Les ombres d'un passé trouble
Chapitre 7: Retour des Caballeros!
Perte des Amulettes
Le lendemain matin, les Caballeros se réveillent enfin et sont immédiatement accueilli par Xandra qui demande:
« Et bien l'équipe. J'espère que vous avez appris un lot à Camelot!
_ Ah je vois ce que t'as essayé de faire! dit May en train de prendre le petit déjeuner.
_ Dis-nous pas que Felldrake et Sheldgoose encore sur le qui vive…. rale Donald.
_ Eu não vou acreditar, qu'ils ne prendraient pas un peu d'énergie avant. explique José en s'étirant.
_ Non les garçons. rit la déesse. Je parle de votre entraînement avec Arthur! Une année en une journée! C'est incroyable! »
Les trois caballeros comprennent et sourient en hochant la tête.
« Exact! sourient-ils.
_ Et Felldrake ne pourra rien contre nos nouvelles techniques de combat. » sourit José.
Le perroquet récupère une des oranges de la corbeille de fruits et la jette dans les airs… avant de bondir tellement vite que la seule marque de sa présence sont les coupures sur le fruit qui en perd son écorce. L'orange épluchée se plante sur le parapluie du brésilien qui l'ouvre, séparant les morceaux et, avec agilité, récupère une assiette pour y déposer les quartiers. Étant à côté de lui, Panchito en récupère un avec un petit sourire qui fait légèrement rougir son nouvel amant et mord devant.
« Bravo, José! C'est très cool! Mais je suis bien plus fier de mon agilité au lasso! Je lui ai même trouvé un nom! Lasso et pomme!
_ Hein? s'étonne Donald.
_ Attention, admirez! À l'épicerie! » dit-il en défaisant son lasso de sa ceinture et en l'envoyant à travers la porte grande ouverte par Ari.
Le lasso file alors à travers la ville, passant entre les habitants, s'arrêtant aux feux, puis il se rend vers l'épicerie, s'enroule autour d'une pomme (laissant quand même de l'argent au vendeur) et revient vers la cabana où le jeune coq récupère le fruit entre ses dents avant de la manger, amusant ses amis et son amant. José applaudit mais voilà Donald qui s'agace.
« Ah ouais? Et bien moi, je peux faire ça! Attention! » fit le canard avant de prendre une grande inspiration et de s'agiter dans tous les sens dans un grand fracas.
Les autres admirent son travail avant qu'il ne s'arrête dans un "tadaaaa!" et montre le coin de la cabana démolit et en feu. José et Panchito le regardent et sourient, même si le résultat n'est pas aussi impressionnant que les leurs mais Xandra est également satisfaite.
« Je suis fière de vous, les gars. D'ailleurs, vous-deux, je suis heureuse pour vous. dit-elle à l'attention de José et Panchito. Mais pour les changements de comportement soudains, je vous demanderais d'éviter ce genre de surprises à l'avenir. »
Les deux latinos rougissent, un peu gênés,... mais avant qu'ils aient le temps de s'expliquer avec elle, Donald se racle la gorge, attirant l'attention sur lui.
« Alooors… en parlant de relation, et vu qu'on est rentré… marmonne le canard avec une sourire forcé.
_ Laisse-moi deviner…. soupire Xandra même si elle a un petit sourire, tout comme les deux amants.
_ Daisy? » demandent-ils tous les trois.
Le canard sourit nerveusement et rit.
« Donald. appelle la Déesse. J'aurais besoin de toi à ton maximum pour les prochains combats. Alors si ça veut dire réparer les coups casser avec Daisy…. dit-elle en ouvrant l'Atlas et montrant une sorte d'endroit paradisiaque bouddhiste. Je vais vous envoyer au Shangri-La, dans les montagnes de l'Himalaya. Là où tout les soucis sont réparés! »
Donald sourit, emballés par l'idée, et se rue vers le téléphone. José observe ça avec un petit sourire alors qu'il sent les bras de Panchito qui l'enlacent par derrière.
« Après ce qu'il a fait pour nous, il le mérite. » sourit le Mexicain.
Le perroquet Brésilien sourit en le regardant, les deux amants se mettant front contre front.
Quelques minutes plus tard, Daisy sonne à la porte de la cabana. Donald se calme, arrange son chapeau et ouvre pour voir sa chère et tendre… visiblement agacée.
« Daisy! Ma chérie! sourit-il, heureux de la revoir mais elle coupe sa tirade amoureuse.
_ Récapitulons. s'agace-t-elle, inquiétant le canard. Nous avons rompu parce que tu m'as fait poireauter dans une station de bus en ville! Ensuite, tu m'as conduit dans un superbe restaurant et tu as passé tout ce temps dans les toilettes en portant une robe de hula! Puis, tu as convaincu mes nièces de me tromper avec une marionnette Donald! »
À chaque mot, le pauvre Duck grimace et s'écrase, se sentant minable face à celle qu'il aime. Alors que Daisy s'apprête à sérieusement le réprimander, Xandra ouvre l'Atlas et claque des doigts, les faisant disparaître dans un nuage doré.
« Ils sont vraiment fait l'un pour l'autre. » marmonne-t-elle.
Panchito et José la regardent et elle soupire.
« Si on avait attendu, ils ne seraient jamais partis. dit-elle. Autant les laisser régler leurs problèmes tout seuls.
