Bonjour à tous! Alors voilà, aujourd'hui j'étais censée me reposer, mais j'ai écrit. La J-E, c'est fatiguant, mais c'est tellement bieen! Bon, j'pars en vacances ce soir alors j'ai pu y aller qu'un jour, mais *o*. Puis quand j'voyais des Kanda, des Lavi, des L se balader...Et puis bon, j'ai pas trop dépensé quand même, donc ça va. Enfin bref, on s'en fiche. Enfin, Vous vous en fichez ^^

Bon alors, c'est un chapitre court (z'avez l'habitude de toute façon, j'ai jamais fait de chapitre long), mais avec une petite surprise à la fin (et quand je dis surprise, ça ne veut pas dire lemon). Euh, vous vous souvenez quand j'avais dit que ça risquait de devenir plus sombre? Ben c'est pas maintenant.

Bon bien sûr, je tiens à vous remercier encore une fois. J'ai beau publier du grand n'importe quoi, et surtout très lentement, j'ai toujours des lectrices supers! J'ai atteint les 100 reviews, et j'en suis très contente, merci mille fois!

Mikuru: Oui, tu m'as beaucoup manqué, toi! Je me demandais où tu étais passée d'ailleurs! Alors euh, pour t'épouser je vais réfléchir (Mon coeur n'appartient qu'à Yuu, mais tout dépends d tes talents culinaires =D) En tout cas merci à toi.

Alors voilà, je vous souhaite une bonne lecture.


Il était tard. La fenêtre était ouverte, laissant un peu d'air frais entrer dans la pièce à l'atmosphère étouffante. Le jeune homme assis à une table n'était qu'éclairé faiblement par une bougie. La flamme dansante dorait sa peau blanche et ses cheveux blonds. Son regard était plongé dans un livre, et de temps à autre il inscrivait quelque chose sur une feuille.

Edouard bailla, en prenant grand soin de mettre une main devant sa bouche, parce que sinon c'est pas beau et c'est malpoli. Il avait beau être plus de deux heures du matin, il n'avait pas l'intention d'aller se coucher. De toute façon, il n'arrivait pas à dormir.

Tant que son Lavi serait avec Kanda, il n'arriverait pas à dormir…

-AAAAAAAAAAH !

Edouard se réveilla et releva brusquement la tête, tout cela avec un grand cri aigu. Il avait fait un horrible cauchemar. Ce rêve avait pourtant bien commencé. Il était sur une plage, allongé devant un coucher de soleil dont il ne se préoccupait pas, trop occupé à bécoter son Lavi.

Soudain avait débarqué un Chaoji en string rose à paillettes, hurlant à qui voulait l'entendre qu'il avait espionné le Maréchal Tiedoll qui prenait sa douche avec Leverrier, mais que ceux-ci n'avaient pas voulu qu'il les rejoigne. Ensuite, le macchabée s'était mis à danser la macaréna après avoir ôté son dernier vêtement.

Puis, Edouard s'était levé, s'était approché de son défunt frère et l'avait embrassé goulument, sous les yeux du rouquin qui, étrangement, s'était retrouvé vêtu d'un costume de lapin blanc ultra-sexy. Le traqueur avait lâché la bouche de Chaoji et avait dit à Lavi que tout était fini entre eux, que c'était comme ça et que son amour était Chaoji. Mais Lavi ne semblait pas si triste.

A ce moment-là était venu Kanda déguisé en vahiné, se déhanchant de façon irrésistible, montrant à tous comme il dansait bien le Hula. Il avait saisi la main de Lavi, puis avait entraîné le borgne sur le sable où ils avaient fait l'amour comme des animaux, devant tout le monde. Ensuite, Lavi s'était relevé, avait crié qu'il aimait son Yuu et s'était mis à creuser dans le sable à côté d'Edouard, qui était tombé dans le trou et s'était réveillé.

-Un rêve, ce n'est qu'un rêve. Ce n'est pas vrai, Lavi et Kanda ne sont pas ensemble, Lavi et Kanda ne sont PAS ensemble, PAS ENSEMBLE !

Edouard piqua une crise pendant quelques minutes avant de se rendre compte que si, ils étaient ensemble et qu'il s'était endormi sur ses notes, dans la bibliothèque. Il poussa un juron.

Tout d'abord, il avait une tête horrible. Le teint cadavérique, des cernes violets, les cheveux en bataille. Sans compter le mal de dos dû à la position inconfortable qu'il avait gardée toute la nuit.

Ensuite, son copain l'avait laissé tomber. Chaque matin, le traqueur commençait la journée avec cette pensée et poussait un soupir désespéré.

