Wouhou, y'a quelqu'un ?
Bon euh comment dire... Oui je suis toujours vivante XD et non je n'ai pas abandonné cette fiction :D
Désolé d'avoir été longue, mais plusieurs choses ont fait que je n'ai pas pu poster plus tôt ;)
Je vais faire court : Un grand merci pour toutes les mises en favs et en alerte.
Un grand merci pour toutes les superbes reviews que j'ai reçu ^^
C'est très important pour moi, et j'espère en avoir beaucoup pour ce chapitre très important :D
Merci aussi à mes bêtas qui m'ont aidée à me remotiver.
Je vous laisse lire, ce chapitre est un peu court mais pleins de révélations :D et je pense que le suivant sera beaucoup plus dense.
Bonne lecture ^^ on se retrouve en bas.
- Chapitre 09 – Confidences -
Pov Bella
« Ok. Je passe te prendre dans 1h. E.
Il allait venir… Finalement, je comptais assez à ses yeux pour qu'il me dise son secret. Je montai en vitesse me rendre présentable. Une fois légèrement maquillée et parfumée, j'essayai de faire quelque chose avec mes cheveux, sans réellement y parvenir. Au bout de quelques minutes, je laissai tomber et redescendis pour l'attendre. Il avait dis dans une heure…
-Pfiou, encore quarante cinq minutes à attendre, me dis-je en soupirant d'impatience.
Je tournai en rond en me rongeant les ongles quand mon portable vibra une nouvelle fois. J'eus un pincement au cœur en pensant qu'il avait peut-être changé d'avis.
« Tu aimes les surprises ? E. »
Quelle drôle de question ! Je n'avais aucune envie qu'il arrive avec un autre cadeau et vu sa dernière surprise, je le croyais capable de débarquer avec une voiture.
« Oui, du moment qu'elles ne coûtent pas plus d'un dollar. B. »
Sa réponse arriva presque immédiatement et tenait en un seul mot : « Surprise ». C'est à ce moment là que quelqu'un frappa à la porte, je me précipitai donc pour ouvrir et fus surprise de le voir.
-Ed… Edward, c'est toi !
Je regardai ma montre, il avait bien trente minutes d'avance.
-Si tu n'es pas prête, je peux attendre dehors, fit-il embarrassé.
-Non, non, je t'attendais en fait…
-Bon, dans ce cas… Tu es toujours certaine de vouloir entendre la vérité ?
J'approuvai de la tête, mon regard se noyant dans le vert de ses yeux.
-Alors, allons faire un tour, dit-il en me présentant sa paume.
Je mis alors ma main dans la sienne et frissonnai légèrement à son contact glacé. Il s'en rendit compte car il me lança un regard interrogateur. Je lui souris pour le rassurer et ses doigts se refermèrent sur les miens.
-Où m'emmènes-tu ? m'enquis-je.
-On peut faire une balade en forêt, on sera tranquille pour discuter. Si tu es d'accord, bien sûr.
-Oui, ça me va.
Nous marchâmes pendant quelques minutes sans dire un mot. Edward était à mes côtés, les mains dans les poches et une expression indéchiffrable sur le visage. Moi, je devais me concentrer sur mes pas pour ne pas tomber, tandis que mon esprit tergiversait sur ce qu'il s'apprêtait à me dire. J'appréhendai ce moment car maintenant que j'y voyais plus clair dans mes sentiments, j'espérais qu'il m'éclairerait sur les siens.
Le silence qui régnait devenait de plus en plus pesant, et une boule d'angoisse se forma dans mon ventre, tant j'étais nerveuse. Mon esprit analysa pendant quelques secondes les différentes possibilités qui pouvaient expliquer le comportement d'Edward, mais malheureusement pour moi, ce laps de temps suffit à me rendre ridicule une nouvelle fois. N'étant plus concentrée sur mes pas, je ne vis pas la grosse racine en travers du chemin et je trébuchai lamentablement.
Ensuite tout se passa très vite, je fermai les yeux, attendant de rentrer en contact avec le sol, mais… Au lieu de ça, je sentis une main froide me retenir fermement par le bras. Je rouvris les yeux et fixai avec étonnement, celui qui venait de m'éviter bien des soucis.
