Salut salut !

Voici le 10ème chapitre.

C'est un chapitre « pause ». J'ai été obligée de le faire, car j'ai placé de nouveaux éléments qui vont être important pour la suite.

Mais au prochain chapitre, ça bougera plus:)

J'essaye que l'histoire ne se déroule pas trop rapidement ni trop lentement non plus car sinon je risque d'avancer beaucoup trop dans certains points de vue et dans d'autres pas assez.

J'aimerai tester quelque chose avec vous. En faites quand j'écris j'écoute toujours de la musique, je la choisi pour qu'elle soit appropriée le plus possible (selon moi) avec le point de vue que j'écris. Donc je pensai que se serai sympa si je partageai avec vous les titres à chaque fois. Dites moi si c'est une bonne ou une mauvaise idée. ( écoutez-les jusqu'au bout svp ).

1er point de vue : Tristam-My friend.

2ème, 3ème et 4ème : Disfigure-Blank.

5ème : Teriac-Stay.

6ème : Alan Walker-Love life.

7ème: Electric Joy Ride-Origin.

8ème : Fox Stevenson-Throwdown (Rob Gasser Remix).

9ème : Pas de musique.

Review, merci à :

B: Je suis vraiment désolée pour les fautes d'orthographe, j'ai beaucoup de mal avec ça. J'y ai fais plus attention dans ce chapitre, et aussi pour les autres à venir. Est-ce que tu pourrais me donner des conseils pour que j'améliore mon histoire et mon style d'écriture ? Se serai vraiment super. Mon adresse mail est sur mon profil. Mais merci de lire mon histoire:)

Gumiarcadia : Encore merci pour ta review:)

Les personnages appartiennent à Hoshino Katsura.

Bonne lecture:)

10ème Nuit : Impasse.

Allen Walker :

Je suis assis à la table de la cuisine de Margaret. Mes poings sont serrés à l'extrême dessus. Une tasse de thé, dont le liquide est devenu froid, est posée devant moi. Mais mon estomac est trop noué pour que je puisse boire ou manger quoique se soit.

Je lève les yeux et regarde mon reflet dans la vitre de la fenêtre. Le soleil commence à se lever mais ce que je vois est aussi sombre que la nuit et me donne des frissons de peur : en premier plan, je me vois mais au second, il y a Néah et il a changé. Je le vois toujours aussi distinctement, il porte l'habit des Noé mais de couleur noir, ses yeux doré luisent encore plus que d'habitude et un sourire malicieux étire ses lèvres. Mais le plus impressionnant se sont les filaments noirs qui s'échappent de son corps et qui ondulent pour effleurer le mien. Quelque une essayent de s'agripper à mes épaules, je me penchent d'un coup pour les éviter...comme si c'était possible ! Plus les jours passent et plus Néah s'approprie mon corps.

Je baisse les yeux et prends mon visage dans mes mains. Je respire par la bouche pour me calmer. Mon corps tremble de manière incontrôlable, je ne veux pas disparaître, j'ai encore trop de choses à accomplir, il faut que je trouve un moyen de bloquer la mémoire du quatorzième. Il me faut une solution et vite !

Les paroles de mon maître me reviennent en mémoire « Si je te disais...Quand tu te transformeras, il te faudra tuer des êtres chers. Comment réagirais-tu ? »

Je me crispe davantage :

-Lenalee...

Je me cache les yeux avec mes paumes. Je l'ai blessé, non...j'ai failli la tuer ! Moi qui ai toujours fais attention à elle, j'ai failli être celui qui allais lui ôter la vie ! Comment j'ai pu perdre le contrôle à ce point ? C'est la première fois que Néah s'approprie mon corps aussi longtemps. Il faut que je trouve un moyen, un indice pour l'en empêcher. En sept milles ans, il y a forcément un humain qui a réussit à supprimer sa mémoire ? Je suis presque sûr que mon maître avait des informations la dessus. Il avait l'air d'en savoir beaucoup...mais il s'est fait tuer ! Je grimace : ma roue de secours a été tué par cette putain d'Innocence autonome !

J'abat violemment mon poing gauche sur la table faisant trembler la tasse de thé.

-Mais merde !

Je me passe les mains dans mes cheveux. Je me sens mal...et totalement impuissant. Si je suis partis de la Congrégation, c'est pour plusieurs raisons. La première : empêcher le clan Noé d'attaquer l'Ordre pour me capturer et la deuxième : ne blesser personne si Néah prend le dessus sur moi...J'ai blessé Lenalee !

Je repense à ce qui c'est passé quand j'ai repris le contrôle de mon corps.

