Chapitre 10 :

Harry arpentait pièces et couloirs, laissant son regard balayer lentement les lieux dans l'espoir d'y trouver quelqu'un.

Cependant, constatent une fois de plus que la pièce était vide, il rebroussa chemin tout en poussant un long soupir de désespoir.

Dommage que son patron ne lui ait pas délégué une copie de son emploi du temps, cela lui aurait sans doute évité de le chercher dans toute la demeure. Pensa-t-il.

Traversant d'une vive allure le grand Hall, Harry aperçut de loin Narcissia Malfoy qui se dirigea instantanément vers lui dés qu'elle le vit.

- « Monsieur Potter, est-ce que par hasard vous seriez perdu ? » Questionna la jeune femme d'un ton toujours aussi aimable.

Elle savait que le garçon avait beaucoup de difficulté à se repérer au sein du manoir, chose qu'elle comprenait parfaitement étant donné la taille de la propriété.

Cependant, une semaine c'était écoulé depuis qu'Harry avait quitté Newport, et à présent il était tout à fait capable de parcourir la demeure sans avoir l'anxiété de s'y égarer.

- « Non, madame pas cette fois » Répondit-il d'un air courtois. « En fait, je cherche Lord Voldemort. Malheureusement, je crains qu'il soit sortit car je ne le trouve nulle part » Expliqua-t-il.

- « Ne vous inquiété pas, il est seulement partit faire une promenade à cheval. D'ailleurs…il ne devrait pas tarder à revenir » Fit-elle en regardant l'ancienne comtoise située dans un coin de la pièce.

- « Vous devriez l'attendre à proximité des écuries, je suis sûr qu'il sera de retour d'ici peu » Assura-t-elle.

- « Je vous remercie, madame Malfoy »

Narcissia lui sourit, puis elle observa le jeune homme s'éloigner tandis que son visage adopta d'emblée une expression plus inquiétante.

Au premier regard, elle avait toute suite devinée qu'elle apprécierait la présence de ce garçon. Harry était quelqu'un de naturel, d'attachant et surtout d'une gentillesse exemplaire. Le genre de fils que toute mère voudrait avoir et protéger. Songea-t-elle.

Malheureusement, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'était pas ici par hasard, et encore moins pour des raisons professionnelles comme le Lord semblait vouloir le faire croire. Lucius lui avait déjà fait part de quelques activités pour le moins immoraux auxquelles s'adonnait son patron. Même si la jeune femme n'adhérait aucunement à ce type d'agissement, elle savait néanmoins qu'elle n'avait pas le pouvoir d'y mettre à terme.

Parce que, s'opposer à la volonté de Lord Voldemort était tout à la fois imprudent, stupide et surtout inutile. Et ça, Narcissia l'avait compris depuis bien longtemps.

Dehors, le soleil blanc percer timidement les nuages qui imposaient leurs ombres faramineuses au manoir. La brise s'éleva sous les pas du jeune homme qui remarqua à peine l'air glacial tirailler sa peau fragile.

Les écuries étaient situées non loin des jardins inférieurs du domaine. Harry les rejoignit rapidement avant de constater qu'il n'y avait personne mise à part de nombreux chevaux reposant chacun dans un box différent. Ces derniers avaient l'air correctement soignés à en juger par leurs poils brillant, leurs carrures ou encore la propreté de leurs habitats.

Détaillant chacun d'entres eux, Harry reporta finalement toute son attention sur une jument couchée au sol.

Elle possédait une robe de couleur blanche s'accordant avec une longue crinière lui tombant en cascade. Ses yeux étaient d'un bleu ciel surprenant, et une expression paisible paraissait émaner de cette sublime créature.

Le jeune homme esquissa un sourire. Il avait toujours apprécié les animaux. Pour lui, ils avaient tous une particularité, une nécessité. Parfois, il se disait même que s'ils ne peuplaient pas cette planète, le monde serait bien triste !

Jusque là indifférent à sa présence, l'animal se redressa soudainement pour avancer jusqu'à l'extrémité du box, tandis que Harry recula avec précaution.

Ne sachant pas de quelle manière pourrait réagir la jument, il avança très lentement sa main, effleurant le museau de la bête qui dégageait chaleur et douceur. Une fois qu'il eut gagné la confiance du cheval, Harry s'autorisa à la caresser, déployant des gestes tendres que l'animal ne refusa pas.

C'était la première fois qu'il était aussi proche d'un cheval. D'ailleurs, il remarqua à quel point la bête était imposante par sa taille.

- « On dirait bien que Mirage que vous a adopté ! »

Harry sursauta pour se retrouver face au Lord qui lui sourit de manière amusé. Il n'avait même pas remarqué sa présence, ni entendu ses pas.

L'observant l'espace d'un instant, le garçon remarqua que l'homme avait revêtis une tenue toute particulière.