-Toute…la nuit !

Oui. Edouard, lent comme il est, venait de se rendre compte qu'on était déjà le matin. Pourtant, il n'y avait qu'à se poser deux questions : Pourquoi il fait si clair ? Pourquoi y'a du bruit dehors et des piafs qui braillent ?

Paniqué, il regarda autour de lui. Personne dans la pièce. Encore heureux. Sinon, il se serait payé la honte pendant dix minutes, et on aurait découvert ses plans. Comme un voleur, il récupéra ses notes et sortit en rasant les murs.

Il passa devant l'infirmerie, et une idée lui vint à l'esprit. Il poussa la grosse porte en bois et jeta un coup d'œil à l'intérieur pour vérifier qu'il n'y avait personne. A part deux ou trois traqueurs dans le coma suite à une pulsion meurtrière de Kanda, il n'y avait aucune présence humaine, pas même l'infirmière démoniaque et despotique.

Sur la pointe des pieds, il se dirigea vers l'étagère la plus proche et en sortit tous les médicaments qu'il put, sans même s'attarder sur leur nom ou sur leur effet. Avec un rire sadique, il repartit comme il était venu.


Lavi était inquiet. Il avait vu Edouard, ce matin-là, au petit-déjeuner, et celui-ci avait semblé extrêmement euphorique. Trop pour quelqu'un qui était au bord du suicide deux jours plus tôt. Il avait eu l'occasion d'apprendre à connaître le blond pendant qu'ils sortaient ensemble, et l'idée qu'il puisse vouloir se venger lui paraissait inconcevable. Cependant, quelques semaines ne suffisent pas à cerner totalement une personne, et la phrase d'Edouard avait provoqué une réaction chez Lavi qui se méfiait désormais du traqueur comme de la peste.


Vers 15h00, Edouard s'introduisit dans la salle d'entraînement. Kanda s'y trouvait, comme il l'espérait, et Lavi n'était pas là (il travaillait avec son grand-père). Il était en train d'enchaîner les mouvements, les yeux fermés, tandis que le blond restait planté devant la porte, de peur de se faire remarquer. Il remarqua que la bouteille d'eau du Japonais se trouvait à portée de bras. Une aubaine pour lui qui n'aurait pas à se faufiler discrètement derrière Kanda. Il s'en saisit et l'ouvrit. Puis, il y versa le contenu de toutes les boîtes de médicaments qu'il avait récupérées. Fier de son œuvre, il se permit un ricanement avant de reposer la bouteille et de sortir sans un bruit. Il resta derrière la porte à observer ce qui se passait.

Quelques minutes plus tard seulement, Kanda s'arrêta, haletant et ruisselant de sueur. Après s'être essuyé le visage, il se dirigea vers la bouteille d'eau. Il la porta à sa bouche, le goulot touchait ses lèvres, le liquide allait bientôt couler au fond de sa gorge…Mais le brun se stoppa net, lorsqu'il remarqua quelque chose : l'eau était trouble et blanche, et une boîte de médicaments pour le cœur était restée sur le banc, vide.

Edouard, derrière la porte, toutes les autres boîtes dans ses bras, poussa un « Merde » discret, tandis que Kanda examinait la bouteille d'un air sceptique. Puis, il la reposa et s'approcha de la porte pour sortir. Soudainement inquiet, le traqueur chercha une cachette. Après avoir cherché un placard ou un rideau, il entra dans une pièce dont il ignorait la fonction. Il resta l'oreille collée à la porte, puis poussa un soupir de soulagement lorsqu'il entendit les pas de Kanda dans le couloir.

Puis, il hurla de rage. Son plan avait encore foiré. Il se retourna, à moitié désespéré, à moitié en colère, mais le seul sentiment qui finit par l'envahir lorsqu'il aperçut les milliers de visage de Komui qui tapissaient les murs, le sol et les meubles. Et au milieu de tout cela, assis sur une chaise, l'Intendant qui venait de se réveiller et qui le regardait d'une façon qu'il connaissait bien. C'était le regard qu'il avait lorsqu'Allen saluait Lenalee ou la serrait dans ses bras. C'était le regard qu'il avait avant d'appeler Komulin…

« Bonjour, Ed. Comment vas-tu ? demanda le Chinois avec une voix absolument terrifiante.

-Euh, je…je…B-b-bien et…et v-vous ? P-p-pourquoi v-v-vous êtes l-là ? bégaya le blond »

Un sourire purement sadique apparut sur le visage de Komui qui avait les jambes croisées, sur lesquelles il avait posé ses coudes. Sa tête reposait sur ses mains et, les rideaux étant tirés, l'obscurité qui l'entourait le rendait encore plus effrayant.

