Re coucou, ^^
Ravenhill, parait que tu te demandais comment elle avait fait ses petits phoenix bien l'explication est dans ce chapitre.
Désolé je mets plus de résumé.
Chapitre 10 : Rétablissement et questionnement.
Quand la jeune femme reprit connaissance, au toucher, elle pouvait dire qu'elle n'était pas dans son lit et elle sentait une odeur d'homme.
Tous ses sens étaient en éveil pour discerner le danger, car qui disait homme disait aussi danger.
Mais le hic c'est qu'elle ne se sentait pas enchainée, elle ouvrit légèrement ses paupières elle vit le plafond.
Elle sentit une main chaude et douce sur son front, elle se risqua à tourner la tête, c'était Thatch :
- Tu es réveillée ?
- Thatch..., murmura t'elle.
- Je suis content que ta fièvre ait baissé, car il y a encore un quart d'heure tu étais brûlante.
- Pourquoi je suis là ?
- Ah ça..., comme la chambre de père et donc la tienne devait subir quelques réparations et que tu étais complètement fatiguée et que l'infirmerie était complète. On a trouvé judicieux de te laisser là, surtout que si jamais tu voulais parler, comme tu t'es confié à moi, on s'est dit que ça serait plus facile pour toi d'être dans mes appartements. Tu veux manger, boire quelque chose ?
- Oui je veux bien, dit-elle encore dans le brouillard.
Elle se redressa pour se mettre en position assise, mais elle fut prise de vertiges :
- Thatch... les toilettes, dit-elle en serrant les dents.
Elle mit une main contre sa bouche et tituba en marchant, elle eut tout juste le temps d'arriver devant les WC pour rendre.
Amandine sentit qu'on lui prenait les cheveux et qu'on la maintenait par la taille :
- Ca va mieux ?
- Oui..., murmura t'elle une fois le malaise passé, de l'eau s'il-te-plait.
- Je t'apporte ça tout de suite.
Il la relâcha en douceur et lui amena un verre d'eau, elle se rinça la bouche et recracha le contenu dans les toilettes et répéta l'opération avant de tirer la chasse d'eau.
Thatch la prit dans ses bras et la porta jusqu'à son lit pour la déposer, puis il s'assit près d'elle :
- Somnifère..., expliqua t'elle, Sengoku m'a drogué par piqure, les quelques rares fois où j'ai eu droit, ça me donnait de violents effets secondaires plusieurs heures après.
- Je le dirais au médecin de bord quand il repassera, pour le moment tu vas manger ça te fera du bien, alors ouvre-moi cette bouche.
- Je peux quand même manger toute seule, protesta t'elle faiblement trop affaiblie.
- Ordre du médecin.
- Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, souffla t'elle avant de s'exécuter.
On toqua à la porte, Thatch tourna la tête :
- Entrez !
Marco apparut dans l'entrebâillement :
- Ah je vois qu'elle est réveillée, dit-il en entrant.
- Oui il y a quelques instants, précisa Thatch.
- Comment tu te sens ? Demanda Marco en s'adressant à Amandine.
- Dans le brouillard, murmura-t-elle.
- Ouai, je vois ça, dit-il en voyant sa petite mine.
- Au fait sa fièvre a baissé, continua le 4ème commandant.
- D'accord j'irai informer père et les autres, on s'est inquiété quand Thatch est sortit comme une furie en appelant le médecin. Bon je vais te laisser te reposer, l'un d'entre nous viendra prendre de tes nouvelles dans une heure. Allez reposes-toi bien.
Marco sortit rapidement pour aller rassurer le reste de l'équipage :
- Il est quelle heure ? Demanda Amandine après avoir avaler sa nourriture.
- On est en début d'après-midi, pourquoi ?
- J'ai dormis durant tout ce temps, se lamenta t'elle.
- Hein, hein, faut dire que tu étais épuisée.
- Toi aussi, répliqua la jeune femme, je m'en veux.
- Tss, qu'importe le plus important c'est ton rétablissement, après pour moi je me reposerais plus tard. Ta santé est ma priorité, dit-il en lui tenant les mains.
- Je voudrais boire s'il-te-plait, dit-elle troublée par l'intensité du regard de Thatch.
- Tiens.
Il lui tendit un verre d'eau et elle but doucement, elle se sentait déjà mieux.
- Merci, mais j'ai plus faim, dit-elle en se raclant la gorge gênée.
- Même pas pour un fruit ? La taquina t'il en lui présentant des fraises.
