Genre: Family/Humour (?)
Pairing: aucun.
Disclaimer: Katekyo Hitman Reborn ne m'appartient pas.
NdA: chapitre 10 ! Je sais ce que vous vous dites « ENFIN ! » Et moi je vous dirais « Oui, et je suis désoléééééééée » ! Et la discussion qu'ont eu Giotto et Tsuna ! "Il était temps" me direz-vous, et vous aurez raison! Je l'ai enfin mise parce que sinon je sais que je me découragerais et ça ferais un gros « plot-hole » dans la fic. ^^ Bon, pas de blabah supplémentaires et inutiles, et place au chapitre !
Oh ma tête…
Ce fut la première pensée qui traversa l'esprit embrumé de Tsuna. Il monta sa main à sa tête par reflexe et se rendit compte qu'il était allongé sur un matelas.
…Je suis à l'infirmerie ? Se demanda-t-il avant de se rappeler de ce qui s'était passé : Giotto, Deamon, G et Alaude qui débarquaient au lycée, Hibari furax, Alaude furax, combat et explosion.
L'adolescent ouvrit les yeux, paniquant en se remémorant les évènements, et fut surpris de voir qu'il était dans sa chambre.
Etait-ce encore un rêve ?
Malheureusement non…C'est ce que compris bien vite le Decimo en constatant qu'il avait son uniforme sur lui, et que ses affaires étaient là, dans le sac que Giotto lui avait donné. Le pauvre garçon se passa la main dans les cheveux.
Il ne voulait même pas penser à l'état de Namimori…car inévitablement ça mènerait à la pensée de la punition que lui infligerait Hibari plus tard.
Et si ce n'était pas assez désolent comme ça, il y avait une chose dont le futur parrain se rappelait, et ça, il souhaitait par-dessus tout que ce soit une mauvaise blague de cette divinité malicieuse et cruelle qui était en charge de gérer (pourrir) sa vie…
« VOOOIIII ! Lussuria ! Lâche-le ! Lâche-le je te dis où je te coupe le bras ! »
Mais hélas, cette divinité ne faisait pas dans la blague…
Le 'adolescent décida alors de se lever, parce que rester au lit ne l'aiderait sûrement pas, au contraire, les personnes en bas pourraient monter pour voir comment il allait– d'autres par inquiétude, d'autres par curiosité, et d'autres (Varia et Deamon) pour voir s'il était mort et se réjouir si c'était le cas…
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Tsuna descendit rapidement, suivant les voix qui se faisaient de plus en plus agressives de ses amis, et finit par entrer dans la salle de séjour. Là, il vit les gardiens de la première génération, Gokudera, Yamamoto et Ryohei, ainsi que les membres de la Varia.
Pendant que d'un côté, Giotto, Alaude et Xanxus jouaient à je-vais-te-tuer-par-la-force-de-mon-regard, d'un autre, se trouvait G, retenant Gokudera qui se débattait en insultant de manière très colorée Belphegor, qui par le sourire qui faisait sa signature, se moquait ouvertement de celui qui fut autrefois son rival. Squalo, lui, était assis à la droite de Xanxus, et il remuait son épée de manière menaçante devant Yamamoto et Asari. Et finalement, il avait Lussuria, qui essayait de molester Lampo… Une journée normale dans la vie de Sawada Tsunayoshi…
« Oh mon dieu ! Ce que tu es mignon ! C'est décidé, je te ramène avec moi pour ma collection ! » S'exalta Lussuria en agrippant le bras de Lampo, qui lui, avait attrapé le bras de Knuckle. Le prêtre, dans l'espoir de distraire l'individu à la coiffure colorée, et aussi intrigué et effrayé par un homme qui collectionnait les autres hommes, lui demanda innocemment :
« De quel genre de collection s'agit-il ?
Mais tout de suite après, le gardien du soleil du Primo sentit qu'il regrettait déjà sa question, car l'homme devant lui se lécha les lèves avec délectation avant de répondre lubriquement :
« Une collection de torses musclés, de fesses fermes et d'abdos parfaitement sculptés…Tout un petit groupe de corps délicieux, appétissants… »
Et si la description n'était pas déjà assez effrayante, le fait que l'orateur se tortille dans tout les sens en agitant le bras de celui qu'il voulait être sa prochaine acquisition n'en était que plus dérangeant. Knuckle pâlit immédiatement, pendant que Lampo devint presque aussi vert que ses cheveux, avant de faire une crise de larme hystérique : « Dis-lui de me lâcher, dis-lui de me lâcher, dis-lui de me lâcheeeeeer ! » Paniqua le premier gardien de la foudre Vongola.
« S-S'il vous plait, lâcher-lui le bras… » Tenta Knuckle, qui par la même occasion essayait de faire lâcher prise au plus jeune de ses collègues.
Pendant que tout le petit groupe continuait son vacarme, Giotto remarqua enfin l'arrivée de son descendant, abandonnant Xanxus un instant pour sourire à ce dernier.
-Tsuna, tu es enfin réveillé. J'espère que tu n'as rien de casser. Dit le Primo sur un ton plein de sollicitude.
-Non, je…Je vais bien. Répondit-il dans un petit sourire.
…enfin pour l'instant. Pensa-t-il ensuite lorsque ses yeux se posèrent sur Xanxus et sa petite armée de psychopathe.
Lorsqu'il parla, cela attira l'attention des autres convives qui cessèrent tout leur chahut.
-Juudaime/Tsuna ! S'exclamèrent en même temps Yamamoto et Gokudera.
-Yamamoto, Gokudera-kun.
-Vous allez bien juudaime ? Je me suis fais un sang d'encre pour vous !
-Je vais bien Gokudera-kun, tu n'as pas à t'en faire. Mais qu'est-ce que vous faites là ?
-A cause d'une explosion, la moitié du bâtiment à été détruit, les cours ont été annulés pour une durée indéterminée. Ahah, des vacances improvisées ! C'est génial pas vrai ?
Je ne vois pas en quoi quand les responsables sont sous mon toit… S'atterra intérieurement le jeune Decimo, son regard se posant sur Alaude et cherchant Hibari…Mais il ne vit nulle part son gardien des nuages.
« Bien. Pourrais-tu maintenant daigner m'expliquer qui sont ces gens. » Demanda rapidement Giotto, sa voix semblant exprimer de l'exaspération.
Tsuna se passa la main dans les cheveux dans un geste nerveux et embarrassé. Il ne savait pas vraiment comment expliquer qui était Xanxus. C'est vrai, que pouvait-il lui dire ? La Varia n'existait même pas encore à leur époque…
Bon, se dit-il en soupirant, réfléchis. Par Où pourrais-tu commencer…la raison pour laquelle ils sont là déjà et ensuite on avisera…
-Alors ? S'impatienta le Primo.
-Euh…Comment dire…Ces gens sont… ce sont les personnes envoyés par Nono pour nous aider.
-Mais encore ? Insista le blond
-Euh…
Tsuna ne savait vraiment pas comment expliquer qui étaient la Varia. Après tout, Primo pourrait trouver ça bizarre d'accepter sous son toit des gens qui ont essayé de vous tuer à plusieurs reprises. Il avait déjà fait mauvaise impression en s'évanouissant plus tôt au lycée, alors ça. Le Primo pourrait considérer ça comme une véritable preuve d'incompétence. Et il ne voulait pas que son ancêtre le voit comme le dame-Tsuna que tout le monde connaissait… Heureusement, enfin, ça dépendait du point de vue, Yamamoto, qui avait l'air de lire le malaise sur le visage de son ami, prit les devants, avec cette insouciance qui le caractérisait si bien :
-Ce sont les Varia, au début ils ont essayé de nous tuer pour avoir les anneaux Vongola, mais dans le futur on est super pote ! Déclara joyeusement le gardien de la pluie du Decimo.