_ J'ai confiance. sourit le perroquet. Si Panchito et moi avons pu nous retrouver avec ce quiproquo, ils y arriveront.
_ Bien dicho, mi amor. » roucoule le Mexicain en serrant son amant Brésilien dans ses bras.
Xandra sourit, heureuse pour eux et espérant que Donald arrivera à se rabibocher avec Daisy. Même si elle ne l' admettrait jamais, elle ne voulait que le bonheur pour ces Caballeros, comme elle l'avait voulu pour leurs anciennes vies. Une fois tout les soucis de chacun réglés, ils seraient plus que prêt à vaincre Felldrake.
Pendant ce temps, Sheldgoose est redescendu dans le passage secret du manoir mais son ancêtre le conduit bien plus profond, laissant Léopold devant la porte pour s'assurer que personne ne les suivra. Ils arrivent dans ce qui semble être des sortes de catacombes pour tous les membres de la famille Sheldgoose.
« Oh seigneur… tremble-t-il, peu à l'aise.
_ J'ai laissé des instructions à ma sotte de fille, la dernière de mes descendants directs, et à mes disciples avant mon emprisonnement. Premièrement, trois mois de deuil. Puis des massacres et des carnages en mon nom, surtout auprès des tribus de ces maudits esclaves. Et enfin, préparer tout ce qu'il fallait pour me libérer! »
Sheldgoose est plus intéressé par les nombreux crânes de ses ancêtres et les causes de leurs morts, toujours des causes violentes.
« Pas un seul de mes ancêtres n'est mort de cause naturelle? s'exaspère-t-il.
_ Avance! Ne t'occupe pas de ça! s'agace le sceptre en le forçant à avancer. Le seul Sheldgoose qui importe en ce moment, c'est moi! »
Ils arrivent alors devant une énorme structure qui ressemble à une tête de Sheldgoose.
« Nous voilà à la première porte! jubile le méchant avant d'ordonner: Maintenant, place la bonne amulette dans la bouche de la statue! »
Sheldgoose regarde le symbole, un triangle, et regarde les trois amulettes. La seule en triangle est la rouge! Il s'en saisit et la regarde… lorsque son ancêtre éclate de rire.
« Que se passe-t-il?
_ Je repense à celui qui possédait cette amulette! Un sale petit rat aztèque que j'avais comme esclave! rit-il en repensant au jeune coq qui lui montrait les richesses de son village et à quel point c'était jouissif de le voir totalement détruit par la perte de sa famille. Je vais enfin détruire tout ce qu'il reste de lui! Vas-y! Vite! »
Sheldgoose fronce les sourcils puis hausse les épaules avant de poser l'amulette dans la forme. Aussitôt, les symboles deviennent rouge sous la magie du joyau et le bec se referme brutalement dessus, l'écrasant et la détruisant dans une violente lumière rouge… avant qu'un liquide d'un rouge brillant se mette à couler du bec de pierre pour remplir les sillons sous les pieds du baron qui se recule.
« On dirait que vos disciples ont fait de vous une centrifugeuse magique. se moque le jars.
_ Attend un peu… jubile Felldrake. Laisse-moi profiter de la disparition totale de ce misérable ver de terre! Adieux, Francisco! »
Dehors, la magie libérée de l'amulette provoque un violent tourbillon de magie noire au-dessus du manoir.
Dans la cabana, en attendant des nouvelles de Donald, Panchito et José ont décidé de s'entraîner aux combats. Sous le regard intéressé (voir passionné) de leurs amis, les deux latinos se mènent un combat "sans pitié" avec comme épée deux baguettes de pain. Ils s'amusent même si ils essayent de rester sérieux… mais quand José manque perdre l'équilibre en se perchant sur une chaise, Panchito lui attrape la main, le tirant vers lui et le tient comme un danseur de tango tiendrait sa partenaire.
« Regarde où tu mets tes pieds si tu ne veux pas tomber, amor. dit-il avec un sourire charmeur que le perroquet lui renvoie immédiatement.
_ Oh, grande louco. » rit-il.
Mais alors qu'ils semblent sur le point de s'embrasser, Panchito se fige en se retrouvant envelopper d'une lueur rouge, lâchant son amant qui tombe lourdement sur le sol.
« Panchito? s'alarme Xandra.
_ Panchito! » s'inquiète José.
À la réaction du jeune coq, Ari se fige en piaillant et court vers la salle des armures sous le regard étonné des triplettes qui le suivent aussitôt. Panchito lui a l'impression d'être à moitié vidé d'énergie, sentant son cœur s'affoler comme si il était bientôt sur le point de s'arrêter et il a l'impression d'entendre Yolotli hurler de douleur avant de se sentir comme briser.
« Ay caramba... suffoque-t-il lorsqu'il revient à ses sens.
_ Panchito? Tout va bien, meu amor? » s'inquiète José en lui prenant les mains.
Le jeune Mexicain tremble comme une feuille, ayant l'impression d'avoir perdu son ancienne vie,... lorsque April revient, totalement affolée.
« Les amulettes ont disparue! dit-elle.
_ QUOI!? » suffoque Xandra en se redressant, Humphrey se prenant la tête dans les pattes.
Ari sort alors, totalement paniqué, essayant d'expliquer quelque chose dans son langage mais personne ne comprend. Les deux autres filles sortent et May tient une petite broche dorée dans la main.
