Bonjour à tous, voici un nouveau chapitre de cette fic ! Moins long malheureusement, mais je commençais à ne plus me rendre compte de ce que j'écrivais, aussi, je me suis dit que si vous ne vouliez pas encore attendre un an avant la parution du chapitre, j'avais tout interet à le poster maintenant. Si il vous semble qu'il manque des phrase, s'il vous plait signalez-le moi, j'ai eu des problemes en le transférant ici.

Bonne lecture, j'espere qu'il vous plaira !

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Catastrophe rouge ou verte ?

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- Salazariiinouchet ? Oùùù êtes-vouuuuus ?

Salazarinouchet gémit plaintivement, toujours planqué derrière son armure, elle-même planquée derrière quelques armoires en chêne, et barricadé dans une salle de classe. ELLE avait retrouvé sa trace. Il entendit les pas se rapprocher, dépasser la classe… Puis revenir et s'arrêter en face de celle-ci.

- Salazar très cheeer, vous êtes-là ?

Seul le silence lui répondit. Mais Dolores Ombrage n'était pas dupe. Elle tenta d'ouvrir la porte, mais elle était visiblement fermée d'un sort. Bien. Il était là-dedans. Coincé. Un léger gloussement s'échappa de ses lèvres, et elle essaya divers contre-sorts avant de trouver le bon. La porte se déverrouilla dans un « clong » victorieux pour l'une, fatal pour l'autre.

Elle entra dans la pièce d'un pas qui se voulait chaloupé ( et qui était plus loupé que « cha », d'ailleurs…) et se dirigea vers l'amas d'armoires. Un grand sourire s'étala disgracieusement sur ses lèvres, et , victorieuse, elle se jeta sur l'armure pour y trouver… personne.

De dépit, elle tapa un coup de poing rageur sur l'heaume, et sortit, énervée.

Quelques minutes plus tard, une armure sortit le plus discrètement possible de la salle de classe, un Salazar précautionneux à l'intérieur. Il l'avait échappé belle ! Enfin, en l'occurrence, il avait plutôt échappé à la moche.

Il se dirigea sur la pointe des pieds vers les cachots. Malheureusement, une armure sur la pointe des pieds, cela ne passe pas inaperçu. Du tout.

- Sallyyyy ?

Oubliant toute discrétion, le mage fila dans un concert de « gnniiii, clong, gniiiii » grinçants.

~oOo~

Harry arrivait aux cachots en traînant les pieds. Il avait fait trois fois le tour du château, emprunté deux cent trente-huit passages secrets, descendu et monté quatre cent vingt-trois fois les escaliers. Il y avait un moment où l'on ne pouvait plus échapper à son destin. A savoir mourir dans d'atroces souffrances de la main de Severus Snape. Il n'aurait même pas l'honneur de se faire défaire par Voldemort. La mine sombre, le dos voûté et la tête basse, il arriva devant la porte des appartements de son professeur de potions. Il toqua, fataliste, attendant son triste sort sans même chercher à résister. Il n'avait plus de courage à prendre à deux mains, en ce moment. La lassitude l'avait envahi, et il attendait, passif, les torrents d'insultes qui ne manqueraient pas de lui tomber dessus. Il ferma les yeux, se préparant à recevoir les claques verbales de Severus Snape. Et là… Rien. Rien de chez rien. Il rouvrit les yeux, incrédule, et se retrouva nez à nez avec la porte toujours close.

Serais-ce son jour de chance ? Prenant son courage retrouvé à deux mains, il poussa la porte, qui s'ouvrit sans la moindre difficulté. Il pénétra dans les appartements toujours chargés de livres, et avança prudemment vers le portrait du serpent. Alors qu'il allait murmurer le mot de passe, un cri retentit.

- POTTER ! QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ DANS MES APPARTEMENTS ?

Harry se retourna vivement, un air de bête traquée sur le visage. Apeuré, il bredouilla quelques excuses sans queue ni tête avant de s'apercevoir de l'état de son professeur. Il s'arrêta brusquement et ouvrit la bouche sous le coup de la surprise. Devant lui, le tyran des cachots, son professeur le plus imperturbable, le toisait d'un regard mauvais. Jusque là, rien d'inhabituel. Mais il le toisait en peignoir ! Et les cheveux aussi en bataille que les siens.

Il sortait visiblement de sa salle de bains.