-M…Merci, fis-je alors qu'il me lâchait le bras.
Par réflexe, mes doigts retinrent sa main, alors que je me noyai littéralement dans le vert intense de ses yeux, sans pouvoir dire un mot de plus.
-Regarde où tu marches ! me sourit-il finalement, en gardant ma main dans la sienne.
Je lui rendis son sourire et nous reprîmes notre marche. Nous arrivâmes peu de temps après, à une petite clairière dont je n'avais, jusque là, jamais soupçonné l'existence. C'était vraiment magnifique… Un petit coin de verdure au milieu de la forêt.
J'étais tellement perdue dans ma contemplation du lieu, que je ne m'étais même pas rendue compte qu'Edward m'avait lâché la main. Il se tenait à deux pas devant moi et me tournait le dos. Il avait les bras le long du corps et ses mains se refermaient en deux poings.
-Mauvais signe, me dis-je.
J'attendis patiemment sans bouger, qu'il soit prêt à parler.
-Tu veux toujours savoir ? me demanda-t-il brusquement sans me faire face.
Son ton était aussi froid que sa peau, à cet instant.
-Euh… Oui, bien sûr, fis-je d'une voix mal assurée.
Finalement, il se retourna, les épaules basses et le visage exprimant plusieurs sentiments contradictoires. Résignation, inquiétude… Mais surtout, c'était l'étrange mélange de peur et d'espoir qu'il y avait dans ses yeux qui m'intriguait.
Je pris mon courage à deux mains et avançai d'un pas, comme pour l'encourager.
-Tu veux savoir, même si tu risques de ne plus vouloir me parler après ça ?
La tristesse de sa voix était à cet instant, parfaitement perceptible.
-Je te promets que ça n'arrivera pas, le rassurai-je doucement.
-On verra…
Pov Edward
Comment allai-je trouver les mots pour lui annoncer ce que j'étais ? Elle était humaine, elle allait forcément partir en hurlant, lorsque j'aurais prononcé le mot « vampire ». Elle ne voudrait plus jamais me parler, ni même que je l'approche… malgré sa promesse.
Ou alors…
Peut-être qu'Alice avait raison, et qu'elle réagirait bien.
Il fallait absolument que je me raccroche à ce petit espoir, car sinon je savais que je n'arriverais jamais à lui dire toute la vérité.
Je rassemblai donc mon courage et commençai mon histoire.
-Promets-moi de m'écouter jusqu'au bout, d'accord ?
-Je te le promets.
-Bon, je suppose que tu veux savoir si ce que tu as vu à la sortie du ciné était bien réel, n'est-ce pas ?
-Oui, je veux la vérité Edward… Tu peux tout me dire, tu sais ! fit-elle en esquissant un sourire.
-Tu avais raison, avouai-je dans un soupir, tu as bien vu ma peau… briller.
Je laissai ma phrase en suspend, persuadé qu'elle allait immédiatement me demander, comment c'était possible, mais... rien.
Surpris de son silence, je relevai la tête pour affronter son regard.
-C'est… c'est une maladie rare, ou… un truc dans le genre ? répondit-elle finalement, en me fixant de son intense regard chocolat.
-Non, mais j'aurais préféré, dis-je, ironique. Je t'ai déjà dit mon âge ?
-17 ans, je crois. Par contre, je ne connais pas ta date de naissance.
Je ne pus retenir un sourire nerveux, conscient que le moment de vérité était arrivé.
-C'est le 20 Juin, Bella. Je suis né le 20 Juin… 1901, soupirai-je en attendant sa réaction.
-Tu… tu peux répéter ? J'ai du mal comprendre, bredouilla-t-elle alors.
-Non, Bella, tu as bien entendu. Je suis figé dans mes 17 ans depuis 1918. Cette année là, j'ai tout perdu : mon père, ma mère, et surtout… ma vie.
-Quoi ? T… ta vie… Tu veux dire que…
Elle secoua la tête, comme si cela pouvait effacer ce que je venais de lui dire.
-Non… Ce n'est pas possible, tu… Ça suffit, Edward, arrête de me raconter des idioties. Pourquoi essayes-tu de me faire peur, hein ?