C'est Margaret qui nous avait trouvé évanouis par terre, couverts de sang. En me secouant, elle avait réussit à me réveiller et ce que j'avais découvert m'avais laissé sans voix. La chambre entière était sens dessus de sou. Les carreaux de la fenêtre étaient fissurés, la lampe avait explosé et le débris de verre jonchaient le sol. Mon plateau repas était par terre et brisé. Et il y avait du sang partout ! Sur les murs, le sol, le lit, rien n'avait été épargnés ! J'entendais Margaret appeler désespérement Lenalee et quand je m'étais retourné vers elles, mes yeux s'étaient écarquillés d'horreur. Tim était à côté d'elle et lui caressait la joue de Lenalee. Elle était allongée sur le parquet, inconsciente et couverte de blessures ! Sur sa joue gauche, elle avait un bleu et sur l'autre, une longue - mais heureusement fine - entaille qui démarrait de sa pommette droite et qui descendait jusqu'à sa mâchoire. Elle avait un morceau de verre planté dans l'avant bras gauche et des bleus et des coupures sur les jambes. Mais le pire de tout, c'était son cou. Des hématomes de couleurs bleus, mauves, verts et jaunes s'étendaient sur celui-ci ! J'étais pétrifié sur place et ma respiration était devenue sifflante. J'avais tout de suite compris, ce qui n'étais pas compliqué : Néah avait essayé de l'étrangler ! Margaret avait du m'appeler trois fois par mon prénom pour que je reviennes à la réalité. Elle m'avait ensuite demander de déposer Lenalee sur le lit pendant qu'elle allait chercher de quoi la soigner. J'avais essayé de la prendre le plus doucement possible pour l'allonger puis dès que Margaret était revenue dans la chambre, j'étais partis. J'avais dévalé les marches à m'en rompre le cou et j'étais sortis dehors. L'air froid me piquait les narines, je n'étais qu'en pantalon et ma chemise n'était pas boutonnée, mais j'en avais rien à faire. J'avais tellement envie de hurler mais j'allais réveiller les habitants. Alors la seule chose que j'avais trouvé, c'était de frapper. Frapper le mur de mes poings. À chaque coup, je relâchais la rage que j'avais en moi. Les coups pleuvaient, de plus en plus violent. À la main gauche, je ne ressentais rien du tout mais à la droite, je commençais à saigner. Du liquide rouge coulait le long de mes doigts et s'échouaient sur les briques du mur et quelques gouttes giclais sur ma chemise. Je ne prêtais pas attention à ça, de doute façon ces foutus pouvoirs Noé allaient me régénérer ! Puis je ne sais comment, je m'étais retrouvé assis à une table.

Je regarde ma main droite, à part quelques petites coupures, je n'ai plus rien. Alors les blessures que j'avais sur le corps – sûrement Lenalee qui essayait de se défendre – ont disparues depuis longtemps.

Je m'appuie sur le dossier de la chaise et porte une main à la malédiction sur mon visage :

-Mana, que dois-je faire ?

Soudain, des pas se font entendre dans les escaliers. Je retire ma main et ferme les yeux. J'entends Margaret s'arrêter dans l'encadrement de la porte, je continue de lui tourner le dos pour ne pas voir sa réaction. Elle ne dit rien et je réentends ses pas. Elle ouvre des placards.

Je rouvre les yeux et lui jette un coup d'oeil. Son chignon est de travers et plusieurs mèches de cheveux blancs s'en sont échappées. Son dos est voûté, elle a l'air épuisé. Je me mords la lèvre inférieure, je ne sais pas quoi dire, alors je continue de regarder ce qu'elle fait. Elle sort une petite casserole, verse du lait dedans et le fait chauffer sur la cuisinière. Elle prend une cuillère et une tasse, puis sort un pot de miel d'une armoire.

-Tu n'as pas à t'en vouloir.

Je sursaute de surprise. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle parle.

-Ce n'est pas de ta faute.

Je baisse les yeux sur la table et serre les poings à m'en faire craquer les doigts :

-Je...Je ne...

-Allen.

Je tourne la tête vers Margaret qui se plante devant moi. Son visage est totalement neutre, c'est la première fois que je la vois comme ça.

-Est-ce que tu voulais perdre le contrôle ?

J'écarquille les yeux. J'ai bien entendu ? C'est quoi cette question ?!

-Quoi ?

-Répond !

Je me lève de la chaise :

-Non !

Elle hoche la tête :

-Est-ce que tu voulais que ce Noé s'en prenne à Lenalee ?

-Bien sur que non !

Nouveau hochement de tête :

-Est-ce que tu as essayé de lui résister ?

-OUI ! Oui, j'ai essayé ! Oui j'ai essayé de l'empêcher de prendre mon corps ! En plus j'avais dis à Lenalee de fuir ! J'ai essayé de tenir le coup !

Je me passe une main sur le visage :

-Mais Néah a eu le dessus et il a faillit la tuer. Je m'en veux ! J'en veux à ce Noé !

Je respire par la bouche pour me calmer.

-Je vois...

Je regarde Margaret, son visage est redevenu doux et elle me sourit. Ses yeux bleus clairs pétillent. Elle s'avance et pose ses mains sur mes épaules :

-Allen, cesse de te tourmenter. Tu as repris le contrôle et Lenalee va bien.

Je baisse les yeux et l'aubergiste me secoue doucement par les épaules :

-Allen, ça arrive de lâcher prise. Mais je la voit toujours.

Je fronce les sourcils.

-Ta détermination. Tes iris brûlent de détermination et tant que tu garderas ça, tu pourra continuer à te battre ! Je suis sûre que tu trouvera une solution ! Alors en attendant, continue de lutter corps et âme, Allen Walker !

Mon cœur bat la chamade, les mots de Margaret me font du bien. Elle a entièrement raison, je trouverai une solution ! J'arriverai à vaincre Néah et le clan Noé ! J'y arriverai !

Je lui fais un sourire :

-Merci.

-En plus, tu n'es pas seul, Lenalee est là et elle tient beaucoup à toi et...

Elle s'arrête et pose une main sur son front :

-Oh qu'elle tête en l'air ! J'ai oublié de te dire que Lenalee a reprit connaissance et qu'elle veut te voir.

Mon souffle se bloque et je recule d'un pas :

-Je crois que se serais mieux d'attendre un peu.

-Taratata, pas de non ! Tu vas y aller maintenant jeune homme !

Elle se dirige vers la cuisinière et prend la tasse de lait. Elle revient vers moi et me la tend :

-Va lui apporter ça. J'ai mis du miel, ça devrait lui faire du bien. Oh et essaye de ne pas lui faire parler, ses cordes vocales ont été endommagées.

Je n'ai même pas le temps de lui répondre, qu'elle me fourre la tasse dans les mains et qu'elle me pousse vers les escaliers :

-Dépêche toi de monter ou je te donne des coups de pieds au cul pour te faire avancer !

Je me mets à rire :

-J'y vais, j'y vais.

Elle sourit :

-T'as intérêt !

D GRAY MAN

Je suis devant la porte de notre chambre depuis pas mal de secondes. Je flippe tellement que je meurs d'envie de prendre mes jambes à mon cou.