- Là tu me prends par les sentiments, tu commences à connaitre sérieusement sur le plan culinaire.
- Je peux même dire quels sont tes plats préférés et ceux que tu détestes, on parie ?
- Non, je sais que tu vas gagner ! Ca ne serait pas drôle, répliqua Amandine avec un petit sourire.
- Yes, enfin tu souris, je vais me répéter, mais tu es belle quand tu souris, surtout qu'il illumine ton visage.
Elle sourit et détourna légèrement le regard :
- Franchement c'est impossible avec toi de ne pas sourire ou rire aussi, avoua Amandine.
- Faut bien que quelqu'un le fasse, au fait j'ai une question, c'est bien toi qui à fait apparaitre ces petits phœnix pour nous guider ?
- Oui.
- Comment est-ce que tu as fais ? Demanda Thatch.
- C'est avec le fluide royal, expliqua Amandine.
- J'ignorais que l'on pouvait faire ça.
- En fait, étant autodidacte je l'ai découvert toute seule, je peux faire donc pas mal de chose grâce au fluide, mais c'est très éprouvant, ça demande beaucoup de concentration, encore plus dans les situations de stress.
- Je vois, sinon j'ai récupéré des affaires à toi si tu veux te changer, l'avertit Thatch.
- Oui je veux bien.
- Seulement si tu n'as pas de vertiges.
- Alors on va vite le savoir, dit-elle en se levant.
Elle marcha un peu, sans avoir de vertiges cette fois-ci, Thatch lui donna ce qu'il avait récupéré avec une serviette au cas elle voulait se doucher.
Elle s'enferma dans la salle de bain et se doucha en effet avant de s'habiller convenablement.
Elle plia la veste de Marco, il faudra qu'elle la lui rende et qu'elle le remercia songea t'elle avant de sortir de la salle d'eau.
Quand Amandine sortit, Thatch secoua sa brosse dans sa main :
- Qu'est-ce que tu fais avec ma brosse ? Demanda t'elle en essaya de la prendre.
- Je veux te coiffer.
- Hein ?!
- Ca me donne trop envie surtout avec cette longueur, dit-il en prenant une des mèches d'Amandine pour l'enrouler autour d'un doigt.
- Mais enfin, quand même t'exagères, laisses..., mais, laisses mes cheveux tranquilles voyons ! Dit-elle, rends-moi ma brosse s'il-te-plait.
- Non.
- Thatch !
- Voui ma princesse ?
- Rends-la-moi.
- Hum, dit-il faisant mine de réfléchir, non !
Il tendait juste le bras pour qu'elle ne puisse pas l'atteindre et s'amusa d'être largement plus grand qu'Amandine qui sautait pour tenter d'attraper son bien.
Elle s'arrêta et tapa du pied, avant de croiser ses mains pour montrer son agacement, Thatch avait toujours son sourire et était bien décidé à ne pas céder.
Amandine roula les yeux :
- Très bien mais, je te préviens si tu me fais mal en me coiffant, tu me rends ma brosse immédiatement.
- D'accord, ma petite princesse.
Le commandant, plaça une chaise devant le lit et s'y installa, tandis qu'Amandine s'assit dos tourné sur le lit de Thatch.
Il devait s'avouer qu'ils étaient un peu emmêlés, mais pas tant que ça vue leurs longueurs.
Il prit une première mèche et la coiffa en faisant très attention, puis il répéta l'opération avec le reste des cheveux.
Quand ce fut finit, Thatch reprit toute la chevelure et la recoiffa encore et encore.
« Ses cheveux sont magnifiques, doux et ondulés, pensa Thatch, j'aime ! ».
Evidemment quand il la coiffa il prenait un malin plaisir à la caresser discrètement sur sa nuque quand il saisissait ses cheveux à la racine.
Amandine de son côté s'était mitigée, elle aimait, mais elle sentait aussi les doigts du commandant la frôler à chaque fois au niveau de sa nuque, ça semblait être volontaire.
Ca lui envoya des petits frissons à chaque fois qu'il faisait ça, ces frissons qui descendent le long de votre colonne vertébrale un peu comme une caresse.
Mais, c'était dérangeant, elle ne comprenait pas pourquoi il faisait ça, cherchait-il à la séduire ? Il se faisait du mal plutôt qu'autre chose.
Et elle que ressentait-elle ? Ca l'énervait d'être dans le flou total, elle rougissait avec tout le monde au moindre compliment...