« On a aussi trouvé une broche qui appartient à Sheldgoose. dit June.
_ Appartenait! corrige sa sœur en orange en l'attachant à son pull. Je la garde. »
La déesse se fige d'horreur avant de saisir Ari pour le forcer à la regarder.
« Ok maintenant dis-moi tout! Est-ce que Sheldgoose est entré ici? » rage-t-elle.
L'Araguam tremble… puis il hoche la tête. La déesse folle de rage s'apprête presque à tuer le petit oiseau… lorsque Panchito est pris d'un de ses étourdissements magiques et s'évanouit dans les bras de José.
« PANCHITO! » s'affole le perroquet.
Cela force Xandra à lâcher Ari et les rejoint.
« Yolotli doit essayé d'entrer en contact avec Panchito. dit-elle.
_ Pourquoi maintenant? s'inquiète le Brésilien.
_ Les amulettes sont bien plus importantes et puissantes qu'on pourrait croire. soupire la déesse.
_ Alors si Sheldgoose les a volé, il a dû les amener dans son souterrain secret. dit April.
_ Quel souterrain? demandent le Caballero et la Gardienne de l'Atlas.
_ Celui dont on essaie de vous parler depuis qu'on sait. » soupire May.
Pendant que Xandra et les filles discutent, José regarde Panchito et le serre dans ses bras.
« Volte logo, amor… » marmonne-t-il.
Panchito se retrouve dans son subconscient mais cette fois, il semble totalement chamboulé. Tout est rouge et parsemé d'éclairs. Le jeune Mexicain suffoque devant tant de puissance instable, ce qui lui dit qu'il y a vraiment urgence.
« YOLOTLI! crie-t-il. YOLOTLI! Dónde estás? » appelle-t-il, affolé.
Il ignore ce qu'il s'est passé mais le hurlement qu'il a entendu lui fait craindre le pire. Et si Yolotli avait vraiment disparu cette fois? Mais il refuse d'y croire et recommence à appeler son ancienne vie. Mais toujours rien. Et, cédant sous la tristesse et la confusion et tout ce qu'il vient d'apprendre sur lui, il tombe à genoux et pleure. L'amulette avait dû être brisé ou quelque chose comme ça. Sheldgoose a réussi à éradiquer les Caballeros! Yolotli n'était plus!
Panchito revient à lui en larmes dans les bras de José. Il serre son nouvel amant contre lui, pleurant comme si il venait de perdre quelqu'un de proche.
« Panchito!? Qual é o problema? s'inquiète le perroquet en lui tapotant le dos pour le réconforter.
_ Que t'as dis Yolotli? » demande Xandra.
Ari, lui, le regarde, espérant.
« C'est fini! sanglote le coq mexicain. J'ai …. j'ai perdu contacte avec lui! Yolotli n'est plus! pleure-t-il, choquant ses amis. Yolotli vient de mourir pour de bon! »
Ari est figé d'horreur avant de pleurer en piaillant de désespoir. Xandra en vient presque à regretter d'avoir voulu le frapper tout à l'heure. José serre Panchito contre lui pour le réconforter, son cœur se brisant en imaginant à quel point ça devait être dur pour son jeune amant Mexicain de perdre quelqu'un d'aussi proche de lui (même s'il ne le connaissait que depuis peu).
« Tout va bien, amor… dit-il en le forçant à le regarder. Je sais que c'est dur, minha querida, mas je sais aussi que tant que tu te souviendras de lui, Yolotli ne mourra pas vraiment. C'est comme ça que ça fonctionne no México. Tu pourras le vénérer au Dio de los mortos. »
Panchito le regarde, les larmes coulant toujours sur ses joues et peu sûr des paroles de son amant, mais José sourit et l'embrasse avec passion pour lui redonner du courage. Le jeune coq semble s'accrocher à ce geste comme à une bouée de sauvetage. Il repense à Yolotli et à leur dernière conversation. Lorsque son ancien-lui aztèque lui avait donné sa "bénédiction" et l'avait rassuré sur ses sentiments. Xandra observe tout cela, désolée, puis elle récupère l'Atlas.
« La situation est trop grave! Je dois ramener Donald! » dit-elle avant de claquer des doigts et de disparaître.
José la regarde disparaître et serre son amant dans ses bras, le rassurant autant qu'il peut.
Pendant ce temps, Sheldgoose continue à avancer dans les profondeurs des souterrains, guider par Felldrake qui le presse encore et encore.
« Allons, allons! Vas-y! Dépêche-toi! insiste-t-il.
_ Ce n'est pas ma faute si vous avez mit autant de marches à descendre! rage le jars.
_ Un peu de step et de Cardio ne te tueront pas, espèce de gros plein de soupe! Dépêche-toi de mettre l'amulette à sa place! »
Sheldgoose s'approche de la deuxième porte et y met l'amulette verte qui a appartenue à Atília. Comme pour celle de Yolotli,la bouche de la statue écrase l'amulette.
Dans la cabana, Panchito s'est enfin calmé quand Xandra revient. Elle soupire en rangeant l'Atlas et dit:
« Désolé les gars. On ne peut pas compter sur Donald.
_ QUOI!? suffoquent les deux amants. Pourquoi?
