Bonjour! Non, je ne suis pas morte! Désolée du retard, je suis partie en vacances dans un endroit privée d'internet! Donc pas moyen de poster. Ça ne m'excuse pas vraiment mais bon. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop :/ Passons aux RARs:
Melusine Oriki, l'effet que je voulais créer était qu'il ne cherchait pas vraiment, ou seulement en surface, parce qu'il refusait de plonger trop en lui. Donc, désolée, ce n'était pas très clair: ma faute ^^
brigitte26, oui Drago et Harry se ressemblent bien trop ces aveugles! XD
Hinanoyuki, Coucou, re-toi, qui sait à quoi il pensera pour réussir son Patronus... Ah c'est sûr qu'il en a des principes! Mais sans, ce ne serait pas vraiment lui...
Lassa-Liam, merci, et désolée, celui là est le plus long! J'espère que ça compensera un peu ^^
cat240, alors concernant le Patronus, je suis désolée de ne pas avoir creusé mais c'était voulu. Dans cette scène, il refuse de trop réfléchir, de trop se rappeler. Tous les souvenirs qu'il évoque sont plutôt creux, vides de la chaleur propre aux souvenirs qu'il faut pour un Patronus. Ensuite un PoV de Kreattur, pourquoi pas, mais je vois pas trop ce qui pourrait s'y passer... Si tu veux développer l'idée, ce serait avec plaisir que je me pencherais dessus :) Quant aux jeunes qu'il a vus lors du repas ce sont des anonymes qui le resteront: des élèves qui étaient à Poudlard en même temps que lui, mais d'un an de moins.
Voilà voilà, je vous retrouve en bas, bonne lecture:
Une sorte de routine s'était établie sur les jours qui suivirent. L'entraînement me prenait toutes mes journées et après le diner, j'étais autant fatigué physiquement que psychologiquement ce qui m'aidait sensiblement à trouver le sommeil. Tonks s'était vraiment révélée être une personne surprenante. Elle était drôle, légère et bonne professeur. De plus, elle avait cette petite étincelle que peu de femmes de mon entourage avaient: celle d'une mère. Elle m'avait parlé de son fils un jour après une séance. Elle s'étendait peu sur elle-même mais elle me parlait tout de même de ce qui faisait sa vie et avait installé une sorte de relation de confiance. Je savais par exemple que c'était Remus Lupin le père de son gosse. Je n'avais de lui que le souvenir du professeur de ma troisième année, et lorsqu'elle m'en parlait, elle me donnait envie de le connaître mieux. Les journées s'écoulaient donc, remplie et intensive, mais pourtant assez calme et sans accroc.
°0°0°0°
Mon estomac me réveilla, en pleine nuit malgré mon état de sommeil. Je me levai en grognant de mécontentement, épuisé. Je savais bien que je ne pouvais ignorer ma faim: je n'avais pas mangé de la journée. Je me jetai un sort pour palier à mon apparence négligée puis me décidai à descendre en cuisine, éclairé par un lumos.
Une fois mon appétit apaisé, je me redirigeai vers les escaliers. Un rai de lumière filtrant par une porte attira mon attention. De nature curieux, je m'en approchais, vérifiant d'abord qu'aucun son ne me parvenait. Un clapotis intense et ne pouvant être que la pluie tombant sur une paroi vitrée brisait le silence. Je poussais finalement le battant en bois et haussai un sourcil surpris en reconnaissant la silhouette qui me tournait le dos. J'étais arrivé dans un petit salon de détente. Canapés, livres, bibliothèques, et même un piano, conféraient à la pièce bleu et argent son ambiance calme. Comme dans la chambre que j'occupais, la fenêtre avait une sorte de rebord confortable et c'est là que se trouvait Potter. Pourquoi ne dormait-il pas? Et qu'est-ce qui le fascinait tant derrière cette fenêtre pour qu'il n'en détache pas les yeux? Curieux et étrangement pris par la quiétude de la pièce et de son occupant, je m'assis à ses côtés et regardais à mon tour par la fenêtre. La pluie tombait drue effectivement fissurant à ma vue, le peu que la nuit ne cachait pas déjà. Le ciel était rempli de nuage, ne laissant visible ni les étoiles, ni la lune. Il n'y avait rien à voir derrière cette fenêtre autre que la pluie diluvienne.
-Qu'est-ce que tu fais réveillé?
-J'avais faim.
-Pourquoi n'as-tu pas appelé Kreattur?