-Ce sont des gens extrêmes ! S'exclama à son tour Ryohei.
-Où t'as vu qu'on était pote avec ces abrutis ! S'indigna Gokudera en fusillant son collègue du regard.
-Abrutis ? Ushishi, le prince dois-t-il te rappeler la manière pathétique dont tu as perdu ? Se moqua Belphegor en jouant avec l'un de ses couteaux.
-J'ai perdu ? Je t'ai pratiquement éclaté ! Tu as triché ! Se défendit férocement le gardien de la tempête du Decimo qui tentait d'atteindre ses dynamites. Heureusement, G le retenait toujours.
D'ailleurs, ce dernier, comme tous ses collègues de la première génération, venait d'enregistrer l'information du sosie d'Asari. Et c'est Lampo, qui malgré la peur et le dégout, et dans le cas présent la surprise, les devança tous et posa la question, ou plutôt le mot qui leur brûlait les lèvres :
« Hein ? »
Et Deamon, dont le vocabulaire était beaucoup plus complet que celui de son cadet, même dans un moment pareil, éclaira ceux qui ne lisaient pas entre les lignes de ce « hein » :
« Un instant. D'abord, qu'est-ce que la Varia ? Ensuite, comment ça ils ont voulu vous tuer pour avoir les anneaux Vongola, et enfin, qu'est-ce-que c'est que cette histoire de futur ? »
Tsuna jeta un regard mi-désolé, mi-irrité à Yamamoto. Le voyage dans le futur était l'une des choses que la première génération n'était pas obligée de savoir. Le sujet de la Varia aussi, mais là, ça s'était imposé tout seul, donc…
« Quelqu'un pourrait-il daigner nous répondre ? » Continua Deamon, tout aussi impatient que son boss pour une fois.
Le Decimo fit le tour de ses gardiens présents, ces derniers le regardaient aussi, semblant lui demander la permission de parler, car il avaient vu l'incertitude de ses précédents regards. L'adolescent soupira avant de leur sourire, comme pour s'excuser d'une quelconque faute, et se tourna vers la première génération. Il ouvrit la bouche pour répondre à leur question, mais Lussuria, qui avait miraculeusement lâché le bras du pauvre Lampo, le prit de court en prenant la parole :
« La Varia est un groupe d'assassin indépendant mais relié au Vongola. Bossu-chan est notre chef. » Commença l'assassin coloré en pointant de son élégant petit doigt Xanxus. « Et moi je suis Lussuria-nee-san, mais vous pouvez m'appelez mama. Je suis un peu leur maman à tous. » Termina-t-il en faisant un clin d'œil à ses orateurs.
Toute la première génération frissonna de dégout, même Alaude, sauf que lui pâlit légèrement. Et tentant d'ignorer le vomit qui lui montait dans la bouche alors que Lussuria lui envoyait un baiser, G répéta la seconde question :
-Et qu'est-ce qu'il voulait dire par vous tuer pour avoir les anneaux Vongola ?
-Oh, mais c'est simple voyons ! C'était quand Decimo-chan était encore candidat à la place de boss. Bossu-chan l'était aussi, et histoire de choisir qui serait l'heureux parrain, nous avons dû nous battre pour décider.
-Vous battre ? De vrais combats, avec des armes et tout ?
-Oui, combat à mort aussi. Enfin, ça c'était nous seulement, parce que Decimo-chan ne semblait pas vouloir tuer qui que ce soit. Termina Lussuria en prenant un air pensif.
Lorsqu'il eut terminé, Xanxus lâcha un léger « Tch. Déchet pitoyable. » Visiblement dirigé à Tsuna. Giotto le fusilla une nouvelle fois du regard. Il n'aimait vraiment pas cet homme. Dans un combat, il devait être impitoyable, et si Tsuna devait se battre contre lui, le pauvre garçon n'aurait sûrement aucune chance.
Mais c'est là qu'il réalisa quelque chose. Tsuna était le Vongola Decimo. Donc il s'était battu contre lui…Et donc il l'avait battu.
Giotto passa tour à tour de Xanxus à Tsuna. La différence de force, que ce soit par l'apparence ou par l'aura qu'ils dégageaient respectivement, semblait trop évidente. Comment Tsuna avait-il battu Xanxus ? C'était… impossible. Du moins c'est ce que toute personne normalement constituée aurait pensé. D'accord il avait vu Tsuna en mode de dernière volonté, mais tout de même…
Puis son regard tomba sur les autres gardiens de son descendant.
« Attendez, vous voulez dire que tout ces enfants ce sont battu contre une escouade d'assassin ? Et plus important, qu'ils les ont battus ? »
« C'est exact pour la première question, mais pas réellement pour la deuxième. Certains ont perdu, mais c'est le résultat du match final qui a décidé du reste. » Répondit Lussuria en croisant les bras.
Giotto avait besoin d'un peu de temps. Parce que passer d'un descendant qu'il croyait un peu faible, à un descendant qui ne serait pas si faible que ça, et à une famille constituée d'adolescent atteignant au mieux la quinzaine capable de vaincre toute une troupe d'assassin appartenant au Vongola… c'était trop pour la même journée – remarquez qu'il n'est pas du tout dérangé par le voyage dans le temps…
« Ok, ok…Cette histoire commence réellement à devenir ridicule. » Intervint ensuite Knuckle, qui, malgré toute la patience emmagasinée depuis qu'il était le gardien du soleil de Primo, commençait à perdre le fil. « Est-ce que quelqu'un pourrait nous expliquer en détail et simplement ce qui s'est passé ? Recommençons du début. Qui a dû se battre contre qui ? »
Lussuria, tout content d'être le centre d'attention, se leva, prenant un air dramatique et tenant un micro invisible :
« Moi, la merveilleuse maman de la Varia, Lussuria-nee-san, vais me faire un plaisir de vous faire un petit compte-rendu du conflit Varia vs Vongola, dont l'issue aura décidé de son nouveau boss et de ses gardiens !
Pendant que les convives regardaient sans comprendre – les gardiens de toute génération et leur boss respectif se demandant si l'assassin à la coiffure coloré avaient perdu l'esprit, ses collègue de la Varia s'en foutant comme de leur dernière victime – la « maman » fit ensuite un tour sur elle-même, avant de s'arrêter gracieusement – il fallait l'avouer – devant Ryohei, le pointant du doigt.
« Le match pour l'anneau du soleil : Ryohei Sasagawa VS moi-même Lussuria-nee-sama le magnifique ! Vainqueur : Ryo-chan et ses magnifiques biceps d'aciers ! mouah ! » S'exclama-t-il en envoyant un baiser en direction du boxeur, qui, quelques minutes plus tôt lançait ses poings en l'air comme d'habitude sans aucune raison, les baissa faiblement, en essayant d'éviter le regard de son ex-adversaire. Knuckle posa les yeux sur son descendant et sourit. Il aimait bien Ryohei, mis à part sa fâcheuse habitude de crier partout où il allait. Il aurait apprécié assister à ce combat.
Puis se détournant du gardien du soleil du Decimo, Lussuria, en un bond, atterri entre Gokudera et Belphegor.
« Le match pour l'anneau de la tempête : Bel-chan aka Prince the Ripper VS Hayato Gokudera ! La petite tempête étant en bonne voix pour gagner, mais Bel-chan, le petit génie de la Varia, plein de ressource a eut le dernier mot, grâce à une technique qui manquait plus ou moins de tact et de style !» Fit-t-il en faisant la moue.
Gokudera, qui s'était calmé, marmonna un petit « tricheur », auquel le blond de la Varia ne répondit que par un sourire plein de moquerie.