Elle avait totalement changé de comportement, passant de l'incompréhension à la colère en une fraction de seconde. Ça n'allait pas être facile de la convaincre…
-Je ne cherche pas à te faire peur… Tu voulais la vérité ? Et bien la voilà, m'énervai-je soudain en la prenant un peu brusquement par les épaules. Je ne suis plus humain, Bella, je suis un vampire.
Voilà, c'était fait, j'avais enfin réussi à lui dire. Maintenant, je n'avais plus qu'à attendre sa réaction.
-Un… un… vampire, souffla-t-elle, les yeux écarquillés.
-Oui…
Je vis alors clairement la peur remplacer la surprise dans ses yeux, et sa réaction, bien que naturelle, me blessa malgré tout. Son regard toujours rivé au mien, elle recula de deux pas, sans dire un mot. J'aurais voulu la retenir, mais une petite voix dans ma tête me soufflait que c'était ce qu'il y avait de mieux pour elle.
-Ce n'est pas possible… Edward, les vampires n'existent que dans les livres ou dans les films !
Je sursautai de surprise en entendant sa voix, alors que je m'étais persuadé qu'elle allait s'enfuir et ne plus m'adresser la parole. Au lieu de ça, elle s'était arrêtée et me regardait avec curiosité.
-Et pourtant, si, fis-je en la rejoignant à vitesse non-humaine.
-Co… Comment as-tu pu… Si vite… Tu…
-Vampire, tu as déjà oublié ? dis-je sur un ton plus léger.
Le fait de me rapprocher d'elle venait de faire taire pour de bon, la petite voix dans ma tête qui voulait que je sois raisonnable. Être si près d'elle… Son odeur… Je n'avais plus qu'une envie : qu'elle m'accepte comme j'étais et que nous redevenions amis comme avant… Comme elle me l'avait promis.
-Tu ne dois pas avoir peur de moi, je… Je ne te ferais jamais de mal, tu le sais j'espère.
-Je n'ai pas peur de toi, Edward. J'ai juste du mal à croire à tout ça, c'est tout.
-Tu veux des preuves ?
-Heu… Tu es sérieux ?
-Ma peau est froide comme la pierre, commençai-je déterminé, sans la quitter des yeux.
Je pris ensuite sa main, elle se laissa faire et je la posai sur ma poitrine.
-Mon cœur est figé depuis ce jour de 1918, où Carlisle m'a transformé.
-Carlisle ? s'exclama-t-elle stupéfaite en retirant sa main. Tu veux dire Carlisle Cullen… Le Dr Cullen ? Ton… ton père ?
-Pourquoi crois-tu que nous nous ressemblons tous autant, sans avoir un quelconque lien de sang ? Carlisle est plus qu'un père adoptif pour nous… C'est notre créateur.
-Le Dr Cullen est un vampire ! Tous les Cullen sont…
Elle ne put terminer sa phrase et je lui laissai quelques instants pour digérer tout ça. Apparemment, elle ne s'était doutée de rien. Les humains peuvent se montrer si aveugle parfois !
-Tu veux savoir ce que je suis capable de faire ? continuai-je alors.
Elle acquiesça de la tête et moins d'une seconde plus tard, j'étais de l'autre côté de la clairière. Je revins près d'elle et empoignai d'une main, une grosse branche d'arbre. Je me mis à la comprimer si fort, que le bois se désagrégea sous mes doigts. Je lançai le reste du morceau de bois à plusieurs mètres de distance, tel un javelot.
-Wow… s'exclama-t-elle visiblement impressionnée. C'est… C'est vraiment incroyable. Tu n'as pas menti alors… Tu es vraiment un…
-Oui, la coupai-je volontairement.
Je savais ce que j'étais et je n'avais pas besoin de l'entendre de sa bouche.
-Pourquoi sors-tu en plein jour, alors ?
-Le soleil n'a aucun effet sur nous, mis à part… ce dont tu as été témoin. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que nous évitons de sortir en plein soleil. Mais bon, vu le faible taux d'ensoleillement de la région, Forks est la ville idéale pour des vampires, plaisantai-je.