Je me donne une claque mentalement, je dois la voir. Je prends une grande inspiration et frappe à la porte. J'attends et les secondes passent, je sue à grosse gouttes. Je commence à croire qu'elle a changé d'avis et qu'elle ne veut plus me voir...puis je me rappelle qu'elle ne peut pas parler. Je lâche un soupir. Mais quel crétin !

Je tourne la poignée et entrouvre la porte :

-Lenalee, je me permets d'entré.

Je l'ouvre en grand et mes yeux se portent sur Lenalee qui est assise dans son lit. Ses iris mauves se mettent à briller et un immense sourire apparaît sur ses lèvres. Mon cœur rate un battement et je sens le rouge me monter aux joues. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais j'ai tout oublié. Alors je reste dans l'encadrement de la porte en faisant le poisson hors de l'eau.

Avec sa main, Lenalee me fait signe d'entré. Je ferme la porte derrière moi et j'avance vers elle en prenant garde à ne pas faire tomber du lait par terre, car mes mains tremblent.

Je reste debout devant elle, raide comme un piquet. Lenalee tapote le matelas à côté d'elle. Je fais donc le tour...et m'assieds tout au bout. Elle me regarde en haussant un sourcils. Elle retape le matelas près d'elle.

-Euh...

Je n'arrive pas à m'avancer. À la place, je regarde ses blessures. Sa légère entaille à la joue est recouverte par un pansement, son avant-bras gauche est bandé et ses coupures sont désinfectées. Seul son cou ne peut pas être soigné, seul le temps peut le faire.

CLAP ! CLAP !

Je cligne des yeux. Lenalee me fixe la mine boudeuse et je me rends compte qu'elle a tapé dans ses mains pour attirer mon attention.

-Viens...

Je grimace. Sa voix est faible et très rauque. J'en ai des frissons dans le dos. Elle essaie de nouveau de parler. Les sons sortent difficilement :

-Viens...ou c'est...moi...qui...viens.

Je sens un courant d'air sur ma joue. Je tourne la tête et tombe nez à nez avec Timcanpy qui ouvre sa gueule, me dévoilant ses dents pointues.

-D'accord, d'accord !

Je me rapproche doucement de Lenalee et lui tends la tasse :

-Margaret t'a préparé ça, il y a du miel pour soulager ta gorge.

Elle prend la tasse dans ses fines mains et me remercie en silence. Elle boit une gorgée tout en me regardant. Apparemment, je dois faire une drôle de tête car elle dépose sa tasse sur la table de chevet, repousse sa couverture et s'assied à côté de moi :

-Allen-kun.

Elle prend ma main droite dans les siennes et la serre fort. Elle plonge ses yeux dans les miens :

-Ce n'est...pas...ta faute.

Je serre ma main dans les siennes :

-Je sais, même Margaret m'a dit la même chose. Mais c'est moi qui n'ai pas réussis à résister...il t'a blessé...

Je ferme les yeux quelques secondes puis les rouvrent :

-Mais je trouverai un moyen de supprimer sa mémoire. J'y arriverai. Je ferai tous pour que plus tard notre monde soit libéré des akuma et des Noé. Je trouverai une solution et je continuerai à avancer.

Lenalee me fait un grand sourire et hoche la tête.

Je ne sais pas ce qu'il me prends mais j'enlève ma main droite et du bout des doigts j'effleure son cou, la voir dans cet état me serre le cœur mais elle, elle reste forte. Elle pourrait avoir peur de rester avec moi et je la comprendrais, mais pourtant elle ne compte pas me laisser seul.

Soudain, elle prend mon visage dans ses mains :

-Je...vais...bien. T'en...fait pas.

Elle me sourit, elle m'offre ce sourire que j'aime tant, celui qui me fais chaud au cœur. Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux.

Je respire un bon coup et me laisse guider par ce que je ressens : je la prends pour l'asseoir sur mes cuisses. Je caresse son visage, ses sourcils, l'arête de son nez, ses lèvres roses. Elle me regarde en silence, ses joues sont rouges mais elle me laisse faire. Ensuite, je passe mes mains dans son dos et la serre contre moi.

Au début, elle ne fait rien, puis elle passe ses bras dans mon dos et le frotte. J'entends son cœur battre rapidement contre mon torse et je plonge mon visage dans son cou en me balançant doucement d'avant en arrière. Je soupire de soulagement dans son cou et elle est parcourue d'un frisson. La chaleur de son corps réchauffe le mien. Ça fait vraiment du bien.

Si Komui me voyait serrer sa sœur adoré de cette façon, il me castrerait sur le champ. Mais je m'en fou, Lenalee va bien, elle est dans mes bras et j'aimerai ne plus jamais la lâcher.

Grand intendant :

Komui Lee baille en se frottant les yeux avant de remettre ses lunettes. Le trajet en train avait été éprouvant...surtout quand Luberier et Chao Jî ronflaient comme pas possible. Donc le chinois arbore d'énormes cernes noires.

-Vous avez mal dormit, grand intendant ?

Chao Jî rejoint Komui pour marcher à sa hauteur. Le grand intendant fusile l'exorciste du regard.

"Sans blague !"

Il soupire d'exaspération mais réussit à garder son calme :

-Oui, j'ai du mal à dormir dans les transports.

Le jeune exorciste se tord les mains :

-Vous êtes inquiet pour Lenalee, c'est ça ?

Komui tourne vivement la tête vers lui. Il commence à avoir peur, puis il se rappelle que tout le monde croit que sa sœur est toujours enfermée dans sa chambre :

-Oui, c'est vrai...

L'ancien marin lui fait un énorme sourire :

-Ne vous en faites pas. Je suis sûr que quand nous rentrerons, elle ira mieux et nous accueillera à bras ouvert, vous verrez.

Le grand intendant serre les dents.

