Chapitre 10 : aventures avec le crapeau

Merci à tous pour vos reviews! J'ai reçu beaucoup de demandes d'OS, je les satisferais toutes mais les posterais un à un. Il y aura des rpéonses aux questions fin de chapitre ;)


Au repas du soir, des abrutis parlent de ce qu'il s'est passé en DFCM. Ils s'extasient sur "Potter-Le-Menteur". Je finis par me tourner vers un troupeau de troisième année.

- Comment a été tué Diggory ?

- Dans le labyrinthe, répond l'un en arquant un sourcil.

- Mmh.. Ils n'avaient pas augmenté la sécurité ?

- Un accident, réplique un autre.

- Comme votre naissance à tous, je susurre en me levant, attrapant un gros morceau de pain. Gryffondor c'est la tolérance, si vous êtes venu pour insulter ma maison, retournez chez vos mères.

Je sors en serrant les dents. Je remonte dans la salle commune où j'aperçois le trio d'or qui a fait la même chose.

Je rentre et vois Hermione discuté avec les jumeaux qui sont entrain de donner leur bonbon à des premières années, en compagnie de Lee Jordan. Je la rejoins, me postant à ses côtés, bras croisés. Lee Jordan me sourit.

- Tu vas bien, Elizabeth ?

- Super. Ca vous plaît d'empoisonner les premières années ? Je pensais que j'étais la seule à admirer Rogue chez les Gryffondors ?

- Ca n'a rien à voir, ils vont bien, répond Fred en roulant des yeux.

- Elizabeth, sourit George d'un air désabusé.

- Tu sais, Hermione, je sais ce qu'on pourrait faire ?

Elle me regarde, plissant les yeux avant de sourire.

- Bonne idée.

- C'est-à-dire ? Sourit tranquillement Fred.

- Envoyer une lettre à votre mère, nous répondons en même temps.

Ils se crispent et tremblent, abandonnant immédiatement. George s'avance ensuite vers moi.

- Bonne journée ?

Je roule des yeux et me dirige vers le dortoir. Il me prend l'avant bras et me plaque contre son torse en faisant la moue.

- Tu vas pas m'en vouloir pour une histoire de bonbons..

- Je te sais idiot, mais pas tout à fait irresponsable, George.

- Elizabeth..

Je soupire et regarde ailleurs, restant contre lui. Il me serre un peu plus dans ses bras.

- Je ne les laisserais pas aller mal.

- George, si tu es incapable de faire quelque chose, tu es incapable de faire quelque chose. Peu importe à quel point ça t'embête.

- Si il y a un problème, je viendrais te voir, tu parviens toujours à trouver une solution, non ?

- Je lève les yeux au ciel. Finalement, il se baisse et me murmure à l'oreille.

- Je t'aime.

- Je sais.. Idiot.

Je grogne mais lève la tête vers lui. Il sourit avec amusement et embrasse le bout de mes lèvres. Je baille et il se recule.

- Va dormir.

- C'est mignon ces petites attentions.., je fais remarquer.

- Bonne nuit, mon amour.

Je rougis furieusement et le fixe. Il rit, prends mon visage dans ses mains et m'embrasse une dernière fois. Je déglutis et vais me coucher, comme sonnée.

Je m'assois sur mon lit et regarde Hermione avant de sourire, stupidement.

- Je suis amoureuse.

- Je ne t'ai jamais vue aussi niaise. Et pourtant, je t'ai déjà vue avec Dubois.

- Tu veux qu'on parle de Lockhart ? Je grogne.

Elle me laisse tranquille.

Pff.

Idiote.

OoOOoo

Le lendemain, en métamorphose et sortilège, on a doit à un petit discours sur les BUSE. Mais, surtout, nous avons une quantité de travail épouvantable. Et, quand les autres vont en soin en créature magique, je vais déjà commencer mon travail dans la bibliothèque.

Plus tard dans les couloirs, je croise Seamus Finnigan. Il s'approche de moi, l'air inquiet.

- Elizabeth..

- Mmh ?

- Tu n'as rien dis en DFCM, tu ne crois pas Harry ?

Je fronce les sourcils et le regarde.

- Comment ça ?

- Lui et Dumbledore.. Je ne les crois pas.

- Seamus, Harry t'as déjà mentis ?

- Non mais..

- Tu trouves une explication logique à la mort de Diggory ? Le labyrinthe n'est qu'une excuse, il n'y a aucune circonstance

- Non mais..

