Coucou tout le monde !

Merci pour vos reviews, ça me fait toujours chaud au coeur de savoir que vous continuez à suivre les aventures d'Hermione. Sur ce, un nouveau chapitre qui n'aurait pas vu le jour sans la précieuse aide de Sygui, la super beta reader ! Allez, sans plus de blabla, place à la lecture !


Chapitre 10 : Prises au piège

Rose se saisit de sa veste et tourna les talons.

- Où vas-tu ? demanda Ginny, inquiète.

- Je vais chercher Minerva, que William a lâchement abandonnée… siffla Rose en s'habillant rapidement.

- Tu ne peux pas y aller. McGonagall se débrouillera bien sans toi. Elle n'a pas besoin de t'avoir dans ses pattes… rétorqua le professeur de vol.

La jeune femme jeta un regard noir à sa mère. Puis elle traversa le salon et se rendit dans l'entrée.

- Rose ! Tu restes ici ! ordonna Ginny en suivant sa fille.

L'animagus posa sa main sur la poignée et ouvrit la porte. La rousse la bloqua avec le pied et mère et fille se toisèrent du regard.

- Comment peux-tu me demander de la laisser là-bas après tout ce qu'elle a fait pour nous ? J'y vais, que ça te plaise ou non…

- Bien sûr que cela ne lui plait pas, et ce pour une raison qui m'échappe totalement. Mais la bonne nouvelle est que personne n'aura à se déplacer, répliqua une voix amusée.

Rose tourna la tête et soupira de soulagement en voyant sa marraine sur le pas de la porte. La jeune femme fronça les sourcils et posa son index sur la directrice de Poudlard, martelant chaque mot de son doigt.

- Ne refais plus jamais ça ! gronda l'ancienne Serpentard.

- J'essaierai, répondit Minerva avec un sourire.

La jeune femme roula des yeux et retourna dans le salon.

- Elle me fait penser à Hermione dans ses mimiques… murmura Minerva, attendrie. Est-ce qu'elle va mieux ?

Ginny la regarda froidement.

- Elle est entre de bonnes mains…

Et elle laissa en plan la directrice de Poudlard dans le couloir pour gagner à son tour le salon.


Parkinson descendait les marches menant du premier étage au séjour en s'essuyant les mains. Dès qu'elle mit un pied dans la pièce, tous les regards se tournèrent vers elle.

- Alors ? demanda Ginny, plus pâle que jamais.

- Elle ne passera pas la nuit, répondit la médicomage sur un ton neutre.

- Ce n'est pas possible ! s'exclama Rose, qui bondit hors du canapé.

Pansy haussa les sourcils.

- Excusez-moi, j'aurais dû être plus précise. Elle ne passera pas la nuit si vous continuez à me cacher ce qui se passe.

Rose et Ginny échangèrent un regard éloquent.

- Ecoutez, je suis la meilleure dans ma spécialité et… commença la médicomage.

- Qui est ? interrogea Ginny. Après tout, je ne sais même pas pourquoi vous êtes intervenue dans une simple histoire de commotion.

Pansy fut dispensée de répondre. La sonnette retentit dans la maison. Ginny, sur les nerfs, se leva brusquement et alla ouvrir. Elle revint dans le salon avec un Rogue blême sur les talons. Il fondit sur Minerva et l'observa sous toutes les coutures. Après un examen visuel approfondit, il parut rassuré.

- Ne me refaites plus jamais une peur pareille… lui murmura-t-il à l'oreille.

La directrice de Poudlard lui adressa son plus beau sourire et le maître des potions se renfrogna. Il se redressa, dévisagea l'assemblée et eut un rictus à la vue de Pansy.

- Miss Parkinson… Je ne m'attendais pas à vous revoir, surtout ici…

- Je ne m'attendais pas à m'y trouver, je vous assure. Mais la vie est pleine de surprises, répondit-elle alors que son regard glissait sur Rose.

La jeune femme s'empourpra et remua, inconfortable, sur le canapé.