Ensuite, Lussuria se tourna vers Mammon, qui avait été silencieux durant tout ce temps. La raison, il s'était fait tout petit – et vu sa taille ce n'était pas très dure – afin de faire les poches aux gardiens de Tsuna. Mais en entendant son nom, le bébé réapparu sur les genoux de notre prince préféré, comme si de rien n'était, sauf la chaîne du portefeuille de Gokudera qui dépassait de sa petite cape. Pendant que Lussuria poursuivait sa petite présentation, le gardien de la tempête du Primo attrapa la chaine et récupéra son bien, insultant au passage l'arcobaleno de la brume.
« Le match pour l'anneau de la brume : Mammon-chan, mon bébé – ledit bébé se figea et frissonna sous l'appellation – VS Chrome Dokuro, et ensuite Rokudo Mukuro, une pièce de choix que je meure d'envie d'ajouter à ma collection ! » Dit l'assassin en se léchant les lèvres. « Dokuro-chan a perdu, puis Mukuro-chan a fait son apparition, et a vaincu notre bébé ! » Continua-t-il en prenant un faux air atterré, puis ajouta « mais avant de partir, Mukuro-chan a conclu par cette phrase pleine d'inspiration… » puis Lussuria modifia sa voix, l'aggravant, prenant un air sombre et souriant cruellement – et ce qui était classe sur Mukuro devint flippant sur Lussuria – avant de dire : « Tu as perdu pour une seule raison, parce que j'étais ton adversaire ! Kufufufufufu ! »
Ignorant le rire dérangeant de Lussuria, Deamon sourit fièrement. Il avait beau avoir en horreur l'attitude de son descendant, il devait avouer qu'il était puissant et la puissance était tout ce qu'il désirait et respectait chez un mafieux, et encore lus chez un membre des Vongola. Il devait avouer que ce n'était pas ce qui manquait chez le petit illusionniste. Après tout, ce n'était pas à la portée de tout le monde de créer une brèche dans son monde, et s'en extirper tout seul. Le gamin était arrogant et manipulateur, mais il avait du charisme et assez de pouvoir pour défendre la Famille et la hausser plus qu'elle ne l'était déjà.
Puis reprenant son état normal – si on pouvait qualifier ça de normal – la « maman » de la Varia se pencha Yamamoto et son ancêtre :
« Dans le match pour l'anneau de la pluie : Squa-chaAaAargh ! »
Squalo coupa le sifflet de son collègue en lui frappant sur la tête avec la première chose qui lui passa sous la main – I-Pin qui passait par là par pur hasard – et en l'envoyant avec le moins de délicatesse possible dans le mur d'à côté. La petite chinoise ne semblant pas affectée le moins du monde d'avoir servi de massue…
Enfin bon, fière de lui, le commandant de la Varia croisa les bras, un sourire triomphant sur le visage, et s'installant plus confortablement, tandis que Belphegor se mit à rire, de même que Levi, et Xanxus sourit cruellement en voyant l'état de son subordonné. Mammon, quant à lui, en avait profité pour aller faire les poches à l'assassin à la coiffure colorée.
Tous se réjouissaient du malheur de leur « ami ». Une situation normale dans la vie de la Varia.
« Euh…On ne devrait pas voir s'il va bien ? » Demanda Knuckle en regardant d'un air inquiet le corps inerte de Lussuria.
« Mais non, il s'en remettra. » Répondit distraitement Squalo avant de détourner son attention vers le reste des convives.
Giotto, décidant de mettre de côté toute cette scène plus que dérangeante, se retourna vers Tsuna. Il voulait comprendre ce qu'était cette histoire de conflit des anneaux, expliqué plus ou moins clairement par ce Lussuria, et celle du futur. Mais alors qu'il s'apprêtait à répéter sa question, cette fois déterminé à avoir une réponse, la voix de Nana se fit entendre de la cuisine, leur faisant comprendre que le déjeuner était prêt.
Le déjeuner et l'après-midi se déroulant de manière mouvementée : tout simplement à cause de la présence de la Varia, mais aussi parce que Hibari avait refait son apparition – Alaude l'avait ligoté et laissé dehors, mais le préfet, avide de vengeance, avait réussit à se libérer et mourrait d'envie de passer ses nerfs sur les herbivores qui avaient osé déranger la paix de Namimori – Tsuna passa son après-midi à essayer d'éviter que sa maison soit détruite en même temps que tout le quartier, à empêcher Alaude, Hibari et Deamon – qui aimait taquiner son collègue des nuages – ainsi que ses gardiens avec le reste de la Varia, de s'entretuer dans son salon, à calmer Xanxus qui manquait de tirer sur tout ce qui bougeait – la résidence Sawada étant pleine de cible mouvante – et tout cela en tentant de ne pas mourir dans la manœuvre.
Et tout ça aurait pu mal finir si Nana, n'avait pas débarquer dans le salon, faisant stopper tout mouvement potentiellement dangereux aux mafieux, et s'installa devant la télévision, zappant jusqu'à tomber sur LE programme qui l'intéressait.
« Merveilleux, ça vient à peine de commencer ! » Fit la jeune femme en frappant jovialement ses mains ensemble.
Tsuna pâlit alors, faisant signe à toute personne susceptible de reprendre les combats de se calmer et de rester silencieux, car s'il y avait un moment où il ne fallait pas mettre le bordel dans la maison, c'était quand Nana regardait son feuilleton. Car même si elle était une femme au foyer, une mère aimante, une cuisinière hors pair et une hôtesse chaleureuse, Nana Sawada pouvait devenir redoutable lorsqu'on la contrariait. Tsuna, qui vivait avec elle depuis les quinze ans de sa vie, savait de quoi il parlait.
Et en effet, à peine Squalo avait lâché un léger « Voi », Belphegor ayant trouvé bon de lui tirer les cheveux, que la tension dans la pièce fit un bond et tous frissonnèrent, sentant une aura noire envahir l'atmosphère, et ils pâlirent en constatant qu'elle émanait de Nana.
La jeune femme se tourna d'ailleurs vers le commandant de la Varia, et lui sourit. Mais ce sourire glaça le sang à l'assassin, qui avala difficilement sa salive, s'asseyant calmement et silencieusement. Ce que les autres hommes firent ensuite, Hibari ne faisant pas exception, mais fixant ses proies avec haine. La mama retourna alors son attention vers la télévision, et le silence régna durant tout l'épisode…
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« OMG ! Nana-chan ! C'est tout bonnement affreux ! » S'exclama Lussuria à la fin de l'épisode. « Brenda ne peut pas se marier avec Jackson alors qu'il est le père de l'enfant de Candy, et qu'il doit subir une opération pour son cœur ! Et ne me dites pas que Hilda va quitter Martin alors que le pauvre chou est dans le coma et qu'Ashley est en pleine dépression ! Et puis Oliver, il ne s'en remettra jamais si… »
Le reste de la Varia et les gardiens fixèrent leur ami qui était encore en pleine tirade, se demandant comment il avait compris quoi que ce soit au grand n'importe quoi qu'ils avaient du subir, avant de soupirer de soulagement en comprenant que c'était finit. Parce qu'il fallait avouer que rester silencieux pendant plus de dix minutes – et dans le cas présent ce silence dura une heure – c'était beaucoup trop à supporter pour des mafieux fana de baston et de chaos en tout genre.
Nana, après quelques minutes de discussion enflammée, s'était levée, redevenant la frêle et adorable femme au foyer qu'elle était, allant dans la cuisine. C'est l'occasion sur laquelle les mafieux sautèrent, résumant leur querelle là où ils l'avaient laissé, Tsuna commençant à paniquer une nouvelle fois, lorsque la voix chaleureuse de sa mère se fit entendre de la cuisine, stoppant une nouvelle fois le chahut.
« Tsu-kun, pourrais-tu aller au supermarché, j'aimerais que tu fasses quelques courses pour moi. »
«Ahem… D'accord… » Répondu avec hésitation le jeune garçon en posant les yeux sur les occupants de la pièce.