En effet, il portait de grandes bottes montantes soigneusement cirées sur un pantalon à l'allure simple et ample. Sa veste cintrée retombait en dessous de sa taille, et une longue cape noire coupant des vents les plus rudes épousait de jolies formes, soulignant le caractère parfaitement masculin du maître des lieux.

Voldemort s'approcha davantage de son assistant tandis que cette proximité fit reculer subitement le cheval.

- « Je suis surpris que vous ayez pu la caresser. D'habitude, elle est bien trop craintive pour se laisser approcher » Confia-t-il.

- « Je n'ai pourtant rien fait de spéciale » Souffla Harry.

- « Elle a sans doute pu sentir que vous ne lui feriez aucun mal et qu'elle pouvait se fier à vous. Les animaux ont un sixième sens pour ces choses là »

Harry ne savait pas quoi répondre, par conséquent il resta silencieux. Voldemort darda son regard sur lui avant de poursuivre d'une même éloquence :

- « Est-ce que savez que les véritables chevaux blancs sont très rares, Harry ? La plupart du temps, ils arborent une robe grise très claire qui leur confère une impression de clarté. Mais, Mirage est une authentique jument blanche. C'est ce qui la rend si spécial et particulièrement belle »

Harry détourna son visage vers l'animal qui avait adopté la même position que tout à l'heure.

- « Mirage » Répéta-t-il dans un murmure. « C'est vraiment un beau prénom »

- « Je suis ravie qu'il vous plaise » Sourit le Lord. « Mais dites-moi, vous étiez venu admirer les chevaux ? »

- « Euh, non pas vraiment. En fait, j'ai fini de travailler sur le dossier que monsieur Rogue m'a donné. Je voulais simplement vous le remettre pour que vous vérifiiez que tout est en ordre. Tenez » Fit Harry en lui tendant son dossier.

Le Lord s'en empara avant de reporter son regard sur son assistant.

- « Je le regarderai dés cet après-midi » Informa l'homme. « Est-ce que travailler sur ce projet vous a paru difficile, Harry ? »

- « Comme vous devez vous en douter je n'ais pas l'habitude de me pencher sur ce genre d'affaire. Cependant, les explications de monsieur Rogne étaient précises et je crois avoir saisi les différentes démarches. J'espère sincèrement que vous serez satisfait de mon travail »

- « Je n'en doute pas une seconde. Mais ne vous inquiété pas, même si vous avez fait une erreur elle ne sera aucunement préjudiciable puisque je sais parfaitement que c'est la première fois que vous menez ce type d'enquête »

- « Je vous remercie »

Un nouveau sourire se dessina sur les lèvres du Lord.

Finalement, Harry et lui quittèrent les écuries ou ils perçurent Fenrir Greyback en compagnie d'un cheval que le garçon jugea fort élégant.

En l'observant plus attentivement, il réalisa que si Mirage était blanche comme la neige, à l'opposé la robe de celui-ci témoignait d'un noir aussi profond que l'ébène. Son poil n'en paraissait que plus soyeux, reflétant le peu de lumière que le soleil laissait transparaître en cette matinée.

De la même manière, ses yeux émanaient d'une profonde obscurité, telle la noirceur du ciel révélant la nuit. D'ailleurs, ce regard ressemblait étrangement au serpent du maître des lieux, Nagini.

Voldemort s'approcha de la bête, lui prodiguant une longue caresse qui parut décontracter l'animal. Harry songea qu'il devait sûrement s'agir de son cheval. Laissant retomber sa main, le regard du Lord se reporta instinctivement vers son jeune assistant.

- « Etes-vous déjà monté sur un cheval, Harry ? »

Le garçon secoua la tête négativement.

Il n'avait jamais eut l'opportunité de rencontrer quelqu'un possédant une monture, et les Dudley n'aurait jamais payé pour qu'il prenne des cours d'équitation.

- « Dans ce cas, il faudra y remédier » Sourit le Lord. « Que diriez-vous d'essayer demain matin ? Si toutefois le temps n'est pas trop mauvais »

- « J'en serais ravie » Acquiesça Harry qui redoutait quelque peu de monter pour la première fois sur d'aussi grands chevaux.

- « Fenrir vous préparera Mirage, je crois qu'elle vous conviendra parfaitement »

Harry acquiesça sans prononcer un mot.

Mon dieu, faites qu'il ne tombe pas ! Avec la chance qu'il avait, cette perspective était tout à fait envisageable. Pensa-t-il.

Il échangea encore quelques mots avec son patron, puis réalisant qu'il avait encore du travail, Harry se retira poliment dans ses appartements et plus précisément dans son bureau.

En effet, Rogue ne le ménageait vraiment pas. Après lui avoir enseigné les différentes démarche liées aux analyses d'entreprises, il lui avait fait parvenir une copie des compagnies que Voldemort possédait déjà afin que le garçon puisse procéder à une évaluation de chacune d'entres elles.