La pression retombait petit à petit, le plus dur était passé et elle avait plutôt bien réagit. Il faudra que je pense à remercier Alice !
Nous n'en avions pas terminé pour autant, elle devait avoir plein de questions et je comptai bien lui répondre du mieux que je pourrais. Elle allait enfin me connaître, et je devais bien avouer que cela me rendait… heureux.
-Vous dormez dans des cercueils ? fit-elle avec une petite moue irrésistible.
-Non, rigolai-je, et je ne sais pas d'où vient cette idée farfelue d'ailleurs, car en vérité, nous ne dormons pas.
-Jamais ? s'exclama-t-elle.
-Jamais, répétai-je amusé par ses réactions. J'ai passé beaucoup de temps à t'observer.
À ces mots, elle se mit à rougir et j'entendis très distinctement son cœur s'emballer.
-Tu m'as suivie ? fit-elle faussement outrée.
-On peut dire ça, ris-je alors.
-Tu m'as suivie, oui ou non ? Réponds ! fit-elle d'une voix autoritaire et les sourcils froncés.
-Bon, ok : oui ! Et j'ai souvent trainé dans le coin aussi…
-Oh…
-Si tu as d'autres questions, n'hésite pas surtout, l'encourageai-je avec un sourire. Je ne veux plus avoir de secret pour toi.
- Oui, en effet j'en ai plein. On pourrait peut-être s'asseoir, non ?
-Oui, si tu veux.
Nous nous assîmes dans l'herbe, l'un en face de l'autre et elle commença à me poser ses questions.
-Est-ce que vous avez d'autres pouvoirs ?
-Tous nos sens sont hyper développés en quelques sortes, mais certains d'entre nous ont un don supplémentaire.
-Un don ? Toi… Tu en as un ?
-Oui. Je peux lire dans les pensées de n'importe qui.
Elle resta bouche bée, il lui fallut plusieurs minutes pour digérer la nouvelle et émettre un son.
-Euh… Wow… Tu veux dire que… là, tu… enfin, je veux dire… Tu entends tout ce que je pense ?
-J'aimerais bien, mais non, rassures-toi ! rigolai-je.
-Mais, tu viens de me dire que…
-J'ai oublié de préciser que tu étais la seule qui gardait ses pensées secrètes ! Tu es une énigme…
-Intéressant…
En disant cela, un grand sourire se dessina sur son visage, alors que ses yeux chocolat ne lâchaient pas les miens.
-Est-ce que les autres Cullen ont également un don ?
-Oui, Jasper et Alice seulement. Il peut manipuler les émotions tandis qu'elle a des visions du futur.
-Alice voit le futur ? Et ben… Je comprends mieux certaines choses maintenant…
-Je suis surpris que tu n'aies pas abordé un point qui me parait essentiel, dis-je soudain tendu.
Elle me jaugea pendant plusieurs longues secondes avant de répondre.
-Vous ne mangez pas comme nous, n'est-ce pas ? Je ne me souviens pas t'avoir déjà vu avaler ne serait-ce qu'un bout de pain.
-Dans le mille ! Je suis démasqué, fis-je en fronçant légèrement les sourcils, à mon tour.
J'allais devoir jouer serré maintenant, et tout lui expliquer. Mais j'avais très peur qu'elle ne comprenne pas pourquoi je ne voulais pas suivre le régime de ma famille. Et puis… Il restait aussi le sujet délicat de mon attirance pour elle… pour son sang.
Comment lui révéler mon obsession sans lui faire peur ? Devrais-je être honnête jusqu'au bout et lui avouer que j'avais passé la plupart de mes nuits dans sa chambre, à la regarder dormir ?
Non. Elle n'était certainement pas prête pour ça. Si tout se passait bien, un jour peut-être, plus tard, je lui dirais… Mais pas maintenant.
-Donc cette partie là de l'histoire est vraie, hein ? Vous… vous nourrissez de sang ?
J'acquiesçai de la tête tout en scrutant son visage, pour essayer d'y lire ce qu'elle ressentait, mais… Je ne vis rien. Elle resta de marbre, pourtant, je pouvais me fier à un signe qui ne trompait pas : son rythme cardiaque. Forcément, avec toutes ces révélations, son cœur était mis à rude épreuve, et à ce moment précis, il tambourinait bien plus vite que la normale.
