Coucou les amis *ne caillassez pas l'auteur s'il vous plaît!*

Je sais que ça fait plus de quatre moi que je n'ai pas posté et j'espère qu'il y a encore du monde pour me lire :S

Je ne citerai pas toutes mes raisons mais disons qu'entre autre j'ai fais un bilan de cette story qui m'a déprimée (je la trouve un peu pourrie, non?), on m'a dit que j'écrivais que de la merde (ça fait toujours plaisir), je suis partie à l'étranger, j'ai eu la méga panne d'inspiration, et j'ai pas eu le temps de toucher mon clavier pendant les deux derniers mois...

Mais maintenant je suis là pour longtemps j'espère, et je vous offre la première partie d'un chapitre assez triste. La chanson choisie est un hommage à tous ceux qui sont de ma génération ;)

Je suis plutôt contente de ce que j'ai fait pour une fois :)

Dans un mois, le prologue de ma nouvelle fic "A Slytherin Lioness" va être posté et je vous attend, si vous voulez la suite, je pourrai commencer à poster dans deux mois :)

En attendant dédicace à mes reviewers, c'est grâce à vous que je continue :)

Disclaimer: Les personnages ne sont pas à moi, seule cette horreur que j'appelle trame sort de mon esprit retardé!

Enjoy!

Gwen


"There's nothing I wouldn't do... To have just one more chance..."

"Car il n'est pas, l'un des nôtres, il ne sera jamais des nôtres..."


Chapitre 9 : L'un des Notres (partie 1)

Ginny ouvrit péniblement les yeux et tomba sur un visage d'ange encadré de cheveux blonds platines.

Elle ne mit que quelques secondes avant de réaliser qui était l'ange et où elle était. Elle se rua en arrière, tombant du lit et provoquant un boucan infernal. L'ange blond se réveilla en sursaut et ouvrit ses yeux, dévoilant deux magnifiques perles couleur orage. Il regarda autour de lui et tomba sur le visage confus de la belle rousse qui était assise par terre, confuse.

« Bonjour, amour. » Grogna le magnifique jeune homme. « Ça va pas ? » Continua-t-il en voyant l'air concentré et troublé de son âme sœur.

Ginny était totalement perdue, que faisait-elle dans la chambre de Draco, puisqu'il s'agissait bien de Draco, à dormir à côté de lui ? Elle rougit quand, en le détaillant, elle remarqua sa tenue. Le Serpentard dormait en short et en marcel. Ce dernier sculptait à merveille le torse musclé de son porteur elle se surprit à rêver de lui enlever son débardeur pour vérifier si oui ou non il valait le détour.

Mais comment avait-elle atterri ici ? Draco ne semblait absolument pas surpris et pourtant elle ne se souvenait de rien.

« Amour ? Bah... J'ai un peu de mal à me souvenir d'hier... Le dernier souvenir que j'ai c'est toi qui me dit qu'on doit aller... est-on allés voir Dumbledore ? » demanda Ginny en écarquillant les yeux et en se levant précipitamment.

« Oui, Gin'. » Répondit Draco encore ensommeillé. « On est allé voir Dumby mais tu t'es endormie devant sa porte, je lui ai parlé et t'ai ramené ici. Tu t'en souviens pas ? » A la fin de cette explication, il bailla à s'en décrocher la mâchoire et se rallongea confortablement.

« Mais il faut préparer les défenses ! Avertir les élèves, évacuer le collège, sécuriser les entrées, appeler les Aurors ! On doit les arrêter ! » Paniqua Ginny en sautillant partout, tant et si bien qu'elle énerva Draco qui, d'un geste de sa baguette, la pétrifia. Elle le fixa de ses yeux furieux et il lui sourit doucement. Lentement, il se leva et vint se mettre en face d'elle, posant ses mains sur ses hanches.

« Regarde moi mon Amour, Dumbledore s'occupe de tout ceci. Il m'a juste dit de te garder ici, en sécurité, pendant l'attaque. » Il savait qu'il mentait mais il ne voulait pas la voir souffrir pour cet imbécillité d'ordre du Phénix. Il avait des projets pour eux deux qui ne souffriraient d'aucun obstacle, il se l'était juré.

« Pourquoi Dumbledore aurait-il osé me mettre à l'écart ? Ce sont mes amis qui vont se battre et il m'a collée avec un fils de Mangemort ! Il est fou ! »

Draco fronça les sourcils et grogna. Fils de Mangemort. Il avait beau avoir Lucius Malfoy pour père, il préférait de loin que l'on ne les relie pas trop. Il n'avait pas la prétention de suivre un Mage noir dangereux mais celui ci influençait trop sa vie... Même sans être un de ces stupides fidèles, il était classifié comme une de leurs futures recrues...