De cette façon, il pourrait prévenir le Lord d'une quelconque anomalie ou d'un futur problème pouvant être anticipé.

S'installant à sa chaise, à peine eut-il ouvert son ordinateur que quelqu'un frappa à sa porte.

Interloqué, le garçon alla ouvrir.

- « Bonjour, Harry »

- « Alice… » Murmura le garçon.

- « Je suis désolé de vous déranger, mais je suis venue vous apporter votre linge ainsi que de nouvelles serviettes de toilettes pour demain matin »

- « Merci, Alice. J'ai beaucoup de chance d'avoir quelqu'un qui soit aux petits soins pour moi »

Elle lui sourit gracieusement, mais étonnement ses joues n'arborèrent pas l'habituelle couleur écarlate qui bien souvent apparaissait malgré elle.

Depuis qu'elle connaissait Harry, la jeune femme avait regagné une certaine confiance en soi. Elle parlait plus librement sans que sa voix ne se mette trembler à tout va. Il y avait quelque chose chez le jeune homme qui lui permettait d'agir plus librement sans qu'elle ne prenne peur aux susceptibles conséquences qui pourraient en découler.

Alors qu'elle s'apprêta à regagner ses quartiers, Harry la retint gentiment par le bras.

Attendez. Est-ce que je peux vous poser une question ? ».

- « Oui, bien sur. Tous ce que vous voulez » Répondit la jeune femme quelque peu surprise.

- « Voilà, cela va sans doute vous paraître ridicule mais…j'entends parfois de la musique, du piano » précisa-t-il. « Est-ce que vous savez qui joue de cet instrument ici ? »

- « Oh, est bien il y a plusieurs personnes qui savent en jouer, certains appartements disposes piano. Mais d'où l'entendez-vous exactement ? De votre chambre ? »

- « Non, c'est seulement lorsque je suis dans les couloirs. La mélodie provient du troisième étage »

- « Dans ce cas, il ne peut s'agir que d'une seule personne. Le piano est l'un des passes temps les plus précieux de Lord Voldemort, il pratique très réguliérement »

A cet instant, l'expression du jeune homme se transforma en stupéfaction.

- « Lord Voldemort, vous êtes sûr ? »

- « J'en suis certaine » Confirma la jeune femme sur un ton qui ne laisser nul place au doute.

- « Très bien, je vous remercie Alice »

- « Bonne journée à vous, Harry »

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Assis dans une salle à l'espace réduit et dont l'attente devenait au fils des minutes insupportable, Arthur reporta son regard sur sa fille, assise sur un siège voisin.

Malgré sa forte fièvre, Ginny demeurait silencieuse. Attendant patiemment que son tour arrive afin que le médecin puisse l'examiner et découvrir qu'elle pouvait bien être la cause de son mal être.

De son côté, Arthur regarda une nouvelle fois sa montre, lui indiquant qu'ils patientaient depuis bientôt trois quarts d'heure, chose inadmissible ! Pensa-t-il. Balayant de nouveau la salle du regard, il remarqua un jeune homme d'environ vingt ans, les jambes croisées et dont l'attention était captivée par un magazine qu'il lisait.

Arthur resta quelque seconde à observer ce garçon qui étrangement lui rappeler quelqu'un.

Puis, la réponse frappa soudain son esprit. Des lunettes rondes, les cheveux noirs, le teint pâle, oui ce garçon ressemblait bien au neveu de son meilleur ami. Excepté que ses cheveux étaient un peu plus cour et qu'au lieu d'un regard vert, ce dernier avait des yeux bleu foncés.

Bizarrement, il pensait souvent au jeune homme depuis sa discutions avec Remus, comme si quelque chose l'inquiétait. Mais plus cette histoire tourner dans sa tête et plus il la trouvait absurde. Ou peut-être ne voulait-il pas entrevoir la réalité des choses ? Peut-être était-ce plus facile de ce dire que tout n'était que mensonge.

Ce jour là pourtant, il en était convaincu…

Flash back

Comme tous les vendredis de la semaine à seize heures trente, Arthur était venu apporter la limousine non sans avoir oublier de la passer au lavage comme le Lord le lui avait demandé.

Tandis qu'il descendit de cette dernière, il perçut Rowle Thorfin se diriger vers lui pour le saluer.

Ce dernier occuper le poste de cuisinier au manoir depuis prés de cinq ans. Il avait environ le même âge que le rouquin et tous deux partager une grande amitié depuis qu'Arthur était devenu le chauffeur attitré de Lord Voldemort.

Alors qu'ils s'avancèrent vers la demeure tout en échangeant quelques banalités, ils croisèrent un jeune homme marchant d'une allure nonchalante, qui les salua poliment au passage.