- Donc, ta spécialité ? insista Ginny.

- Ah oui, j'ai été distraite… Je suis la directrice du service diagnostic de l'Institut Sainte Mangouste. On fait appel à mes services pour les énigmes médicales, ou quand les abrutis des urgences n'arrivent pas à déceler une simple grippe, auquel cas je délègue à mes larbins.

- Vos larbins ? demanda Rose.

- Mes assistants, si tu préfères. Vous avez dû les rencontrer. Ce sont eux qui ont fait passer les tests à Granger.

- Et pourquoi n'es-tu pas venue toi-même ? répliqua la rousse. Comment fais-tu pour la soigner sans la voir ?

- C'est simple : j'en ai rien à foutre d'elle, répondit Parkinson avec amusement.

Rose sursauta et Ginny eut une expression choquée. Pansy regarda le professeur de vol d'un air hautain.

- Qu'est-ce que tu préfères ? Un médicomage qui tient la main de ta femme en la laissant mourir, ou un médicomage qui ignore ta moitié en la guérissant ? Evidemment le pire de tout, ce serait un médicomage qui l'ignore en la laissant mourir !

Elle fit une courte pause et balaya d'un regard froid l'assistance.

- Quel intérêt ai-je à rencontrer les patients et leur famille ? Ils vont me geindre dessus, pleurer sur mon épaule, je devrais les réconforter et tout ça pour rien, car ils vont me mentir et oublier de me donner les informations essentielles. Au final, tout ce qui m'intéresse est dans le dossier. Pas besoin de m'encombrer d'humains, répondit Parkinson, narquoise. Il n'y a rien à boire ici ?

Rogue eut un rictus amusé. Rose se leva et chassa de la main un pli de son pull.

- On a du café, je vais vous en chercher… marmonna la jeune femme.

- Je t'accompagne. Avec un peu de chance, j'arriverai à te tirer les vers du nez.

Ginny ouvrit la bouche pour protester, mais Pansy la prit de vitesse.

- Je crois que tu as des comptes à régler avec un certain professeur… Profite que j'occupe ta fille quelques minutes pour laisser libre court à la légendaire colère des Weasley !

Rose poussa Pansy dans la cuisine avant qu'elle ne mette définitivement sa mère hors d'elle et referma la porte sur elles. Elle se dirigea prestement vers l'évier et se saisit de la cafetière qui trônait sur le plan de travail. Elle servit une tasse de café qu'elle réchauffa d'un coup de baguette. Parkinson s'assit gracieusement à table et prit la tasse que Rose lui tendait.

- Alors ? demanda la médicomage après avoir trempé ses lèvres dans le liquide amer.

- Alors quoi ?

- Que cachez-vous ?

- Rien, rétorqua vivement Rose.

Parkinson posa violemment sa tasse et se leva d'un geste souple et fluide. Elle s'approcha de l'ancienne préfète en chef tel un fauve prêt à bondir sur sa proie. Rose ne quittait pas du regard les yeux noirs qui semblaient l'hypnotiser. Elle recula instinctivement.

- Je crois que tu n'as pas saisi la situation désastreuse dans laquelle se trouve ta mère, commença Pansy d'une voix légèrement grave. Elle est entrée pour une simple commotion cérébrale, comme nous l'a fait remarquer ton autre mère avec son brio habituel. N'importe quel abruti d'étudiant de deuxième année l'aurait fait sortir guérie en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Poussos ».

Rose se trouva dos contre le plan de travail, et la médicomage se rapprochait inexorablement.

- Elle a fait deux arrêts cardiaque sans qu'on ne comprenne ni pourquoi son cœur s'était arrêté, ni pourquoi il était reparti. Le directeur des urgences est venu me chercher, sachant pertinemment qu'il y avait quatre-vingt-dix-neuf chances sur cent que je refuse le cas.

Pansy avait ses mains posées sur le plan de travail, de chaque côté des hanches de Rose. La médicomage était penchée sur la jeune femme, et leurs poitrines se frôlèrent. Leurs visages n'étaient séparés que de quelques centimètres.

