Usurpateur malgré lui

Titre : Usurpateur malgré lui

Pairing : HP/DM

Rating : T

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tous les personnages et leur univers appartiennent à JKR.

Résumé : Draco Malfoy richissime héritier d'une multinationale voit sa vie bouleversé quand il pense avoir retrouvé son époux disparu depuis 3 ans et demi, sous les traits de Harry Evans élève en 7ème années à Poudlard.

Genre : UA/Romance

Beta : aliena-of-apple

Note : Bonjour à tous ! Avant toutes choses, j'espère que vous avez tous passés de bonnes vacances. Malheureusement pour moi, c'est terminé mais heureusement pour vous je poste enfin le chapitre 10. Désolé pour cette longue attente. Je suis rentrée dimanche et puisqu'il ne restait que 4 jours avant la rentrée j'ai décidé de vous le poster ce soir pour vous remontez un peu le morale. C'est votre petit cadeau pour la rentrée, oui rien que pour vous. Je souhaite d'ailleurs un bon courage à tous ceux qui reprennent le chemin de l'école et je remercie par la même occasion les gentils lecteurs qui ont prit le temps de laisser un message c'est aussi pour vous que j'ai travaillé cette été. Je remercie encore ma beta qui rentre ce week-end et je l'embrasse très fort. Place à la suite et n'hésitez pas à cliquer sur le bouton en bas pour laisser votre avis.

Chapitre 10 : Adieu liberté partie 2

Impassible.

Le visage de Draco Lucius Malfoy était resté impassible en dépit des paroles acides du jeune homme. Aucunes émotions n'avaient traversé ses traits lors du coup d'éclat de l'ancien serveur. Ils étaient figés dans cette attitude arrogante et glaciale habituelle, comme si les mots qu'Harry avait hurlés, n'avaient jamais été prononcés à son encontre. Malgré le masque d'impassibilité constamment posé sur son visage, le richissime homme d'affaire avait été touché par le discours de l'autre jeune homme. Jamais il n'avait vu Helmet se mettre en colère en public. Cela avait toujours été à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Mais à présent, ce dernier avait changé et il n'était pas réellement étonné de cette scène. Draco continua de fixer la silhouette prostrée du petit brun comme s'il attendait que ce dernier revienne s'excuser à tout instant comme d'habitude.

La réalité fut tout autre, l'adolescent resta assis sur ce banc sans bouger et en ignorant complètement l'autre homme. Draco ressentait une sourde colère s'infiltrer dans ses veines mais il essayait de faire abstraction de ce sentiment. Lui aussi avait des reproches à faire à son époux mais pour éviter d'envenimer leur retrouvaille, il n'avait rien dit. Mais le visage de leur fils, Damian apparut devant ses yeux lui rappelant la souffrance silencieuse de leur petit garçon abandonné par son autre père. Les yeux de Draco s'assombrirent et il fit un pas en direction du petit brun. Une main ferme l'arrêta, il se tourna pour trouver Pansy qui lui adressait un regard noir.

« Je te préviens Draco, tu as intérêt à rattraper le coup. Tu as été infecte tout le long du déjeuner et en plus tu l'as fait renvoyer ! A sa place, je t'aurais caressé le derrière à coup de pied.»

La brunette s'interrompit en voyant le visage furieux de son ami qui allait rétorque une remarque acide mais elle le stoppa d'un signe de la main avant de poursuivre plus posément.

« Draco tu sais à quel point je déteste Potter, n'est-ce-pas ? Je trouve que tu as simplement été trop loin en lui faisant perdre son travail. »

-« Imagine ce que la presse dira quand ils apprendront que je laisse mon époux servir dans un restaurant comme un simple domestique ! Ce serait un vrai scandale. »

- « Je sais cela Draco chéri. Regarde-le un instant, il a l'air totalement abattu par son licenciement. C'est peut être la seule chose de bien qu'il faisait. Alors fais un effort et ramène-le. »

Draco soupira agacé et jeta un regard dur vers le banc où se trouvait toujours le petit brun désemparé. Il eut un énorme doute, ce n'était pas le genre d'Helmet de se montrer si vulnérable et les mots que lui avait criés le jeune homme lui revinrent en mémoire. Avait-il fait une erreur ? Est-ce-que ce jeune homme était son époux ? Il croisa le regard de Pansy qui lui souriait de manière encourageante et il se tourna vers Blaise et Théodore
qui étaient restés en retrait.