Devant son air furieux, elle tenta de reculer mais le sort résista. Quand elle arriva enfin à se libérer, ce fut pour tomber sur le lit. Il n profita pour s'asseoir à califourchon sur elle et il lui murmura doucement :

« Je ne suis pas un Mangemort. Je suis fils de Mangemort, certes, mais est que moi je te traites de fille de traître à son sang ? »

« Oui... » Glapit Ginny en tentant de se dégager, pas vraiment mal à l'aise mais ayant besoin de parler avec la totalité de ses neurones.

« Bon... En effet mais moi ce n'est pas toi, tu le sais que tu es différente tu es trop gentille... »le mot fut craché comme une insulte. « Pour ne pas me laisser une seconde chance... Allons, ne sois pas cruelle, laisse moi une chance !» Le dernier mot résonnait comme une supplique, le besoin d'être cru.

« Je me conformerai à la loi de mon père, pour l'heure je réserve mon jugement, nous verrons qui tu es vraiment. »

Il ne trouva rien à répondre et s'écarta d'elle. Selon la loi de son père. Elle disait qu'elle serait aussi tolérante qu'Arthur Weasel... Pardon, Weasley et qu'il n'avait pas intérêt à trahir sa confiance. Vu la réaction de son père quand on lui avait appris qu'elle était liée à Nagini, cela ne lui plaisait pas vraiment mais il tut le commentaire cinglant qui lui était venu à l'esprit et reprit doucement :

« Dumbledore a dit que nous devions rester ici pour que je te protège, si tu pénètres le champ de bataille, le Seigneur des Ténèbres pourrait voir ta connexion avec Nagini et les informations que tu fournis sont trop importantes pour que tu ne sois blessée. »

Elle parut déçue puis hocha la tête. Toujours sans mot dire, elle retourna s'allonger sur le grand et confortable lit de son âme sœur et dit d'une petite voix.

« J'ai peur Draco... J'ai si peur... »

Elle frémit et il se pressa vers elle. Il s'assit à son côté et la prit dans ses bras, la berçant tendrement en lui murmurant des paroles réconfortantes. Elle posa la tête dans le creux de son épaule et ce contact, cette odeur, suffirent à l'apaiser. Elle n'était pas totalement calmée, juste un peu moins inquiète.

Il pouvait comprendre qu'elle ait peur. La vie de sa famille et de ses meilleurs amis était en jeu. En fait, lui-même n'était pas sur de qui survivrait à cette attaque et c'était pour ça qu'il lui mentait pour la garder auprès de lui. Il avait besoin de la savoir en sécurité, tant pour lui que pour elle. Il mourrait littéralement si elle mourrait.

« Tout ira bien mon amour. Dumbledore a tout prévu... » chuchota-t-il. « Je ne laisserai personne nous faire du mal. C'est toi et moi contre le reste du monde aujourd'hui et à jamais. Souviens-t'en ! »

« Je sais... » soupira-t-elle. « On est ensemble, j'ai intégré mais ce n'est pas pour moi que j'ai peur.. »

« C'est pour moi ? » S'étonna-t-il, flatté.

« Euh... Aussi, oui... Mais j'ai aussi peur pour les miens... Imagine si Harry se faisait tuer... »

Il relâcha sa petite amie, s'écarta et lui lança un regard froid. Elle le regarda, surprise, se rapprocha et enroula ses maigres bras autour de la taille du jeune homme. Il ne referma pas les siens autour d'elle et elle planta ses yeux de biches dans les océans polaires de son âme sœur. Elle put aisément y lire la jalousie.

En un éclair elle comprit, il pensait qu'elle s'inquiétait pour Harry alors qu'elle songeait surtout à l'avenir du monde sorcier si le Survivant se faisait tuer. Elle leva les yeux au ciel avant de les replonger dans ceux de son compagnon.

« Draco Lucius Malfoy, combien de temps va-t-il te falloir pour comprendre que je suis AMOUREUSE de toi, pour le meilleur et surtout pour le pire, que tu es mon âme sœur et qu'Harry est comme un frère pour moi ? Combien de temps ! »

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et plaqua ses lèvres contre celle de son homme. Il se raidit, surpris, puis lui répondit avec ardeur. Un baiser qui scellait leur promesse. La promesse d'un amour dont aucun n'avait voulu mais qui allait leur faire tout franchir.

« Ginny, ma belle, pendant quatre ans tu as prétendu l'aimer ! Je ne peux effacer ceci... »

Il n'osa pas finir en croisant ses yeux où l'orage s'était déclaré et laissa sa voix s'éteindre.

Ils parlèrent beaucoup pendant la fin de journée, chacun racontant ses plus beaux souvenirs à Poudlard, terrain neutre qui avait pour avantage de ne pas ramener le sujet de la Guerre sur le tapis.

