Nouveau chapitre, je suis impardonnable pour les délais de publication mais j'essaye de me faire pardonner ! Bonne lecture, et dites moi ce que vous en pensez :)

Arizona arriva essoufflée à l'hôpital et se précipita vers Alex qui attendait dans la salle d'attente des urgences. Lorsqu'il vit arriver sa meilleure amie dans un tel état de panique, il s'interrogea, mais il n'eut pas le temps de questionner la blonde car elle le harcelait déjà de questions.

« Comment va Callie ? Que s'est-il passé ? Ou est cette garce de Stevens ? questionna Arizona

- Une question à la fois Ari'. Je n'ai pour l'instant aucunes nouvelles de Callie, ses parents sont arrivés peu de temps avant toi et sont avec elle. On était en plein entraînement, quand Isobel a attaqué Callie par derrière, je n'ai malheureusement rien vu venir, je n'aurai jamais pensé qu'elles en arriveraient là. Isobel est pour l'instant restée au lycée dans le bureau du doyen Webber.

- Oh mon dieu, si jamais je croise cette garce encore une fois … Je veux voir Callie. A qui pourrait-on demander des nouvelles ? Je m'inquiète Alex ... »

Suite à cette déclaration, le brun comprit. Son amie avait quelque chose en lien avec Callie et il avait été assez aveugle pour ne pas s'en rendre compte mais il comptait se rattraper. Il attrapa Arizona par la main et l'emmena à la cafétéria la plus proche et commanda deux cafés. Il la força à s'asseoir à une table et il prit les devants.

« Arizona, est-ce que tu me fais confiance ?

- Bien sur, répondit la blonde, troublée par cette question

- Alors pourquoi ne m'expliquerai-tu pas ce qu'il se passe entre Callie et toi ? »

Le visage de la blonde prit une violente teinte rouge. Son meilleur ami avait des doutes. Une centaine de questions se posèrent dans l'esprit de la blonde mais après tout, n'avait-elle pas décidé avec Callie de lui dire la vérité ? C'était Alex, son confident et elle pouvait tout lui dire.

« Te souviens-tu de ce jour où nous avons fêter nos nouveaux travails ensemble ? »

Le jeune homme acquiesça, restant silencieux pour entendre la suite de l'histoire.

« Durant la soirée, j'ai rencontré quelqu'un, dans les toilettes du bar. Pas très romantique je te l'accorde. Mais en deux minutes je l'avais embrassé et nous avions échangé nos numéros. Tout s'est passé dans l'euphorie du moment, et sous emprise d'un peu d'alcool. On s'est revu par hasard dans un café où elle travaillait puis une autre fois, juste avant notre pré-rentrée. Et quelques jours plus tard, on s'est revu, sauf que j'étais professeur Robbins et qu'elle était assise à une table en face de moi en tant qu'élève. Après de longues discussions et une bataille mentale dans mon esprit, on a décidé de continuer à se voir malgré tous les obstacles qui se dressent devant nous. Et jusqu'à aujourd'hui tout se passe très bien. Crois moi Alex, je voulais tout te dire et j'espère que tu ne m'en veux pas mais c'était tellement compliqué pour moi. Personne d'autre n'est au courant. »

Alex avait écouté attentivement Arizona. Il lui sourit et lui prit la main.

« Je suis content que tu me dises la vérité, peu importe le temps qu'il t'aura fallu pour le faire. Tu restes ma meilleure amie Ari', et si tu es heureuse avec Callie, alors je suis heureux pour toi. Et si je peux me permettre, tu as là une très jolie petite amie. »

Arizona se sentit soulagée. Mais elle était toujours inquiète pour Callie. Elle proposa à Alex de retourner aux urgences dans l'espoir d'avoir des nouvelles de la brune. Ils marchèrent silencieusement dans les couloirs de l'hôpital lorsqu'ils virent au loin la mère de Callie ainsi que sa sœur.