Puis en plus elle était réceptive au toucher, elle ne pouvait donc même pas déterminer si c'était son corps qui parlait ou si c'était son cœur...
Bon en étant rationnelle, elle ne pouvait pas dire qu'il était méchant, il était même plutôt gentil, serviable, agréable, doux et protecteur avec elle, et toujours là pour mettre la bonne humeur.
Après physiquement, il était beau, ça oui, mais elle avait un penchant pour un autre type d'homme, du genre plutôt brun, mais bon ce n'était qu'un penchant.
Mais elle était incapable de dire si elle éprouvait quelque chose de fort, de la sympathie et de l'amitié oui, mais plus, impossible à dire :
- Je te fais une tresse ? Demanda Thatch au bout d'un moment.
- Oui, pourquoi pas, répondit-elle encore songeuse.
Il prit donc le temps de la faire et de la nouer avec un élastique qu'il avait récupéré, il avait du préméditer bien à l'avance le fait de la coiffer pensa la jeune femme.
- Te voila toute belle, princesse, dit-il en l'embrassant sur la joue et en lui mettant devant le visage sa brosse.
Amandine vira au rouge cramoisi autant que possible :
- Thatch ! Gronda-t-elle.
- Moi aussi je t'aime.
Elle se saisit de sa brosse et se coiffa sa mèche de devant juste pour la finition, avant de se lever en prenant soin de prendre la veste de Marco, pour ne pas oublier :
- Je vais voir comment vont les autres et mon père, tu viens ? Demanda Amandine qui avait un peu reprise contenance.
- Je te rejoins après, répondit le commandant.
- D'accord.
Elle ouvrit la porte et sortit, quand Thatch fut seul, il prit les draps et les porta à son visage pour les respirer.
Ces draps qui avaient gardé l'odeur de la jeune femme :
« Je suis en train de me faire du mal et peut-être inutilement, elle me rend fou un peu plus chaque jour ».
Il passa ses doigts là où était encore allongé quelques minutes plus tôt le corps endormit de la demoiselle.
L'espace était encore tiède et remplit d'un parfum léger et subtil de la fille de leur capitaine, il allait avoir du mal à s'endormir dans ses draps maintenant.
Il sourit discrètement à cette pensée.
Thatch reposa ses draps et décida de sortir à son tour, il réfléchissait, est-il trop entreprenant avec elle ? Tout le monde dirait que « oui » !
Certes il était quelqu'un d'assez tactile surtout avec les femmes, pourtant il faisait attention à ses gestes.
Mais surtout il pensait que c'était nécessaire à Amandine d'avoir un minimum de contact avec les hommes.
Bon il devait admettre qu'il en faisait un peu trop, mais il fallait bien qu'elle enraille sa peur des hommes. Et faire attention de ne pas être en contact avec elle, pour lui, ce n'était pas lui rendre service, mais ce n'était que son avis.
Maintenant, qu'éprouvait-elle pour lui ? Il devait admettre qu'il effleurait le doux espoir que quelque chose naissait en secret dans le cœur de sa belle.
Il avait remarquait qu'elle avait frissonné quand il l'avait coiffé, mais était-ce de plaisir ou d'effroi ?
Il se voyait mal lui demander, il préférait quand même de plaisir, même si elle n'avait pas de sentiment pour lui, car comme ça il était sur de ne pas lui faire revivre des souvenirs horribles et douloureux.
Il apparut sur le pont, les réparations avaient bien avancés, mais ils avaient encore du boulot, il décida de donner un coup de main.
Amandine vit les blessés, rien de trop grave dans l'ensemble, elle avait ainsi put rassurer les convalescents et discuter un peu avec eux.
Elle s'était même occupée de les divertir en leur lisant le livre qu'elle avait reçu de la part de Marco et de la première division pour son anniversaire.
L'histoire était passionnante bien que peut-être une peu trop à l'eau de rose pour les hommes, mais tout le monde écoutait.
Il faut dire que comme ils étaient cloués au lit, ils avaient vite fait de s'ennuyer même si, ils bavardaient, les sujets n'allaient pas loin dès que le temps passait.
Amandine s'interrompit quand son père entra prendre des nouvelles de ses fils, il fut agréablement surpris de la présence de sa fille.
Il put constater qu'elle allait mieux et que ses fils étaient un peu mal en point, mais que le moral était lui par contre intact, c'est à dire toujours aussi joyeux.