_ J'ai oublié que la magie de Shangri-La nous retient jusqu'à ce que tous nos problèmes soient réglés.
_ Et? demande José, Panchito essuyant les dernières de ses larmes.
_ Et pour Donald, ça prend en compte son problème de colère.
_ Oh! Aie…. marmonnent ses amis.
_ Il ne reviendra jamais. soupire May.
_ Ne soyons pas défaitiste! insiste le Brésilien. Nous devons croire en notre ami. Le Donald que je connais a plein de problèmes mais je… »
Soudain, José se retrouve parcouru d'une auréole verte et suffoque, sentant son cœur s'affoler et entendant une voix qui hurle dans sa tête avant de se sentir comme briser. Il saisit son cœur et manque s'effondrer, forçant Panchito à le rattraper alors qu'il marmonne en portugais.
« José? Qu'est-ce qu'il y a? s'inquiète Xandra.
_ C'est Atília? » s'affole le jeune coq.
Le perroquet le regarde et quelques larmes perlent dans ses yeux.
« Je… j'ai cru le sentir mourir… c'est terrible… pleure-t-il.
_ Oh Dios mio… » suffoque Panchito en le serrant dans ses bras.
Ari se fige avant de se mettre à pleurer et à se morfondre. Dire que tout ça était sa faute… Xandra caresse les plumes du petit homme à tout faire… lorsque April appelle:
« Les gars! Venez voir ça! »
Tous s'avancent lentement vers la fenêtre et se figent en voyant les éclairs et les nuages s'accumuler au-dessus du manoir de Sheldgoose et ça ne signifiait rien de bon.
« Oh oh… ça ne va pas rendre Donald plus heureux… » marmonne le coq Mexicain.
José le regarde, inquiet, puis il se serre contre son nouvel amant. Il avait peur. Ils avaient tous peur. Et Panchito était complètement perdu sans Yolotli. Que faire?
Pendant que Donald était à Shangri-La, ses amis essayent de trouver de quoi se battre face à Sheldgoose. Ils fouillent, trouvent de nombreux objets magiques mais ils ne savent pas lesquels seront assez forts. Xandra finit par s'agacer.
« Les gars! On est entouré de centaines d'artefacts magiques qui ont servi à vos anciennes vies! » râle-t-elle… avant de se calmer en voyant Panchito saisir un collier d'or qui a appartenu à Yolotli.
C'était son collier qu'il a reçu à l'âge adulte, avant qu'il devienne Caballeros, et avec lequel il a pu allé au Temple du Soleil. Il ne peut retenir quelques larmes, se sentant totalement seul maintenant qu'il n'était plus là,… lorsque José le serre dans ses bras.
« Nous devons nous battre. Pour lui, pour Atília et pour Domhnall! Plus nous attendons, plus Sheldgoose devient fort. dit-il.
_ Les gars… soupire Xandra. Je vous en demande beaucoup mais… on doit trouver un moyen de franchir la barrière mystique de Sheldgoose.
_ C'est pourquoi on a besoin de Donald. souffle le Brésilien. Il ne resterait pas assis à se demander ce qu'il doit faire ou ne pas faire! Il ferait juste quelque chose!
_ Dans ce cas… que ferait Donald? demande June.
_ Tout! » sourit Panchito.
Entendant un ton de voix qu'il n'a plus entendu depuis la disparition des Premiers Caballeros, Ari se fige avant de sourire joyeusement et il bondit vers le jeune coq pour le serrer dans ses bras. Bien que surpris, le Mexicain le serre dans ses bras comme il le ferait avec un ami. Xandra et les Triplettes se regardent puis sourient et se mettent à fouiller à la recherche de tout ce qu'ils pourraient utiliser pour trouver un moyen de passer cette barrière magique et arrêter les deux Sheldgoose.
Après plusieurs minutes de bricolages, le petit groupe sort de la cabana avec une sorte de canon fait d'amphores, de vases, de casques et de tout autres artefacts qui ont alors été montés. Ils s'avancent courageusement vers le manoir Sheldgoose.
« Allez, Ari! Feu! » dit la déesse.
L'oiseau étrange lui sourit puis saisit les manettes qu'ils ont montés avant d'en tirer une au hasard. L'arme improvisée se met à charger un colossale énergie magique qu'elle relâche dans un large rayon de couleur dorée. Il frappe d'abord la barrière mauve pendant quelques secondes…. avant de finalement la traversée et la faire disparaître. Sauf que la puissance est telle qu'elle traverse le mur du manoir puis toute la ville jusqu'à Canardville et frappe le coffre-fort du canard le plus riche du monde: Balthazar Picsou McDuck, le propre oncle de Donald! Le choc avec le coffre-fort est tellement violent qu'il fait fondre le mur, ouvrant une large brèche à la grande horreur du multimillionnaire mais surprenant surtout les neveux du Caballeros Américain.
« C'était quoi ça? s'affolent Riri et Loulou alors que Fifi et leur amie Zaza sont subjugués.
_ La dernière fois que j'ai vu un truc comme ça, c'était à cause d'Oncle Donald… » marmonne le caneton vêtu en bleu.
Au manoir, notre groupe d'amis est subjugué par la puissance du rayon.
« C'était étrangement satisfaisant. sourit José.