Une fois éloigné, Arthur demanda discrètement à son ami :

- « Qui était-ce ? »

- « Le nouveau secrétaire » Informa Thorfin d'une éloquence posée.

- « Le nouveau ? Mais je croyais que le Lord en avait recruté un il y à peine deux mois. Qu'est-ce qui est arrivé ? »

- « Apparemment, le garçon aurait commis une faute professionnelle » Expliqua l'homme

- « Ah bon ? »

- « Oui. Enfin, si tu veux mon avis, moi je dirais que la raison est tout autre »

- « Qu'est-ce que tu veux dire ? » Demanda le père Weasley en fronçant les sourcils.

Rowle s'arrêta subitement de marcher tandis qu'il jeta un coup d'oeil au dessus de son épaule, vérifiant que personne ne pouvait les écouter. De nouveau, il fit face à son ami et décréta d'une voix à peine plus haute qu'un murmure :

- « Voilà, la dernière fois j'ai surpris une conversation très intéressante entre Lucius Malfoy et sa femme. J'ai entendu dire que Lord Voldemort recruter ses secrétaires pas seulement pour leurs compétences de travail mais aussi pour leurs caractéristiques physiques »

- « Quoi ? Mais enfin qu'est-ce que tu racontes ? C'est impossible ! » S'exclama le rouquin.

- « Je ne fais que te répéter ce que j'ai entendu »

- « C'est ridicule voyons ! Les secrétaires que le Lord embauche sont la plupart du temps des jeunes hommes »

- « Entre nous, je le trouve relativement jeune, on pourrait presque le confondre avec un étudiant. Et ce n'est comme pas si l'homosexualité était un problème pour lui »

- « Moi je crois que ce que tu as entendu ne sont que les improbables histoires que Lucius Malfoy se plaît à colporter »

- « Peut-être » Admis Thorfin « Mais tu ne trouves pas étrange toi que Voldemort engage et renvois sans cesse ses secrétaires, et qui plus est, se sont toujours de beaux jeunes hommes. Moi je te le dis, cet homme là Arthur est loin d'être un ange. Je le vois dans son regard, il dissimule quelque chose. Une chose malveillante » Ajouta Rowle dont l'expression du visage était étonnamment sérieuse.

- « Je n'affirme pas qu'il est parfait, mais je ne crois qu'il soit capable d'accomplir de telles choses » Décréta le père Weasley, subitement mal à l'aise. « Sur ce, j'aimerais autant qu'on arrête de discuter de ça. Tu es bien placé pour savoir qu'ici les murs ont des oreilles »

Thorfin esquissa un sourire discret mais n'ajouta rien.

Finalement, les deux hommes rejoignirent le manoir et plus jamais le sujet ne fut évoqué.

Du moins, c'est ce qu'Arthur pensait…

- « Monsieur Weasley ! » S'éleva une voix douce et féminine.

Interpellé, Arthur releva la tête pour croiser la longue silhouette de la secrétaire.

- « C'est à votre tour » Indiqua la jeune femme. « Vous pouvez passez dans le cabinet du docteur Connor »

- « Bien, je vous remercie »

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Hermione se laissa tomber sur la chaise de son bureau, l'air quelque peu éreintée.

Ses cours à l'université puisaient chez elle une énergie considérable. De plus, l'approche de ses examens éveillaient une source de stresse quotidien qu'elle avait de plus en plus de mal à supporter.

Son père lui répétait constamment qu'elle était brillante, que son travail et sa ténacité lui permettraient d'accomplir le métier de ses rêves. Bien entendu, la brunette ne doutait pas des dires de son père, seulement ses incertitudes se portaient davantage sur elle-même, sur ses capacités à acheminer un parcours qui peut être ne la mènerait qu'à un échec cuisant.

En ce moment, elle avait l'impression d'être au font d'un puits. Là ou nul lumière ne venait éclairer son visage et ou le bonheur semblait avoir disparu.

Ses jours étaient devenus d'une monotonie affligeante. La tristesse et le désespoir emplissaient son cœur lui criant sa souffrance.

C'était trop difficile, elle n'y arrivait pas. Elle n'y arrivait plus. Le poids sur ses épaules était trop lourds à porter et elle avait envie de tout lâcher, de se laisser aller.

Fermant les yeux un moment, elle tenta de chasser toutes ses peines. De s'imaginait ailleurs, peut-être dans les bras réconfortants de sa mère. Malheureusement, Hermione avait beau y mettre toute la volonté dont-elle était capable, l'illusion ne remplacerait jamais la véritable étreinte de celle qu'elle chérissait tant.

Lorsqu'elle ouvrit de nouveau ses yeux, son regard se porta instinctivement sur la photo de son bureau.

Au second plan, on pouvait percevoir ses parents tandis qu'elle et sœur était positionnée au premier, un sourire heureux flottant sur les lèvres. La photographie avait été prise deux ans plus tôt, ce qui expliquait qu'Harry n'y soit pas, puisqu'à cette époque ils ne se connaissaient pas encore.