Et Harry, toujours sous le choc, se dit qu'il avait intérêt à courir vite.

~oOo~

Severus, grommelant toujours, allait renter dans sa douche, quand des coups à la porte retentirent. Il se figea, un pied au-dessus de la baignoire, et décida finalement d'ignorer d'importun. Il posa son pied dans la baignoire, et le deuxième suivit. Il allait allumer le pommeau de douche lorsqu'il entendit quelqu'un entrer. Incrédule, il re-sortit de la douche et enfila un peignoir. Le petit imbécile téméraire qui avait osé se faufiler dans ses appartements allait payer pour son insolence. Il avait voulu défier le maître des potions ? Il allait en payer les frais. Cet élève s'était d'ores et déjà endetté jusqu'à la neuvième génération. Il arriva dans le salon, toujours sous le choc d'une telle audace, et grommelant franchement, pour tomber sur… Potter, qui fixait son mur avec insistance. Evidemment.

Severus prit une grande inspiration, bomba le torse et hurla : POTTER QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ DANS MES APPARTEMENTS ?

Le Potter en question détala avant que le professeur n'ait le temps de continuer sa tirade hurlée en do mineur qu'il venait à peine de commencer.

~oOo~

Harry fila droit dans le passage secret que Salazar lui avait montré la veille. Il murmura le mot de passe tout en priant pour que le passage se referme dès qu'il y serait entré. Il ne prit pas la peine de vérifier et déboula dans le laboratoire comme si il avait le diable à ses trousses ( ce qui n'était d'ailleurs pas tout à fait faux.). Mais à peine eut-il posé le bout de la pointe de ses baskets sur le début de l'arc d'entrée de la pièce qu'une voix suraigüe déversa sur lui un torrent d'insultes. Hébété, le survivant regarda avec des yeux ronds le buste d'une femme blonde aux yeux bleus qui avait apparemment beaucoup de choses à lui reprocher.

« Dame Poufsouffle. » supposa-t-il avec raison en avisant la robe aux manches jaunes et au bustier noir.

Peu à peu celle-ci sembla réaliser sur qui elle s'égosillait depuis environ 5 minutes et referma la bouche dans un claquement sec. Elle le dévisagea et, un peu dépitée, d'une voix timide qui contrastait avec les décibels précédemment employés, demanda « Vous n'êtes pas Salazar ? ».

~oOo~

Helga se sentit soudainement particulièrement stupide. Rowena le lui avait pourtant répété suffisamment souvent. Toujours regarder à qui on a affaire avant de crier/taper/ensorceler. Bien qu'elle ne pensait probablement pas à ce genre de situations ridicules en mentionnant cette petite règle bien utile, mais plutôt aux possibles représailles encourues.

Un oubli de ce principe leur avait déjà causé bien des ennuis. Même si avoir Galunderg sur le dos leur semblait exagéré. Un si petit manquement aux règles d'enseignement de base n'aurait jamais dû leur valoir une telle plaie. Les 10 d'Egypte, même !

Mais elle s'égarait. Bien que vu sa dernière maladresse et les conséquences toujours plantées devant elle les yeux écarquillés, elle se serait perdue et reperdue dans ses pensées avec bonheur.

Elle s'éclaircit la gorge et décida de faire semblant de rien. Elle reprit un air assuré, et rigolant ( du moins, essayant. Coincé à travers la gorge devenue jaune fluo grâce au rire du même nom.) d'elle-même, elle se répondit : « - Mais bien sûr que non, vous n'êtes pas Salazar, suis-je sotte ? Comment vous appelez-vous mon jeune ami ? » .

Le jeune ami avait de plus en plus de mal à se remettre de son étonnement. Cette femme était une surprise constante. Il lui répondit d'une voix incertaine.

- Harry.

- Bien, bien… Et tu connais Salazar, n'est-ce pas ?

- Oui. Dit-il, toujours sur ses gardes.

- Pourrais-tu je te prie aller me le chercher ? J'ai quelques petites choses à lui dire… Demanda/ordonna-t-elle d'une voix mielleuse, les yeux lançant des éclairs.

Harry ne se fit pas prier d'avantage, et re-détala vers la sortie.

Sauf que dans sa confusion, il se trompa de porte.

Et ce n'est non plus un torrent, mais une cascade d'insultes qui l'attendait à sa sortie du portrait.