Si seulement c'était vrai...

Le faites de pensé à sa sœur lui fait mal au cœur. Le plus dur étant de ne pas avoir de nouvelles.

-Oui, tu as sans doutes raison.

Pourtant, Komui n'en est pas si sûr. Pendant encore combien de temps pourra t-il cacher à tout le monde que Lenalee a quitter la Congrégation pour rejoindre Allen Walker ?

D GRAY MAN

-Où ça caille ici !

Chao Jî se frictionne les bras pour se réchauffer. Bak Chan, le chef de l'aile asiatique, lui lance un regard réprobateur :

-C'est un peu normal, le bâtiment se trouve sous terre. Tu aurais du mettre une veste sur ton uniforme. Et plus nous allons descendre et plus la température va chuter.

-Où en est la construction de l'arme ?

Luberier a parlé sur un ton pressant et ses petits yeux rouges sont impassibles. Bak jette un coup d'oeil furtif à Komui puis reporte son regard vers l'inspecteur :

-Le délai est très court mais les membres de la section scientifique disent qu'elle sera prête à temps.

Luberier hoche la tête :

-Si l'arme est prête avant, n'hésitez pas à nous l'amener à l'avance.

Bak devient raide comme un piquet et il est a deux doigts d'avoir une montée d'urticaire :

-D'accord.

Les quatre hommes continuent de s'enfoncer dans les couloirs. Malgré que ceux-ci sont éclairés par des lampes, il y règne une atmosphère sombre et lugubre. Le bâtiment est bondé de personnes et Chao Jî est émerveillé par la structure de l'aile asiatique qui est bien différente de la Congrégation.

Quand ils croisent des personnes, ces derniers adressent à Komui des bonjours chaleureux auquel le grand intendant réponds avec respect.

Après avoir descendu beaucoup d'étages et traversés un nombre incalculable de couloirs, le petit groupe s'arrête devant une énorme porte en métal. Le chef de l'aile asiatique avance vers un petit boîtier à droite :

-Nous y sommes, la section scientifique est juste derrière.

Bak sort une carte de la poche de sa veste et l'insère dans l'encoche prévue à cet effet. Le petit voyant rouge passe au vert et la porte se met à coulisser vers la droite dévoilant une pièce gigantesque.

-Suivez-moi.

Komui, Chao Jî et Luberier le suivent de près. La salle est truffée de machines en tous genre, de matériels technologiques, d'outils et encore bien d'autres choses. Même si rien ne pourrais égaler le capharnaüm qui règne dans le bureau de Komui, il faut avouer que la section scientifique est loin d'être rangée : des feuilles et des livres jonchent le sol, les bureaux débordent de tous et n'importe quoi,... Il y règne un boucan incroyable, des scientifiques courent dans tous les sens, certains donnant des directives et d'autres les bras chargé de documents.

Malgré sa petite taille, Bak réussit à ne pas se faire écraser par les membres de la section. Komui doit bien le reconnaître : c'est personnes n'ont plus n'ont pas le temps de chômer.

Exorciste :

À un moment, deux couettes brunes attirent l'attention de Chao Jî. Il se tourne vers luberier :

-Je reviens, je vais dire bonjour à quelqu'un.

-Très bien, mais ne traîne pas.

-Je vais faire au plus vite.

L'exorciste se dirige vers Lô Fa qui est entrain de lire des documents, debout devant son bureau. Le jeune homme se place devant elle :

-Bonjour Lô Fa, comment vas-tu ?

L'interpellée sursaute et lève le regard vers lui. Quand elle voit qui se tient devant elle, son visage s'assombrit :

-Qu'est-ce que tu veux ?

Chao Jî cligne des yeux, étonné :

-Je...Je te demandais comment tu allais.

Derrière les verres des lunettes de la jeune femme, ses yeux bruns lancent des éclairs :

-Moi ? Oh mais je vais très bien, je ne peux pas aller mieux !

-Qu'est-ce qui te prend ?

-Qu'est-ce qui me prends ?! Tu rigoles ou quoi ?! Tu as été désigné chef des exorcistes et aujourd'hui tu arbore un sourire jusqu'au oreilles pour aller voir l'arme, qui va être utilisée pour neutraliser Allen ! On m'a ramené de force ici pour que je crée les plans de cette horreur ! Alors non, je ne vais pas bien du tout !

Le visage de Lô Fa est rouge de colère. Le jeune homme fronce les sourcils :

-Tu vas pas t'y mettre aussi ! J'ai l'impression d'entendre Lenalee !

-À vraiment ? Ben dans ce cas, tu devrais l'écouter car elle a entièrement raison !

Lô Fa ramasse ses feuilles en vitesse et part à grandes enjambées, laissant un Chao Jî totalement éberlué.

Grand intendant :

-Voici l'arme, mais vu qu'elle n'est pas encore tout à fait assemblée, je vais aussi vous montrer les plans.

Bak, Komui et Luberier, rejoint par un Chao Jî perdu, s'arrêtent devant un grand socle en verre. Sur celui-ci, la fameuse machine est posée dessus : c'est un long cylindre noir d'un mètre de long sur trente centimètres de diamètre.

-C'est ça ?!

L'exorciste est incrédule, même l'inspecteur et le grand intendant paraissent perplexe. Bak se passe une main sur le visage :

-Laissez-moi vous expliquer.

Il appuie sur un bouton d'une commande et le plan de l'arme apparaît en hologramme devant eux. Il y a la machine de face, de profil et la découpe transversale.