« Oh ? Et bien, j'essayais d'échapper à Reever et je me suis endormi. La chambre de ma sœur est une bonne cachette, et en plus je peux vérifier que personne ne tente de s'y…introduire…Dommage pour toi, elle est en mission. Au fait, tu n'étais pas censé être homosexuel ?

-S-si, répondit Edouard en se tassant sur lui-même, terrorisé.

-Ed, Ed, Ed…Voyons…Je sais que ta rupture avec Lavi t'a attristé, mais il y a d'autres façon de se suicider, tu sais. Celle que tu as choisie est très…douloureuse.

L'Intendant avait bien appuyé sur le dernier mot. Edouard déglutit et choisit la dernière option qui lui restait pur espérer survivre : la fuite. En une demi-seconde, il avait ouvert la porte, était sorti, l'avait refermé et était parti en courant.

Trois secondes plus tard cependant, Komulin surgit de derrière un mur. Un cri de douleur résonna dans la Congrégation.


C'est très court, mais voilà, je tenais à le poster. Et comme je suis très longue à poster, j'ai concocté un petit Bonus intitulé: Qu'a fait Kanda après être sorti de la salle d'entraînement?

Kanda avait soif. Mais l'eau de sa bouteille ne lui inspirait pas confiance, c'est pourquoi il descendit dans le réfectoire pour aller en chercher une autre. Lorsqu'il entra, il vit Môyashi qui "grignotait". Trois énormes gâteaux (un à la fraise, un au chocolat qui était à moitié entamé, et un à la vanille) se trouvaient devant lui, et Kanda se demandait comment il faisait pour reprendre son souffle entre deux bouchées tellement il se goinfrait.

"Hé, Môyashi, tu peux pas manger un plus proprement? C'est dégoutant."

Le plus jeune s'arrêta de manger et leva la tête, dévoilant ainsi un visage parsemé de crème au chocolat. Aussitôt, il répliqua comme à son habitude:

"Mon nom est Allen! Tu n'arrives donc pas à t'en souvenir? Alzheimer te guette, Kanda?"

Fier de lui, Allen replonga la tête dans son gâteau. Mais Kanda ne comptait pas s'arrêtait là.

"C'est sûr qu'à toi ça risque pas de t'arriver."

Le jeunot tourna à nouveau la tête vers le Japonais avec un air sceptique.

"Quoi?

-C'est sûr que tu ne risques pas d'avoir cette maladie un jour. Il te faudrait un cerveau pour ça."

Malheuresement pour lui, Allen n'apprécia pas du tout.

C'est ainsi que, quelques instants plus tard, Kanda alla voir Lavi, couvert de chocolat, les cheveux détachés, sa chemise blanche à présent ouverte devenue marron, son torse et con visage aussi. Les deux exorcistes s'étaient battus à coup de gâteau et, lorsqu'il n'y en a plus eu, ils avaient dégainé leurs Innocences. Il entra dans sa chambre en lâchant:

"Je ne veux aucun commentaire"

Bien entendu, Lavi ne l'écoutait jamais. Il s'approcha du Japonais, posa ses mains sur ses hanches et murmura dans son oreille:

"J'adore ça, moi, le chocolat..."

On ne les revit que deux heures plus tard, complètement débraillés. Etrangement, Kanda était tout propre mais Lavi avait du chocolat tout autour de la bouche.

Quelques heures plus tard, le chef cuisinier entra dans le réfectoire pour commencer à préparer ses commandes, après être sorti en ville pour réaprovisionner la Citadelle (avant l'arrivée d'Allen, les courses étaient faites une fois tous les trois jours. Depuis, c'est trois fois par jour). Lorsqu'il vit l'état du réfectoire, avec du chocolat, de la fraise et de la vanille sur les murs, les fenêtres brisées, les tables coupées en deux ou renversées, des morceaux de verres et d'assiettes brisés dans tous le coins, il hurla avant de s'évanouir. Ce soir-là, Edouard ne fut pas le seul à passer la nuit à l'infirmerie.


C'est fini! Bon, j'espère que ça vous aura plus quand même, et désolée. Là, j'aurai le temps d'écrire mais je n'aurai pas Internet et ne pourrai pas poster. Donc, à dans quelques temps!

P.S: Pour tous ceux qui auraient des pulsions suicidaires dirigées vers Ed pour ce qu'il a fait à Yuu, bah...ne vous gênez pas, hein.