~oOo~

Rogue jubilait. Il était prit au piège, ce petit voleur, saligaud, menteur, m'as-tu-vu de Potter. Tôt ou tard, il devrait ressortir. Il se planta devant le portrait, et attendit.

Et Severus était un homme patient.

~oOo~

- TOOOOOM ? TOM, MON PETIOOOOOT OUUUU ES-TUUUUU ?

Quelque part dans les couloirs tortueux du manoir des ténèbres, Godric s'égosillait gaiement, un grand sourire aux lèvres. Il était perdu. Y- avait-t il plus amusante situation ? Il avait découvert que son petiot était un mage noir, et l'un des plus puissants qu'il connaisse. Ce qui voulait sans doute dire qu'il disait la vérité à propos de ses parents et du reste. Il allait s'amuser. Oh, ce qu'il aimait les mages noirs. Toujours si sympathiques, tous avaient besoin de sa présence réconfortante. Les pauvres avaient rarement eu une vie facile. A quel point le petit avait dû être malheureux que pour en arriver à assassiner ses propres parents. Sans doute était-il battu. Oh, son pauvre petiot, obligé de se cacher derrière son masque de grand mage noir pour survivre dans ce monde cruel. Et savoir que son p'tit traficotait des choses terriblement dangereuses dans un des couloirs sombres qu'il avait arpentés le déprimait profondément. ( bien qu'il n'en ait vraiment pas l'air. Les apparences sont trompeuses, ne vous l'a-t-on jamais dit ? ). Pauvre garçon, obligé de se prouver à lui-même ( ou peut-être à ses amis ? ) sa valeur. Mais il n'avait pas besoin de ça, ce petit ange, il était gentil, dans le fond, et n'était-ce pas le fond qui importait ?

Godric en était maintenant persuadé, c'était la faute de quelques mauvaises fréquentations.

C'était à présent décidé, il s'immiscerait en douce dans une de leurs « réunions », afin de voir de quoi il retournait.

Notez bien qu'il ne voulait en aucun cas faire des histoires, loin de là, et qu'il ne reprochait rien à ces pauvres hères. Sans doute étaient-ils aussi malheureux que son petiot ne l'était. C'était chose fréquente après tout, que les mêmes malheureux se rejoignent, pour avoir l'impression d'être fort.

Que d'enfants battus, que de misère…

Il était néanmoins fier que Tom soit le chef. Il irait loin, ce petit. Et ses amis aussi. Il leur viendrait en aide. Il les aiderait tous, jusqu'au dernier. Il n'en laisserait tomber aucun. Les relèverait.

Quel homme généreux il était, tout de même.

Il tourna encore, et encore, prit un énième couloir sombre et poussiéreux, et se mit à fredonner une vielle chanson paillarde. Une belle journée s'annonçait.

~oOo~

Salazar pestait. Et il pestait fermement. Tout en détalent comme le lapin qu'il n'était pas et avec lequel il n'avait en ce moment aucun point commun, loin s'en faut – il bondit habilement par dessus la rambarde, l'œil affolé – il grommelait nombre d'injures bien senties à l'encontre de son nouvel élève. Que foutait ce maroufle ? Deux heures pour aller chercher un livre. Et deux heures que lui courait pour échapper à l'affreux crapaud rose qui le talonnait. Preuve s'il en est de l'utilité de ses cours. Dire qu'en ce moment il pourrait être dans une salle de classe en train d'enseigner. Pas qu'il apprécie particulièrement les enfants, mais les enfants étaient les adultes de demain, et quand il les voyait aujourd'hui, il craignant pour les jours à venir. Aussi, il avait décidé de sauver l'humanité. A commencer par ce Potter. Il avait un énorme potentiel, il le savait.

Il irait loin, ce petit. Et ses amis aussi. Il leur viendrait en aide. Il les aiderait tous, jusqu'au dernier. Il n'en laisserait tomber aucun. Les relèverait.

Quel homme généreux il était, tout de même.

- Saaalllyyyy, moins vite voyonnnnsssss… gloussa la créature derriere lui.

Le Serpentard jura de nouveau, et couru de plus belle.

~oOo~

- Là, là, chhhut c'est fini. murmura une voix douce.

Voldemort tentait de calmer Nagini depuis environ une demi-heure. Depuis qu'il l'avait sortit de la porte et soigné, le serpent était en état de choc. Il avait beau lui caresser les écailles, lui susurrer des mots rassurants, rien n'y faisait, le serpent tremblait toujours. Dépité, le mage noir se résigna à le laisser dans son lit et à descendre en salle de réunion. Il devait impérativement revoir le Plan d'attaque avec ses mangemorts.