« Tu es sûr de toi, Blaise ? »

- « Ouais, même s'il a beaucoup changé, c'est bien lui. »

L'héritier Malfoy se tourna vers son époux et se dirigea vers lui d'un pas assuré. Il s'installa avec élégance sur le banc près du petit brun qui leva les yeux au ciel, exaspéré par ce prétentieux.

« Hel… Harry ? »

- « Qu'est-ce-que vous voulez ? Souffla-t-il ennuyé, continuant à fixer l'enveloppe dans ses mains. »

- « Ecoute Harry, je sais que tu es en colère et ta tirade me l'a parfaitement montré mais cet emploi de serveur… par Salazar, tu vaux mieux que cela. Tu es un Malfoy et tu dois être servi, non le contraire. Demain tu m'accompagneras au bureau et tu pourras t'occuper de la nouvelle campagne de publicité avec Pénélope Deauclaire. Je suis certain que… »

- « Non. » Répondit fermement Harry.

- « Bien, si cela ne t'intéresse pas, tu peux voir avec Cédric Diggory, mon nouveau bras droit, pour t'occuper… »

- « Je vous ai dit non. »

- « Très bien mais sache que si tu changes d'avis, il y aura toujours quelque chose pour toi. Maintenant monte dans la voiture, Blaise et Pansy t'emmènent faire les magasins, tu achèteras tout ce que tu voudras. Fais-toi beau ce soir, je t'invite au restaurant pour me faire pardonner. »

Harry se tourna vers lui pour la première fois depuis que le blond s'était installé près de lui, son regard lançait des mauvais sorts comme si ses yeux avaient été remplacés par des baguettes. Il soupira encore très énervé par l'autre homme et se leva pour se diriger vers la limousine où il s'installa sans prêter plus aucune attention à Draco. Celui-ci se pencha vers son époux et lui tendit une carte de crédit sorcière mais il fut délibérément ignoré par le petit brun qui se tourna vers l'autre fenêtre.

« A ce soir amour. »

- « C'est ça. » Répondit le petit brun peu avenant.

Draco confia sa carte à Pansy qui entra dans la limousine suivie par le métis. La voiture démarra, roulant vers le quartier où se trouvaient les boutiques de luxe. Harry observait la route à travers la vitre teintée, évitant soigneusement de regarder dans la direction des deux autres passagers dont il sentait les yeux insistants qui lui brûlaient la nuque. Ce fut la femme qui rompit le silence de la voiture.

« Je m'appelle Pansy Parkinson et cet homme près de moi est Blaise Zabini. »

Harry les dévisagea alors que le beau métis lui faisait un signe désinvolte de la main. Le petit brun leva les yeux au ciel et se détourna des amis de Malfoy écoutant distraitement Pansy. Il l'entendit parler de coiffeur, vêtements, chaussures et d'un rendez-vous pris chez le médicomage pour lui corriger les yeux.

« Qu'en pensez- vous ? »

- « Pourquoi dois-je faire tout cela ? » Questionna-t-il sans même la regarder.

- « Parce que Draco veut que vous ne manquiez de rien. »

- « Je ne suis pas son mari. » Ajouta Harry d'une voix très lasse.

- « Nous savons… » Dirent trois voix en même temps. Ce qui fit se tourner Harry vers eux, incrédule que quelqu'un le croit enfin.

- « Vous savez ? Vous me croyez ? »

- « Potter est bien trop vaniteux pour oser s'habiller ou se coiffer comme vous Monsieur Evans. » Répondit la jeune femme avec un sourire malicieux.

- « Pour ma part, c'est l'enquête que j'ai réalisé sur vous. » Expliqua le dénommé Blaise un sourire en coin.

- « Si je puis me permettre Monsieur, demanda Grégory qui venait de stationner le véhicule et attendit le geste d'assentiment d'Harry pour continuer. Vous vous êtes adressé à moi comme à un être humain et non comme un elfe de maison, ce qui n'a jamais été le cas de monsieur Helmet. »

Harry resta bouche bée. Blaise et Pansy sourirent à la réaction du petit brun, tant il était stupéfait par ce que venait d'avouer les trois autres personnes dans la limousine. Les yeux écarquillés et la bouche s'ouvrant et se fermant, cherchant ses mots, il demanda incertain.