« Madame Torres, l'apostropha Alex. Bonjour Madame, excusez-moi de vous déranger, je suis Alexander Karev, le coach de votre fille. C'est moi qui l'ai accompagné jusqu'ici. Comment vas t'elle ?

- Monsieur Karev, bonjour. Je vous remercie d'avoir veillé sur ma fille pendant que nous arrivions. Callie a sa cheville de cassée. Et à cause du choc sur la tête, elle est toujours inconsciente. Les médecins .. Les médecins ont dit qu'elle avait un hématome et que c'était ce qui la gardait inconsciente … Les prochaines 48 heures vont être décisives. »

La sœur de Callie pleurait silencieusement, et des larmes apparurent dans le regard noisette de madame Torres. Un peu plus loin un homme parlait avec agitation au téléphone.

« Est-ce que vous vous rendez compte dans quel état ma fille se trouve à cause de cette autre fille ? Oui, Isobel Stevens c'est ça. Je compte sur vous pour rendre justice à ma fille maître Hunt. Oui, merci. »

Madame Torres se rendit compte de la présence derrière Alex.

« Bonjour madame, vous êtes ?

- Oh pardon, je ne me suis pas présentée. Je suis Arizona Robbins, professeur de lettres modernes de Calliope. Et meilleure amie d'Alex.

- Mmh Calliope ? Personne hormis mon mari ne l'appelle ainsi. Mais il me semble que ma fille vous apprécie beaucoup, j'ai déjà entendu parler de vous à la maison. »

Se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, Arizona resta par la suite silencieuse. Alex s'en rendit compte et demanda poliment à la famille Torres si lui et son amie pouvait rendre visite à Callie. Monsieur et madame Torres étaient étonnés par cette requête mais acceptèrent. C'était rare de nos jours d'avoir des enseignants aussi impliqués avec leurs élèves mais ces deux jeunes gens semblaient digne de confiance et vraiment inquiets pour Callie.

La vue de Callie ainsi allongée dans un lit d'hôpital et entourée de machines choqua Arizona. Des larmes commençaient à apparaître dans le regard de la blonde.

« Oh Callie … S'il te plait, réveille-toi. J'ai besoin de toi, tu dois être forte. Réveille toi s'il te plait. » Pendant qu'elle parlait, Arizona s'était assise sur le lit à côté de la brune et lui avait pris la main. Sa main était froide.

Callie était relié à tout un tas de tubulures, un moniteur indiquait les battements de son cœur, un plâtre avait été mis en place au niveau de sa cheville et un gros bandage entouré son crâne.

Arizona et Alex était dans la chambre du service de soins intensifs depuis 15 minutes lorsque quelqu'un frappa à la porte. Arizona se releva rapidement en lâchant la main de Callie et Addison et Mark apparurent dans l'embrasure de la porte.

« Bonjour, est-ce que l'on peut rentrer ? demanda la rousse

- Bien sur, venez, répondit Alex.

- Nous sommes venus dès que possible, c'est Christina qui nous a prévenu.

- La prochaine fois que je croise cette Stevens, elle va regretter d'être née, murmura Mark sous la colère. Regardez Callie ! Elle n'a rien fait à part être meilleure que cette garce !

- Mark calme toi s'il-te plait, lui demanda Addison.

- Nous allons vous laisser avec votre amie, commença Arizona, triste de devoir laisser sa petite-amie.

- Non restez Madame Robbins, nous savons Mark et moi que c'est ce que Callie voudrait. Vous aussi Monsieur Karev.

-Merci Addison, mais rends moi un service, appelle moi Arizona. Nous ne sommes pas à l'université.

- Et appelez moi Alex, je suis trop jeune pour qu'on m'appelle Monsieur ! »

Les quatre jeunes gens restèrent dans la chambre en silence. L'heure annonçant la fin des visites approchait et Arizona ne voulait absolument pas quitté Callie surtout en sachant que les prochaines 48 heures allaient être décisives. De plus, sa présence aujourd'hui était plus ou mois justifiée par la présence d'Alex qui était là quand a eu lieu l'incident. Or, comment pouvait-elle revenir demain et se justifier auprès de la famille Torres ? Sa relation avec Callie était secrète et aucun membre de la famille Torres n'était au courant.