Il jeta une bonne vingtaine de sorts sur la porte afin d'éviter les mauvaises surprises rouges et or, et descendit les gigantesques escaliers de son manoir, un pli soucieux lui barrant le front.

Il poussa distraitement l'imposante porte de la salle de réunion et s'assit sur son trône. D'un geste las, il appuya sur sa Marque. Quelques instants plus tard , des dizaines d'hommes encapuchonnés transplannèrent devant lui, et s'agenouillèrent à ses pieds.

De quoi lui remonter un peu le moral. Lucius prit place à sa gauche, et Bellatrix à se droite. Tout était parfaitement orchestré, minutieusement organisé. Il jeta un regard circulaire sur l'assemblée, notant sans montrer pour autant la moindre expression l'absence de Severus. Encore. Le silence se faisait lourd et oppressant, ses sbires nerveux alors qu'il les passait touts en revue de son regard de braise pourtant glacial. Rien hors de lui n'émanait de plus que la puissance. Etait-il satisfait ou furieux, sûr de son plan ou certain de son futur échec ? Nul ne pouvait le dire. Une fois sûr d'avoir capté l'attention et réveillé le respect craintif que ses mangemorts lui devaient, Lord Voldemort commença son discourt.

Le Plan devait se dérouler le lendemain, et le mage était anxieux. Il sentait que quelque chose allait se passer, quelque chose qui une fois de plus, l'empêcherait de mettre ses projets à exécution.

Mes très chers amis, - commença-t-il d'une voix sans timbre- demain sera un grand jour.

Les mangemorts échangèrent des regards excités. Enfin.

- Le plan a été peaufiné, repassé, et il est fin prêt. Demain, le ministère sera à nous… Si il n'y a pas de bévues de votre part. – Il repassa la salle d'un regard dur, qui s'arrêta sur Lucius. Le fixant intensément, il murmura – n'est-ce pas,Lucius ?

Puis, d'une voix plus forte, il ajouta : Il n'y aura pas de secondes chances… Pour aucun d'entre vous.

Un frisson de terreur parcouru l'assemblée. Tous savaient la peine qu'ils encourraient s'ils rataient cette mission.

Certains ricanèrent cependant. Peu aimaient l'arrogant Lucius Malfoy, et tous avaient entendu ce que le Seigneur des Ténébres avait murmuré. D'un regard noir, Voldemort les fit taire.

Il allait poursuivre son monologue, lorsqu'une voix retentit au loin.

- TOOOOM ? MON PETIOOOOOT ?

Le petiot en question pâlit considérablement. Plus les pas se rapprochaient, plus il pâlissait.

La porte finit par s'ouvrir sur un Godric ravi d'avoir enfin réussi à retrouver son chemin. Il avança entre les mangemorts, très à l'aise devant les dizaines d'yeux qui le fixaient, hébétés derrière leurs masques, et alla se planter à côté de Voldemort.

Et c'est ce moment précis que Severus Snape choisit pour arriver.

~oOo~

Severus était en train de déverser – enfin !- sa colère sur Potter, lorsqu'il ressentit une gène sur l'avant-bras. Il continua de hurler, et la gène se transforma en douleur. Lorsque la douleur fut plus forte que sa colère, il réalisa enfin que le Seigneur des ténèbres l'appelait. Blanc comme une fleur de lys, il mit Potter dehors sans tergiverser, et referma la porte sur un Harry qui ne croyait pas sa chance.

Il jeta son peignoir à travers la pièce, et fila s'habiller. Sitôt fait, il transplana pour le Manoir des Ténèbres en espérant que le Lord fasse l'impasse une fois de plus, sur ses retards un peu trop fréquents, même pour un espion au sein de Poudlard.

~oOo~

Voldemort se prit la tête entre les mains, une vague de désespoir le submergeant. Il avait tout essayé, il avait résisté à tout, mais là, s'en était trop. Entre les sous-fifres incompétents et les mages débiles, il se sentait pris au piège. Comment dominer le monde avec ce genre de circonstances ? Il ressentait une telle lassitude… Mais il se reprit, comme toujours, se répétant les mêmes mots d'encouragements. Il releva la tête et fit comme si tout était parfaitement normal.