_ Ça a marché! s'émerveille Xandra! On a réussi! Allons-y! »
Soudain, les gardes du manoir se placent devant eux et, alors que les Triplettes tremblent, la déesse se jette sur eux… avant de les rouer de coups et les mettant K.O. Une fois sûr que la voie est libre, Panchito et José courent avec leur amie divine dans la demeure.
Pendant ce temps, Sheldgoose est enfin arrivé devant la dernière porte… mais il tremble devant la représentation.
« Abruti! N'aies pas peur comme ça! C'est moi! rage Felldrake. Allez! Dépêche-toi! Mets la dernière amulette! »
Comme précédemment, le jars pose l'amulette dans la forme correspondante et l'amulette bleue disparaît sous les rires de Felldrake.
« Et voilà! Les trois anciens Caballeros ont totalement disparu! Même ce petit fils de bourgeois pourri gâté! jubile l'ancien Lord prisonnier du sceptre en voyant le liquide bleu coulé. Comme diraient les Écossais, Farewell Domhnall! »
Pendant ce temps, à Shangri-la, Donald a bien d'autres chats à fouetter! Au départ tout allait bien…. mais voilà que ces yétis hippies avaient voulu "régler son problème de colère"! Mais que pouvaient-ils faire? Il était né comme ça! Sa propre mère était une boule de nerf qui se mettait en colère pour un rien, tout comme son père (même si lui était tellement amoureux de sa mère qu'il aimait ses colères). Comment pouvait-il être calme avec deux parents colériques? Même Della avait été colérique… même si elle avait eu moins l'occasion de se mettre en colère que lui. Mais avant qu'il ait eu le temps d'expliquer ça, les yétis l'avaient amené devant un lac et, après qu'il s'y soit regardé, un large monstre à son effigie (la personnification de sa colère) est sortie de l'eau et plus Donald essayait de le battre, plus il semblait devenir fort! Furieux, le canard s'apprête à retourner à la charge… lorsqu'il se fige en se trouvant entouré d'une énergie bleue. Comme José et Panchito, il sent son cœur qui s'affole, entend une voix qui hurle dans sa tête et se sent brisé! Il ne peut donc pas réagir quand sa Colère le frappe violemment.
Il se sent soudain emporté dans une sorte de vide interstellaire où tout explose en feu d'artifice. Voyant son chapeau flotter, il l'attrape mais il se dédouble. Les deux canards identiques se figent et s'énervent en se mettant à se poursuivre l'un l'autre... mais ils créaient un phénakistiscope d'eux-même. En voyant cela; ils se refigent et se rechassent l'un l'autre en créant d'autres phénakistiscopes d'eux. Puis, à force, le décor change en mandala multicolor à l'effigie de Donald, tourbillonnant et l'entrainant (dans un grand cri) dans la coquille d'un œuf blanc. Le canard se retrouve alors comme à nouveau enfermé dans son œuf, avant son éclosion (même si il n'en a aucun souvenir), sent la frêle coquille être ballotée comme au gré du courant et, dès que l'œuf s'est arrêté, il se débat (comme lors de son éclosion) et crac! Il sort enfin et furax. Chassant les derniers morceaux de coquille, il fulmine.
« C'est quoi cette blague!? Et je suis où, moi? » grommelle-t-il en regardant autour de lui.
Jusqu'à ce qu'il remarque cet enfant difficile, son dernier client chez le coiffeur qui se moque de lui avant de lui tirer la langue et de s'enfuir loin de lui.
« Oh sale petit….! » grommèle le canard en se lançant à sa poursuite vers un marécage, loin du courant où il a atterri.
Il entre avec le garçon à travers les branches mais, après s'être attardé sur un tronc difficile d'accès, il perdit la trace de l'enfant et… c'est là qu'il remarque qu'il est perdu au milieu du marécage. Quand il se retourne pour trouver une sortie, il s'affole en voyant….. son….. ancienne…. vie? Que… ça n'avait pas l'air normal. Don de Patto presque recroquevillé macabrement sur lui-même, ses vêtements (sous son armure) en lambeaux, son armure rouillée et usée, enchaîné à des chaînes qui semblent provenir du fin fond du marécage et qui le regarde avec des yeux brillants dépourvu de chaleur vitale. Donald en a le sang glacé tellement que ça faisait peur. Il s'éloigne lentement de cette apparition fantomatique et soudaine.
« Tu … Tu n'existes pas! Tu n'es que dans ma tête! » essaie de se convaincre Donald.
Sauf que Domhnall lève les yeux vers lui, le fixant avec une telle intensité que le canard se sent presque poignardé… lorsqu'il sent des chaînes qui s'enroulent autour de ses pieds. Il n'a pas le temps de réagir qu'il se retrouve soudainement tiré vers le bas, s'embourbant alors dans le marécage. Levant les yeux, il voit son ancienne vie qui le fixe en semblant grogner et il remarque que c'est ses mouvements de bras qui l'entraînent vers le marécage.
« ARRÊTES! ARRÊTES! AU SECOURS! » hurle Donald en se sentant s'enfoncer dans la vase et l'eau du marécage.
Mais plus il se débat, plus il semble disparaître, jusqu'à ce qu'il disparaît complètement dans l'eau sale et trouble du marécage, entraîné par sa vie antérieure.
Donald essaie de nager à la surface mais n'y arrive pas. Puis, son attention se porte sur des voix. Des voix qu'il connaît bien ! Il y a par exemple Daisy...