Gokudera se leva soudainement
- Juudaime ! Laissez-moi vous accompagner !
-C'est bon Gokudera-kun, je peux-
-C'est mon devoir de vous accompagner ! Pour vous protéger ! S'exclama le gardien de la tempête.
« Le petit chien suit son maître à la trace… » Rit Deamon, attirant les foudres de l'argenté, qui commença à crier contre le premier gardien de la brume. Aussitôt, le chahut s'éleva une nouvelle fois, composant un mélange d'insulte, de demande d'accompagnement, de tentative de remise de calme, jusqu'à ce que Tsuna n'en puisse plus, déjà épuisé des précédents évènements de la journée :
« CA SUFFIT ! STOP ! » Cria-t-il sous l'exaspération, attirant l'attention de tous dans la pièce, le regard de Xanxus se posant sur lui, brillant dangereusement.
Aucun déchet ne lui criait dessus en s'en sortant vivant.
Voyant cela, le futur parrain avala sa salive, le volume de sa voix diminuant remarquablement.
« Je…hum…J'irais seul… » en espérant que la maison survive…
« Mais Juudaime, si vous vous faisiez attaquer ! » tenta Gokudera
Ça n'est pas la première fois que je fais les courses… pensa le Dixième, exaspéré.
« Je suis d'accord, ce n'est pas prudent que tu ailles seul… » Cette fois ce fut Giotto qui parla.
« Le supermarché n'est pas loin, je n'en aurais que pour vingt minutes…» Se défendit l'adolescent.
« Tu ne veux pas que l'on t'accompagne ? » Demanda alors le premier parrain Vongola.
Tsuna avala une seconde fois sa salive, mal à l'aise face à ce que venait de lui dire son ancêtre, mais aussi face au regard que lui jetait ce dernier.
« C-Ce n'est pas ce que je voulais dire… »
« Tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je viennes dans ce cas. »
Huh ?
La Vongola Decimo considéra un moment la proposition, tournant le dos aux convives. Il ne pouvait pas vraisemblablement dire non à Primo.
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Dix minutes plus tard, les deux leaders Vongola marchaient en direction du supermarché.
Comme il l'avait pensé, Tsuna ne pouvait pas dire non au Primo. Il avait même essayé d'utiliser les yeux de chiot larmoyants, mais c'était peine perdue, car à peine Giotto avait-il aperçu l'ombre d'une larme perlée, qu'il avait riposté en utilisant sa propre version.
Tsuna n'avait rien pu faire.
Giotto était fier de lui. Personne ne pouvait utiliser ce regard contre lui, puisse-t-il être son descendant.
Il avait pratiquement inventé ce truc.
-Giotto-san ? Intervint faiblement la voix du futur parrain.
-mmh ?
-Pour le bazar à la maison, je suis vraiment désolé.
Giotto resta silencieux quelques secondes avant de sourire.
-Tu n'as pas à l'être, j'ai cru comprendre que ta Famille était plus ou moins énergique.
-eheh…En effet… Mais concernant la Varia, et le futur…
-Ce n'est pas grave, si tu ne souhaites pas en parler, je ne te forcerais pas. D'ailleurs, c'est moi qui devrais m'excuser pour ma rudesse. Et puis la Varia… Ce sont des gens… intéressants.
-Ahah…Aujourd'hui j'ai été plutôt chanceux, ce que tu as vu à la maison était leur « bon côté ». Je suis content que tu ne sois pas contrarié, mais je tenais quand même à présenter mes excuses.
-Dans ce cas, je les accepte. Rassuré ?
-Oui…
Puis ils se remirent à marcher en silence. Mais aucun des deux ne semblaient confortables et c'est le blond qui rompit ce silence dérangeant :
-Hum…Sinon…
-huh ?
-Hum…As-tu réfléchis à ce dont nous avions parlé ?
-Ce dont nous avions parlé ?
-Oui, notre discussion de la dernière fois. Il me semble que tu as dit que tu allais réfléchir.
Tsuna observa son ancêtre, confus, avant de se souvenir, et de comprendre de quoi il voulait parler…
-FlaaaashBaaaaaack-
« Je peux te poser une question ? »
« De quoi s'agit-il ? »
Tsuna se passa nerveusement la main dans les cheveux :
-Je voulais savoir… Comment as-tu fait pour que… Comment dire… Pour que tes gardiens te respectent ?
-J'ai peur de ne pas comprendre. Dit le Primo, confus.
Le silence régna un moment avant que le Decimo ne laisse échapper un rire nerveux :
-C'est assez compliqué… bon, pour faire simple, comment as-tu fais pour… t'imposer devant tes gardiens ?
-Oh.
Le blond croisa les jambes, se grattant le montant en prenant l'air pensif.
-Je ne sais pas vraiment quoi te dire. La meilleure réponse que je pourrais te donner c'est que ça prend du temps, de la confiance et de l'expérience… Mais même avec ça, comme tu as pu le constater, j'ai encore beaucoup de mal à maîtriser mes gardiens dans certaines circonstances.
-hmmm…je comprends. Ce n'est pas grave.
L'adolescent se gratta nerveusement l'arrière du crane. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait posé cette question. Techniquement il le savait, c'était simplement qu'il voulait avoir une réponse, un potentiel moyen de calmer ses gardiens quand la situation devenait réellement dangereuse ou chaotique. Il ne savait pas vraiment à quoi il s'attendait en posant cette question, ce n'était pas comme si Giotto pouvait lui donner une formule magique ou quelque chose comme ça.
-Pourquoi cette question ? Demanda soudainement l'homme.
-Je me posais simplement la question, étant donné que nos gardiens sont plus ou moins similaires, je me disais que tu pourrais me demander quelques conseils…
-Je vois…J'ai bien peur de ne pas t'être d'un grand secours, si j'avais moi-même trouvé la solution à ce problème, ta chambre ne serait pas dans cet état. Dit le Primo en balayant la pièce du regard.
-C-Ce n'est pas grave ! Ce n'est pas non plus réellement important. J'ai plus ou moins l'habitude de ce genre de chose…
-Je comprends ce que tu veux dire… murmura Giotto sans réellement s'adresser à son descendant qui, bien qu'entendant ce qu'il avait dit, ne répondit pas.
Puis Tsuna se laissa tomber en arrière. Et sans s'en rendre compte, il se mit à sourire, et ce, malgré la crainte des quelques années de migraines qu'il allait subir avant de pouvoir plus ou moins maîtriser ses gardiens. Depuis l'arrivée de son ancêtre, il avait ressenti comme un faussé entre eux, le blond étant pratiquement la représentation de tout ce qu'il n'était pas. Classe, imposant par son charisme et sa puissance. Du moins c'est ce qu'il avait pensé au début, mais maintenant, il sentait qu'il s'était d'une certaine manière, rapproché de l'homme. Cette discussion, l'avait rendu plus humain à ses yeux.
-J'y pense. Intervint Giotto. Deamon et Alaude ont été les premiers de mes gardiens que tu as rencontré si je ne m'abuse.
-Oui, répondit le Decimo en grimaçant un peu, se redressant. Plutôt marquante comme rencontre.
Le blond grimaça légèrement lui aussi avant d'afficher un sourire désolé.
-Etant donné qu'il soit inconcevable que quiconque de ces deux là te présente tes excuses, j'espère que tu accepteras les miennes pour... quoi que ce soit qu'ils aient fait.