Je pose sa main sur son épaule et plonge mon regard dans le sien.

- Ecoute moi : quand tu as éliminé toutes les pistes, la vérité est la seule restante. Aussi énorme et incroyable peut elle l'être.

Il fronce les sourcils. Je m'éloigne en me félicitant : j'ai réussi à ne pas le traiter de crétin, même si j'en avais envie.

En soirée, ce sont les sélections de quidditch. Il pleut mais je vais faire un saut. Si j'y allais pour Dubois, mon béguin a sens unique. J'y vais avec mon petit ami sans problème.

Je vois Ron, de façon surprenante, dans les candidats. Je souris et l'applaudis de toutes mes forces, criant son nom. Il rougit furieusement me salue d'un discret geste de la main, souhaitant sans doute que la foudre me frappe et me taise à jamais.

Hihi, raté.

Quand je vois qu'il est qualifié, je me lève pour l'applaudir. Je rentre au château sans les rejoindre, la pluie étant trop forte. J'attends dans la salle commune et souris à Ron quand il rentre.

- Félicitations, Ronald !

- Tu es ma petite amie ou celle de Ronnie ? Grogne George en entrant, portant une caisse de Bièraubeurre.

- "je ne suis pas jaloux moi, Elizabeth", j'imite avec un sourire en coin.

Il roule des yeux et m'embrasse. Il s'assoit dans le canapé avec Fred et Ron. Je fronce les sourcils.

- Ne sois pas stupide, dit George avec douceur avant de m'attirer sur ses genoux.

Je rougis.

Devant tout le monde ? Ok.

Il a son bras autour de moi, une bièraubeurre chacun. Ron va rejoindre Harry et Hermione plus tard. Et Fred va parler avec Lee. Je vais finir par croire qu'on les dégoûte. George embrasse ma joue. Je me blottis contre lui et inspire.

- je prépare une fiche sur Ombrage.

- Une fiche ? S'amuse-t-il.

- Avec ses caractéristique. Comment se comporter avec elle. Je vais faire plusieurs exemplaires, et je les afficherais ici.

- Ron m'a dit que tu n'avais rien dis pendant son cours.

- Je vais me tenir à carreau, je t'avais prévenu. Et au moment venu.. Je la pulvérise. Elle a traité Lupin d'hybride dangereux. Sa propre mère était une meringue et elle vient faire la maligne.

Il rit doucement et baisse les yeux vers moi.

- Tu es vicieuse.

- Tu n'as pas idée.

J'attrape un parchemin et une plume et rédige une lettre à Papa.

"Hey,

Tu vois ? Je t'avais dis que je te tiendrais au courant. Nous avons droit à une idiote en DFCM. Style suceuse professionnelle du Ministre de la Magie et négationniste. C'est le bonheur. J'arrive à me contenir, pour le moment.

Mais ça va exploser, et que ce sera le cas, je compte sur toi pour être le père compréhensif et aimant que tu es. Aussi, Neville va très bien et a reçu une nouvelle plante qu'il affectionne d'amour (je suis jalouse). Harry se fait "harcèler" parce que les gens ne le croient pas (les gens sont stupides).

Les autres vont bien. J'écoute, je n'ai toujours pas eu de retenue et je souris, le meilleur des mondes ?

Je t'aime,

El"

OoOOoo

Quelques jours plus tard, je suis dans le parc, assise dans l'herbe mouillée, lisant sombrement un article de la gazette. Cet article traite de Ombrage aka la nouvelle Grande Inquisitrice qui va inspecter la façon dont les profs donnent cours.

Hâte de voir Sevychou ou Minerva inspectés. Je me demande qui va l'inspecter, elle ? Je remonte dans la salle commune et accroche le parchemin que j'avais commencé et que j'ai complété.

"- Cartésienne : ne tolère pas la contradiction et veut que les choses se passent comme elle l'entend

- Croit profondément ce qu'elle dit ou/et est excellente actrice

- Coquette (voir la tenue, qui peu importe ce qu'on en pense, est réfléchie et calculée)

- Pas complétement stupide

- Aucune idée de la façon dont on donne cours (lire un chapitre uniquement)

- Nous empêche volontairement un apprentissage pratique enrichissant

- Ne supporte pas qu'on mentionne Voldemort (si vous le faites en classe, répondez que vous parler de mon chat)

- Nie de façon aussi criminelle que le négationnisme (demandez à votre ami né moldu ce que c'est)

- Se prétend experte du ministère mais même Lockhart avait plus d'expérience

- Dangereuse, par sa position

- Fan de Fudge (amoureuse ?)