« Rappelle-moi quand tu te seras trouver une vie, Donald Duck! »
... ses neveux,...
« T'es pas notre père alors t'as rien à nous dire ! » rage Fifi.
« Si tu veux réussir, Oncle Donald, tu dois t'habiller pour le job que tu veux et pas le job que tu as... C'est à dire pas de travail... » soupire Loulou.
« Comment veux-tu qu'on devienne quelqu'un si on suit ton exemple ? » demande Riri, furieux.
« TU NOUS ÉTOUFFE, ONCLE DONALD ! » crient les Triplés.
... son oncle Picsou...
« Comment un garçon pareil peut-il faire partie de ma famille ? »
Donald suffoque, horrifié, sentant son cœur se serrer en voyant tout ceux qu'il aime le critiquer, le rejeter, l'insulter presque. Des larmes coulent sur ses joues en voyant Gontran fanfaronner, l'ex petit ami de Daisy, ses amis qui finissent par lui tourner le dos... Il tremble et pleure en sentant son cœur se serrer à chaque nouvelle insulte. Lorsque soudain...
« Bien sûr que je t'aime, gros nigaud ! » rit une voix d'enfant.
Sursautant, Donald relève la tête pour voir... Della ! Sa chère sœur jumelle ! Là, elle semble avoir 10 ans et lui sourit.
« Tu es mon frère, mon jumeau. Je t'aimerais toujours et de tout mon cœur. »
Dans le souvenir qui lui fait face, il se retourne alors vers elle. Du moins, il pense voir le lui âgé de 10 ans... sauf que quand la silhouette du caneton se retourne, il a les yeux brillants et sans vie, effrayant l'autre enfant de 10 ans et Donald.
« Que ….. qu'est-ce que….? suffoque Della en reculant de son "frère" qui s'approche en titubant comme une sorte de zombie, la regardant avec ses yeux luisants qui la pénètrent dans l'âme.
_ Tu n'es qu'une égoïste! rage le caneton en faisant tomber Della d'un coup de poing qui roule au sol devant les yeux horrifié du Donald adulte. Tu ne penses qu'à toi! Et ta famille dans tout ça hein? Tu la laisse tomber! »
La gamine pleure en ne sachant pas ce qu'il se passe et de quoi ce…. cette chose parle, mais elle voit que la créature qui ressemble à son frère face à elle allait lui rendre un coup violent. Fermant les yeux pour se protéger, Della ne remarque pas la version adulte de son frère s'énerver derrière elle et entrer dans ce souvenir pour venir la protéger. Ce petit lui démoniaque avait dit ce qu'il ressentait lorsqu'elle avait disparue, ce qui avait conduit à "l'abandon" de ses neveux. Il bloque le poing de "l'enfant" qui le fusille du regard.
« Et alors quoi? Tu te crois mieux qu'elle, peut-être? Regardes-toi! Trois enfants à charge et toujours incapable d'être un modèle pour eux! Même pas capable d'avoir leur appréciation! Même pas capable de les protéger! Tu n'es qu'un incapable et tu ne changeras jamais! rage Donald à son lui démoniaque avant d'éclater en sanglots et tombant à genoux devant sa sœur et ce démon d'outre tombe. Je ne suis qu'un… qu'un incapable. J'essaie de changer….. mais à chaque fois, ça m'explose en pleine face….. et je n'en peux plus. ….. Je voudrais blâmer… et je blames l'univers entier de mes malheurs…. d'où le fait que je suis constamment en colère contre moi-même…. mais au fond de moi, je sais que je ne peux en vouloir qu'à moi-même tellement que je suis incapable et bon à rien! » sanglote-t-il.
Il pleure tout ce qu'il a sur le cœur... lorsque le caneton au regard vide est repoussé par une grande main d'une personne qui s'agenouille devant Donald et lui relève la tête. Le canard est figé en voyant sa sœur "aînée" adulte, comme avant qu'elle disparaisse. Della lui sourit en essuyant ses larmes et lui dit:
« Tu n'es pas un incapable, petit frère. Un maladroit à la chance vacillante peut-être mais tu es la seule personne qui m'ait toujours compris et soutenu. Peu importe mes choix, tu es resté près de moi. »
Un souvenir s'ouvre devant eux, montrant une Della jeune maman avec ses trois bébés endormis, Riri et Loulou dans leur berceau et Fifi dans les bras de sa mère. La pauvre semble déprimée, effrayée... lorsque Donald la rejoint et lui prend le bébé des bras.
« Repose-toi, Della. Ils ne vont pas s'évaporer. rit le canard.
_ Donald... dit-elle en se retenant de pleurer. J'ai peur...
_ Ils ne risquent rien, Della.
_ Non Donald, c'est pas ça. Je veux dire... je suis mère célibataire et aventurière... je ne peux pas laisser Oncle Picsou tout seul, que ce soit moralement ou personnellement. J'ai besoin d'actions ! Mais... s'il m'arrive quelque chose… qui prendra soin d'eux?... ils seront seuls… on le séparera pour être sûr qu'ils trouveront une famille vite et... »
La jeune cane sembleprête à pleurer mais son frère couche le bébé qu'il tient et va la serrer dans ses bras.
« Il ne t'arrivera rien,Dumbella ! assure-t-il en utilisant le surnom de sa sœur.