- Ta mère est à bout de force. Pendant deux jours, je l'ai gavée de produits qui auraient dû l'empêcher de dormir pendant une décennie. Au lieu de ça, elle me ronfle à la gueule.

- Je… Je croyais que c'était de la morphine…

- J'ai changé l'étiquette pour ne pas avoir à me justifier auprès de ton autre mère. Donc, soit tu me dis la vérité maintenant, et j'ai encore une chance de la sauver, soit je me casse, et tu es orpheline avant le lever du jour. Fais ton choix.

- Ok Doc, je vais tout vous dire… déglutit Rose. Mais pourrais-je avoir un peu d'espace ?

- Je pensais que tu appréciais… ironisa Parkinson en désignant les tétons de la jeune femme qui pointaient sous son pull.

L'ancienne préfète en chef rougit soudainement alors que la médicomage retournait s'asseoir, l'air de rien. Cette dernière sortit un calepin et une plume de sa poche.

- Je t'écoute…


Severus, sentant la tension monter entre Minerva et Ginny, s'était éclipsé rapidement, laissant les deux femmes en tête à tête. La directrice de Poudlard se tenait droite dans son fauteuil, et regardait son professeur de vol, impassible.

- Si vous voulez dissiper quelques malentendus, c'est le moment, professeur Weasley…

Ginny toussa comme si elle s'étouffait.

- Dissiper des malentendus ? Vous vous foutez de moi, madame la directrice ?

- Professeur, surveillez votre langage, je vous prie, dit doucement McGonagall.

- Et si vous pouviez vous tenir éloignée de ma femme, je vous en serais reconnaissante ! répliqua durement la rousse.

McGonagall sembla se figer un instant, puis se cala confortablement dans le fauteuil, une jambe croisée sur l'autre, et ramenant les bras sous sa poitrine. Un léger sourire bienveillant étirait maintenant ses lèvres et Ginny fut décontenancée par cette attitude.

- Voilà donc le fond du problème. Ma relation avec Hermione… Je vous écoute.

- Vous avez une relation ? s'emporta le professeur de vol.

- Amicale, bien sûr…

- Et vous pensez que je vais gober ça ? s'exclama vertement Ginny.

- Vous croyez ce que vous voulez, professeur Weasley. Mais j'aimerai savoir ce que vous craignez. Vous êtes en couple depuis 30 ans maintenant, vous avez eu deux enfants…

Ginny voulut dire quelque chose mais Minerva ne lui en laissa pas le temps.

- Je suis proche d'Hermione car je suis son guide. Je vous rappelle qu'elle est la neuvième sage du conseil, et qu'elle a des responsabilités qui dépassent l'entendement. Certes, j'ai une relation privilégiée avec votre femme, mais pas dans le sens où vous l'entendez… Notre relation se borne à tenter de survivre, tuer des mages noirs et à empêcher diverses apocalypses de s'accomplir. Vous êtes jalouse de ça ?

Ginny sentait monter en elle non seulement un mal de crâne à faire damner ce satané Ah Puch, mais aussi une énorme envie de décrocher un bon vieux Chauve-furie sur McGonagall.

- C'est bon, merci, pas la peine de me servir vos salades ! Sauf votre respect, j'en ai rien à foutre de l'histoire de votre vie. Alors je vais être plus claire et préciser ma question, fit –elle sur un ton dangereusement doucereux. Qu'est-ce qu'il y a entre vous ? Qu'est-ce qui se passe avec Hermione ?

- J'en étais sure ! C'est encore à cause de cette… que c'est la panique dans le pays !

Ginny n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qui se tenait derrière elle. Elle prit l'arête de son nez entre son pouce et son index, persuadée maintenant que son mal de tête serait terrible.

- Maman ! Est-ce que tu pourrais frapper avant d'entrer ? Et est-ce que tu pourrais éviter de te mêler des conversations des autres ?