La jeune fille observa plus attentivement sa mère.

Ses cheveux étaient détachés, volant dans une brise presque inexistante. Sa robe couleur blanche était légère, révélant l'éclat du soleil d'été, et une lueur particulièrement joviale baignait dans son regard étincelant.

Parfois, Hermione avait la sensation de sentir sa présence. Il suffisait d'une odeur, d'une couleur, d'une émotion particulière pour que les souvenirs renaissent.

Lorsqu'on a passé autant d'années avec une personne qui nous est chère, les meilleurs événements comme les pires restes gravés à jamais dans nos mémoires. On ne peut effacer volontairement une partie de notre vie sans que celle-ci ne revienne de temps à autre nous hanter.

Une larme coula lentement le long de sa joue, et du revers de sa main elle l'essuya.

Hermione ne pleurait pas souvent et si toutefois cela lui arrivait, elle voulait que personne n'en soit témoin, et surtout pas sa petite sœur.

Alors, refoulant au plus profond d'elle-même son chagrin, elle déposa plusieurs livres sur son bureau afin de parachever une étude donnée par le professeur McGonagall.

A défaut de pouvoir exprimer sa détresse, elle pouvait au moins noyer sa douleur dans le travail.

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Le manoir de Lord Voldemort comportait plus de quarante pièces ou recelaient de somptueuses décorations que l'homme avait tout spécialement édifié pour embellir son domaine. D'ailleurs, on dit bien souvent qu'une demeure est à l'effigie du propriétaire, et en rénovant la sienne, Voldemort ne comptait pas faire abstraction de cette devise.

En effet, pour lui la grandeur devait inspirer la puissance. La beauté révéler l'émerveillement, et enfin, l'exubérance dévoiler une certaine noblesse. Au fil de sa construction, il n'y avait pas un détail que le Lord avait omis, par un défaut qu'il n'avait corrigé.

D'autre part, l'emplacement du manoir était un véritable atout puisqu'il était éloigné des zones bruyantes, ou encore polluantes ce qui n'était pas négligeable.

Désormais, cette demeure figurait parmi les plus convoité et resplendissante du Royaume-Uni. C'est pourquoi, chaque fois qu'Harry en esquissait une partie sur son carnet, il prenait toujours le soin d'être le plus fidèle possible à ce qu'il voyait et ressentait.

Assis confortablement dans un des salons ou il c'était retiré pour la soirée. Il s'appliqua à recréer la pièce dans les moindres détails, usant de toutes les stratégies qu'il connaissait pour accentuer les zones d'ombre les plus minimes aux plus obscures.

Lorsque le jeune homme dessinait, plus rien n'avait d'importance autour de lui, le temps semblait même s'interrompre. Sa seule préoccupation se résumait à cette univers auquel il donné vie de la pointe de son crayons de bois. Harry était particulièrement soigneux lorsqu'il s'agissait de faire une ébauche. Et même si ce travail était d'ordre personnel, il ne s'accorder aucune marge d'erreur.

- « Puis-je me joindre à vous ? » Demanda une voix suave.

Le jeune homme tourna légèrement la tête pour entrevoir la silhouette de Lord Voldemort qui était quelque peu camouflé par la semi obscurité de la pièce.

- « Evidemment » répondit le garçon. « Vous êtes ici chez vous, par conséquent vous n'avez pas à me le demander »

- « Peut-être, mais je ne voudrais pas vous déranger » Décréta le Lord en s'asseyant en face de son jeune assistant. « J'ai remarqué que vous veniez fréquemment dans ce salon »

- « Oui, je trouve cette pièce très plaisante pour lire ou dessiner » Expliqua Harry.

- « Tient donc ! Je ne vous savez pas artiste ? » Lui sourit Voldemort en baissant son regard sur le carnet que détenait le garçon. « Me permettriez-vous de voir vos chefs d'œuvres ? »

Le garçon exprima à son tour un large sourire avant de déclarer :

- « Ce ne sont aucunement des chefs d'œuvres, mais si vous y tenez… »

Il tendit son calepin où figuraient tous les croquis qu'il avait réalisé depuis son arrivé à Plymouth.

Voldemort était rarement stupéfait par quoi se soit. Mais il devait avouer que le talent de son jeune assistant dépassait tout ce qu'il aurait pu croire.

En effet, la subtilité et la délicatesse déployée sur cette simple feuille était tout à fait captivante, pour ne pas dire impressionnante. Une aptitude inouïe se dégageait à travers chaque coup de coup de crayon, comme s'ils avaient été appliqués selon un schéma précis.

L'homme nota que la plupart des dessins faisaient référence à son manoir. Y était représentait la chambre d'Harry, le solarium, les jardins, et enfin la salle miroir qui était de toutes les esquisses, la plus attrayante.