_ Mais Donald...
_ Et même si il t'arrive quelque chose, je les garderais tes petits monstres. Je ne laisserai rien leur arriver et ils resteront toujours ensemble. Je te le promet. »
Les jumeaux Duck se serrent dans leurs bras... mais le souvenir s'assombrit pour montrer le jour où Della a disparue, laissant Donald seul avec les Triplés. Alors que l'orphelinat les aurait séparés, Donald avait tout fait pour les garder ensemble, avec lui ! Il avait certes mit beaucoup de temps à reparler à ses amis et à sa famille mais il avait tout fait pour que les garçons soient heureux.
La Della fantôme sourit en voyant son frère observer toutes les actions qu'il avait réalisé pour ses neveux même si ils ne semblent pas toujours apprécier.
« Et les garçons ne te détestent pas et tu le sais, Donald. » dit-elle en montrant une autre série de souvenirs.
Les garçons lors d'une fête des pères qui offrent des cadeaux à Donald (qui n'avait pas su quoi faire mais quiavait pleuré en embrassant les petits), les nombreuses embrassades qu'ils ont partagés tout au long de leur vie, les batailles de boules de neige qui finissaient en fous rires et en soirée au coin du feu avec un bon chocolat chaud (avec ou sans guimauves), les lettres qu'ils lui ont écrit lorsqu'ils étaient au camp de scouts, toutes leurs premières réussites (que ce soit au football, au baseball ou partout où ils voulaient aller) et...
« Les garçons ! appelle Picsou avec un léger sourire (lors de sa dernière visite au manoir McDuck). Vous avez de la visite ! »
Les Triplés arrivent au sommet des escaliers avec Zaza et, dès qu'ils voient le canard en habit de marin...
« Oncle Donald! » sourient-ils en dévalant les escaliers quatre à quatre avant de lui sauter dans les bras.
« Tu crois qu'ils te feraient un tel câlin si ils te détestaient ? sourit Della alors que Donald pleure mais de joie en revoyant tous ces souvenirs. Et surtout... regarde ce que tu as accompli ces derniers temps. »
Un autre souvenir s'ouvre devant eux, lui montrant sa rencontre avec José et Panchito. Il était d'une humeur exécrable ce jour-là et pourtant les deux latinos l'avaient acceptés tel qu'il était.
« Tu as rencontré deux amis qui ne t'abandonneront jamais peu importe tes crises de colère. » dit la jumelle de Donald en lui montrant différents souvenirs comme à l'Île de Pâques où il avait enragé face aux géants de pierre, ou à Stonehenge où il était furieux à cause de Daisy qui avait rompu, lorsque Daisy avait présenté son snobe de nouveau petit ami parfait et qu'il avait ruminé pendant des jours… et malgré sa mauvaise humeur noire qui aurait éloigné n'importe qui, Panchito et José étaient restés.
Ils avaient toujours tout fait pour lui ramener le sourire, des blagues stupides aux encouragements légers en passant par des jeux de gamins comme les batailles de popcorns pour lui changer les idées… puis il voit les différents câlins qu'ils ont partagés comme celui pour vaincre le monstre sans cœur chez les Trolls ou celui qu'ils ont partagés dans le monde des Morts pour réconforter Panchito ou celui qu'ils ont donner à José pour le rassurer après qu'il leur ait avoué qu'il se cherchait lui-même.
« Tu as accompli de grandes choses et sauver des milliers de vies. » continue la cane en montrant d'autres souvenirs comme lorsqu'ils ont trouvés les amulettes, quand ils ont vaincu les robots de la lune.
Ou quand ils ont protégé l'arbre-monde malgré les pouvoirs de Felldrake/Sheldgoose, ou stoppé les lézards de feu de l'Île de Pâques, affronté les statues du mont Rushmore, battu Felldrake dans le monde dessiné des Nazca, ou encore affronté la Mort au Temple du Soleil puis dans le monde des Morts où ils avaient découvert la vérité sur Panchito et enfin vaincu le dragon à Camelot.
« Tu as accomplis bien plus que moi ou Oncle Picsou. insiste Della. Tu as bien plus de mérite que nous, Donald. Je sais que la colère est dans tes gènes comme dans les miens… mais tu n'as pas à être en colère contre le monde. Tes amis et ta famille t'aiment et t'aimeront toujours. »
Elle le serre dans ses bras, le figeant… puis il pleure de joie en répondant à l'étreinte, se sentant plus léger au fur et à mesure que la colère semble s'éloigner. Le lui fantomatique disparaît et Della sourit:
« Voilà, petit frère… Tu ne te sens pas mieux?
_ Oui…. soupire-t-il en la serrant aussi fort qu'il peut.
_ Parfait. Alors maintenant, il est temps de te réveiller et de retourner aider tes amis. Allez petit frère, réveille-toi. » dit Della.
Le canard serre sa sœur aussi fort qu'il peut, l'entendant lui demander de se réveiller… lorsque sa voix change lentement pour devenir celle de Daisy. D'abord douce, cette voix hurle affolée:
« Donald! Réveille-toi! »
Donald ouvre les yeux pour se voir au sol, dans la clairière à Shangri-La.
« Quoi? Qu'est-ce que…? » se demande-t-il en se redressant avant de hurler en se revoyant face à son monstre de colère.