Addison du sentir la tristesse dans le regard de sa professeur et prit une décision.

« Arizona ? » La blonde se tourna vers l'amie de Callie. « Tu pourrais peut-être me donner ton numéro de téléphone. Je connais bien Aria, la sœur de Callie et je sais qu'elle me donnera des nouvelles régulièrement. Je pourrais te les transmettre. »

Arizona acquiesça et écrit son numéro sur un bout de papier. Elle enlaça la rousse et salua Mark avant de partir avec Alex. Leur soirée avait été annulée mais Arizona ne souhaitait pas rester seule cette nuit. Alex accepta volontiers de rester avec elle et prirent la route vers la maison de la blonde. Epuisés par ce flot intense d'émotions, les deux amis s'assoupirent rapidement sur le canapé. Le sommeil d'Arizona fut agité. Elle se réveilla en pleine nuit, et certaine de ne pouvoir se rendormir, elle sortit sur le porche de sa maison et alluma une cigarette. C'est ce qu'elle faisait lorsqu'elle était stressée. Et à ce moment précis elle était tellement inquiète qu'elle était au bord du malaise. Elle récupéra son téléphone dans la maison et s'aperçu d'un message non lu. Il s'agissait d'un numéro inconnu : « Pas d'améliorations pour ce soir. Je te donnerai des nouvelles dès que j'en ai. Courage. Addison ».

Addison et Mark étaient rentrés tous les deux chez la jeune femme, n'ayant dit aucun mot sur le trajet du retour. Voir leur amie dans cet état était très difficile. Callie avait toujours été quelqu'un de joyeuse et enjouée. La voir allongée, calme et paisible dans ce lit d'hôpital était une vision douloureuse. C'est pourquoi Addison avait proposé à Arizona de lui donner des nouvelles régulièrement. Bien qu'étant des personnes très respectables, Carlos et Lucia Torres, les parents de Callie, ne comprendraient pas pourquoi une enseignante soit si inquiète pour son élève et qu'il serait donc difficile pour Arizona de venir voir Callie. Et il semblait déjà impossible à Addison et à Mark de ne pas avoir de nouvelles de leur amie, alors il était également impossible pour Arizona de ne pas en avoir.

Ce premier week-end de vacances s'annonçait donc maussade pour plusieurs personnes. Le samedi matin, Aria informa Addison que rien n'avait changé.

La journée passa très lentement pour Arizona qui recevait régulièrement des messages lui disant que rien n'évoluait pour Callie. Et cette absence d'évolutions énervait au plus haut point la blonde. Il lui était impossible d'imaginer que la latina ne se réveille pas. Callie ne pouvait pas l'abandonner. Arizona aimait Callie au plus haut point. Mais Callie était encore inconsciente.

En fin d'après-midi, Addison appela Arizona.

« Allo Arizona ? C'est Addison.

- Allo, tu as des nouvelles ? S'impatienta la blonde.

- Toujours pas d'évolution pour Callie malheureusement … Mais les médecins ont décidé de lui faire passer un nouveau scanner du crâne pour voir si son hématome diminue.

- D'accord …

- Et j'ai aussi quelque chose à te proposer. Mes parents ont proposé à ceux de Callie de venir prendre le brunch chez nous demain midi. Ce qui veut dire qu'ils ne seront pas à l'hôpital et donc que tu pourrais y aller !

- Oh Addison, dis moi comment je peux te remercier ! Merci, merci, merci !

- De rien. Après tout, tu es la personne qui rend Callie heureuse, je sais qu'elle t'aime beaucoup et c'est le moins que je puisse faire. Bon courage pour tenir jusqu'à demain ! Salut »