- Bien, maintenant que vous êtes tous là, je voudrais vous présenter un hôte un peu… spécial. Godric Gryffondor, pour ceux – il regarda Severus- qui étaient là hier, est comme vous le savez, parmi nous grâce à un voyage temporel malheureux.

« trèèès malheureux. »

- Je vais vous passer sous sortilège de silence, afin que vous ne puissiez révéler à personne sa présence ici. Le sortilège est inviolable, de même nature que celui qui porte ce nom, et mélangé avec un de mon invention. Je vous déconseille donc fortement d'essayer de dire que Gryffondor est ici, et plus encore, de réussir.

Il murmura une incantation, et une boule de lumière rouge se forma dans la gorge de chacun des mangemorts. Quelques secondes plus tard, ils étaient redevenus normaux, aucune différence n'était à noter… Nulle part.

La réunion fut suspendue, mais Godric, qui avait cette idée depuis le début, avait immédiatement repéré Snape. Il lui fonça dessus, et le reteint.

Les autres partirent en leur jetant un regard curieux pour les uns, désespéré pour les autres ( à savoir Voldemort, Voldemort et Voldemort.).

Et Godric attaqua : - Vous êtes Severus Snape n'est-ce pas ? Mon petiot m'a parlé de vous !

Severus haussa un sourcil, et demanda d'une voix froide : - Votre… petiot ?

On entendit un bref « Oh non » en direction du trône, puis le silence revint.

- Ah oui, bien sûr. Le grand garçon là-bas – il montra Voldemort- m'a beaucoup parlé de vous. Il vous aime beaucoup !

On entendit des bruits d'étouffements, puis le silence à nouveau, parfois troublé par une légère toux.

- Mais on me dit que vous avez eu quelques petits problèmes dans votre jeunesse…

Deuxième bruit d'étouffements, cette fois de la part de Severus.

- Bien sûr – continua Godric comme si de rien n'était- je comprends que vous ne vouliez pas en parler, mais vous savez, je peux vous aider… Je suis là si vous avez besoin d'aide… Ou de changer un peu ces tenues vestimentaires trop sombres qui repoussent les gens… Vous devriez essayer le rouge, cela vous irait très bien au teint….

Et il continua ainsi pendant dix minutes, sous le regard désespéré de Voldemort et celui choqué de Severus.

Mais COMMENT était-ce possible qu'un mage d'une telle envergure puisse être aussi… aussi… aussi Godric ?

Godric finit par le lâcher, et ce fut seulement dix minutes plus tard que Severus réalisa l'ampleur de la catastrophe. Godric Gryffondor était avec le plus grand mage noir de puis Salazar Serpentard qui était lui-même à Poudlard. Quel casse-tête en perspective. Bien que ça simplifiait grandement les choses en ce qui concernait la recherche de Gryffondor. Par contre, pour le récupérer… Et Severus tenait absolument à ce qu'il reparte à son époque. Après tout, le gryffon lui avait conseillé de porter du rouge ! Non mais, il le prenait pour un sapin de Noël ?

Sur ces saines pensées, Severus fuit dignement vers Poudlard. Entre la catastrophe rouge et la verte, il avait choisit.

~oOo~

Voldemort avait de nouveau envie de pleurer. Il faudrait qu'il invente une potion pour éviter ce petit désagrément… Il attendit que Severus réussisse à se débarrasser de Godric, et dès qu'il fut parti, il traîna le châtain vers sa chambre en grommelant.

Il poussa la lourde porte de chêne, projeta Godric à l'intérieur, puis verrouilla la porte. Et enfin, il déversa sa colère. Un torrent d'injures et de hurlements plus tard, Godric avait ( un peu) perdu son sourire et regardait maintenant Voldemort d'un air inquiet.

- Mon petiot. Saches que je te comprends. Lâcha-t-il, l'air affecté.

- Comprendre quoi ? Demanda le mage noir, las.

- Pourquoi tu es si en colère. Je n'aurais pas dû me mêler des affaires de ce Severus Snape.

- En effet…

- Ni pénétrer dans ton laboratoire secret.

- Sans doute… Attendez. Vous avez QUOI ?

- Pénétré. Le. Laboratoire. Avec. La. Potion. De. Trace.

- …

- Tu es fâché mon petiot ?