« Alors pourquoi n'avez-vous rien dit à Malfoy ? Vous auriez pu empêcher tout ce qui est arrivé depuis le début… »

- « Parce que nous avons besoin de votre aide monsieur Evans, particulièrement Damian. » Répondit Blaise en sortant de la voiture en interrompant la discussion.

Il fut suivi par Pansy et Harry qui dut accélérer le pas jusqu'à l'entrée du salon de coiffure pour rejoindre les deux autres. A peine entré dans un tintement de cloche, deux jeunes femmes vinrent s'occuper de lui et elles le menèrent jusqu'au bac où l'une lui fit un shampoing et l'autre commença une manucure. Après vingt minutes, il se retrouva devant un miroir où le coiffeur aux manières extravagantes coupa peu à peu sa tignasse sauvage sous le regard approbateur de Pansy, alors que le beau métis séduisait les deux jeunes femmes.

Avec un dernier coup de rasoir, Harry était prêt. Malgré la ténacité du coiffeur, il ne parvint pas à dompter les épis rebelles du brun même si les mèches folles paraissaient plus ordonnées que d'habitude. Harry se regarda dans le miroir, impressionné. Ils sortirent du salon de coiffure après que Pansy ait payé et Harry qui ne pouvait s'empêcher de passer la main dans ses cheveux était étonné de leur douceur. Ils remontèrent dans la voiture dans le silence que le griffondor coupa sans hésitation, il cherchait toujours à savoir pourquoi ces deux personnes qui étaient des amis proches de Malfoy n'avaient pas dit au blond, qu'il se trompait de personne.

« Je ne comprends pas pourquoi vous n'avez rien dit à Malfoy. Qu'attendez-vous de moi? »

- « Draco travaille énormément et Potter est introuvable. Damian a besoin de ses deux pères. Quand une amie m'a appelée pour me dire qu'elle vous avait croisé à Pré-au-Lard, j'ai cru que nous avions enfin retrouvé Helmet mais l'enquête qui a été faite a démontré le contraire et pour être franche nous étions très déçus. »

- « Mais la ressemblance était si frappante que nous avons trouvé une idée, celle de vous faire prendre la place d'Helmet. Il nous suffisait simplement de convaincre Draco. » Conclut Blaise fière de lui.

- « Mais… Mais vous n'avez pas le droit ! Je dirais la vérité à Malfoy et… »

- « Parce que vous pensez honnêtement qu'il vous croira ? Vous, son époux mythomane et infidèle, qui les a abandonnés ou nous, ses amis d'enfance, qui ne cherchent que le bonheur de son fils ? » Répliqua le grand métis un sourire moqueur jouant sur ses lèvres

.

- « Je pensais qu'il était un monstre mais en réalité vous êtes bien pire. Vous êtes écœurant. »

- « Merci. » Sourit hautainement Blaise.

Cela ne calma pas la colère qui bouillonnait à l'intérieur d'Harry qui se détourna des autres passagers en croisant les bras. Il était choqué par ce qu'il venait entendre des deux personnes que Malfoy considérait comme des amis. Comment pouvaient-ils ainsi jouer avec les sentiments des autres ? Mais Blaise avait raison, Draco ne le croirait jamais aux vus des nombreuses tentatives avortées.

La voiture s'arrêta, Blaise sortit avec Pansy qui obligea le petit brun à les suivre à Sainte Mangouste, l'hôpital sorcier. Un médicomage après quelques charmes d'évaluation, corrigea la vue d'Harry avec un autre sort qu'il jeta directement dans les yeux et lui fit boire deux potions contre les maux de tête qu'il aurait pendant deux jours. Il lui expliqua aussi que le changement serait progressif et qu'en attendant, il serait obligé de porter une paire de lunettes magiquement modifiée pendant trois jours.

De nouveau assis dans la voiture qui les emmenait dans l'avenue où se trouvaient tous les magasins, Harry resta silencieux refusant de répondre aux questions que Pansy et Blaise lui posaient pour le faire sortir de son mutisme. Le griffondor dont les yeux le démangeaient atrocement, pensait à l'homme avec qui il allait vivre mais aussi au petit garçon, Damian. Il était curieux à son sujet et il se souvenait que Draco lui-même lui avait parlé de l'enfant.