-Tout d'abord nous avons augmenté la puissance de quatre champs de force pour pouvoir immobiliser le corps d'Allen Walekr. Ensuite, l'arme : elle fonctionne grâce à l'énergie de l'Innocence. Vu que l'arme anti-akuma de Chao Jî « Arm of baptism » se trouve sur ses poignets, il sera plus facile de la connecter à l'arme. Quand se sera le cas et que Walker se trouvera devant toi, tu pourras « tirer » un câble avec au bout de celui-ci, une aiguille à tête chercheuse qui sortira du cylindre et se plantera dans la nuque de Waler, pour toucher les vertèbres cervicales. Il recevra une très grande décharge électrique mélangée à de l'Innocence. Cela devrai entraînée une paralysie des quatre membres, irréversibles et normalement ça devrai aussi bloquer la mémoire du quatorzième. Vous pourrez ensuite le ramener à la Congrégation.

Komui est horrifié par ce qu'il vient d'entendre. Il est immobile et regarde le socle en verre sans le voir.

-Quelle arme incroyable !

Le grand intendant jette un regard dégoûté à l'exorciste qui est émerveillé par cette abomination. Bak, quand à lui, reste impassible et ne lui répond rien.

-pourquoi dites-vous « normalement cela devrait bloquer la mémoire du quatorzième ? »

Les yeux de Luberier transpercent ceux de Bak, attendant une réponse :

-Nous ne sommes pas sûr à cent pour cent, loin de là. Pour faire des tests, il nous faudrait un Noé, donc c'est infaisable.

-Et pour les décharges ? Vous pouvez les tester sur un prisonnier.

Bak écarquille les yeux :

-Impossible ! Se serai de la folie ! Un humain ordinaire mourrait sur le coup !

Komui se raidit, un filet de sueur coule le long de sa tempe, la dernière phrase de Bak, l'a pétrifié sur place. Il pense à sa sœur. Si elle est bien avec Allen et qu'elle est à côté de lui quand les décharges seront libérées, elle mourra ! Et Allen ? Les membres paralysés et quand ils le ramèneront à la Congrégation, Luberier va quand même trouver des moyens pour le faire souffrir.

-Je vois, c'est effectivement une très belle arme. N'hésitez pas à mettre le plus de puissance possible. Bon je vais devoir aller dans vos bureaux pour une petite inspections. Chao Jî pouvez-vous venir avec moi ?

L'interpellé ne se le fait pas dire deux fois :

-Bien sûr inspecteur !

Luberier se tourne vers le chef de l'aile pour lui donner un sourire sadique :

-Merci beaucoup pour ces explications.

L'inspecteur pivote et ils sortent de la salle.

Bak s'avance vers Komui, son regard est sérieux. Il s'arrête à sa hauteur et parle à voix basse :

-Komui, je vais être franc avec toi. C'est une arme de destruction que l'on ne pourra pas tester. Alors il y a des risques que Walker meure sur le coup. Je prie de tout cœur pour que l'on ne le retrouve jamais.

Après avoir dit ces mots, Bak s'éloigne pour reprendre son travail.

Komui, par contre, reste debout et fixe l'arme. Il enlève ses lunettes et se frottent les yeux, puis baisse la tête :

-Mais quelle horreur...

Noé :

Dans une prairie qui s'étend à perte de vue, une légère brise fait ondoyer l'herbe. Le ciel est d'un bleu clair sans aucun nuages à l'horizon, l'air est pur et il n'y a pas d'arbres.

Un corps féminin, entouré de quatre chaînes, est allongée dans l'herbe. La jeune fille est endormie, la bouche légèrement entrouverte. Sa robe blanche, qui lui arrive aux dessus des genoux, se soulève au rythme de sa respiration.

Soudain, ses paupières commencent à papillonner, pour se soulever sur deux iris d'un doré éclatant. Road contemple le ciel sans bouger pendant quelques secondes.

Après, elle lève une main pour la regarder. La chaîne doré qui l'entourait, se désagrège. La Noé du rêve lâche un soupir :

-Ah, je me suis enfin rematérialisée.

Elle se redresse en position assise. Elle se passe une main dans ses cheveux mauves en pointent :

-Combien de temps c'est écoulé depuis que j'ai disparue ?

Road plie les jambes et se met debout, désagrégeant les chaînes autour de celles-ci. Le vent soulève doucement sa robe à fines bretelles.

Elle porte son regard à quelques mètres. Devant elle se dresse un portail – qui ressemble à celui de l'arche – noir. Road grimace puis se retourne pour faire face à un portail blanc. Elle se détend immédiatement :

-Je vais pouvoir y retourner.

La « jeune » fille se dirige vers le blanc :

-Dire que ça fait quarante-neuf ans que j'ai ce corps et je disparais à cause d'une Innocence autonome, quelle gène. (NDA : Dans le manga, Néah est mort il y a trente-cinq ans, et Road était déjà avec eux. Vu que physiquement on lui donne environ quatorze ans, j'ai gardé son « âge » et j'ai fais plus trente-cinq. Voir tome 19) Au moins, Allen a pu s'enfuir.

Elle s'arrête devant le portail :

-Mon Prince, ne vous en faites pas, je vais bientôt revenir.

Road Kamelot tend le bras et l'avance dans la masse blanche, puis elle ferme les yeux et s'enfonce totalement dans le portail.

24 heures plus tard :

Allen Walker :

Je suis dans une chambre d'auberge. Ma veste à carreaux verts est posée sur mon lit. Je regarde les cinq petites balles par terre. Ça fait deux bonnes heures que je m'entraîne d'arrache pied pour jongler. Mais à chaque fois, une des balle m'échappe et toutes les autres tombent.

Je ne me décourage pas. J'aimerai pouvoir jongler avec Mana quand nous faisons des spectacles de rue. Mais avec ma main gauche, dont j'ai beaucoup moins de dextérité, j'ai beaucoup de difficulté.

Je passe une mèche de cheveux brunes derrière mon oreille et je me penche en avant pour ramasser les balles multicolores.

Je prends une grande inspiration et je lance la première, puis la deuxième. Quand il ne me reste plus que la cinquième, je comme à être anxieux. Je la lance, le rythme augmente de vitesse et j'ai du mal à suivre. Un arc-en-ciel de couleurs vives tourne dans les airs.