-Ce n'est pas la peine de t'excuser, comme je l'ai dit, j'ai plus ou moins l'habitude de ce genre de chose avec Hibari-san et Mukuro. Pas très coopératifs mais puissants…Ajouta distraitement l'adolescent, regrettant immédiatement ses mots lorsqu'il vit son ancêtre froncer les sourcils. M-mais ne te méprends pas, j'ai totalement confiance en eux ! Même s'ils peuvent paraître rudes, ils ne sont pas déloyales… juste un peu…difficiles…
C'était vrai en un sens. Pour Hibari. Mais pour Mukuro, Tsuna n'était pas vraiment certain. L'illusionniste semblait mettre un point d'honneur à proclamer qu'il prendrait le corps du Decimo et qu'il détruirait la Mafia de l'intérieur. Et il était évident qu'il ne faisait partit des Vongola que pour le pouvoir que lui conférait sa position de gardien. Contrairement à Deamon Spade, le jeune homme ne vouait pas une fois et une loyauté démesurée à la Famille, mais les deux gardiens de la brume partageaient la soif de pouvoir et de puissance…
Le Primo toussa légèrement afin de faire sortir son descendant de sa rêverie :
-Quoi qu'il en soit, concernant Deamon, il ne t'embêtera plus, du moins pas au point de devenir dangereux.
En entendant cela, Tsuna soupira, murmurant pratiquement pour lui-même : « Si seulement je pouvais réussir à faire ça avec Mukuro… Il n'écoute rien de ce que je lui dis… » Mais le blond ne rata pas un mot.
-Deamon m'écoute rarement aussi tu sais.
-Au moins il t'écoute, même si ce n'est que de temps en temps... Rit nerveusement le Decimo en comprenant que l'homme avait entendu ce qu'il avait dit.
-Ce fut dur d'arriver à ce résulta.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Avec Deamon, pour avoir son mot à dire il faut réussir à le battre dans un combat. Grimaça le premier boss Vongola, semblant se remémorer.
Le silence tomba dans la pièce avant que la phrase ne parvienne au cerveau de l'adolescent, et qu'il réagisse finalement, un air choqué sur le visage :
-Huh ? Tu as combattu Deamon ?
-En effet.
-Combattu sérieusement ? Pour de vrai ?
Giotto fronça les sourcils en entendant la question, mais ne pu s'empêcher de rire peu de temps après, l'expression de l'adolescent ayant raison de lui, son descendant était vraiment adorable.
-Oui, « pour de vrai ». Répondit le leader mafieux en riant de la manière étrange dont ces mots sonnaient dans sa bouche.
-Mais pourquoi ?
Tsuna s'était soudainement rapproché de Giotto, ne se souciant même plus si ce qu'il demandait était convenable ou pas. C'était inhabituel pour lui de poser tant de question, surtout devant une personne qui l'intimidait de cette manière, mais à la lumière de la révélation que venait de lui faire son ancêtre, tout ce qu'il voulait c'était savoir. Reborn ne lui avait jamais parlé d'un combat entre Primo et son gardien de la brume. Ni aucun autre de ses gardiens d'ailleurs. C'était le genre de chose que l'histoire des Vongola n'avait pas retenu, et l'entendre de la bouche du premier boss Vongola, c'était une occasion en or, et un moyen d'en apprendre sur la famille sans avoir à passer par la case entraînement des enfers.
« Et bien, Deamon est le genre de personne qui privilégie le pouvoir et la puissance avant tout le reste. Lors de son entrée dans la Famille, j'avais déjà énormément de difficulté à me faire entendre de lui, et je peux te dire que lui faire entendre raison était pratiquement cause perdue à cette époque. Mes gardiens passaient leur temps à se chamailler, un peu comme maintenant, mais les conséquences étaient dix fois pires. Un jour, leur querelle avait causé la destruction de toute l'aile Ouest du manoir, alors que nous l'avion rénové deux mois plus tôt, pour les mêmes raisons… Enfin bon, je me suis emporté, et suis intervenu, sauf que cette fois ça ne s'est passé comme prévu… »
Le Primo laissa échapper un rire nerveux, se passant la main dans le cou, avant de poursuivre son récit :
« D'ordinaire, lorsque j'intervenais, mes gardiens… du moins ceux en train de se battre, se calmaient immédiatement. Sauf que ce jour-là, Deamon, au lieu de s'arrêter, avait continué, mais en me prenant pour cible… Le combat a eut pour résultat la destruction de l'aile Nord et la moitié de l'aile Est… Mais bon, Deamon ayant « évalué mes capacités » comme il le déclara à cette époque, commença à prendre mes paroles en compte, et à m'obéir… de temps en temps…»
Tsuna médita sur ce qu'il venait d'entendre. Si Mukuro et Deamon fonctionnaient de la même façon, il aurait à se battre et à vaincre le plus jeune. Mais il l'avait déjà battu dans le passé, est-ce que ça comptait ? Vu l'attitude de Mukuro, il devait admettre que non…
Tsuna pâlit ensuite.
Aurait-il à faire la même chose avec Hibari ? Aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais battu Hibari. Et le préfet n'était pas très réceptif à ses demandes. Le Decimo était sûr que s'il battait Mukuro – dans le cas où il décidait de se battre contre lui – son gardien de la brume accourrait pour l'affronter même pas deux secondes après qu'il ait achevé le combat, ce qui signifiait être cruellement et douloureusement mordu à mort.
« Tu te demandes si tu dois te battre contre ton gardien de la brume ? » Interrogea doucement la voix de Giotto, son hyper intuition lisant l'expression du futur parrain.
-mmh…oui… Répondit l'adolescent de manière distraite.
-Ces choses-là sont différentes selon les gens, je ne suis pas sûr que tes gardiens réagissent de manière similaire aux miens.
C'est de Mukuro et Hibari dont on parle… Voulu répondre le Decimo, préférant malgré tout garder cette remarque pour lui.
Ses deux gardiens étaient le genre de personne à ne pas reculer devant un combat, et le dixième Vongola savait que s'il devait tomber dans un affrontement les impliquant, ils seraient capables de le prendre pour cible sans aucun remord.
Et c'était un risque auquel Tsuna préfèrait longuement songer plutôt que de foncer tête baisser. Reborn ne devrait en tout cas rien savoir de ça, le bébé étant capable de le jeter dans la fausse aux lions simplement pour le voir en baver et prétexter un entraînement…
« Je ne sais pas… Je vais y réfléchir. Comme je l'ai dit, ce n'est pas vraiment important… » Répondit alors le Decimo en riant nerveusement…
-FlaaaashBaaaaaack-
A la suite de cette phrase, les deux leaders Vongola avaient discutés quelques minutes de plus de tout et de rien, avant que Giotto n'aille se coucher.
-Alors, qu'as-tu décidé ? Répéta le Primo, remarquant que son descendant rêvassait encore.
-J-je… Je ne sais pas vraiment. Je n'ai pas réellement eu le temps d'y réfléchir, avec la Varia et tout je…
Soudainement, Tsuna se tut avant de se retourner, Giotto faisant de manière surprenant la même chose, leur intuition respective s'étant mise en alerte…
Dans la résidence Sawada…
Alaude s'était retiré sur le toit de la maison, agacé par tout le tapage que faisait ses collègues et les gamins de la dixième génération (gardiens et Varia confondus).
Gokudera rouspétait avec G sur le fait qu'ils n'auraient pas dû laisser leur boss respectif partir seul, leur collègue de la pluie, première et dixième génération confondue semblant amusé de les voir s'entendre sur un sujet, pendant que Xanxus se retenait de tirer sur n'importe qui, tirant les cheveux de son second en guise de distraction, pendant que ledit second criait à s'en casser les tympans – cassant ceux des malheureux qui n'étaient pas communs a volume de sa voix – et avec Levi qui suppliait son boss de lui arracher les cheveux si cela pouvait le distraire.