-Les habitants de Forks ne risquent rien, lâchai-je sur un ton léger, pour tenter de détendre l'atmosphère. Carlisle n'est pas un vampire comme les autres, il est… comment dire… resté très humain et il a pour conviction de ne tuer aucun humain pour se nourrir.
-Mais alors, comment… ?
-Sang animal ! Les Cullen sont ce qu'on pourrait appeler des vampires « végétariens ». Rassurée ?
-Oh… Euh… Oui. Enfin, j'ai du mal à croire que tout ça est bien réel. C'est si…
Elle grimaça en cherchant ses mots.
-Effrayant ? Repoussant ?
-Oh non, fit-elle d'une voix rassurante, juste… bizarre.
Bizarre. Je venais de lui avouer qu'un clan de vampire vivait près de chez elle, et elle trouvait cela bizarre. Cette fille était décidemment hors du commun.
-Toi par contre, je suppose que… tu préfères le sang humain, n'est-ce pas ?
Là, elle me scotcha littéralement. Elle arrachait nerveusement les brins d'herbes devant elle, en attendant ma réponse. Elle n'avait pas l'air effrayée, juste curieuse. Comment avait-elle deviné ?
-Je peux savoir ce qui te fait dire ça ?
-Réponds-moi d'abord… S'il te plait.
Elle avait prit un ton ferme et décidé.
-Hum… Oui, tu as raison. Mais, jamais de personnes innocentes, me justifiai-je sur la défensive.
-Comme les quatre hommes qui m'ont attaquée à Port-Angeles ?
-Oui.
-Oh, je vois.
Elle esquissa un léger sourire, comme pour me dire qu'elle comprenait, et… acceptait ça.
-Alors, repris-je, comment as-tu deviné ?
-Disons que maintenant, je sais en quoi consiste ton différend familial.
Je me mis à rire. Cela me fit du bien et Bella se détendit également.
-Je vois que tu n'as rien oublié de ce que je t'ai raconté, hein ? En effet, c'est bien la raison pour laquelle je ne peux pas vivre avec eux…
Je profitai alors de l'occasion pour lui raconter toute mon histoire, depuis le début en 1918, jusqu'à notre rencontre dans cette ruelle sombre de port-Angeles.
-Donc en fait, Carlisle t'a sauvé la vie... S'il ne t'avait pas transformé, tu serais mort et… nous ne nous serions jamais rencontrés, dit-elle les yeux brillants, une fois que j'eus fini mon monologue.
-Oui, mais…
-Tu lui en veux, n'est-ce pas ?
Je la regardai, surpris de voir à quel point c'était elle qui lisait en moi.
-On se demanderait presque qui est le télépathe, ici, plaisantai-je, une pointe d'amertume dans la voix.
-Pourquoi lui en vouloir ? Je ne comprends pas ta réaction…
-Je pense que je lui en ai voulu de ne pas avoir sauvé mes parents, et puis… une part de moi refusait l'idée de continuer à vivre sans eux.
-Il n'était pas responsable, Edward.
Elle m'adressa son plus beau sourire et se rapprocha de moi. Elle posa alors sa main sur mon genou, ses yeux toujours ancrés dans les miens.
-J'ai une dernière chose à t'avouer.
-Vas-y, je t'écoute, m'encouragea-t-elle.
-Tu sais ce soir-là, dans la ruelle… J'aurais pu te tuer…
-Pou… pourquoi ?
-Ton sang. Il est beaucoup plus attirant pour moi, que pour n'importe quel autre vampire. C'est un peu comme… une obsession.
-Oh !
-Après m'être occupé des quatre types, je n'avais qu'une idée en tête : te retrouver.
-Donc, ta venue à Forks, n'était pas due au hasard !
-Non, en effet. Je t'ai cherchée. Une partie de moi, ne voulait qu'une chose : goûter ton sang, mais d'un autre côté, je savais que j'étais capable de me contrôler en ta présence et donc j'ai voulu te connaître. Voilà toute l'histoire. Je suppose que tu ne t'attendais pas à ça !
-Euh, non, en effet, dit-elle en souriant légèrement.