- Heureusement que je me mêle de ce qui se passe ici ! J'étais passée voir comment tu allais, j'ai entendu dire que Sainte Mangouste était à feu et à sang ! Mon dieu ma chérie, j'espère que tu n'as rien !

- C'est très gentil de demander des nouvelles d'Hermione, merci pour elle.

- Que je m'inquiète de cette catastrophe ambulante ? Faut-il que je te rappelle tout ce qui arrive grâce à elle ?

- Maman…

- Il y a d'abord eu cette histoire de résurrection. Ensuite, c'est à cause d'elle si Voldemort s'en est pris à des enfants ! A tes enfants !

- Maman…

- Et c'est bien elle qui a tenu à fréquenter Grindelwald !

- Maman…

- Sans oublier qu'elle t'a abandonné avec les deux enfants en bas âge pendant près d'un an… pour aller faire quoi déjà ? Ah oui, voyager ! Franchement, je t'ai toujours dit qu'Harry était un meilleur parti. Alors, pourquoi restes-tu avec elle ? Peux-tu m'expliquer, Ginevra ?

Ginny blêmit, sachant très bien ce qu'elle avait envie, là, dans l'instant, de lui répondre… Mais sa mère n'aurait certainement pas apprécié. Minerva jeta un coup d'œil à son professeur de vol et décida de prendre la situation en main.

- Molly, commença-t-elle en se levant.

- C'est à ma fille que j'ai posé une question, Minerva ! aboya Mrs Weasley.

- Et vous allez vous taire, ordonna froidement l'ancien professeur de métamorphose.

Molly eut l'impression de se retrouver en salle de classe à Poudlard, des décennies plus tôt. Elle se tut et foudroya du regard l'animagus.

- Ce qui se passe entre Hermione et Ginny ne vous regarde pas, dit sèchement Minerva.

- C'est ma fille !

- Elle est majeure et vaccinée.

- Je veux qu'elle quitte sur le champ cette sal…

McGonagall fit un pas en avant et Molly ne finit pas sa phrase. La directrice de Poudlard se tenait à quelques centimètres d'elle et la surplombait de toute sa hauteur.

- Faite attention à ne pas insulter Hermione devant moi… Sinon c'est la dernière chose que vous ferez…

Ginny saisit Minerva par le bras, et la tira en arrière.

- Vous menacez ma mère et vous osez prétendre qu'il n'y a rien entre vous et Hermione ? murmura Ginny, la colère dansant dans ses yeux.

La rousse toisa du regard le professeur et sentit la fureur s'emparer d'elle.

- DEHORS ! hurla-t-elle. J'en ai plus qu'assez ! Hermione est en haut, entre la vie et la mort… sa voix se brisa sur ses mots, mais sa colère fut la plus forte. Vous sortez, toutes les deux ! Je ne veux plus vous entendre, ni vous voir, fit-elle en toisant alternativement les deux femmes. Et comprenez bien une chose, toutes les deux : je nous défendrai, ma femme et moi, envers et contre tous ! DEHORS !

Ginny, plissa les yeux en allant s'asseoir sur le canapé. Elle avait définitivement mal au crâne. Molly, choquée de la vindicte de sa fille alors qu'elle ne voulait que son bien, voulut répondre. Cependant, Parkinson déboula dans le salon, surexcitée, Rose la suivant sans comprendre. La médicomage sortit son tube de vicodine de sa poche et goba avec délectation un comprimé.

- Quelle tension dans cette pièce… Ca me rappelle la salle commune de Serpentard…

Molly foudroya l'assemblée du regard et tourna les talons.

- Je passerai te voir demain, Ginevra. Et nous aurons une petite conversation.

Mrs Weasley partit en claquant la porte et Parkinson grimaça.

- Et un Weasley de moins… Bref, revenons à nos moutons. J'ai la solution ! s'exclama-t-elle, visiblement ravie.

Ginny sursauta et une lueur d'espoir brilla dans son regard.

- Il faut juste que j'aille chercher des ingrédients à Sainte-Mangouste, dit sérieusement Parkinson.