Deamon avait décidé de rester tranquille pour une fois – trafiquant un mauvais coup dans son coin…
Pendant ce temps, Lussuria avait recommencé ses tentatives de molestation sur Lampo, qui était toujours caché derrière Knuckle. Le prêtre quant à lui essayait – vainement – de ramener le calme, tout en gardant un œil sur Belphegor. Il n'aimait pas vraiment la manière dont le génie de la Varia semblait vouloir jouer aux fléchettes avec son dos pour cible…
Et dans tout ce bordel, Mammon, qui ne perdait pas de vue les vraies valeurs, faisait les poches à tout ce petit monde – sauf à Xanxus, parce que si déjà être coincé dans un corps de bébé c'était assez lourd, mourir dans ce même corps de ne lui paraissait pas mieux.
Ce grand n'importe quoi aurait pu durer encore quelques temps, si le téléphone de Squalo n'avait pas vibré dans sa poche. Cessant son massacre vocale le temps de répondre, l'assassin ne paru cependant pas très heureux de lire le nom de son futur interlocuteur :
-Allô ?
-VOOOOIIIII ! CAVALLONE, QU'EST-CE QUE TU VEUX ?
-Ouch, du calme Squalo. Répondit la voix enjouée du parrain. Je viens d'arriver au Japon et j'appelais juste pour donner des nouvelles.
-Rien à battre ! Ciao !
-Attends, attends ! J'ai une info urgente !
-Y'a intérêt que ce soit urgent.
-Voyons, t'ai-je déjà fait perdre ton temps auparavant ?
…
-Non, ne réponds pas. Se rétracta le blond, sa voix raisonnant de nervosité, mais de cette joie innocente qui agaçait tant son ami d'enfance.
-VOOII ! CAVALLONE ! L'INFO !
-Oh ! Ok, ok, voilà. Il semble que des Familles rivales aient eu vent de l'arrivée de la première génération Vongola au Japon. Déclara Dino, le ton plus sérieux.
-Merde.
-Tu l'as dit. En tout cas, ce serait plus prudent si le Vongola Primo ne se déplaçait pas tout seul en ce moment.
-Merde !
-Je sais, je-
Click
Avant même d'entendre la suite, Squalo raccrocha, se levant, ne remarquant cependant pas que Xanxus avait toujours une ferme prise sur ses cheveux.
Disons simplement que les personnes présentes et le reste du voisinage auront des problèmes auditoires pendant un certain moment…
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Tsuna et Giotto avaient réussit à semer leurs assaillants, s'adossant contre le mur d'une ruelle, reprenant leur souffle après le petit affrontement et la course qu'ils avaient dû entreprendre.
En effet, juste après que leur intuition se soit mise en alerte, un coup de feu se fit entendre et à peine les deux boss avaient-ils esquivé que des hommes en noir, visiblement des membres de la Mafia, avaient fait leur apparition, bondissant sans plus de cérémonie sur les deux Vongola. S'en suivit alors une courte bataille à laquelle Tsuna n'eut aucun mal à se défendre, les longs et douloureux entraînements que lui faisait subir Reborn lui permettant de se battre d'une manière plus ou moins acceptable sans avoir à utiliser le mode et dernière volonté – ce qui lui était impossible dans le cas présent, étant donné qu'il avait oublié ses pilules et ses gants. Après avoir assommé la majorité de leurs opposants, ils furent forcés de fuir lorsque d'autres coups de feu retentirent. Le futur parrain n'eut que le temps de voir son ancêtre se positionner devant lui avant de le saisir par le poignet et de commencer à courir. Ils avaient beau tout deux être puissants, les mafieux ennemis leur étaient supérieurs en nombre. Courir et se cacher étaient donc les meilleures solutions pour l'instant.
Tsuna, qui vérifia qu'ils n'étaient pas suivis, se tourna enfin vers son ancêtre pour voir comment il allait. S'inquiétant immédiatement lorsqu'il posa les yeux sur ce dernier. Giotto avait la main sur son épaule, grimaçant sous ce que le Decimo devinait être la douleur. L'adolescent paniqua d'ailleurs lorsqu'il remarqua que les tâches rouges sur la main et la chemise du premier Vongola.
Mettant sa main dans sa poche, le jeune garçon jura entre ses dents en constatant qu'il avait oublié son téléphone.
C'était bien sa chance.
Le jeune garçon redirectionna son attention vers son ancêtre lorsque ce dernier grogna légèrement.
Le Primo s'était fait tiré dessus. Mais quand, comment était-ce arrivé ? Normalement il aurait facilement esquivé la balle. Que s'était-il passé ?
Il se rappela alors du moment avant que le premier Vongola ne lui saisisse le poignet et se mette à courir. Il s'était positionné devant lui. Etait-il possible qu'il ait… Il avait prit une balle à sa place ?
Tsuna paniqua de plus belle.
Qu'allait-il faire ? Giotto était blessé et les environs grouillaient sûrement de mafieux ennemis à leur recherche. C'est dans ce genre de moment qu'il aurait aimé avoir ses gardiens à ses côtés, idiot fut-il d'avoir refusé qu'ils l'accompagnent. Avec Primo blessé, il ne serait pas capable de s'en sortir seul. Le pauvre garçon passa hasardeusement ses mains dans ses cheveux, frustré et effrayé. Mais plus que tout, culpabilisé de ne pas avoir réussit à empêcher ce qui était arrivé. A cause de lui, Giotto était blessé. Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il f-
« Tsuna… » Le coupa soudain la voix de son ancêtre alors qu'il posait sa main libre sur le bras du Decimo. Ce qui fit sursauter ce dernier.
« Calme-toi. Tout va bien. »
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Giotto grimaça.
Il s'était déjà prit une balle auparavant, même plusieurs, et dieu savait que c'était douloureux.
G lui aurait crié dessus s'il avait été là. Il l'entendait presque le réprimander et lui dire qu'il était inconscient. Mais que pouvait-il faire d'autre ? Il avait vu l'un des individus qui les avaient attaqués sortir une arme – même si l'apparence était légèrement différente de celle de son époque, Giotto pouvait reconnaître une arme à feu quand il en voyait une – et tirer en direction de Tsuna. Le garçon ne sembla pas s'en apercevoir, son instinct lui dit donc de faire ce que tout Boss Mafieux digne de ce nom ferait dans cette situation : protéger un membre de sa Famille.
Certes servir de bouclier humain n'aura pas été sa meilleure idée, mais l'esprit était là.
Lorsqu'ils furent saufs, du moins pour le moment, le blond en profita pour s'adosser. Une occasion de jeter un œil à sa blessure. Il grimaça en voyant la tâche qui grandissait sur la chemise, et posa sa main sur la blessure, appuyant pour faire pression et tenter de diminuer le saignement. Grognant sous la douleur, il remarqua que Tsuna n'avait toujours rien dit. Le Primo leva alors les yeux vers ce dernier, seulement pour le voir passer ses mains dans ses cheveux.
Le leader mafieux pouvait sentir la peur et la frustration qui émanait de l'adolescent. Le pauvre garçon était paniqué. Les yeux du blond se remplirent de sympathie alors qu'il posa sa main libre sur le bras de son descendant :
« Tsuna… » Dit-il, le Decimo sursautant sous son toucher « Calme-toi. Tout va bien. » Rassura-t-il en souriant. « Je vais bien » Ajouta-t-il.
-T-Tu t'es fait tirer dessus, comment pourrais-tu aller bien ?
-C'est commun pour un Boss de la mafia de se faire tirer dessus, j'ai vu pire et je survivrais. Insista le blond en se redressant.
Tsuna tenta de le stopper et de le faire se rassoir, mais sans succès.
-Nous ferions mieux de nous mettre en route.
-M-Mais, et ta blessure ?
-Je survivrais, je te dis. Le plus important pour le moment est que nous rentrions. Saurais-tu s'il y a un moyen de rejoindre ta maison sans encombre ?
Le Decimo secoua la tête de manière négative.