- Incapable de contenir sa colère trop longtemps/hystérique

Pour résumer : l'incapacité à donner cours de Quirrell, l'arrogance de Lockhart, le talent en fashion de Lupin et la parano de Fol Œil. Le tout dans un tailleur rose bonbon, un sourire de crapaud et un amour sans limite pour Fudge"

J'affiche ça sur le tableau d'affichage en souriant, allant cacher quelques copies dans ma malle. Je vois quelques élèves agglutinés devant mes notes quand je repasse dans la salle commune, je souris et vais en potion.

Nous faisons une potion de force, j'ai l'impression (à la fin du cours) que je l'ai mieux réussie que celle de Hermione. Mon bleu turquoise tire un peu plus sur le clair, comme indiqué. Mais je ne dis rien. Je sors de là en consolant Neville dont la potion était rose.

A table, les jumeaux discutent des résultats possibles. J'entends George dire :

- J'ai toujours cru qu'on aurait dû avoir "E" dans toutes les matières, aux BUSE, juste pour se montrer.

- Je t'aurais mis T en travaux pratique, je susurre en passant derrière lui;

Me délectant des rires, je lui fais un clin d'œil alors qu'il me suit du regard, l'air assez amusé. Plus qu'il n'oserait le faire croire.

Ensuite, je vais en divination. Ombrage inspecte le travail de Sybill.

Et c'est un désastre.

J'apprécie assez ce professeur pour ne pas étaler les détails de son incompétence. Mais grosso modo, Ombrage demande une prédiction, Sybille réplique qu'elle peut pas en faire à la demande mais (vu son regard) elle décide d'en faire une à Ombrage. Elle parle d'une menace sombre.

Mauvaise idée.

Ensuite, en DFCM, nous attaquons le chapitre 2. Hermione lève la main, Ombrage lui demande de lire les chapitres suivants. Hermione répond que c'est déjà fait et, quand Ombrage l'interroge, elle répond juste.

Mon poulain..

Elle a étudié tout le bouquin pour clouer le bec d'Ombrage.

Je suis si fière. La larme à l'œil, j'écoute leur échange. Hermione explique qu'elle n'est pas d'accord avec certaine opinions du bouquin. Ce à quoi Ombrage réplique que les opinions du livre sont celles de la classe. J'écris sur mon parchemin.

"Professeur, vous apprendrez que fermer les esprits à une seule opinion à des adolescents de 16 ans est une tâche vaine. Surtout quand ceux-ci ont eu cinq professeurs de DFCM différents et sont actuellement dans une opposition entre la vérité et le mensonge. De plus, vouloir faire taire ceux qui s'opposent à vous c'est affaiblir votre pouvoir. Vous devriez les laisser parler pour mieux leur prouver que vous avez raison. Malheureusement, il faudrait que vous ayez raison.

Voldemort est de retour. Les maléfices sont positifs et votre blouse rose claire et votre gilet rose saumon jurent, même moi je peux le voir."

Satisfaite, je reprends ma lecture d'un ennui.

- Miss Watson, vous resterez à la fin du cours.

Je fronce les sourcils mais obéis. A la fin du cours, je m'approche du bureau.

- J'ai entendu parler de vous.

Je ne réponds pas, elle ne veut pas que je réponde. Elle me fixe, marquant sa pause, puis poursuit.

- Mycroft Holmes m'a assuré que vous ne poseriez plus problème. Je constate qu'il a dit vrai. J'ose croire que ce comportement continuera.

- Oui, Professeur Ombrage, je souris. J'ai longuement discuté avec Mycroft...

Des blagues.

- j'ai réalisé que mon comportement avait été irrespectueux et d'une stupidité innommable. A l'avenir, je tâcherais de faire de mon mieux pour me racheter, je dis avec un sérieux qui m'effraie. Si vous pouviez présenter mes excuses à Monsieur le Ministre, je crains que mon admiration envers le Professeur Dumbledore et mon affection pour Harry Potter m'étaient montés à la tête.

Elle hoche la tête mais n'a pas l'air persuadée de mon bon fond.

- Est-il vrai que vous êtes amie avec.. Les Weasley ?

Je pince les lèvres et la regarde.

- Oui. Et le comportement qu'ils ont eu envers Perceval Weasley me déçoit. Il est parfois la responsabilité des parents de reconnaître quand leur enfant ont raison.

- Où avez-vous passé vos vacances ?

