à pleurer, avant qu'ils ne regardent vers Mme Hudson pour voir qu'elle observait Harry sympathiquement.
Sherlock et John observèrent Harry et ils virent une larme couler en silence sur son visage. Ils sentirent tous les deux leurs cœurs et tripes se contracter à la pensée qu'un enfant avait appris à pleurer silencieusement.
Mme Hudson se leva du canapé et s'avança vers Harry, s'accroupit à son niveau, ignorant la douleur qu'elle sentit à la hanche, et l'enlaça. Elle le sentit légèrement tendu avant qu'il ne se relaxe dans ses bras un instant plus tard pendant qu'elle lui murmurait quelque chose à l'oreille que Sherlock et John ne pouvait pas entendre.
« Qu'est-ce qu'il y a, Harry chéri ? » demanda Mme Hudson assez haut pour que Sherlock et John l'entendent maintenant en câlinant toujours Harry.
« Je me suis juste rappelé » dit Harry, plus de larmes coulantes et ne s'expliquant pas plus. John compris tout d'un coup alors que Sherlock semblait toujours confus et Mme Hudson n'était pas sûre de ce qu'ils parlaient exactement.
« Rappelé quoi, chéri ? » demanda Mme Hudson.
« Que ma tante a été tuée dans la banque ? » dit Harry, pleurant toujours.
Sherlock ne voyait pas quel été le problème, il était certain que Mme Dursley n'aurait pas versé une larme si cela avait été Harry qui avait été tué.
« Quel est le problème ? » demanda Sherlock, confus et John et Mme Hudson lui jetèrent des regards noirs réprobateurs.
Harry ne remarqua pas l'insensibilité de la question ou les regards que Sherlock avait reçu pour avoir posé la question, répondit « Maintenant je n'ai plus aucune famille. Mes parents sont morts. Oncle Vernon ne m'aime pas et Dudley ne m'apprécie pas. Tout est de ma faute, l'oncle Vernon a dit » continua-t-il à pleurer.
John jeta un coup d'œil vers Sherlock et vit qu'il semblait être désolé mais est-ce que c'était par rapport à ce que Harry avait révélé ou par rapport à la mauvaise utilisation de la langue anglaise. Ça restait à voir.
John se leva de sa chaise pour s'agenouiller devant Harry et Mme Hudson, qui s'était éloignée du fauteuil de Sherlock à un moment. Harry se tendit légèrement dans les bras de Mme Hudson mais John sourit rassurant vers Harry avant de se tourner vers Sherlock avec intensité.
Sherlock poussa un long soupir de souffrance somme s'il ne pouvait pas croire qu'il allait faire ce que John et Mme Hudson avaient fait mais il y eut un autre pincement dans son estomac. Il fronça des sourcils pour lui-même, commençant à se demander si cela n'avait rien à voir avec ce qu'il avait mangé ou bu. Il se leva doucement de son fauteuil et se s'agenouilla sur le sol à côté de John, devant Harry.
Sherlock, incertain de quoi faire dans cette situation, observa John et Mme Hudson pour savoir quoi faire après. John lui fit un autre regard significatif qui disait, 'Tu sais ce qui doit être fait donc commence par ça.'
Sherlock lui retourna son regard et un autre disant qu'on ne devait pas s'attendre à ce qu'il fasse tout le travail pour élever Harry.
Mme Hudson et Harry les observèrent silencieusement, Harry pleurait toujours, pendant qu'ils avaient leur conversation silencieuse, ne sachant pas ce qui était dit entre les deux.
Finalement, en même temps, Sherlock et John se tournèrent et enlacèrent Harry et Mme Hudson, pendant qu'elle câlinait toujours Harry, ils faisaient un câlin collectif.
Après un moment de câlin, Sherlock se retira légèrement et dit « Réfléchissons à ce que ton oncle a dit logiquement, quelque chose dont je suis sur que ton oncle manque. »
Harry poussa un ricanement avorté noyé dans un sanglot qui s'était échappé.