-Je… comprendrais que tu ne veuilles plus être mon amie, Bella. Je te demanderais juste de…
-Ce n'est pas ça, Edward… Mais, comment puis-je être ton amie si le simple fait d'être près de moi, te fait souffrir ?
Un voile de tristesse flottait à présent sur son visage, et ses mots s'imprimèrent violemment dans mon cerveau, comme marqués au fer rouge. Je ne voulais pas qu'elle s'éloigne… J'avais trop besoin d'elle, et je me sentais capable d'endurer n'importe quoi, si cela pouvait m'éviter de ressentir le vide qu'elle laissait quand elle n'était plus près de moi.
-Ne plus te voir m'est encore plus insupportable, marmonnai-je tristement.
-Hey… s'exclama-t-elle doucement. Edward, regarde-moi…
Je relevai la tête et mon regard capta automatiquement le sien.
-Je n'ai pas aimé notre « séparation », fit-elle en mimant les guillemets. J'ai confiance en toi et je sais que tu ne me feras rien. Si tu en as envie, nous pouvons être amis à nouveau…
-Tu le penses vraiment ? murmurai-je plein d'espoir.
-Oui.
-Merci, Bella. Pour tout.
Elle fit alors quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout : elle s'approcha de moi et mit ses bras autour de mon cou, pour me serrer contre elle. Automatiquement, mes bras se refermèrent dans son dos et je sentis sa chaleur m'envelopper. C'était tellement agréable. Notre étreinte dura de longues secondes, puis nous nous éloignâmes.
-Tu veux rentrer ? lui demandai-je alors.
-Oui, mon père doit être revenu, il va s'inquiéter.
Je fus sur mes pieds en moins d'une seconde et je lui tendis la main, pour l'aider à se relever.
-Merci.
-Allons-y ! dis-je en gardant sa main dans la mienne. Je n'ai pas envie d'avoir des ennuis avec le Chef Swan.
Elle rigola et nous marchâmes tranquillement vers sa maison. Malgré la froideur de ma peau, elle ne sembla pas gênée de garder ma main dans la sienne.
-Ah tiens, mon père n'est pas encore rentré.
-Bella ? Il faut que tu me promettes quelque chose, fis-je en lui faisant face, devant la porte d'entrée de sa maison.
-Hum, oui… Vas-y, dis-moi.
-Tout ce que je t'ai dit doit rester secret. Tu ne peux en parler à personne, pas même à ton père où à ta meilleure amie.
-C'est promis, ne t'en fais pas. De toute façon, on me prendrait certainement pour une folle, plaisanta-t-elle.
-Y'a des chances en effet. Je sais que je peux avoir confiance en toi.
Je lui adressai alors mon sourire en coin habituel, celui qui faisait accélérer les battements de son cœur.
-Tu veux entrer un moment ? me proposa-t-elle alors.
-Non, désolé, je dois y aller. On se voit lundi, au lycée.
-Oh, dommage, fit-elle apparemment déçue.
Je fus alors irrémédiablement attiré vers elle, et sans que je l'eusse décidé consciemment, mes lèvres déposèrent un léger baiser sur sa joue. Le contact de sa peau, douce et chaude, et le fait de sentir sa subtile fragrance réveillèrent le monstre, tapi au fond de moi.
Mon regard s'attarda une seconde sur son cou, à l'endroit précis où pulsait le divin nectar, mais… je tins bon. Je me repris aussitôt et vis qu'elle avait rougi.
-J'aurais aimé rester plus longtemps, lui confessai-je.
-Ne t'en fais pas, je comprends, me sourit-elle alors. Sois prudent.
Je lui adressai un clin d'œil et me dirigeai d'un pas léger vers ma voiture. Il était encore tôt et je n'avais aucune idée de ce que j'allais faire. Je pris donc mon portable et composai le numéro de ma sœur.
-Alice ? Je suppose que tu sais pourquoi je t'appelle.
Pov Bella
Pour toute réponse, il déposa un baiser sur ma joue. Bien sûr, mon cœur s'était affolé lorsque j'avais cru, l'espace d'une demi-seconde, qu'il allait m'embrasser sur la bouche. Mais non, en parfait gentleman, il préféra ma pommette légèrement rosie. Je manquai de défaillir, quand ses lèvres, douces et froides, effleurèrent ma peau.