Sur le coup je me sentis bête, parce que je ne savais pas quoi lui répondre. Mais je n'allais pas non plus lui dire que c'était par habitude. Que lorsque j'étais au manoir, je profitais de la nuit pour me balader seul et passer par les cuisines. Que, dormant peu, je savourais un calme inexistant. Parce que rien n'était jamais calme au manoir Malefoy depuis que Voldemort y avait élu domicile.
-Envie de marcher, je suppose... Et toi?
-Je n'arrive pas à dormir. La pluie...
-Tu n'aimes pas la pluie?
Il baissa les yeux, soupira et retourna à sa contemplation.
-Je m'en fiche en fait. Ça me paraissait mieux que les cauchemars comme excuse.
-Tu fais des cauchemars? lui demandai-je d'un air surpris qu'il interpréta mal.
-Oui.
Son ton était froid et son attitude plus tendu. Je posai ma tête contre le mur à côté de moi et pris une grande inspiration, avant de me laisser aller.
-Quand je faisais des cauchemars, enfant, je me réveillais dans une grande chambre froide. Je ne devais pas réveiller mes parents, je m'interdisais de pleurer mais je n'arrivais pas ne serait-ce qu'à fermer les yeux. Ma mère m'avait offert un attrape rêve. Elle disait qu'il me protégerait. Alors je le décrochais d'au-dessus de mon lit et le collais contre moi. Et j'attendais, parfois pendant des heures. Je croyais vraiment qu'il allait se passer quelque chose. Que mes peurs s'envoleraient de mon ventre et seraient emprisonnées dans l'objet. Je tombais d'épuisement en général.
Je le regardai du coin de l'œil, légèrement anxieux de l'effet que ma petite histoire avait eu sur lui. Il était toujours aussi inexpressif mais il me regardait. Vraiment. Pas juste comme un interlocuteur qu'on regarde par politesse, ou comme quelqu'un qu'on scrute avec méfiance. Il me regardait avec un œil nouveau.
-Ce ne sont pas vraiment des cauchemars. C'est mon lien avec Tu-Sais-Qui. Je perçois ces émotions intenses et il ne se gêne pas pour m'envoyer plein d'autres choses pour me torturer. Des images... des scènes... Il attend que mon esprit soit le plus vulnérable et empiète sur tout. Il sait tout de ma vie privée, de mes faiblesses, de mes peurs.
-Tu as déjà essayé l'Occlumencie?
-Oui, on me l'a appris. Un Maître dans le domaine mais ça ne c'est pas bien passé. Je n'y arrive pas.
J'étais doué pour cette discipline. Indéniablement. J'avais bloqué mon esprit à Severus, un Maître de la Légilimencie, à Voldemort aussi bien que rarement et avec plus de subtilité. C'était ma tante qui me l'avait appris et bien que je ne l'aimais vraiment pas je ne pouvais lui enlever qu'elle était puissante. Lorsqu'elle m'apprenait des sorts, et c'était arrivé souvent, je finissais invariablement par les réussir parfaitement. Même si ses techniques de pédagogie étaient loin d'être tendre. Je savais aussi que j'étais plutôt bon professeur puisque j'avais aidé Blaise à l'époque de Poudlard. Mais est-ce que cela suffisait pour que je lui propose de l'aider? En voyant son état de fatigue, je me décidais à au moins essayer.
-Je pourrais t'aider si tu veux.
-Tu as tes entraînements et je n'ai pas beaucoup de temps libres, avança-t-il.
J'hochai la tête sans répondre. Il ne dormait pas: il avait du temps libre. Ce devait être une excuse certainement.
-Comment ça se passe d'ailleurs, tes entrainements? demanda-t-il pour relancer la conversation.
-Bien. Tonks est sympa et j'avance bien.
-Tant mieux.
Il me sourit timidement puis regarda de nouveau la fenêtre. Je l'imitai et me perdais à mon tour dans les tintements des gouttes de pluie s'écrasant sur le sol et la fenêtre. Ce n'est que lorsque mes paupières se firent lourdes que je me rendis compte que je luttai contre le sommeil depuis un moment. Je me levai sans un bruit et me rendis dans mon lit, m'endormant dès que ma joue eut touché mon oreiller.
°0°0°0°
-À demain.
-Oui, et reposes toi, bon sang!