- Chez mon père, Professeur, pourquoi ?

Elle fronce les sourcils, ne répondant pas et me demande de sortir.

Cette idiote voulait savoir si j'avais quelque chose à faire avec l'Ordre. Abrutie.

Je vais bientôt passer à l'action.


OS : Bataille de Poudlard

Il a bien plusieurs heures que j'ai perdu traces de Neville. Lorsque la bataille avait commencé, on s'est compris de faire en sorte de rester en vie. Je suis fidèle à ma promesse et il a intérêt à faire de même où je lui casse la gueule. Neville est ma seule distraction, le reste de mon énergie se concentre sur la bataille, me protéger, attaquer, surveiller. On recommence.

J'ai vu plus de morts que j'aurais aimé en voir en une vie. J'ai plus de blessures que j'ai vu dans une saison complète de Dr House. Je suis animée par une force et une rage que je m'ignorais, mais qui ne me déplaît pas.

Je vois Bellatrix Lestrange attaqué Seamus et McGonagall. Enfin. Ma vengeance. Sirius aura enfin justice en partie. Les parents de Neville aussi. Portée par une force nouvelle, je rejoins le combat d'un pas décidé, je semble éviter les sorts. Arrivée à proximité, je lance un incendio aux pieds de Lestrade. Elle pousse un hurlement et tourne la tête vers moi.

- Toi! La Sang de Bourbe!

- On dirait, n'est-ce pas ? Mais Sang Mêlé! Je réplique en évitant son doloris.

Elle me regarde avec ennui puis un éclair blanc sort de sa baguette et je me retrouve projetée droit dans le mur. Je vois des pierres tombées et tout devient noir.

OOoooOO

J'ouvre les yeux, je vois le plafond de la grande salle, je sens une douleur vive dans mes jambes et pousse une grimace de douleur, incapable de prononcer un mot. Ouvrir les yeux me demande beaucoup d'effort mais j'essaye de me relever. Je suis inquiète. Qui est mort ? Combien ? Neville ?

Merlin non..

Je vois les Weasley attroupés au sol, à proximité. Molly regarde le sol, le regard vide, Arthur l'a dans ses bras mais on dirait qu'il est vide lui aussi. Hermione serre Ron dans ses bras et Ginny a les yeux rouges, endormie contre Harry. Je déglutis et me traîne vers eux, mes jambes refusant de fonctionner.

- Hey...

Ma voix est un faible son, j'ai moi-même des difficultés à m'entendre tant c'était bas. Hermione redresse la tête.

- Elizabeth!

Ron se redresse et Hermione se relève pour me rattraper, me soutenant par les bras mais m'empêchant de me mettre debout

- Elizabeth tu as reçu un Destructum dans les jambes, tu te dois te reposer.

Elle a les yeux rouges mais elle n'est pas sale ou blessée, on dirait qu'elle a prit une douche.

- Quel jour? Je demande le plus clairement possible.

- La bataille s'est déroulée il y a deux jours.

- Neville ?

Elle me sourit et caresse doucement ma joue.

- Il va bien.

- Qui alors ?

Elle perd son sourire.

- Elizabeth...

- Hermione, j'articule en serrant les dents. Qui ?

- Lavande, Parvati...

Je me crispe.

- Colin Crivey, Dora, Lupin, George..

Un sanglot m'échappe et je manque de m'écrouler à même le sol. Je suis prise de pleurs bruyant, violent et je sanglote à même le sol. Je sens une main me redresser et Harry me serre dans ses bras, je me laisse faire, incapable de bouger de toute façon.

Mes jambes sont en feu, la douleur devient insurmontable, je sens que je vais m'évanouir. J'articule faiblement :

- Hermione, va lever mon oubliette.

Et tout devient noir.

OOoooOO

J'ouvre les yeux. Je suis à l'infirmerie, je constate les rideaux m'offrant une petite vie privée. Je tourne la tête et remarque une touffe de cheveux brun posée sur mon matelas. Neville s'est endormis. Je souris et tapote gentiment son crâne.

La douleur dans mes jambes est toujours terrible, c'est comme si elles brûlaient de l'intérieur. Chaque geste est douloureux.

Neville redresse la tête en baillant et me regarde avant de s'écrier:

- Elizabeth!

Il me serre dans ses bras. Je réponds à son étreinte, soulagée qu'il ait survécu. Il se recule et garde ma main dans les siennes.

- Tes jambes ?