Face au médecin, Amandine dut partir de l'infirmerie à l'heure du dîner, demandant de revenir demain si elle le voulait, mais que les visites étaient finies, aux grands regrets des malades :
- Promis je reviens, lança Amandine, reposez-vous bien.
Elle sortit et prit le livre avec elle avant de se diriger vers ses appartements qui étaient enfin rénovés.
La jeune femme posa le livre et la veste de Marco, qu'elle n'avait toujours pas put rendre avec tout ça.
« Après le dîner, se jura-t-elle ».
Amandine se leva et alla dans le réfectoire, il y avait encore des traces de la fête de la veille, aussi elle s'installa près de son père et de... Thatch à croire qu'il le faisait exprès !
Elle avait déjà plus d'appétit qu'à son réveil, elle termina son assiette, mais elle était absente, elle réfléchissait à un certain commandant habillé de blanc et à ses sentiments.
Elle s'interrogeait vraiment sur ses sentiments :
« Rhaaa, m'énerve à être partout, je pense qu'à lui ! Faut que je me calme, ça doit être normal non ? Un type vous suit partout et vous aime, on ne peut pas ignorer ça. C'est un vrai méli mélo, si seulement j'avais la solution, songea t'elle ».
Il fallut beaucoup de patience à Barbe Blanche pour capter l'attention de sa fille et la sortir de ses rêveries :
- Tu es bien absente est-ce que quelque chose te tracasses ? Demanda Barbe Blanche quand sa fille revint à la réalité.
- Pour dire vrai, oui, mais malheureusement personne ne pourra réellement m'aider, dit-elle de façon énigmatique.
Elle sortit très rapidement du réfectoire, voulant couper court aux questions, elle s'isola donc dans sa chambre :
- Zut c'est vrai, cette maudite veste, bon je vais la lui rendre tout de suite, dit-elle en la prenant.
Quand elle ouvrit la porte, elle sursauta, Marco se tenait devant elle :
- Tu m'as fait peur, souffla Amandine, tiens, je te cherchais, parait que c'est à toi et merci aussi.
- Ah oui c'est vrai, dit-il en prenant ses affaires, mais c'est pas pour ça que je suis venu.
- Si c'est pour me poser des questions sur ce que j'ai dis au dîner, je n'y répondrais pas.
- Ca aurait put mais non, dit-il en souriant.
- Ah alors c'est pour ? Demanda Amandine curieuse.
- Parait que t'as fait la lecture à mes frères, je voulais savoir si tu aimais.
- Ah le livre, oui j'aime beaucoup, en même temps tu m'as offert le dernier bouquin de mon auteur préféré, donc ça pouvait que me plaire.
- J'ai pas fait très attention quand je l'ai pris, ça parle de quoi ?
- Alors ça raconte l'histoire d'une femme et d'un homme dont leur amour semble pour l'instant impossible à cause de leurs conditions et de leurs familles. Je me suis arrêtée qu'au premier chapitre, donc je ne pourrais pas t'en dire vraiment plus...
- Ah c'est donc de la romance.
- Te moque pas...
- Je me moque pas, fit Marco tout sourire.
- Désolé d'être une femme romantique, rétorqua t'elle.
- Sois pas désolé, c'est plutôt mignon.
- Vous trouvez tout mignon chez moi...
- Parce que c'est vrai.
Amandine détourna le regard et comme ça faisait longtemps elle rougit !
« C'est pas vrai, voila que ma rougeomanie aigue me reprends ! S'énerva t'elle ».
- Oh t'es toute rouge, releva gentiment Marco.
- Oui et ça m'énerve et rougir à tout bout de champ.
- Oh ! Nous personnellement on adore.
- Moi pas ! S'exclama Amandine.
- Ca te rend si vulnérable, timide, t'es toute mignonne quand t'es comme ça.
- Mais arrêtes, dit-elle avant de rougir davantage.
- Désolé, c'est juste pas possible.
Elle lui tourna le dos, Marco la trouvait belle lui aussi, surtout dans quand elle virait au rouge, c'était assez mignon à voir, elle perdait tous ses moyens.
- Bon je te laisse, finit par dire Marco, bonne nuit et fait de beaux rêves.
- Bonne nuit à toi aussi, Marco, dit-elle en se retournant.
Marco lui saisit doucement le bras et l'attira à lui avant de tenir son visage pour l'embrasser sur la joue, le visage de la jeune femme grimpa de quelques degrés :
- Bonne nuit Amandine.
Il lui sourit avant de partir la laissant ainsi plus que confuse.
Voila.
Une tite review aller...