Quel don prodigieux vous avez là, Harry. Est-ce naturel ou avez-vous pris des cours ? » Questionna le Lord tout en continuant d'explorer le carnet.

- « Je n'ai jamais suivis de programme d'apprentissage, je pense que seul le temps et le travail m'ont permis de m'améliorer. Mes esquisses étaient bien médiocres au début »

Cette réponse renforça l'intérêt du maître des lieux.

- « Pourquoi n'avez-vous jamais tenté de faire carrière dans ce domaine ? »

- « Le dessin est seulement une passion pour moi. En aucun je veux en faire mon métier, ni un commerce. C'est un plaisir personnel que je m'offre, et dont je suis fier »

- « C'est tout à votre honneur » Fit le Lord tout en lui rendant son bien.

Harry s'en empara tandis qu'il repensa soudain aux paroles d'Alice.

A dire vrai, il avait beaucoup de mal à imaginer son patron jouer une musique aussi douce et morose que celle qu'il avait entendu la dernière fois. Car, comme il avait déjà pu le remarquer, la personnalité de Voldemort était plutôt ambiguë. Par ailleurs, déchiffrer les émotions de cet homme ou ne serait-ce que deviner ses pensées semblait relever de l'impossible.

Ne sachant pas comment l'expliquer, Harry avait parfois l'impression qu'un miroir se dresser devant lui, renvoyant ses propres sentiments sans dévoiler ceux de son vis-à-vis. Rien ne figurait au travers de ces gestes, de ces expressions ou encore de ces regards.

Lord Voldemort s'imposait à lui, telle une énigme qu'il ne parvenait pas à déchiffrer. Et cette constatation avait le don de le fasciner comme de l'effrayer.

- « Dites-moi, Harry » Surgit de nouveau la voix sereine du maître des lieux. « Est-ce que vous savez jouer aux échecs ? »

Si le jeune homme fut surpris par la question, il tenta néanmoins de ne rien en faire paraître.

- « Euh, oui. Avec ma cousine nous y jouons de temps à autre. Elle est d'ailleurs très douée, les parties sont généralement serrées »

- « Cela vous plairais-t-il de faire une partie avec moi ? Mais surtout, ne vous sentez pas obligé d'accepter »

- « Loin de moi cette idée, je trouverai ça au contraire très agréable » Sourit le jeune homme.

- « Bien, dans ce cas… »

Voldemort se leva du canapé pour se diriger d'un pas nonchalant vers l'une des vitrines du salon. De sa main droite, il en sortit une large boite noire qu'il déposa sur la table basse, ou reposait déjà un plateau de jeu en verre.

L'homme tira un premier compartiment, laissant entrevoir différentes pièces de couleur transparente qu'il déposa devant le jeune homme. Il tira ensuite un deuxième tiroir, révélant cette fois-ci une multitude de pièces noires qu'il plaça à ses côtés. Enfin, il rangea la boite dans un espace situé en dessous de la table afin que celle-ci ne créée aucune gêne.

Harry examina rapidement les pièces situées sur deux rangées parallèles dans un écrin bleu foncé chatoyant. Ces dernières étaient sculptées dans une forme simple contenant un minimum de détails, à l'éclat brillant et au touché lisse. Il commença alors à disposer les différents pions sur le plateau, qui était d'ailleurs, plutôt lourd une fois tenu dans sa main.

- « Quelles est donc la matière qui compose ces pièces ? » Demanda le garçon.

Sans relever la tête, d'une éloquence posée, le Lord répondit :

- « Les blanches sont en cristal de roche et les noires en onyx, deux pierres qui paraîtrait-il posséderaient des propriétés bénéfiques »

- « Ah, oui. Et quels genres de propriétés exactement ? » Questionna Harry, un temps soit peu curieux.

- « On dit que l'Onyx est une pierre qui donnerait force et courage à celui qui l'utilise. Les gens disent aussi du cristal de roche qu'il facilite le dialogue et l'adaptation. Evidemment, ce ne se sont que des croyances » Fit le Lord en terminant de poser sa dernière pièce.

- « Cela vous tenterez-t-il un verre de vin avec moi, Harry ? » Demanda L'homme en se levant.

Harry traça un sourire tout en décrétant avec humour :

- « L'alcool c'est mauvais pour la santé »

- « Oh, mais seulement si on en abuse » Remarqua le Lord tout se dirigeant vers le bar qui se trouver au dos du garçon.

Quelques secondes plus tard, il revint deux verres à la main et une bouteille qui avait été soigneusement conservé dans une cave à vin électrique. Il déboucha celle-ci et versa une partie de son contenu dans les deux coupes, dont une qu'il présenta à Harry.