Voldemort n'en croyait pas ses oreilles. Le gryffon était-il stupide, ou complètement à coté de la plaque ? Il avait vu la potion. Une potion noire, dangereuse et puissante. Et il ne faisait pas de rapprochement entre lui et un mage noir ? Hallucinant. Aussi, c'est d'une voix hésitante qu'il répondit :

- Non. Juste très fatigué.

Il le regarda un moment, puis se risqua à se renseigner sur ce qui le turlupinait.

- Vous… Vous ne vous demandez rien, par rapport, à, vous savez… ?

Vu l'air bovin de Godric à cet instant précis, Tom se dit qu'il devait peut-être être plus direct.

- Vous ne vous rendez toujours pas compte que je suis un dangereux, cruel mage noir ?

- Aaaaah ça ! Si si. Mon pauvre petit, quelles épreuve horribles as-tu donc dû traverser pour en arriver là…

Désespérant .

~oOo~

Harry cherchait à présent Salazar, sans le livre demandé. Mais après tout, il venait- une fois de plus- d'échapper à une mort certaine. Il tournait en rond dans les couloirs depuis une demi-heure, lorsqu'il entendit des bruits étranges. Des KLONG, BLING et autres Sallyyyyyyyy… Ah, il l'avait trouvé.

Il tourna à l'angle du couloir, et eut à peine le temps de s'écarter pour laisser passer une armure en pleine course, suivie de près ( trop près, au gout de l'armure en question) par Ombrage . Complications en vue. Harry se racla la gorge. Ce qui passa totalement inaperçu dans les divers grincements. Vu que le mage n'avait pas l'air décidé à stopper sa course – et Harry comprenait bien pourquoi ! - il se décida donc de les suivre de loin. De très loin. Il assista donc par la même occasion à la scène la plus burlesque qu'il ait jamais vue : son mentor se faisant plaquer au sol par une Ombrage qui tenait plus du joueur de rugby que du professeur de Défense. Il attendit quelques instants que les jurons du mentor en question se calment quelque peu, avant de s'avancer prudemment vers eux.

- Oh mon Salazar chériii, vous me fuyez donc ? Allons, mais je ne vous veux que du bien voyons… murmurait Dolores, un sourire lubrique aux lèvres.

- Hum. Excusez-moi ? osa timidement le Survivant.

- Quoi, vous ? répliqua sèchement Ombrage, tournant la tête.

- Je voudrais parler à Mr Serpentard, s'il vous plait. C'est urgent. Ajouta-t-il pour faire bonne mesure.

On entendit alors un son étouffé qui sonnait comme « mon héro », qui semblait provenir de sous la rose matinale pachydermique. Ombrage se décala à contre cœur et lâcha Salazar.

Celui-ci se releva prestement et s'épousseta, tandis que Dolores repartait en grommelant.

- Tu as le livre ? demanda le Serpent.

- Non.. Mais ! -ajouta-t-il avant même que Salazar puisse penser à protester- j'ai mieux. Dame Poufsouffle est en bas. Enfin, à moitié…

- Oh. Bien, bien… Comment ça, à moitié ? demanda-t-il sans comprendre.

- Elle est à moitié là. Oh et puis venez, vous verrez bien.

Ils partirent donc péniblement vers les cachots, un Salazar encore assommé par la masse qui l'avait précédemment plaqué au sol, et un Harry un peu sonné par son « entretient » avec Rogue.

Ils arrivèrent à la porte des appartements de Severus. Salazar prit son (piètre) courage à deux mains et poussa la porte. Personne. Ils pénétrèrent prudemment dans la pièce, et passèrent la portrait à toute vitesse. Dès que Serpentard franchit la porte de son laboratoire, il sût qu'il allait avoir des ennuis. L'atmosphère, déjà. Remplie de colère contenue et de Varcrax. Anomalie n°1. Anomalie n°2, sa très chère amie Helga était bel et bien à moitié là. Son petit protégé n'avait pas menti. La jolie blonde semblait aussi furieuse qu'épuisée, ce qui n'était pas bon signe pour Salazar. Elle les aperçut, et là, au lieu de hurler comme Salazar s'y était attendu, elle fondit en larmes.

~oOo~

Helga n'en pouvait plus. Elle se sentait idiote d'avoir crié sur ce jeune garçon si sympathique, elle était fatiguée, elle avait faim… Bref, rien n'allait. De plus elle se trouvait dans une position des plus inconfortables. Aussi, quand elle vit arriver ce chez Salazar, elle ne put plus se maitriser, et craqua. Elle pleurait à chaudes larmes quand elle sentit une main rassurante se poser sur son épaule, et une voix bien connue lui murmurer des paroles de réconfort.