Sherlock hésita, comme s'il était en train de réfléchir à comment tourner sa prochaine phrase pour que ce soit approprié pour une enfant, et puis après l'avoir apparemment fait, il dit « Bien, est-ce que tu savais qu'il y avait quelqu'un à l'extérieur de la banque qui attendait de tuer les gens dans la banque ? »
« Non » dit Harry en essuyant les larmes de son visage.
« Non » accorda Sherlock ignorant l'halètement que Mme Hudson poussa « Maintenant, disons que tu savais ce qui allait arriver, aurais-tu voulu, si c'était en ton pouvoir, faire quelque chose pour le stopper ? »
« Oui ! » dit Harry tout de suite sans hésitation.
« Hm » dit Sherlock, incertain sur comment-il se sentait au sujet de cette réponse comme cela avait le potentiel d'être dangereux, spécialement chez un enfant.
« Et au sujet de ton oncle et ton cousin ne t'aimant pas et bien, ils sont idiots » dit simplement Sherlock, comme s'il n'y avait rien de plus qui avait besoin d'être dit.
Les lèvres d'Harry se tournèrent vers le haut dans un demi-sourire à cela.
« Sherlock » soupira John exaspéré.
« Quoi ? » demanda Sherlock, incertain du sujet sur lequel John le grondait cette fois.
« Tu ne peux juste pas traiter son oncle et son cousin d'idiot » dit patiemment John.
« Pourquoi pas ? Tout le monde, à quelques exceptions près, est idiot. Je vais même aller plus loin en disant qu'ils surpassent Anderson en bêtise. » Dit Sherlock.
John essaya de garder un visage impassible bien qu'il échouait plutôt spectaculairement.
« Je suis d'accord avec Sherlock à ce sujet John. Tout ceux qui n'aiment pas Harry sont des idiots » dit Mme Hudson.
John abandonna en levant les mains et dit « J'essayais juste de jouer l'avocat du diable ici. Je n'ai jamais dit que je n'étais pas d'accord avec les déclarations de Sherlock. »
Harry lâcha un petit rire et John, Sherlock et Mme Hudson échangèrent un sourire à avoir réussit à remonter le moral d'Harry.
« Et au sujet du fait de ne plus avoir de famille, Harry, comme quelqu'un dans l'Armée me l'a dit une fois, la famille n'a pas besoin d'être du sang. » dit John en regardant vers Harry, Sherlock et Mme Hudson.
Harry renifla immédiatement, comme si pleurer n'était en rien bon pour les sinus et dit « Qu'est-ce que ça veut dire ? »
John sourit un peu et dit « Tu n'as pas à être de la même famille de quelqu'un pour le voir comme de la famille. »
« Oh » dit Harry alors que John, Sherlock et Mme Hudson pouvaient dire qu'il n'avait pas encore comprit.
« Excellent. Pendant qu'Harry réfléchit à cette déclaration nous devrions tous retourner dans nos fauteuils et discuter du bail ? » Dit Sherlock, ne voulant pas dire à quel point il trouvait indigne la position dans laquelle il était mais le désirant quand même.
John le regarda comme s'il savait exactement pourquoi il disait cela puisque John savait que Sherlock ne voulait pas s'embêter avec ce qu'il considérait comme ennuyeux et s'occuper d'un bail entrait définitivement dans cette définition. Sherlock choisit d'ignorer le regard puisqu'il savait que à la fois la jambe de John et les hanches de Mme Hudson avaient commencé à les gêner aussi, ainsi ils étaient probablement d'accord et Harry n'était pas exactement suffisamment confortable avec eux pour les contredire.
Mme Hudson hocha la tête en accord avec ce que Sherlock disait et commença à se lever avant John, qui fut plus rapide aida donc Mme Hudson à quitter le sol, lui tendant la main.
Sherlock se leva ensuite du sol et donna sa main à Harry, qui avait aussi finit sur le sol à un moment, pour l'aider à se lever.