Je lui adressai un sourire moqueur avant de quitter ma salle d'entraînement et de me diriger vers ma chambre. L'effort m'avait épuisé physiquement et j'accueillis la chaleur de l'eau avec plaisir sur mes muscles fatigués. Je ressortis de la salle de bain une demi-heure plus tard, propre et revigoré. J'appelais Kreattur pour qu'il me monte un repas, n'ayant pas la force ni l'envie de descendre manger entouré par la bonne humeur de gens qui me détestaient et avaient la rancune tenace. Je n'avais qu'une envie: dormir. Et ne pas penser! Mais voilà, l'inactivité libérant mes pensées, ces traitresses se concentrèrent sur ce qui s'était passé la veille. Je ne comprenais pas vraiment, ne me reconnaissait pas à m'asseoir si simplement à côté de lui. Ça avait quelque chose de surréaliste. D'impossible à comprendre. Soit. Mon esprit s'égara de nouveau et mes yeux se fermèrent.
Mais une heure plus tard, je n'avais toujours pas trouvé le sommeil. Je me levais donc et flânais dans l'immense maison. Ce fut un hasard si je me retrouvais dans ce couloir. Avec surprise, je vis la porte encore une fois entrouverte. Me demandant tout à fait stupidement s'il serait là, j'entrais. Et il était là. Je m'assis à la même place. Dehors, le temps était brumeux, incertain et le ciel couvert. Alors je détournais mon regard. Et il me sourit.
-Tu as mangé? On ne t'as pas vu au diner tout à l'heure.
-Ah, vous y étiez? feignis-je de demander, ne trompant visiblement pas mon vis-à-vis.
-Tonks ne t'en a pas parlé? s'insurgea-t-il faussement, moqueur.
-Elle a dû oublier... Votre mission s'est bien passée?
-On a réussi cette après-midi. Le groupe de MacNair ne posera plus de problème.
C'était une bonne chose. Une merveilleuse nouvelle, même. L'ancien bourreau du ministère honorait parfaitement son ancienne profession. Bien que désormais, ses talents s'étendaient aux êtres humains, et pas forcément que ceux étant dangereux. Il avait, sous ses ordres, plusieurs partisans des Ténèbres et exécutait avec eux, le rôle de rendre les peurs et les murmures des gens vrais. C'était un boucher, dont tous les crimes étaient horribles à voir, et hantaient les mémoires. Ils faisaient le sale boulot. Éliminaient par plaisir. Il avait la même folie sanguinaire que Bellatrix, sans ses grades. Lui, il parcourait les rues. Le savoir hors d'état de nuire, bien qu'il avait assez peu de pouvoirs au sein de la guerre, était définitivement une très bonne chose. Ça faisait toujours au moins un psychopathe de moins.
-Ah, tant mieux.
-Oui: merci Fred et Georges.
-Les jumeaux Weasley?
-Eux-mêmes! C'est avec eux qu'on a monté le piège.
-J'ai du mal à les imaginer sur un champ de bataille...
-C'est vrai que c'est étrange mais ils sont très malins et se complètent parfaitement. C'est stupéfiant à voir, comme lorsqu'ils finissent les phrases de l'autre.
-Ils se sont lancés dans un commerce de farces et attrapes, non? demandai-je hésitant.
Potter me lança un regard encourageant face à ma maladresse et m'expliqua que oui, que c'était bien qui concevaient leurs produits, faisant fi du fait que je savais bien tout ça. Nous passâmes ainsi le reste de la nuit à nous parler de nos meilleurs amis à demi-mots, sans trop en dire, comme pour ne pas trop nous engager nous-mêmes. Nous prenions un malin plaisir à surprendre l'autre et à briser les préjugés que nous nous étions faits. En quelques heures, j'en appris plus sur les Gryffondors qu'en sept ans de cohabitation. Et ça, simplement parce que je discutais avec Potter, que je voyais ses amis à travers ses yeux, et qu'en échange, je faisais de même. Ce n'était même pas vraiment une présentation, juste quelques souvenirs échangés. J'appris entre autres que Weasley était extrêmement bon aux échecs, Granger un vrai tyran concernant les études. Que Luna Lovegood, avait réussi à sympathiser avec des sombrals, ce qui ne m'étonna qu'à moitié vu ce que je savais du caractère décalé de Loufoca. Que Londubat devenait subitement courageux dès que ça touchait à une certaine Serdaigle blonde.