Le professeur de vol s'affaissa plus profondément dans le canapé, anéantie.

- Je plaisante, finit par dire Pansy. Je devrais avoir le nécessaire chez moi. Mais j'ai besoin d'un larb…, d'un assistant.

A ces mots, la porte d'entrée claqua violemment et Hugo pénétra dans la pièce. Il portait sa tenue de Quidditch et était affolé. Parkinson jeta un coup d'œil au jeune homme qui venait d'entrer et eut une mine dégoûté.

- Définitivement, ce ne sera pas lui… lâcha-t-elle, ironique.

- Où est maman ? Que s'est-il passé à Sainte Mangouste ? Elle va bien ? demanda rapidement Hugo.

- Calme-toi, tempéra McGonagall. Elle se repose dans l'ancienne chambre de Rose.

Le sorcier courut dans les escaliers et disparut du champ de vision de sa mère. La médicomage secoua la tête, navrée, et reporta son attention sur la jeune sorcière.

- Rose, quelles étaient tes notes en potions ?

- Optimal aux BUSES et aux ASPICS, pourquoi ? répondit-elle.

- Tu viens avec moi. Au moins, tu ne confondras pas l'aconit et le tue-loup…

- C'est la même chose, remarqua Rose en haussant un sourcil.

- Tu vois, tu es la femme qu'il me faut. En route !

La jeune sorcière rougit sous l'insinuation. Parkinson l'attrapa doucement par le bras et les fit transplaner. De son côté, Minerva se leva de son fauteuil et défroissa sa robe d'un geste négligé. Pourtant, Ginny sut qu'elle s'était arrêtée sur le pas de la porte.

- Miss Weasley, questionner tous les faits et les gestes que vous voulez, mais ne mettez jamais en doute l'amour qu'Hermione vous porte.


Rose ouvrit les yeux dans un spacieux salon, décoré avec goût. Les meubles étaient dans des tons foncés, et un piano trois quart queue trônait au milieu de la pièce.

- Je te ferai faire la visite un autre jour… commença Pansy, comme si elle était sure que l'occasion se représenterait. A côté de la porte située sur ta droite, tu trouveras ma trousse. Tu la vides sur le canapé, s'il te plait.

La jeune femme fit ce que la médicomage lui ordonnait. Le canapé en cuir fut vite encombré d'instruments divers et de potions en tout genre. L'ancienne préfète en chef tourna la tête et vit Parkinson qui se tenait debout, près d'une bibliothèque, et qui feuilletait un épais ouvrage. Elle tournait nerveusement les pages, avide de confirmer la solution à l'énigme qui se posait à elle depuis deux jours.

Elle jeta le livre au sol et se saisit d'un autre. Après en avoir parcouru rapidement l'index, le bouquin suivit le même trajet que le premier. Un quart de la bibliothèque se vida ainsi, jusqu'à ce que la médicomage pousse un cri victorieux.

- Vous avez trouvé, Doc ? demanda Rose en s'approchant.

- Je n'ai rien à déclarer, excepté mon génie, se rengorgea Pansy.

Elle s'éloigna à grand pas vers une porte qu'elle ouvrit d'un geste sec et s'engouffra dans une pièce. La jeune femme la suivit et se trouva dans une chambre, face à un grand lit dont les draps étaient défaits.

- Doc ? appela l'ancienne préfète en chef en la cherchant du regard.

La porte fut claquée derrière l'animagus qui fut gentiment poussée. Elle perdit l'équilibre et se vautra sur le lit, à plat ventre.

- Bordel… grogna-t-elle en se retournant pour se relever.

Elle ne put le faire car Pansy s'assit à califourchon sur la jeune femme. Rose voulut se dégager mais la médicomage lui fit un sourire désarmant qui la laissa interdite.

- Ne t'inquiète pas, je ne te forcerai à rien… murmura la médicomage.

- J'aimerais qu'on se dépêche. Il faut soigner ma mère. Vous vous rappelez ? Elle n'a que quelques heures devant elle.