Harry émergea de ses pensées lorsque la voiture s'arrêta et il fut trainer de force par les deux anciens serpentards dans le premier magasin où ils achetèrent huit paires de chaussures de ville à un prix exorbitant. Harry était médusé par la fièvre acheteuse des amis de Draco qui lui firent entrer dans d'innombrables boutiques aux noms aussi prestigieux les uns que les autres. Grégory avait été obligé d'agrandir magiquement le coffre de la limousine tant il y avait de paquet et de sacs.

A présent, Harry se faisait prendre les mesures chez madame Guipure au chemin de traverse pour lui confectionner de nouvelles robes de sorcier ainsi que des uniformes scolaires. La couturière s'était retirée pour s'occuper d'autres clients pendant que la robe qu'avait enfilée Harry changeait de couleur sous les yeux de Blaise et Pansy. Dans le salon privé qui se trouvait à l'arrière de la boutique, Harry écoutait agacé les commentaires qu'échangeaient les deux adultes tranquillement installés dans un canapé en sirotant un bon thé dont le parfum assaillait les narines d'Harry.

C'était la première fois qu'Harry allait faire les magasins puisque tous les vêtements qu'il portait habituellement venaient de son énorme cousin. Il sentait une migraine le gagner et pour être franc, il espérait ne plus avoir à retenter une expérience aussi épuisante. Face à Harry, les amis de Malfoy ne cessaient de se chamailler pour savoir quelle couleur irait le mieux et cela durait depuis trois heures. Le petit brun était perché sur un tabouret depuis trois quart d'heure et soupira, exaspéré par l'attitude des amis de Malfoy lui rappelant étrangement Hermione et Ron. Pour arrêter leur réplique aussi creuses les unes que les autres et qui lui portaient sur les nerfs, il les interrompit en posant une question sur le véritable Helmet. Ce fut Blaise qui lui répondit après un bref regard à Pansy qui lui donna son accord avec un signe de la tête bref.

« Helmet est l'unique héritier du clan Potter, c'est l'une des plus anciennes familles de sang pur. Il était un manipulateur égocentrique qui a fui ses responsabilités de père et d'époux. Encore plus machiavélique que Salazar lui-même. Je ne peux même pas compter le nombre de mensonges ou les plans douteux que nous avons dû supporter toutes ces années. »

Blaise s'arrêta pensif, se remémorant surement certains de ces moments avant de poursuivre d'une voix dure en se levant et pour faire les cent pas dans la pièce.

« Il a disparu depuis plus de trois ans. Quelques semaines après la naissance de Damian. Laissant derrière lui son alliance et son fils sans même une lettre d'explication. »

- « Comment ont-ils eu Damian ? »

- « Grâce à une nouvelle technomagie et une mère porteuse. Il y a cinq ans, Sévérus Snape à créé deux potions qui permettent à des couples de même sexe de concevoir un enfant. L'une d'elle créée un ovule féminin et l'autre un utérus qui est implanté ensuite sur une femme. Damian va avoir quatre ans en janvier et c'est un enfant merveilleux malgré ses problèmes. »

- « Quels problèmes ? »

- « Il a beaucoup de mal à se sociabiliser, il est effrayé par les personnes qu'il ne connaît pas. Il ne parle pas ou très peu et il ne sourit jamais. Nous pensons que c'est dû à l'absence de son autre père. Il s'est senti rejeter. Cela le détruit. » Murmura Pansy pensivement.

- « C'est pour lui que nous n'avons rien dit à Draco. Nous espérons que vous lui donnerez une chance d'être un enfant comme les autres de son âge. Plein de vie. » Termina Blaise.

- « Mais je ne suis pas son père. »

- « Oui c'est vrai mais en échange de votre dévouement pour Damian vous aurez vous aussi une vraie famille. Pas comme ces moldus de Dursley qui vous maltraitaient et qui ont acceptés de vous vendre contre un chèque de huit mille livres. »

Harry ferma les yeux hermétiquement aux paroles du grand métis. Il comprenait maintenant pourquoi sa tante Pétunia n'avait pas été discourtoise lors de la visite de Draco Malfoy au 4 Privet Drive. Il détourna le visage pour éviter de croiser celui des autres passagers et continua les essayages sans dire un autre mot. Quand ils regagnèrent la limousine, le coffre était plein de paquets et de sacs divers. Costumes, cravates, chaussures, pantalons, chemises, sous-vêtements, robes de sorcier et autres accessoires.

Harry s'enfonça dans le siège, las et épuisé de sa journée. Il ferma les yeux laissant Morphée l'emporter.

A suivre….