-Le seul chemin est celui que nous avons prit. Et pour l'instant, il est impossible d'aller où que ce soit. Nous sommes pratiquement encerclés.
-Je vois…Bon, je pense que nous n'avons pas le choix.
Aussitôt ces mots dit, le Primo activa son mode de dernière volonté, tendant la main à son cadet, qui ne bougea d'abord pas, confus. « J'imagine que tu ne peux pas activer ta flamme. » Dit alors le leader mafieux. Son descendant ne put que rougir et hocher faiblement la tête, embarrassé. Et avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait, l'homme lui prit la main et se propulsa en l'air grâce à ses flammes.
Une fois dans le ciel, il resta immobile afin de repérer la maison Sawada. Mais à peine fut-il à découvert que de nouveaux coups de feu se firent entendre. Il les esquiva les premières balles avec succès, remontant par la même occasion son descendant et le prenant fermement sous son bras. Cependant, ce mouvement l'obligea à forcer sur l'épaule blessée, lui rappelant à quel point c'était douloureux. Il commença à perdre de la vitesse, alors que les balles tirées devenaient de plus en plus fréquentes. Tsuna, qui se sentait totalement inutile à cet instant, sentit son intuition se mettre en alerte. Avant qu'il ne puisse comprendre ce qui se passait, un coup de feu bien particulier retentit, et fermant les yeux, il sentit la chaleur de sa dernière volonté lui parcourir le corps, prenant la forme d'une flamme qui apparu sur son front.
« Ne reste pas sans rien faire Dame-Tsuna, le futur de ta Famille est en danger. » Dit soudainement une voix aigu et redoutée.
« Reborn ! » S'exclama le jeune garçon en ouvrant les yeux, et en voyant son tuteur dans un costume d'oiseau. Volant à quelques mètres d'eux, Léon entre les mains. Le tueur ne laissa pas le temps à son élève de dire quoi que ce soit d'autre, lui envoyant ses gants sur le visage avant de disparaître.
Mettant rapidement ces dernières, Tsuna put enfin se défendre. Soulagé, car se sentant un fardeau pour son ancêtre déjà blessé. Mais une question persistait. Que faisait Reborn là ? Il ne chercha pas plus loin pour le costume d'oiseau, il avait vu pire depuis qu'il connaissait le bébé.
En tout cas il lui était reconnaissant, car ses mitaines en main et son mode de dernière volonté activé, il ne serait pas un fardeau pour son ancêtre…
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Une demi-heure de cassage de gueule plus tard – les gardiens, première et dixième génération, ainsi que la Varia, ayant débarqué après Reborn au secours des deux Boss – et de destruction à grande échelle, tout le petit monde était de retour à la résidence Sawada, sauf la Varia qui devait informer Nono de ce qui s'était passé. En rentrant, Nana ne posa pas de question lorsqu'elle vit l'épaule ensanglantée de Giotto, se contentant de ses excuses et du prétexte comme quoi il était tombé et s'était vilainement amoché. Le blond se demandait quelque peu si la jeune femme ne se doutait pas de certaine chose mais restait silencieuse. Mais il lâcha rapidement le morceau, son épaule l'appelant à autre chose…
Assis dans le salon, Giotto se mit à soupirer, tentant de rester immobile pendant que Ryohei, le gardien du soleil de Tsuna, s'il avait bien retenu son nom, s'occupait de soigner sa blessure et que G lui criait dessus, comme il l'avait prévu.
Mais il fallait avouer que pour le moment, le sermon de G n'était pas ce qui attirait son attention. Il était plus occupé bloquer toutes les paroles de son bras droit, histoire d'éviter de penser à la manière dont il avait retiré la balle de son épaule. Etant celui qui utilisait le plus souvent une arme à feu, le gardien de la tempête était l'une des personnes les mieux placées pour s'en charger. Mais cela n'empêchait que ça faisait un mal de chien, surtout qu'il était presque sûr que G avait fait exprès d'appuyer sur la balle avant de l'enlever… Et plutôt que de songer à ce souvenir douloureux, le leader mafieux préférait observer la technique de guérison du successeur de Knuckle, fasciné par la flamme dorée et brillante qui, malgré le contact direct avec sa plaie, ne brûlait pas. Et plus fascinant encore, la blessure se refermait progressivement. C'était curieux, mais il semblait que tous les gardiens de son descendant soient capables d'utiliser des flammes.
Il avait été témoin de l'hyper mode de Tsuna, et dernièrement, avait vu comme il était capable de se défendre dans un combat. Il avait aussi eu un aperçu des capacités de certains de ses gardiens, celui des nuages et de la tempête. Et maintenant il se faisait soigner grâce à la flamme de son gardien des nuages. Il était assez curieux de voir en action le reste de ces enfants.
Mais cela pouvait attendre. Pour le moment, la première chose qu'il voulait faire après avoir été soigné c'était voir Tsuna. Depuis leur retour, l'adolescent ne lui avait pas parlé. Il s'était excusé, puis était monté dans sa chambre pour changer de vêtement – son T-Shirt avait été tâché du sang de son ancêtre quand celui-ci l'avait porté – suivi de son bras droit et de son gardien de la pluie.
« Terminé à l'extrême ! » S'exclama Ryohei en dissipant sa flamme.
Giotto fut surpris de voir que la plaie avait totalement disparu, la peau était nette, et mis à part le sang sur la chemise, on aurait pu jurer que rien ne s'était passé. Remerciant le jeune garçon, le Primo se leva et se dirigea vers l'escalier qui menait à l'étage. Mais avant qu'il ne puisse poser le pied sur une marche, Reborn apparut devant lui, lui bloquant le passage. Chose à laquelle le blond ne su pas réellement comment réagir. Il n'était pas familier avec ce bébé, mais il sentait quelque chose de bizarre à son sujet. Le tueur n'était pas franchement grand, et le mafieux se demandait si se serait grossier de l'enjamber, étant donné qu'il n'avait pas l'air de vouloir bouger. Il décida finalement de lui demander – dans le doute, être courtois – et de l'enjamber si ça ne marchait pas. « Excus- »
« Giotto ! Mais où est-il passé ? » Cria alors un G furieux.
Pendant que le gardien de la tempête continuait à appeler son boss, Reborn se mit à sourire, son fedora cachant la majeure partie de son visage.
« Tu ferais mieux de répondre, Dame-Tsuna ne va pas s'enfuir. » Et aussitôt ces mots dits, l'arcobaleno s'éclipsa.
Voyant qu'il n'y avait plus d'obstacle, Giotto entreprit de monter, mais la voix de son ami d'enfance se faisant plus insistante et furieuse – en addition avec les provocations de Deamon qui s'entendaient au loin – le leader mafieux soupira avant de redescendre. Après tout, le bébé avait raison, Tsuna n'allait pas s'enfuir.
Et il eut bien raison de revenir, car lorsqu'il eut rejoint ses gardiens, ils étaient sur le point de se taper dessus. Deamon, qui était resté plus ou moins tranquille en présence des Varia – simplement parce qu'il traficotait quelque chose dans son coin – avait recommencé à pratiquer son activité préférée : rendre la vie difficile à ses chers collègues et pourrir celle de son boss qui devait jouer les arbitres.
Mais Giotto devait avouer qu'il était pour une fois reconnaissant du chaos que pouvait engendrer ses gardiens en moins de quelques minutes. Car dès la première explosion – illusion créée par Deamon pour surprendre son collègue de la tempête déjà à fleur de peau et l'enrager – Tsuna et ses deux autres gardiens accoururent, visiblement paniqué à l'idée de voir des murs en ruine.
Pourquoi était-il reconnaissant ?
Parce que Tsuna était descendu. Et qu'il avait l'air d'aller bien.