- « C'est bizarre, habituellement les hommes d'affaires ne boivent-ils pas du Whiskey ? » Plaisanta Harry qui avait pu entrevoir ce stéréotype dans de nombreux films.

- « Le soir, je préfère un verre de vin, je trouve ça disons plus…délectable » Répondit Voldemort tout portant le verre bordeaux à ses lèvres qui dégageait de délicieux arômes éveillant avec raffinement chacune de ses papilles. « Bien, si nous commencions ? A vous l'honneur, après tout les blancs commencent toujours »

Harry reporta son regard sur le plateau de jeu et commença par avancer un premier pion de deux cases, le situant en G4. Voldemort exécuta la même manœuvre, positionnant son pion noir en B5.

- « Au fait, j'ai regardé votre dossier tout à l'heure, et à première vue je n'ai décelé aucune erreur. Vous avez respectés les différentes démarches à la lettre, et j'ai même pu remarquer que vous aviez classé chaque document en fonction des entreprises les plus avantageuses aux moins intéressantes »

- « Oui, monsieur Rogue m'a dit qu'il serait préférable que je les classe en fonction de ce critère »

Le Lord dissimula son sourire, n'étant guère surpris de cette initiative.

- « Severus est une personne plutôt méticuleuse dans son travail. Il possède une large expérience en plus d'un grand savoir. D'ailleurs, c'est notamment pour cette raison que je voulais que vous travailliez ensemble. Ainsi, vous apprendrez beaucoup à ses côtés »

Le jeune homme resta silencieux. En vérité, même si Rogue n'arborait pas une attitude particulièrement chaleureuse, Harry ne doutait aucunement de ses compétences dans le domaine des affaires.

Est puis, il avait longuement observé l'homme. Et l'unique conclusion qu'il avait pu en tirer, c'est qu'il n'était pas seulement froid en sa présence, mais avec toutes les personnes habitant ce manoir. Chose qui d'un côté le rassura tout en l'attristant quelque peu.

Voldemort déplaça à présent son cavalier afin de s'approprier un des pions de son jeune assistant. Son assurance et ses gestes étaient si fort qu'ils auraient pu décontenancer n'importe quel adversaire.

Laissant une courte pause s'installer, il débuta d'emblé un tout autre sujet de conversation.

- « Comment trouvez-vous le livre que j'ai vous ai prêté ? »

Harry s'empara à son tour d'un pion avant de répondre :

- « J'ai été complètement envoûté par l'histoire. D'ailleurs, il ne me reste que quelques pages de l'épilogue à lire. J'aime beaucoup le style d'écriture que cet auteur emploi. On à l'impression de ressentir avec exactitude les émotions du personnage ce qui rends le récit d'autant plus réel »

- « Je suis content que vous l'ayez apprécié. Surtout n'hésitez pas à aller en chercher un autre dés que vous aurez achevez celui-ci »

- « Soyez certain que je n'y manquerais pas » Souligna le garçon en déplaçant de nouveau sa tour.

- « Hum, vous êtes très perspicace, Harry » Complimenta le Lord en admirant la technique de jeu de son jeune assistant.

- « Je suppose que si c'était trop simple, ce ne serait pas drôle de jouer »

- « En effet. Je n'aime pas les victoires trop faciles » Taquina l'homme faisait généreusement sourire le garçon.

Pendant un moment, ils jouèrent sans prononcer une parole. Seul le léger bruit des pièces venait meubler ce silence qu'Harry trouva très vite dérangeant.

Il avala une autre gorgée de vin, et tout en reposant son verre il décréta :

- « Il y a quelques jours, je vous ai entendu jouer du piano. Je sais que c'est vous parce que j'ai demandé à une des domestiques, j'étais un peu curieux voyez-vous » Admit-t-il tout en jouant une de ses pièces.

« Enfin, je voulais vous dire que j'ai été complètement charmé par le morceau que vous avez interprété, c'était vraiment très beau »

Voldemort resta silencieux quelques instant. Assemblant les derniers mots que le jeune homme venaient de prononcer.

A dire vrai, l'homme était tout à fait conscient d'avoir une parfaite maîtrise du piano. Il avait en outre travaillé très dur pour obtenir une telle perfection dans ce domaine. Toutefois, le fait qu'Harry lui en face part parce que l'une de ces partitions l'avait réellement captivé, et non pour le simple fait de le flatter, fit resurgir chez lui un sentiment bien étrange.

- « Je suis ravie d'apprendre que j'ai pu charmer un jeune homme tel que vous par ma musique, Harry » Déclara le Lord tout en dévoilant son sourire naturel.

De son côté, le garçon baissa la tête sentant tout à coup le rouge lui monter aux joues. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de dire ça ? Maintenant il se sentait complètement ridicule.

- « J'ignorais que le piano pouvait vous intéressez. J'en joue la plupart du temps le mercredi, étant donné que vous ne travaillez pas l'après midi, si vous le désirez vous pouvez venir »

Ebahit, Harry releva un regard radieux vers son patron.