J'arrive à tenir ! Enfin ! Je souris et crie :

-MANA ! MANA ! Viens vite !

Du coin de l'oeil, je vois mon père adoptif sortir en trombe de la salle de bain, un serviette noué autour des hanches, une charlotte rose sur la tête et le corps mouillé et couvert de savon :

-Qu'est-ce qui se passe ?! Il y a un problème ?!

Il regarde de tous les côtés, paniqué.

-Mana regarde moi ! J'ai réussis !

Je lui souris de toutes mes dents sans quitter les balles des yeux.

-C'est super ! Je t'avais bien dis qu'avec de l'entraînement tu y arriverai !

-Oui tu as raison.

J'entends Mana s'approcher de moi :

-Au prochain spectacle, on pourra jongler ensemble !

-Ouais !

-Allen, on dit « oui », pas « ouais ».

-Oui, pardon.

Je commence à fatiguer alors j'arrête et rattrape les balles dans mes mains. Mana m'applaudit et je me penche en avant pour saluer.

-Je suis fier de toi Allen !

Ses mots me font chaud au cœur :

-Merci !

Il me donne un sourire puis me frotte la tête :

-Je vais terminer de me laver, je commence à avoir froid.

Il se dirige vers la salle de bain, quand je me souviens que je devais lui demander quelque chose :

-Mana, attend ! Je peux te poser une question ?

Il se retourne et enlève sa charlotte :

-Bien sûr.

Je dépose les balles sur le lit et me tords les mains :

-Ça fait plusieurs jours que j'y ai pensé. Mana, où est ta famille ? Tu es aussi tout seul ?

D'un coup son visage s'assombrit et ses yeux bruns se font lointain.

-Mana ?

Il ne me répond pas, c'est comme s'il était ailleurs. Je commence à m'inquiété :

-Mana ?!

Ses iris sont toujours vide :

-Je...Je suis désolé, Néah, mais je ne veux plus jamais parler de ce qui s'est passé ce jour là.

Je fronce les sourcils. Qui est Néah ?

-MANA !

Il revient enfin à la réalité, il regarde autour de lui, perdu.

-Mana, je m'appelle Allen !

Il cligne des yeux :

-Oui je sais, c'est ce que j'ai dit.

-Non, tu m'as ap...

-Quand tu seras plus grand, je te raconterai tous, mais sinon, moi aussi je suis seul...enfin, plus maintenant vu que tu es là.

Il s'avance pour me caresser les cheveux puis retourne sous la douche.

Je me réveille en sursaut et manque de tomber de la banquette du train. Je me passe une main sur le visage. Pourquoi ai- je rêver de se souvenir ? Je n'avais que huit ans à ce moment. Néah... Mana m'avait confondu avec lui. Mais maintenant je comprends : D'après mon maître, Mana avait perdu la raison à la mort de son frère. Il mélangeait passé et présent.

Quand j'y pense, il ne m'a jamais raconté sa vie, ni parlé de sa famille. Je ne sais rien de lui. Après son décès, j'avais vraiment regretté de ne pas avoir insisté. Je voulais tellement en apprendre plus sur lui, sur cet homme qui m'avait recueilli et adopté...mais c'est trop tard.

Je me frotte les yeux et regarde Lenalee. Elle est allongée et emmitouflée dans une couverture. Elle dort profondément. Je me lève et m'accroupis devant elle. Une mèche de cheveux lui tombe devant les yeux. Je tends la main et la remets derrière son oreille.

Nous avons quitté l'auberge hier soir pour prendre le dernier train de vingt-trois heures. Nous ne pouvions pas rester plus longtemps, avec les Noé, Apocryphos et la Congrégation à mes trousses. Je grimace, ça en fait du monde. Alors nous avons décidé de partir, nous nous dirigeons vers Bologne qui est en Italie. Les au revoir avaient été difficile, Margaret avait les larmes aux yeux et elle nous serrait dans ses bras à nous étouffer. Cette bonne femme était incroyable. Elle nous avait dit de prendre soin de nous et de faire attention. En retour, nous lui avons promis qu'un jour nous reviendrons la voir. J'espère de tout cœur pouvoir tenir cette promesse...

Soudain, je fronce les sourcils et masse ma nuque. J'ai une drôle d'impression. Une sorte de malaise. Je me relève et marche vers la porte de notre petite cabine. Je passe la main dans l'encoche et la fait coulisser. Je me penche dans le couloir et regarde à droite et à gauche, il n'y a personne. Aucun bruit se fait entendre, à part les roues du train sur les rails. Les lampes donnent un aspect lugubre au couloir.

Un frisson me parcours : j'ai l'impression que quelqu'un nous observe...

Exorcistes :

-C'est...c'est une très...mauvaise idée.

Miranda regarde autour d'elle, guettant le moindre mouvements.

-Mais non, nous allons juste voir comment va Lenalee.

-Mais...mais, elle ne veut voir personne.

-Miranda calme-toi, sinon tu vas t'évanouir !

-Timothy a raison Miranda. Nous allons juste lui apporter à manger et prendre de ses nouvelles.

-Et si...on nous voyais !

Le visage de l'exorciste devient pale comme un linge.

Krory donne un coup de coude à Marie, lui seul réussit à calmer à la calmer. Le concerné hoche la tête et pose une main sur l'épaule de Miranda :

-Tu n'as pas à t'en faire. Ça fait plusieurs jours qu'elle s'est enfermée dans sa chambre. Voir des amis lui fera du bien.

À ces mots, Miranda reprend des couleur. Elle se tourne vers Marie :

-Tu as raison, tout va bien se passer.

L'aveugle lui sourit mais mentalement, il sait ce qui va se passer.

Dans les couloirs, il n'y a pas âmes qui vivent. Les traqueurs se reposent attendant l'ordre de partir à la recherche d'Allen. Les scientifiques travaillent dans leurs bureaux, surveillés par les gardes de centrale.