Cependant, le fait qu'il ait l'air d'aller bien ne voulait rien dire. En tant que Boss – dans son cas futur boss – le fait de savoir cacher ses émotions était vital, autant pour motiver ses hommes en cas de besoin que pour intimider les leaders de familles, qu'elles soient ennemies ou alliées.
Le reste de la soirée se passa calmement, G, Gokudera, Yamamoto et Asari étant rentrés plus tôt, aucun incident majeur n'eut été déploré.
Après le dîner, tout le monde allèrent se coucher. Tsuna passa dans la cuisine pour se chercher un verre d'eau avant de monter pour lui aussi aller dormir. Mais lorsqu'il arriva à l'étage, il remarqua Giotto, devant la porte de la chambre que lui et Deamon partageait, semblant hésitant.
Deamon n'est pas encore endormi… pensa le futur parrain, ses lèvres s'étirant en un sourire compatissant. Pas vraiment sûr de ce qu'il devait faire, le jeune garçon toussa légèrement pour alerter le Primo de sa présence. Ceci réussit, il se gratta nerveusement la tête :
« Envie de discuter un peu ? » Offrit-il en ouvrant la porte de sa chambre et en faisant signe au blond d'entrer. Ce dernier rit nerveusement avant de marcher vers la porte ouverte : « Je mentirais si je disais que non. » Répondit-il en souriant avant que son cadet ne referme la porte sur eux.
Sauf qu'une fois dans la chambre, ils restèrent assis en silence.
Un silence mal à l'aise.
Dans le cas de Tsuna, c'était e genre qu'il y avait quand Hibari était dans les parages et qui présageait une douloureuse morsure pas loin.
Et dans celui de Giotto, le genre qu'il y avait durant un dîner silencieux, quelques secondes avant que Deamon ne fasse apparaître une araignée dans l'assiette de Lampo, et que le jeune garçon, aillant ces bestioles en horreur, ne jette son assiette dans les airs, l'objet atterrissant sans aucune grâce sur la personne la plus proche… Alaude…
Ce silence était donc souvent signe de proches souffrances pour les deux leaders…
« Hum… » tenta alors Tsuna, histoire d'alléger l'atmosphère « Comment va ton épaule ? » Demanda- t-il, regrettant immédiatement d'avoir posé cette question lorsque le Primo leva les yeux et les posa sur lui. Ce dernier remarqua l'expression de son descendant, son intuition lui faisant comprendre les raisons de son malaise et il sourit avec compassion posant sa main sur les cheveux du Decimo et les ébouriffant légèrement dans un geste presque tendre. Tsuna ne put s'empêcher de rougir et de baisser les yeux.
Giotto ne savait pas pourquoi, mais il commençait réellement à apprécier le jeune garçon. Certes il lui avait parut faible au début, vu son apparent manque de confiance et d'autorité sur ses gardiens, mais il sentait que l'adolescent tenait réellement à eux et qu'il ferait tout pour les protéger. Et d'une certaine manière, c'était cette dévotion qui faisait qu'il l'appréciait – le fait qu'il soit adorable ayant aussi aidé – et qu'il voulait le protéger.
Le leader mafieux pouvait sentir et lire la culpabilité dans les yeux du futur parrain.
« Mon épaule va bien, ton gardien du soleil s'en occupé. » Répondit-il en retirant sa main de la chevelure brune.
« Je… Je suis rassuré… » Dit Tsuna. « Je…Giotto je - » Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, le blond le devança :
« Ce qui est arrivé n'est pas de ta faute. Ce sont des choses qui arrivent, tu n'as pas à t'en vouloir. » Déclara-t-il en souriant, espérant avoir quelque peu rassuré son successeur.
- Mais je…
- Pas de « mais ». Il est normal pour un Boss Mafieux de se faire tirer dessus de temps en temps.
-Mais tu ne te serais pas fais tirer dessus si je n'avais pas été aussi inconscient. Je n'ai pas fait attention et-
-Tsuna. Je suis content de l'avoir fait, d'accord ? Tu es un membre de la Famiglia. Il est tout à fait normal pour moi de protéger un membre de ma Famiglia, et à plus forte raison s'il s'agit de mon petit-fils. Rit le Primo reposant sa tête sur la paume de sa main. Ce n'est pas de ta faute.
Tsuna ne répondit pas. Se sentant toujours honteux de ne pas avoir été à la hauteur, mais soulagé d'entendre ces mots de la bouche du premier Vongola. Il souhaitait réellement être capable de lui parler ouvertement, cependant, il craignait de passer pour quelqu'un de faible et d'immature. Après la manière honteuse dont il s'était évanoui durant l'incident au lycée, il ne voulait plus faire mauvaise impression à son prédécesseur. Et il ne voulait pas avoir l'air de se plaindre.
« Bien. » Intervint alors le Vongola Primo, sentant le silence mal à l'aise revenir « Parlons d'autre chose ! Je n'aime pas la façon dont l'atmosphère s'alourdit de minute en minute ! » S'exclama-t-il en frappant des mains d'une manière qui rappelait Nana.
« Euh… Et bien je - » Commença Tsuna, se sentant plus ou moins en confiance maintenant et était prêt à avoir une vraie conversation, ou du moins essayer. Mais c'est à cet instant que le bruit d'une porte s'ouvrant avec fracas se fit entendre.
Cela venait du rez-de-chaussée.
Et aussitôt sortis de la chambre, les deux boss rencontrèrent les gardiens du Primo, eux-aussi alerté par le bruit et toute arme dehors. Ils se précipitèrent tous et lorsqu'ils arrivèrent à destination, furent choqués de voir Lambo, poquant le corps d'un individu inconnu et blond. Du moins inconnu pour les gardiens de la première génération.
Lorsque le propriétaire de la tête blonde remua, levant les yeux en gémissant de douleur alors qu'il massait son nez endolori, Alaude l'attaqua, le faisant se percuter contre un mur.
« Cavallone. » Fut tout ce qu'il dit, maintenant le blond contre le mur.
« K-Kyoya ? » Demanda le pauvre jeune homme, enregistrant à peine ce qui venait de se passer. Personne à part son élève ne l'attaquerait ainsi à peine deux minutes après l'avoir vu. Sauf qu'il ne s'agissait pas de Kyoya…
Malgré les ressemblances, son agresseur était plus vieux. Etait blond. Et dégageait quelque chose de loin plus dangereux que son élève. Et avant qu'il ne puisse calculer de qui il s'agissait, il remarqua le petit groupe qui s'était formé et sourit malgré la situation inconfortable dans laquelle il se trouvait, reconnaissant son autoproclamé petit frère.
Ledit petit frère ne put que se remettre du choc.
« Dino-san ! »
Voilà ! J'ai peur que certains persos étaient OOC. J'espère que ça n'a pas trop embêté, et concernant le combat Giotto VS Deamon et tout ce qui en est relié, j'espère que ce n'était pas trop désagréable à lire. J'ai inventé ce passage parce que j'aurais réellement adoré voir un combat Deamon VS Giotto dans le manga, ça aurait été épique, et spectaculaire !
Mince… je ne suis pas satisfaite de la manière dont est allé ce chapitre... Surtout la fin! Honte à moi de vous faire lire quelque chose dont je ne suis moi-même pas satisfaite, mais je sais que si j'avais encore cogiter, ce chapitre aurait croupi quelques jours (semaines...) dans mon ordi (n) Mais bon. J'ai légèrement perdue ma motivation… Je ferais de mon mieux pour le prochain chapitre, juste le temps de réfléchir à la manière dont je pourrais retrouver mon envie d'écrire. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas abandonner cette fic, mais je prendrais plus de temps pour uploader ( et déjà que j'uploadais pas des masse…) quoi qu'il en soit, bonne rentrée à tout ceux qui viennent de reprendre les cours (comme moi) et j'espère que ce chapitre ne vous aura pas trop déçu…