-J'aurais aimé rester plus longtemps, dit-il doucement, alors que je me noyais dans le lagon de ses yeux.
-Ne t'en fais pas, je comprends. Sois prudent.
Il rejoignit ensuite sa voiture, après m'avoir adressé un clin d'œil complice. Je restai sur le pas de la porte, immobile, jusqu'à ce que sa voiture ne soit plus qu'une tâche au bout de la rue.
Je claquai la porte derrière moi en soupirant. La tension de ces quelques heures retombait enfin, me laissant totalement vidée, sans énergie, ni envie de faire quoique ce soit.
Charlie rentra peu de temps après et me trouva avachie sur le canapé du salon. La télé était allumée, mais je ne la regardais pas tant mon esprit était occupé à se repasser en boucle les révélations d'Edward.
Après avoir essayé de me parler, sans beaucoup de résultat, mon père prit le téléphone et commanda une pizza.
-Raconte-moi un peu ta journée, lança-t-il en me tendant une part.
-Oh… euh… Edward est passé me voir, on a… discuté. Il m'a montré un petit coin sympa dans la forêt.
-Je n'aime pas que tu t'aventures seule dans la forêt, Bella, tu le sais pourtant.
-J'étais avec Edward, papa, donc je n'étais pas seule…
-Je l'apprécie beaucoup mais, désolé, je ne crois pas qu'il te serait d'un grand secours si un animal sauvage venait vous attaquer.
Je réprimai un fou rire, en pensant à quel point il était loin de la vérité.
-Je monte me coucher. Bonne nuit, p'pa. Ne te couche pas trop tard.
J'embrassai la joue de mon père pendant qu'il grommelait.
-C'est moi le parent ici, je te rappelle…
Une fois dans ma chambre, j'enfilai rapidement mon pyjama et me glissai sous ma couette. Je n'avais pas le courage de prendre une douche et n'avais qu'une envie : m'endormir, en espérant ne pas rêver de vampires.
Malheureusement, le sommeil me fuyait. Une heure… deux heures… Je décidai d'abandonner et fis le tri dans le brouhaha de mon cerveau.
Oui, Edward me plaisait. Je pouvais même dire que j'en étais déjà amoureuse. J'avais envie d'être avec lui, d'être plus que son amie, mais…
Car bien sûr, il y avait un « mais »… Il y avait toujours un « mais ».
Edward était un vampire, et je ne pouvais pas occulter cette partie de l'équation. Il était immortel et j'étais humaine. Même s'il partageait mes sentiments, quel avenir pouvais-je espérer pour un couple tel que le nôtre ?
Mon cœur se serra lorsque je réalisai que je n'avais que deux options possibles : soit je devenais un vampire pour que nous puissions être ensemble soit je restais humaine et je gardais mes sentiments pour moi.
Continuer à être seulement son amie… Il n'y avait pas de choix à faire finalement. Devenir vampire était totalement impossible car mon père avait besoin de moi. Je n'étais pas prête à quitter ma vie actuelle, ma famille, mes amis, pour un garçon aussi parfait soit-il.
Après trois heures à tourner dans mon lit, je pris finalement mon portable et envoyai un sms.
« Merci pour ta confiance. B. »
Je gardai mon téléphone dans mes mains, attendant sa réponse avec impatience.
« Merci pour ton amitié. E. »
Je l'éteignis alors un petit sourire triste aux lèvres et m'enfonçai dans mon oreiller. Cette fois, le sommeil s'empara de moi rapidement.
*Non pas taper*
Oui je sais encore une fin sadique... Bon heu au moins, Bella sait maintenant, c'est déjà bien.
Comme vous aurez remarqué, c'est pas tout de suite qu'ils vont sortir ensemble hein XD Alors quand ?
Bah heu... Je ne sais pas... Prochain chapitre ? Hum...
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J'espère que ce chapitre vous a plu : si vous voulez un teaser du prochain chapitre, qui j'espère arrivera rapidement : REVIEWWWWWWWWW
A bientôt :D