Le soir venu, Ginny ne tenait absolument plus en place, elle faisait les cent pas, s'inquiétait et hurlait sur son âme sœur pour obtenir l'autorisation de sortir, autorisation que bien évidemment il refusa.

« Tu ne comprends pas Draco, j'ai besoin d'aller les aider ! » Hurlait-elle au jeune homme qui restait stoïque. « Si tu ne me le permets pas, je ne te le pardonnerais pas ! »

« Désolé Ginny, je ne peux pas te le permettre, ordre de Dumbledore. »

« Depuis quand obéis-tu au Professeur Dumbledore ? »

« Depuis que ses ordres de vieillard citronné me permettent de te sauver. »

« Draco, je ne suis pas une princesse en détresse ! » S'écria-t-elle, hystérique. « Je t'en supplie ! »

Mais le Serpentard fut inflexible, ils attendraient. Alors Ginny commit une erreur de taille, une erreur stupide. Elle se crut plus maligne, plus rapide et plus habile que le Prince des verts et argents. Elle se retourna soudainement et envoya un Sortilège de Chauve-Furie si puissants que Draco dut se résoudre à se baisser pour l'éviter. Elle se précipita vers la sortie mais c'était sans compter l'habileté que Draco possédait. En un simple mouvement de poignet, il l'immobilisa puis alla sceller la porte avec un « Collaporta ! » à peine audible.

Quand il se retourna, il bascula dans les perles caramel de la jeune fille. Elles reflétaient sa fureur, sa douleur d'être incomprise par son homme, sa honte d'avoir été humiliée et sa peur pour les autres. Devant l'intensité de ce regard, il baissa le sien et frissonna. Quand elle le voulait, elle pouvait être réellement effrayante.

Il se souvint alors d'une chanson qu'il avait entendu enfant, alors qu'il s'était éclipsé de chez lui pour rejoindre une petite fille de 8 ans (car il en avait neuf à l'époque) qu'il avait rencontré dans son village, une petite Sang-mélé du nom de Stéphanie. Elle lui avait donné rendez-vous pour lui montrer sa maison. Il avait accepté et elle l'avait emmené chez elle. Elle lui avait montré son « film » préféré. Une histoire de lion. A un moment, le Lion avait été victime d'un complot et il était rejeté par ceux qu'il aimait. La chanson était magnifique.

Il se rappela comment ce début d'amitié avait été gâché par l'arrivée de ses parents. Sa mère l'avait ramené chez lui et son père les avait rejoints une dizaine de minutes plus tard. C'est à ce moment-là qu'il avait reçu son premier Doloris... A neuf ans, pour avoir eu une amie qui n'était pas de Sang-Pur.

Mais là, le regard de Ginny criait cette chanson.

« Trahison,

Disgrâce,

L'esprit du mal est marqué sur sa face.

Trahison [quel outrage!]

Disgrâce [quelle violence!]

Il n'est que nuisance depuis sa naissance ! »

Il soupira, la libéra de son sort d'immobilisation et soupira.

« Mon amour, je suis désolé mais je ne peux pas te laisser sortir... Je ne veux pas risquer de te perdre... »

« Tu dis ça mais en vrai, si tu le fais, c'est parce que si je meurs tu meurs ! T'en as rien à foutre de moi ! Tu n'es jamais sincère, es-tu toujours obligé de porter ce foutu masque d'hypocrisie suffisante? Pourrais-tu ne serait-ce qu'un jour, m'aimer au lieu de t'aimer ? »

Elle vit Draco baisser les yeux et elle l'entendit clairement inspirer comme s'il avait reçu un choc, comme s'il se retenait de pleurer ou de s'énerver. Elle recula jusqu'à plaquer son dos contre le mur et attendit, elle savait depuis peu de quoi Draco était capable énervé. Tout d'un coup, il releva la tête et marcha jusqu'à elle. Ginny se recroquevilla en attendant qu'il la frappe mais le coup ne vint jamais. A la place, le jeune homme la prit dans ses bras et la serra contre son cœur. Ses mains dans son dos et sa tête dans son cou, il lui murmura un « désolé » hésitant.

« Ma belle... » Commença-t-il, le visage toujours caché, son souffle effleurant la gorge pâle de celle qu'il aimait. « Je suis désolé si tu as pu croire cela.. A vrai dire, je ne sais plus trop où j'en suis... Je sais que j'ai agi étrangement envers toi et... »

« Comme me frapper, m'humilier puis me jurer ton amour ? » Coupa Ginny, presque moqueuse.

« Oui, comme ça... » Fit Draco d'un ton un peu plus sec. « Il faut que tu comprennes Ginny ! Merde, ouvre les yeux ! Je suis fils du bras droit du Seigneur des Ténèbres, chef des Serpentard ! Ma vie allait parfaitement bien avant que cette foutue malédiction la fasse déraper ! »

Ginny hoqueta, outrée et se dégagea de son étreinte. Malgré la fureur qui brillait dans ses yeux, Draco ne l'avait jamais vue aussi belle.