Il se relève d'un coup en voyant le monstre se rapprocher et, dans un rugissement furieux, le monstre lève son poing. Par réflexe, Donald s'apprête à faire pareil… mais il repense à son lui fantomatique, à ce que sa colère avait failli faire à la petite Della dans sa tête, à sa sœur adorée qui l'avait encouragée et à toutes ses fausses idées qui n'ont fait que alimenter sa colère. Refusant de redevenir ce monstre sans âme et terrifiant, Donald baisse le poing et lève le nez, prêt à se prendre le coup. Daisy hurle et se cache les yeux, imaginant ce monstre détruire le pauvre canard... mais au lieu de le blesser, le poing rageur se change en eau qui éclabousse simplement Donald, ne lui faisant aucun mal. Daisy suffoque en voyant Donald calme et sain et sauf alors que lui sourit et pleure.
« Merci Della… » marmonne-t-il pour lui.
Sa colère s'enrage et continue à le frapper mais plus il frappe, plus l'eau qui le compose éclabousse Donald et plus il rétrécit. Daisy observe tout cela, surprise et émerveillée, et les yétis sourient, ravis que Donald ait enfin réussi à résoudre son gros problème de colère.
Pendant ce temps, au manoir Sheldgoose, les Triplettes ont conduit Panchito, José et Xandra devant l'entrée du passage secret souterrain.
« Voilà. Mais on ne sait pas ce qu'il y a en dessous. dit April.
_ Okay. soupire Xandra. Allons-y. »
José s'apprête à avancer quand il voit que Panchito tremble.
« Panchito? Est-ce que ça va?
_ On dirait le souterrain qu'il y avait sous le manoir de Felldrake… dit-il en se remémorant cette scène horrible. Là où Yolotli et Atília ont trouvé Xandra… et où Felldrake a tué son fils Léopold! »
Tous suffoquent d'horreur (sauf Xandra qui tremble en se souvenant de ça) et José s'indigne:
« Ce monstro sem coração a tué son propre fils!?
_ Si… un niño de 6 ans… et il… »
Panchito tremble en refusant d'y repenser davantage… par chance, Xandra coupe court à la pensée du jeune coq en le rassurant.
« Ce n'est pas le même souterrain, Panchito. Felldrake l'a juste fait copié par mégalomanie. On n'aura aucune trace du meurtre du petit Léopold. Et il faut qu'on l'arrête car, si il a été capable de faire ça à son fils, il est capable de pire avec le reste du monde. assure-t-elle. Bon! Les filles! Vous restez là, en sécurité! José! Panchito! En avant! »
Le perroquet tenant la main de son amant et Xandra en tête, les trois héros s'enfoncent dans le passage sous le regard inquiet des filles qui courent se mettre à l'abri dans la cabana… lorsque June repère un vieux document déchiré.
« Hé! Qu'est-ce que c'est? s'étonne-t-elle, intriguant ses sœurs qui la rejoignent pour récupérer les morceaux de documents.
_ Peu importe ce que c'est, c'est vieux! soupire May.
_ Et si on essayait de le reconstituer en les attendant? propose la petite mauve.
_ Oh ouais! » sourit April.
Les triplettes sourient, récupèrent toutes les pièces et sortent vite se mettre à l'abri.
Pendant ce temps, Xandra et les deux Caballeros arrivent dans le premier couloir pour faire face à Léopold. Alors qu'ils l'avaient toujours trouvé ridicule, maintenant qu'ils connaissent sa vraie histoire, José et Panchito ont presque de la peine pour lui. Ce n'était qu'un innocent petit bonhomme qui avait été trompé par son diabolique paternel et qui avait été changé en monstre fidèle non pas par stupidité mais par amour! L'amour d'un fils pour son père !
Dès qu'il voit leurs ennemis, le démon chauve-souris se met face à eux et grogne:
« Maman et Papa ont dit de ne laisser personne passer! »
Panchito sent son cœur se serrer de chagrin, se demandant comment on peut être assez cruel pour utiliser ses enfants comme des larbins. Mais Xandra n'est pas là pour faire dans la délicatesse car, même si c'était un petit garçon transformé en monstre, il restait un ennemi puissant.
« Dans ce cas, tu vas te faire gronder, Léopold! menace-t-elle, en craquant ses phalanges et faisant grogner la chauve-souris géante.
_ Avec les privilèges supprimés por uma semana! dit José en craquant ses phalanges.
_ Mono murciélago burro rata! insulte Panchito (bien qu'il s'en veut un peu en sachant qui était vraiment Léopold).
_ C'est Léopold qui va vous gronder! répond le monstre en craquant ses phalanges.
_ Ok, arrêtons de craquer! Et craquons l'accès! » engage Xandra en se ruant avec les deux Caballeros sur Léopold et Léopold se ruant sur eux.
Voilà le Chapitre 7 première partie ^^ Mais ce chapitre a besoin de tout ça ^^ Donald a pu vaincre sa colère grâce à sa chère Della... Mais à votre avis, qu'est-ce qu'il s'est passé? Pourquoi nos Caballeros réagissent aussi brutalement à la destruction des Amulettes? et surtout... Comment nos Caballeros vont-ils pouvoir vaincre Felldrake?
N'hésitez pas à laisser un commentaire et à la prochaine :D