Je grimace. Il a un petit rire, avec une petite touche triste. Je le regarde et serre doucement sa main. Il me sourit avec douceur.

- Hermione est allée lever ton sort d'amnésie sur ta famille.

- Ils vont bien?

Cette simple question m'a été douloureuse. Je grimace à nouveau

- Oui.

Je regarde autour de moi et remarque finalement la fenêtre donnant vue sur... Londres. Neville doit remarquer mon regard perdu parce qu'il m'apprend :

- Tu étais inconsciente pendant trois jours. On t'a transférée à Ste Mangouste hier soir. Et c'est plus famille pour tout le monde pour venir te voir.

Illustrant ses propos, il ouvre l'un des rideaux et me montre une tonne de cadeaux et de fleurs et de ballons dans un coin. Je fronce les sourcils, de qui viennent-ils ?

- En majorité de parents d'élèves plus jeunes nous remerciant d'avoir protégé leurs enfants, j'en ai reçu beaucoup aussi.

J'hoche la tête. Neville se lève et m'apporte un verre d'eau que je bois avec lenteur, mais ce verre était bienvenue.

- Les docteurs se doutaient que tu te réveillerais aujourd'hui. Ils voulaient que tu sois le premier visage que je vois.

Je souris. Je voulais aussi.

- Mais ta famille attend dehors.

Je perds mon sourire et le regarde.

- Mycroft ?

- Hermione n'a pas encore le temps d'annuler le sort, il est occupé en ce moment.

J'imagine.

- Peuvent-ils rentrer ?

Ai-je vraiment le choix ? Ai-je envie de dire non?

J'hoche la tête. Neville sort, refermant la porte derrière lui. J'esssaye de me relever et d'avoir l'air présentable, je croise mon reflet dans la vitre : ma joue gauche est bleue et gonflée, à la droite de mon front se trouve une cicatrice encore fraîche, mon bras gauche est plâtré, et mes jambes toute pétées.

Faut croire qu'ils me verront dans cet état, que ça leur plaise ou non. La porte s'ouvre, Papa entre doucement et s'avance. Il me regarde, commençant par mes jambes avant que ses yeux ne croisent les miennes. Ses yeux sont rouges et brillants.

Je lui souris et rassemble mes forces pour lui dire :

- Tu m'as manqué.

Il serre les poings, regardant ailleurs. Je vois une larme coulée sur sa joue et j'ai soudainement envie de pleurer moi aussi.

- Papa..., j'appelle faiblement.

Il s'approche lentement. Avec une douceur infinie, il me redresse et me serre contre lui, posant ses lèvres sur le haut de mon crâne avant de se mettre à pleurer doucement. Fatiguée, endolorie et encore ivre de toutes ces émotions, je me mets à pleurer avec lui. Il me serre un peu plus. La porte s'ouvre et Sherlock, Mrs Hudson et Lestrade pénètrent lentement. Sherlock s'avance vers moi, son visage est grave et un peu en colère.

- Je voulais vous protéger, j'explique, avant de pousser un faible gémissement de douleur.

Aussitôt, Papa se recule.

- Je t'ai fais mal?

- Non, ça fait mal..

Sherlock s'approche de moi, s'asseyant au bord du lit et me regardant en silence. Je lui souris, continuant de pleurer silencieusement.

- John est la personne la plus courageuse que je connaisse, me dit-il. Mais avec toi en compétition, il a du soucis à se faire.

Un petit rire sort de ma bouche. Sherlock m'offre un sourire et prend doucement ma main qu'il serre. Papa reste près de moi, caressant mes cheveux assez régulièrement.

Il n'en faut pas plus pour que j'offre un sourire à Greg et Mrs Hudson avant de tomber endormie.

OOoooOO

- Je veux la voir!

- Les heures de visites sont terminées, je suis désolé mais je...

- Une guerre a eu lieu et vous allez me sortez les heures de visite?! Je vais la voir!

- Monsieur je vais devoir...

- Allez prévenir la direction, ils me connaissent. Dites leur que Mycroft Holmes avait besoin de voir quelqu'un, ils comprendront.

Je me réveille en grognant. Je vois Londres, pleine nuit, la ville ne dort pas mais est certainement moins réveillée. Je vois une lettre posée sur la table de nuit, avec une peluche d'ours. Je suppose que ça vient de Papa et Sherlock.

La porte s'ouvre brutalement et je me redresse d'un bond, attrapant ma baguette. Il s'agit de Mycroft, la cravate dénouée, la chemise pas bien repassée et sa veste de costume tâchée. J'ai à peine le temps de croiser son regard qu'une douleur aigue m'aveugle et je tombe lamentablement au sol.