Grâce à ses rollers, Timothy ouvre la marche en direction de la chambre de Lenalee. Krory marche dernière lui à grandes enjambées, en portant un plateau avec de la nourriture, un plat de pâtes à la sauce tomates et une bouteille d'eau. Et Marie et Miranda qui sont côte à côte. Malgré les paroles réconfortantes de l'aveugle, Miranda ne peut pas s'empêcher de regarder derrière elle, en sursautant au moindre petit bruit.

Timothy arrive devant des escaliers qui mènent à un autre étage de chambres. Il soupire, c'est une véritable torture pour lui. Il s'agrippe à la rampe et monte marche par marche suivit par ses compagnons.

Arrivé en haut, ils se dirigent vers la fameuse porte. Quand ils la voient, ils s'arrêtent tous devant et se regardent :

-Qui frappe ?

-Pas moi !

-Moi...moi non plus. Je...je risque de bégailler.

Krory les regardent puis se tourne vers la porte pour frapper :

-Lenalee ? C'est nous. Nous t'apportons de quoi manger.

… …

Timothy se gratte la tête :

-Elle n'a peut-être pas entendu ?

Krory refrappe :

-Lenalee, peux-tu ouvrir s'il te plaît ?

Toujours rien. Marie grimace, il sait qu'elle n'est pas là. Malgré qu'il ne voit pas, il a développé une ouïe incroyable. Ce qui fait qu'il avait entendu la conversation entre le grand intendant et sa sœur.

Il décide de tenter quelque chose :

-Komui revient bientôt, il s'occupera de Lenalee...

-Non, je veux voir comment elle va, ça fait plusieurs jours qu'on ne la pas vue !

Il se place devant la porte et avec son petit poing, il toque énergiquement. Toujours aucune réponse.

-Vous croyez qu'elle a encore besoin d'être seule ?

Krory se met sur le côté et colle son oreille contre le battant de la porte. Il fronce les sourcils :

-Je n'entends rien du tout.

Marie demeure silencieux et Timothy se frotte le menton :

-Elle s'est peut-être blessée ?

Miranda sursaute :

-Timothy...ce n'est pas...des choses à dire.

-Il a peut-être raison. On devrait ouvrir pour être sûr.

Krory se tourne vers Miranda :

-Peux-tu accélérer le temps sur sa serrure ?

-Moi, mais...je...euh...

-Tout va bien, tu pourra lui redonner sa forme d'origine après.

-D'acc...d'accord.

La jeune femme entoure le disque avec ses mains :

-Chrono-disque activation !

Des cercles concentriques apparaissent autour du cadran. Miranda se place devant la serrure et active son pouvoir sur celle-ci. La serrure se met à rouiller à vue d'oeil.

-Voilà.

Timothy attrape la poignée qui se désagrège légèrement dans sa main et l'abaisse :

-Lenalee, tu vas bien ?

L'exorciste aux cheveux bleus ouvre la porte en grand et entre dans la chambre suivit par Krory, Miranda et Marie. Tous les quatre balayent la pièce rangée à la perfection :

-Où est-elle ?

Il n'y a pas âmes qui vivent, seul le silence leurs répond.

Krory dépose le plateau par terre et fonce vérifier la salle de bain. Il revient la mine dépitée :

-Vide.

Marie fait semblant d'être étonné en écarquillant ses yeux gris.

-Euh les gars...

Tous se tournent vers Timothy qui a ouvert l'armoire :

-Il manque une partie de ses vêtements et sa valise n'est plus là.

-Quoi ?!

Krory et Miranda rejoignent le petit exorciste pour constater ses dires :

-Comment ça se fait ?

-Vous...vous croyez...qu'elle a fuguée ?!

Miranda est pâle comme une morte et elle tremble comme une feuille.

-Ça m'étonnerais !

Krory se met à réfléchir puis regardent ses compagnons, inquiet :

-Vous pensez que ça pourrait avoir un rapport avec Allen ?

Tous les trois le regardent. Si c'est vrai et que le Luberier l'apprend, il considérera Lenalee comme une traîtresse envers la Congrégation. Timothy le fixe de manière incrédule.:

-Attends, t'es entrain d'insinuer qu'elle est partie le rejoindre ?

-Quand on y penses c'est possible, non ?

-Ah oui ? Et comment sait-elle où il se trouve ?

Krory baisse les yeux :

-Ça, je ne sais pas. Mais si c'est le cas, ça veut dire que Komui est au courant, vu qu'il allait « la voir » plusieurs fois par jour. Il revient justement aujourd'hui, on n'aura qu'à lui demander.

Marie, qui n'a pas ouvert la bouche depuis le début, se crispe. Komui va devoir tous leur expliquer. Il ne pourra pas cacher cette mise en scène plus longtemps.

Exorciste :

Quand Kanda a apprit que Komui était rentré, il a attrapé Mugen et il est tout de suite descendu dans les bureaux.

Ses bottes martèlent bruyamment le sol. Ses yeux saphirs sont froid comme la glace et ses cheveux noirs fouettent son dos au rythme de ses pas.

Des personnes lui disent bonjour mais l'exorciste ne prend même pas la peine de leur répondre.

Quand il arrive devant les portes, il les pousse sans ménagement :

-Komui, c'est quoi ce cirque ?!

Le grand intendant est seul, assit à son bureau entrain de remplir un dossier. Il relève les yeux, surprit :

-Kanda, il y a un problème ?

L'exorciste de deuxième génération serre les poings :

-Tss, te fou pas de moi ! C'est quoi cette histoire avec Lenalee et Moyashi ?

Komui reste impassible et lève un sourcils interrogateur :

-Mais de quoi parles-tu ?

-Ne fais pas l'ignorant ! Fô m'a raconté les grandes lignes, elle vous avait entendue ce soir là. Alors crache le morceau !