Les quatre retournèrent vers leurs positions d'origine, Sherlock et John dans leurs fauteuils et Mme Hudson et Harry sur le canapé, bien qu'Harry semblait regretter d'être retourné sur le canapé, comme s'il voulait s'assoir près de Sherlock et John.
Quand ils furent tous assis, Mme Hudson attrapa le bail qu'elle avait apporté avec elle et avait préparé sur le canapé et dit en le tendant à John « Par où voulez vous commencer ? »
« L'espace devrait être le plus évident pour commencer » dit Sherlock.
John acquiesça et dit « Il y a seulement deux chambres. Nous allons en avoir besoin de trois. »
Tout le monde était assis en silence pendant quelques moments avant que Sherlock ne dise. « La chose la plus logique serait de louer l'appartement au sous-sol. »
« L'apparentement du sous-sol ? » demanda John.
Sherlock l'ignora et regarda vers Mme Hudson et dit « Je l'ai examiné quand je cherchais cet appartement au début. Il a l'espace supplémentaire dont nous allons avoir éventuellement besoin. » Il hésita une seconde puis dit avec un léger froncement « De plus, John a dit que je devais enlever mes expériences de cet appartement si Harry venait vivre avec nous. »
Harry se sentit coupable mais le regard rassurant que Sherlock lui lança le fit se sentir mieux.
« Et quand j'ai dit ça je voulais dire que tu devais faire les expériences les plus dangereuses ailleurs aussi » dit John intraitable et Mme Hudson hochait la tête en accord à cela et à tout ce qui avait été dit.
« Où ? » demanda Sherlock et il ne semblait pas du tout bouder. Non il ne boudait pas.
« La maison de Mycroft ? » dit John, cela ressemblait à une question.
Les lèvres de Sherlock se tournèrent vers le haut et dit « Brillant, John ! »
« Je rigolais » dit John catégoriquement bien que ses lèvres se levaient aussi.
« Absurde » dit Sherlock puis il commença à faire des plans sur quelles expériences il allait faire en premier.
Harry les observait avec amusement maintenant, tout comme Mme Hudson.
« Tout est faisable et il y a deux chambres dans l'appartement du bas aussi donc je suppose que vous pouvez transformer la seconde chambre en quelque chose d'autre, bien que nous allons avoir besoin d'y faire venir quelqu'un pour nettoyer l'appartement à moins que vous vouliez le faire les garçons ? » dit Mme Hudson.
« Oh je pensais que Mycroft pouvait le faire » dit Sherlock « il me doit une faveur après tout. »
John secoua la tête à Sherlock. Il ne comprendrait jamais complètement les relations entre Sherlock et Mycroft vu comment ils poussaient la rivalité fraternelle à l'extrême.
Mme Hudson hocha la tête et dit « Alors maintenant tout ce qui me vient en tête qui nous reste à régler est le prix que cela va vus coûter. »
Ils passèrent les dix minutes suivantes à discuter de ça comme Mme Hudson ne voulait pas trop les charger mais Sherlock et John ne voulaient pas la gêner et l'amenèrent à un prix plus raisonnable. Après tout, elle leur faisait une faveur en les laissant louer le second appartement aussi.
« Bien, c'est parfait. Descendons dans mon appartement et je vais nous faire un déjeuner tardif. » Dit Mme Hudson.
« Vous n'êtes pas obligé » commença John.
« Absurde. Vous avez été absent toute la journée d'hier et je doute que vous ayez quoique ce soit pour nourrir un jeune garçon. Venez » dit Mme Hudson, se levant et se diriger vers la porte.
Harry les regardait incertain avant que Sherlock et John hochent tous les deux la tête et il se leva du canapé pour suivre Mme Hudson, qui commença à parler à Harry au sujet d'avoir son aide pour faire quelques biscuits plus tard dans la journée ou même le lendemain, en bas.
Sherlock et John échangèrent un dernier regard avant de se lever pour les suivre en bas sans savoir que c'était le début d'une routine hebdomadaire pour les années à venir.