Pansy dévisagea un instant la femme sous elle, puis éclata de rire.

- Vous trouvez ça drôle ? demanda froidement la jeune sorcière.

- Je n'arrive pas à croire que tu aies gobé ça… Enfin, tant mieux, sinon tu ne m'aurais pas craché le morceau.

- Que voulez-vous dire ?

La voix de Rose était presque un grondement sourd.

- Elle n'est pas en danger de mort. Je l'ai stabilisée quand j'étais avec elle dans la chambre d'ami. Mais ce qui est vrai, c'est que je n'arrive pas à la réveiller…

- Vous vous êtes foutue de moi ?

- Ce n'est pas l'expression que j'aurais choisie, mais l'idée est là…

Rose leva la main pour gifler la médicomage, mais cette dernière la saisit au vol et la plaqua au dessus de la tête de l'animagus.

- Comment puis-je me faire pardonner ? susurra Pansy à l'oreille de la jeune femme.

Parkinson frottait lascivement son bassin contre celui de Rose. Cette dernière se tortilla nerveusement, mal à l'aise. Elle sentit le désir monter et le combattait de toutes ses forces. Son regard devint sombre et la médicomage l'observa, amusée.

- Laissez-moi tranquille… dit l'animagus d'une voix rauque.

- Donne-moi une bonne raison, murmura Pansy, sensuellement.

- En voici deux : Mon fiancé a été assassiné il y a à moins d'une semaine, donc je ne suis pas d'humeur pour la bagatelle. Vous devriez aisément le comprendre. Ensuite, si vous ne vous retirez pas immédiatement, je vous en colle une, Doc'…

Pansy éclata de rire, puis passa sensuellement sa langue sur ses lèvres pleine. Rose déglutit et tenta d'ignorer la chaleur qui parcourait son corps. La médicomage embrassa furtivement la jeune femme et roula sur le côté. Enfin libre, Rose quitta brusquement le lit et regarda durement la sorcière qui affichait un léger rictus.

- Je n'ai suivi qu'un seul cours de psychologie car je n'en voyais pas l'intérêt, mais pas besoin d'être diplômé pour comprendre que tu me désires… murmura la médicomage.

- Vous êtes à milles lieues de savoir ce que je veux, rétorqua Rose d'une voix glaciale emprunté à son parrain.

- Ton corps parle pour toi…

Pansy se leva d'un geste gracieux, félin et plongea son regard dans celui de la jeune femme. Elles se dévisagèrent un instant. L'ancienne préfète en chef sentait le désir qu'éprouvait la sorcière, désir qui faisait écho au sien. Son bas-ventre se contracta douloureusement, réclamant que la médicomage vienne libérer la tension qui l'habitait. Rose luttait contre l'envie d'arracher les vêtements de Pansy, et cette dernière le savait.

- Et merde… grogna Rose en détournant les yeux.

Parkinson éclata de rire. Un rire sensuel, promesse de luxure et de débauche. Un rire qui résonna dans tout son être, la caressant à des endroits intimes.

- Que m'avez-vous fait ? s'écria l'animagus en serrant les poings.

- Moi ? Rien…

Pansy se dirigea vers la porte et frôla le corps de l'ancienne préfète en chef.

- Quand tu en auras assez de cette petite vie aseptisée, tu sauras où me trouver… murmura-t-elle.

Rose recula rapidement, voulant mettre le plus de distance possible entre elle et cette femme.

- Allons guérir ta maman chérie, soupira la médicomage. Cela te rendra peut-être d'humeur plus coquine.

- Je coucherai avec vous quand il gèlera en enfer ! cracha Rose.

Pansy s'arrêta sur le pas de la porte et eut un rictus amusé.

- Alors, fais bien attention à la météo, car c'est pour bientôt…


Voilà voilà ! En espérant que ce chapitre vous aura plu ! La suite vendredi prochain. En vous souhaitant un bon week-end,

Bises,

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