Mais Potter ne fut pas en reste. Surtout quand je lui racontais comment Pansy avait remis un abruti qui l'avait traitée de "superficielle et sans cervelle" à sa place, en lui prouvant avec un calme effrayant que, non elle n'était pas idiote. Preuve que sa victime, de son lit à l'infirmerie, n'avait pu contester face à la perfection de sa potion d'un niveau pourtant avancé. Ou quand il réalisa que Blaise n'était pas que cette armoire à glace effrayante mais surtout un être facile à vivre et remplissant tous les rôles, du blagueur invétéré au protecteur. Il fut plus doux dans ses réactions quand j'évoquais Vincent et Crabbe, refoulant son air choqué pour un poliment surpris, en les découvrant bourrus mais surtout terriblement fidèles et attachants par leur façon un peu bête d'être surpris et émerveillé par tous, et de suivre aveuglément tous ceux que je leur disait, jusqu'à ce qu'ils prennent leurs propres décisions. Il passa avec indulgence sur mon ironie défensive et je fis mine de ne pas remarquer que la douleur s'estompait. Un peu grâce à lui. Sa réaction la plus étonnée fut lorsque j'abordais le cas de Théodore. D'abord parce qu'il ne nous soupçonnait pas ami, en raison du caractère solitaire de Théo. Puis, il rit en voyant l'air attendri dont je parlais de lui, ce petit Théo, trop intelligent, trop mystérieux et, bien que cette information me soit arrachée, trop adorable et enfantin.
Nous nous retenions de rire parfois. Échouant souvent. Tout nous paraissait normal, mais ça ne l'était pas. Et de notre petite bulle où notre bon sens s'était fait la malle avec notre réticence, on s'en fichait pas mal.
Ce que je retins surtout, fut que Potter pouvait être d'une bonne compagnie, et que la fatigue était une excellente excuse pour ne pas songer à l'étrangeté d'une situation ni la remettre en question. Peut-être même, que le lendemain, le hasard me mènerait de nouveau dans les parages.
°0°0°0°
-Pourquoi?
Je grognai en fixant la rue pavée. Il rit et je sursautai.
-J'arrive pas à y croire, Malefoy! Tu fuis chaque repas où tu sais qu'on sera là, tu les évites tous! De quoi tu as peur, bon sang?
-De devoir me rappeler qui je suis en les regardant dans les yeux, lui ai-je dit d'un ton polaire en le fixant droit dans les yeux, faisant cesser immédiatement son hilarité.
Il se détourna, gêné et moi, je me retins de me frapper. Parce que même s'il avait touché une corde sensible, ça ne valait pas le coup. Son rire s'était tu. Il finit par me regarder de nouveau, sans savoir quoi dire. Parce que Potter était trop saint pour savoir ce que c'est d'avoir fait le mal. Que sa culpabilité stupide n'avait aucune fondation réelle et n'existait que dans son stupide coeur trop grand. Et soudain, je sentis une chaleur sur mon poignet et ma rancoeur fondit en voyant son expression. Il était brulant d'intensité, de défi muet, et d'une détermination farouche.
-Oh Fred et George ont découvert...
Et il recommença à babiller, m'entrainant malgré moi, oubliant bien vite, si vite, comme si ce genre de moment n'avait pas sa place ici et devait être chassé. Son rire revint. Et sa main était toujours nonchalamment posée contre la mienne.
°0°0°0°
-Tu trembles...
-C'est l'horloge.
-L'horloge?
-Elle me fixe. Elle ne m'attend pas.
"Un enfant. Un petit enfant qui a peur du temps." Et l'aurore qui se levais doucement et que soudain, je hais.
°0°0°0°
-Pourquoi tu reviens à chaque fois?
-C'est important?
-Oui.
-Bien, si je te dérange je ne reviendrais plus.
-Non... très bien, ne dit rien.
Silence. Regard du brun, perdu, comme si ces moments plutôt simples en fait, comme un début d'amitié, étaient trop brusques, trop précipités.
-Parce qu'ici, j'oublie de me demander pourquoi.
°0°0°0°
-Ça ne te manque pas le Quidditch.
-Si, avouais-je avec un sourire nostalgique.
-On refera un match un jour!
"Un jour." Quelque part dans le temps, sans indication, sans incertitude. Parce que "un jour", je serais là, lui aussi et la guerre non. Que rien ne peut bouleverser cette équation. "Un jour." Un futur sur du long terme, une vie sans peur du lendemain, une amitié qui résistera.
-Un jour , répétais-je en souriant, appréciant la sonorité entre mes lèvres. Et je t'écraserais, Potter.
-Bien sur, bien sur, se moqua-t-il. Un jour.
Et son sourire ne mentit pas: ces deux petits mots lui plaisaient à lui aussi.
Alors je suis pardonnée? Un rapprochement, brusque, sans explications, ni coups de poings... Qu'est-ce que vous en pensez? Non, je ne stress pas voyons... bon, si, un peu... A bientôt j'espère (vu que le prochain chapitre n'est pas écrit je préfère ne pas m'avancer *sourire désolée*)