« C'est tout ce qu'on est pour toi ? Le résultat d'une foutue malédiction qui a gâché ta vie ? »

Il la fusilla du regard et ce seul contact visuel terrorisa la jeune fille. Les yeux orages qui la fixaient irradiaient la douleur et la folie.

« Mais laisse moi t'expliquer par Morgane ! » S'emporta-t'il, véhément. « Cette malédiction a tout fait déraper, oui ! Ne me fais pas ce regard de vierge effarouchée, c'est vrai ! Avant toi, j'étais ce que je voulais, je n'étais que moi et ça me suffisait ! Puis je t'ai remarquée... Pourquoi pas avant, je ne le sais pas ! Mais je t'ai observée de loin. Toi, ta jolie silhouette, tes cheveux flamboyants et ton foutu caractère ! Je suis tombé amoureux de toi sans même te connaître.. Et de là, l'envie de te voir est devenue douloureuse.. J'étais ton pantin, ta machine, tu me définissais ! J'ai du apprendre à vivre sans toi ! Et puis je te trouve un soir, prête à mettre fin à tes jours avant même que je n'ai eu le temps de te connaître ! Il fallait que j'agisse ! Maintenant, que tu le veuilles ou non, nous sommes ensembles et il faut que tu comprennes que pour être avec toi je dois renier ma famille et mes convictions ! Alors je suis peut-être dur à vivre mais Ginny, laisse moi du temps ! Je t'aime même si ce n'est pas évident à voir, je suis amoureux de toi et ça ne changera plus ! C'est toi et moi désormais alors je t'en prie... Je ferai tout ce que tu voudras... »

Il avait de nouveau baissé la tête à la fin de son discours afin de cacher la douleur qui s'était inscrite sur son visage. Si elle avait eu des larmes pour pleurer, Ginny aurait pleuré d'émotion suite à sa tirade car elle expliquait tout. Elle ressentit le besoin de l'embrasser mais songea à ceux qui auraient besoin d'elle et, relevant son menton, elle déclara qu'ils devaient aller aider les autres. Cela lui coûtait, elle le voyait, mais elle n'avait pas d'autres choix.

S'il rechignait à y aller, il ne dit mot et lui ordonna alors de rester derrière lui en cas de danger, ce qu'elle accepta de mauvaise grâce. Ils sortirent discrètement de la chambre et se dirigèrent sans bruit vers les couloirs du château. Une fois en dehors du territoire Serpentard, Draco se tourna vers Ginny.

« Et maintenant on va où Princesse ? » Demanda-t-il.

« En direction des dortoirs, de Gryffondor, j'ai besoin de savoir que mes amis vont bien ! » Répondit-elle sans hésitation, le défiant de protester. Une ombre passa sur le visage aristocratique du jeune homme mais il ne dit mot. Il n'était plus temps de se sentir jaloux de ce stupide Potter puisqu'il savait qu'elle l'aimait même si entre eux c'était... explosif...

Il lui prit la main et se dirigea rapidement vers le dortoir des Rouges et Ors, tentant de ne pas s'interroger sur le calme morbide du château. En effet, d'habitude le vieil édifice respirait toujours la joie et la vivacité mais là, les couloirs paraissaient bien vides et effrayants.

Les corridors étaient vides de monde eux aussi et ils n'eurent point de mal à se faufiler jusqu'au septième étage où un spectacle désolant prenait place. Sur le mur de pierre blonde qui soutenait le portrait de la Grosse Dame, un corps gisait au sol. Autour de cette personne inanimée, une flaque rouge s'était formé et le sang ruisselait dans les joints du sol. S'il était évident que le cadavre était celui d'un jeune homme, Draco ne chercha pas à savoir qui il était car le tableau qui scellait l'entrée de la Salle Commune des Gryffons pendait lamentablement sur ses gonds, lacérés à un point où on ne voyait plus le décor, révélant le passage menant chez les amis de sa dulcinée.

Ginny, elle, ne s'arrêta pas pour détailler la scène, elle se rua vers le jeune homme décédé en sanglotant. Elle fit basculer le corps à l'horizontal et le Serpentard mit un peu de temps avant de reconnaître la victime. Si ses cheveux noirs étaient caractéristiques, ils étaient devenus poisseux à cause du sang qui tapissait les murs, et son visage avait été méthodiquement déchiqueté. La seule chose qui lui permit de déterminer qui était ce garçon, ce fut le regard que lui jeta Ginny.

« Merlin... C'est Neville... Je crois qu'il est mort ! » Souffla-t-elle, les yeux baignés de larmes.

Ainsi, ils avaient agi trop tard...