- Bon sang Elizabeth...

Je l'entends s'approcher et s'agenouiller près de moi, me redressant. Je me mets à pleurer, pas silencieusement, me blottissant contre lui et m'accrochant à sa veste. Mycroft me serre dans ses bras, frottant doucement mon dos.

Mes sanglots redoublent et je me met à hoqueter:

- Pardon... Myc...Roft...

- Elizabeth..je... Comment as-tu pu me faire une chose pareille?

- Je t'aime...

Mycroft me serre un peu plus et essaye de me relever. Je m'accroche et tire de toutes mes forces mais mes jambes refusent d'obéir, se laissant traîner. Mycroft me regarde, me repose au sol délicatement puis enlève sa veste qu'il pose sur une chaise.

il me rejoint à nouveau et glisse doucement ses bras autour de moi avant de me soulever comme une princesse. Je me crispe et le regarde, surprise.

- N'aie pas l'air aussi choquée.

Il me dépose doucement dans le lit et passe la couverture autour de moi. Il s'assoit près de moi et caresse doucement ma joue (celle qui n'est pas blessée). Je me blottis contre sa main, embrassant doucement sa paume.

- Que t'est-il arrivé ?

- Lestrange, je répond faiblement.

- Pas la bataille... avant ça.

Illustrant ses propos, il prend ma main avec l'inscription des Carrow ("Je dois respecter mes supérieurs"), il dépose ensuite son pouce sur les bleus sur ma clavicule, venant de doloris.

- L'enfer.

Ma voix était claire, presque forte. Mycroft lève les yeux vers moi, il les baisse ensuite vers mes jambes, déposant délicatement sa main sur ma cuisse. Ça ne fait rien. La douleur est la même. Je vois son regard inquiet et me crispe.

- Myc'?

Je n'aime pas ce surnom mais je n'ai pas la force de dire son prénom en entier.

- Je pourrais marcher?

Mycroft se pince la lèvre et regarde ailleurs, ne croisant pas mon regard. Je me crispe un peu plus.

- Mycroft ?

Il se décide et repose ses yeux sur moi, il marque une pause, déglutit et me répond :

- Ils ne savent pas...

Je le regarde, sans vraiment percuter ce que ça veut dire mais assez maligne pour comprendre que c'est grave.

Grave mais... Définitif?

- Elizabeth... J'aurais dû être là..

- Non. Tu...

Je ferme les yeux et me rallonge, reprenant des forces.

- Tu protégeais l'Angleterre.

Mycroft pousse un soupir et embrasse doucement mon front.

- Je t'aime, je lui confie dans un soupir avant que le sommeil m'emporte à nouveau


Questions

J'aimerai tellement voir comment Ombrage se ferait flinguer par Sherlock. Ca serait tellement jouissif ! Tu veux pas débarquer à Poudlard Sherlock?!

AP : Malheureusement, non, Mycroft veille

MH : Sherlock reste à Londres.

EW : Allez :((( juste un peu :(((

AP : N-o-N

EW : Il viendra.

Hey j'y pense ! La coupe sans gel de Draco! El tu lui as fait une remarque à ce sujet ? Tu préfère Draco avec ou sans gel ?

EW : Avec ou sans gel il a toujours cette colo de merde

DM : Pardon ?

EW : fais pas le surpris

John ne fera jamais d'apparitions à l'école ? Les Holmes l'ont vu, c'est injuste pour Johnny. Je suis sûre qu'il aimerait voir !

JW : MERCI DE VOTRE SOUTIENT

EW : NON

JW : juste une fois ?

AP : NON

Professeur Rogue! Vous ne voulez pas faire de la chimie avec Sherlock ? OU Sherlock tu veux pas faire des potions à Severus ? OMG ça serait vraiment une équipe de choc! Ca donnerait des trucs révolutionnaires !

SH : Je travaille solo

SR : Je ne travaillerais pas avec quelqu'un qui s'appelle "Sherlock"

AP : Tu t'appelles Severus

SR : Et alors ?

AP : ...

OMG spoil(?) J'espère que El ne va pas rejoindre la brigade pour respecter sa promesse à Mycroft quand même?! Ca vient tout juste de me venir en tête! OH NOOOON C'EST TROP LECHE CUL LA! EL SI TU FAIS CA JE DEVRAIS TE RENIER :'(

EW : you'll see ;)