Le visage du grand intendant se décompose. Il ne peut plus nier. Il enlève ses lunettes et se frotte les yeux :

-Écoute Kanda, se serait mieux pour toi si tu restais en dehors de ça.

-Arrête !

Le kendoka s'avance, plaque violemment ses mains sur le bureau et se penche pour que son visage soit en face de Komui :

-Je sais pas comment, mais Lenalee est partie à la recherche du Moyashi en utilisant l'arche. J'ai déjà les deux pieds dans cette histoire, alors raconte-moi tous les détails maintenant !

Le chinois s'appuie contre le dossier de son fauteuil et fixe le jeune homme devant lui. Il soupire, il ne pourra pas le faire changer d'avis, Kanda est beaucoup trop têtu :

-Kanda, je veux d'abord savoir ce que tu comptes faire.

L'exorciste de deuxième génération regarde Komui dans les yeux, croise les bras et déclare le plus naturellement du monde :

-Je compte partir de la Congrégation et retrouver ce crétin de Moyashi et ta sœur.

Le grand intendant ne s'attendait tellement pas à une telle réplique, qu'il se met à rire nerveusement :

-Je m'en doutais. Tu te rends compte de tes paroles ?

Kanda acquiesce :

-Oui. Alors expliques-moi où ils sont et comment les rejoindre.

Le chinois prend une mine désolée :

-Le problème, c'est que je ne sais pas où ils sont. C'était plus prudent pour eux de ne pas garder contact, pour leur sécurité.

Le kendoka écarquille les yeux :

-Hein ?! Oi oi ! T'es entrain de me dire que TOI t'as laissé partir Lenalee pour qu'elle retrouve Moyashi et que depuis t'as plus de nouvelles ?! Rassure-moi, c'est encore une de tes blagues merdiques ?!

Komui se met à pleurer, des torrents de larmes coulent en cascades de ses yeux. L'exorciste le contemple, exaspéré :

-Mais c'est pas vrai, t'étais sérieux ! Et arrête de chialer, c'est chiant !

Il se passe une main sur le visage en jurant :

-Et merde, je fais comment moi, hein ?! Bon comment elle marche cette arche ?

Un énorme bruit se fait entendre, c'est Komui qui se mouche...dans son béret ! Kanda recule dégoûté :

-Tss, t'es vraiment un porc ! Tu sais pas utiliser des mouchoirs comme tout le monde !

-Mais...mais j'en avais plus.

Il pointe du doigt la poubelle au pied de son bureau , qui est pleine à craquer de mouchoirs en papier. Kanda soupire :

-Alors ?

-Allen, il a reprogrammé l'arche.

-Quoi ? Comment ça ?

Le chinois redevient sérieux et lui raconte tous ce qu'il avait découvert. Au fur et à mesure qu'il parlait, l'exorciste prenait un air pensif. À la fin, il se masse les temps :

-Tss, finalement, Moyashi n'est pas si con que je le pensais. Par contre pour le retrouver ça va être la merde. Komui peux-tu me créer ton fameux communicateur, je mets les voiles ce qoir.

Le grand intendant ouvre la bouche, choqué :

-Ce soir ?!

-Oui, plus tôt je les retrouves et mieux se s'ra.

Kanda se retourne :

-Merci.

Puis il se dirige vers les portes pour sortir. Komui le suit des yeux.

Le problème, c'est que ni Komui ni Kanda ne sont au courant qu'Allen Walker a reprogrammé l'arche pour un usage unique...

Au moment où le japonais tend la main pour attraper la poignée, les portes s'ouvrent à la volée. Quatre exorcistes entre en trombe dans le bureau, paniqués. Miranda pleure toutes les larmes de son corps en répétant que tous est de sa fautre, Krory n'arrête pas de bégayer et Timothy débite des phrases sans queue ni tête. Seul Marie est calme.

Komui se lève et lève les bras au dessus de sa tête :

-Mais calmez-vous bon sang ! Je comprends rien ! Que l'un d'entre vous m'explique ce qui se passe !

Krory fait un pas en avant :

-C'est Lenalee, on voulait la voir et quand nous sommes rentrer dans sa chambre, elle n'était pas là !

Kanda se met à ricaner :

-Bonne chance Komui.

Et il quitte la pièce, laissant un grand intendant désespéré, qui va devoir tous réexpliquer.

Noé :

La ville d'Aosta en Italie est illuminée par le soleil de fin de matinée. Une légère brise souffle. Les habitants vaquent à leurs occupations, la grande place est bondée de personnes.

Un peu plus loin de la place, dans une rue déserte, des cercles concentriques noirs apparaissent sur le sol pavé. Puis au dessus de ceux-ci, un portail de la même couleur se matérialise. Une ombre en sort et le portail disparaît comme s'il n'avait jamais existé.

Le Noé inspire profondément par le nez. Il est habillé d'un costume noir et d'une longue veste de la même couleur. L'homme porte une cigarette à ses lèvres, tire un coup et recrache un long souffle de fumée blanche. Ses yeux dorés balayent la rue puis il jette sa cigarette par terre.

Il passe un main gantée dans ses longs cheveux bleus foncés attachés en catogan :

-Comment vais-je faire pour te trouver, shônen ?

Voili voilou, c'est la fin de ce chapitre.

J'espère que ça vous à plus:)

Un petite review ? Qu'elle soit petite, grande, immense, pleine de fautes, bien écrite, j'accepte tout :)

Comme vous le savez les examens approchent à (très) grands pas (malheureusement) donc le prochain chapitre sera posté plus tard que les autres. Soit le vendredi 2 juin 2017, le vendredi 9 juin 2017 ou un autre vendredi soir. Je suis pas sûre du tout mais sinon je continue d'écrire !

Merci d'avoir lu :)

Bonne merde à ceux qui ont des examens:)

À très bientôt !