- « Vraiment ? Mais je ne veux pas vous imposer ma présence »

- « Si cela me dérangeais, je vous ne vous le proposerai pas » Souligna Voldemort tandis qu'il poussa sa tour de trois cases. « Vous n'aurez qu'à vous présenter en salle de musique vers quinze heures. Cela vous convient-il ? »

- « Absolument » Acquiesça Harry.

- « Par contre, je voudrais quelque chose en échange » Demanda le Lord en buvant une dernière gorgée de son vin.

- « Et qu'est-ce que c'est ? » Questionna le garçon piqué au vif.

- « C'est très simple, j'aimerais que vous réalisiez un portrait de moi »

- « Un portrait ? » Répéta le garçon surprit par cette demande.

- « Est-ce que ma demande vous pose un problème ? »

- « Non, Pas du tout. Au contraire, je suis ravie de pouvoir mettre mon talent à votre service. Si vous voulez, je pourrais même réaliser ce portrait pendant que vous jouerez au piano. Qu'en pensez-vous ? C'est un bon processus d'échange, non ? »

Voldemort esquissa un sourire, l'air ravie.

- « C'est parfait »

Effectuant une dernière manœuvre, Voldemort déplaça sa reine horizontalement, puis il jeta un regard conquérant vers le jeune homme.

- « Echec et math »

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Collin marchait silencieusement au travers du corridor situé au troisième étage.

Normalement, il ne travaillait pas le samedi matin. Cependant, Voldemort l'avait convoqué dans son bureau pour une raison qui échappait encore au jeune homme.

Arriver devant la double porte en bois, il toqua trois fois, puis pénétra dans l'entrée de la pièce.

- « Vous m'avez fait demander, monsieur ? »

- « En effet Collin, entre… »Emergea la voix cruellement indifférente de Voldemort.

Le garçon referma soigneusement la porte derrière lui, tandis qu'il avança d'un pas feutré jusqu'au bureau du Lord qui semblait momentanément plongé dans un document bien spécifique.

- « La période d'essai de trois semaines à laquelle je t'avais assigné a pris fin » Lui signala l'homme en reportant son regard carmin sur le jeune homme.

- « Oh, dans ce cas je peux maintenant remplir le contrat, c'est ça ? » Demanda Collin alors que le Lord se leva silencieusement pour contourner son bureau.

- « Malheureusement se ne sera pas possible » Déclara ce dernier. « Durant cette période d'essai j'ai constaté quelques imperfections, je regrette mais je ne peux pas te garder » Dit-il sans pour autant démonter une once de désolation.

Collin avait tout d'un coup l'impression que ses jambes allaient faillir sous son poids. Il lui fallut quelques secondes avant d'assimiler les dernières paroles du Lord.

- « Vous ne pouvez pas faire ça » Articula-t-il dans un murmure alors que sa gorge se nouer par une corde invisible, et que les larmes lui monter malgré lui aux yeux.

- « Bien sûr que si » Contredit Voldemort dont la voix rester parfaitement impassible. Le contrat que tu as signé stipule que je t'accorde une période d'essais de trois semaines, à terme je suis tout à fait en droit de refuser une proposition d'embauche définitive et j'ai décidé de m'octroyer ce droit.

Cette fois-ci les larmes coulèrent sur son visage tant son désespoir était immense. Son univers c'était écroulé d'un seul coup, emportant avec lui ses projets, ses espoirs, son avenir, tout…

Que pouvait-il bien faire ? Voldemort avait raison, il était dans son droit, rien ne lui interdisait de le renvoyer, et surtout pas la culpabilité.

Quel idiot il avait été ! Il c'était fait complètement manipulé. Mais comment avait-il pu être aussi naïf ?

- « Je te donne deux jours pour quitter la propriété. Il va de soi bien sûr que tu seras quand même payé pour le travail que tu as effectué durant ton petit séjour ici »

- « Je vous en pris, ne me mettez pas à la porte » Supplia le jeune homme. « J'ai besoin de ce travail, ma famille compte sur moi, s'il vous plaît »

- « Ce n'est pas mon problème » Répondit Voldemort. « Vous pouvez disposer »

Dépité, Collin quitta rapidement le bureau du Lord pour se réfugier dans sa chambre ou sa tristesse et sa fureur éclatèrent.

Il avait était si stupide de croire que Voldemort avait pu ressentir ne serais-ce qu'une once d'affection à son égard. Cet homme n'avait décidément aucun cœur, aucune morale ! Il était détestable !

A présent, Collin se sentait honteux, il se dégoûté d'avoir offert son corps, de lui avoir révélé ses sentiments les plus sincères.

Mais surtout, il regrettait cette faiblesse qu'il avait éconduit à céder sous le charme démonique de Lord Voldemort.