- Oh Sa-salazar, je –je … débita-t-elle entre deux sanglots.

- Chuuut Helga, tout va s'arranger. On va trouver un moyen de rentrer à notre époque, et je vais retrouver Godric.

- Snif.

~oOo~

Harry se sentait légèrement déplacé. De plus, il se demandait à présent ce qui unissait réellement les deux fondateurs…. Son mentor rassurait la Dame Poufsouffle avec tendresse, et la femme, qui avait passé ses bras autour du cou de Salazar, semblait se trouver fort bien là où elle était. Amour sous roche ?

Il se promit d'observer ces deux là avec attention à l'avenir, puis se décida à rappeler aux prétendus tourtereaux qu'il existait, et que non mais oh, ça devient gênant à la fin.

- Hum hum .

Harry, horrifié, se rendit compte qu'il faisait exactement le même bruit qu'Ombrage. Ce qui eut l'effet d'une bombe sur le Serpent, qui lâcha Helga pour se retourner vivement, une lueur de panique au fond des yeux.

Un sourire moqueur de la part de Potter plus tard, ils étaient tous deux assis en face d'Helga, qui leur racontait comment elle était arrivée là, les calculs manqués de Rowena, et sa panique à l'idée de laisser l'autre dame gérer l'école seule. Tous deux l'écoutaient attentivement, quand elle disparut brusquement.

~oOo~

Rowena supervisait les opérations. Les élèves quant à eux, nettoyaient –sans magie- la Grande Salle. Les restes de la bataille mémorable qui avait eu lieu la veille remplissaient à présent les nombreux seaux que Rowena avait invoqués. La Grande Salle, à présent presque propre ( on commençait à apercevoir les dalles) reprenait une apparence normale. La Serdaigle décida de planter là ses élèves pour se repencher sur ses calculs. Elle avait une Helga à sortir du pentacle après tout. Après maintes menaces, elle laissa les élèves à leur tâche, et retourna vers le pentacle.

Helga l'y attendait.

- Helga ! Tu es sortie depuis combien de temps ? Est-ce que ça va ? Quelles sont les nouvelles ?

- Je viens à peine d'être éjectée. Je parlais avec Salazar. J'ai faim, mais sinon je vais bien, lui aussi, il s'est apparemment trouvé un apprenti. Pas de traces de Godric . Voilà les nouvelles du futur.

- Faim ? J'irai te chercher de quoi manger. Tu as l'air épuisée… Tu n'as pas reçu la couverture ?

- Non, elle m'est passée sous les yeux pour disparaitre aussitôt.

- Vraiment ? Mais c'est merveilleux ! Enfin, je veux dire…

- Merveilleux ? MERVEILEUX ? Tu as une idée de la nuit que j'ai passée ?

- Calme-toi, je vais t'expliquer ! Le parchemin et la couverture ont probablement atterri chez Godric ! Tu as le moyen de communiquer avec Salazar ET avec Godric ! Aléatoirement pour ce dernier bien sûr, mais tout de même !

- Merveilleux. Dit Helga d'un ton blasé. Je ferais mieux d'aller chercher du parchemin, de l'encre et une plume. Et de quoi manger.

- Je me charge de la nourriture, va donc chercher de quoi écrire. Tu n'as que vingt minutes, n'oublie pas.

Et les deux dames partirent chacune de leur coté, en courant histoire de gagner du temps.

~oOo~

Ron et Hermione étaient inquiets. Ils avaient à peine vu Harry de la journée, et pas de traces de celui-ci. Depuis que ce Serpentard avait décidé de le prendre comme apprenti, ils avaient un mauvais pressentiment. Comme si un événement décisif allait se passer dans les semaines qui allaient suivre… Un événement qui allait changer à jamais le monde qu'ils connaissaient.

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Voilà. La fin du chapitre est quelque peu précipitée, mais c'était ça où un chapitre l'an prochain. ^^ Notez que pour le moment, je suis dans une passe écriture, avec un peu de motivations, le prochain chapitre devrait arriver dans moins d'un an !

J'espère que vous avez passé un bon moment.

Une review pour me dire ce que vous en avez pensé ?

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