Blabla inutile : Oui, c'est bien moi.

Après 6 mois de silence, je suis enfin là pour annoncer le tout dernier chapitre de ce recueil. Bien que j'aime toujours autant xxxHolic et son univers, je m'étais fixée 10 chapitres -et sincèrement, je ne me sens pas de continuer plus. J'espère tout de même être à la hauteur pour cette fin que j'aurai voulu totalement autre, mais j'ai fait ce que j'ai pu. Merci à tous pour toutes vos reviews, vos encouragements, durant tous ces mois. J'ai été très heureuse d'écrire pour le fandom xxxHolic :) !

Bonne lecture.


Assis sur le rebord de sa fenêtre, Watanuki contemplait l'horizon bleutée avec indifférence. L'air était frais et emplit d'une délicieuse odeur de citronnelle, qui flottait légèrement dans la pièce où le médium réfléchissait.

De petites lucioles passèrent près de lui, éclairant au passage la pièce, quasiment plongée dans l'obscurité depuis quelques heures.

Le jeune garçon battait le rythme d'une chanson entêtante du bout des doigts, les yeux levés vers le ciel couvert d'étoiles.

Au final, Dômeki et lui avaient fait du chemin. Oui, beaucoup de chemin. Ils étaient partis d'une relation maladroite, toutefois assez étrange, pour arriver au final à quelque chose qui était tout autre ; plus légère, plus naturelle.

La nature des choses a tendance à changer rapidement ; c'est ce que Watanuki constata quand, pour la première fois de leur relation, Dômeki n'évita pas une conversation assez sensible. Il avait même tout écouté, et avait argumenté quant à son comportement.

Il fallait dire que Shizuka Dômeki était tout sauf une personne facile, bien qu'il ne cause en général aucun trouble aux autres, et qu'il était difficile de le comprendre. Le médium s'habitua, au fil du temps, aux demies réponses que lui offrait son compagnon, ou encore aux regards fixes et blasés qu'il abordait bien souvent.

Certes, cette attitude n'était en rien encourageante, mais Watanuki savait de quelle nature était l'archer, et surtout il avait bien compris qu'il lui faudrait du temps pour parvenir à tout saisir chez son compagnon.

« Tout vient avec le temps », dit-on ... cela résuma fort bien la suite de leur relation, qui évolua, timidement, vers une liaison équilibrée et enrichissante, autant pour l'un que pour l'autre. Chacun fit des efforts pour y arriver.

La pendule derrière Watanuki annonça une certaine heure du soir, mais ce dernier ne daigna même pas lever les yeux vers elle. Il ne bougea pas, et resta sur le rebord de sa fenêtre, à fixer l'océan de bleu et de blanc merveilleux qui s'offrait à lui.

Quelques minutes plus tard, pourtant, son regard se concentra sur un morceau de papier froissé qui trainait sur son bureau. Il se souvint alors que ce n'était rien d'autre que le premier mot d'amour que l'archer lui avait écrit. Rien d'autre ? Parce que le médium n'avait plus besoin de les réclamer, ces mots-là. Comme leur histoire, la parole entre eux avait évolué, et était devenue très importante. Alors, quelques mots d'amour par jour permettaient de rattraper le temps perdu par les deux garçons, qui, avant, préféraient les regards, les gestes, et la douceur candide des lèvres de l'autre, aux mots et autres délicatesses.

Des bruits de pas se firent entendre dans le couloir, et une vive lumière pénétra dans la chambre du médium, ce dernier, toujours dans la même position.

- Non, c'est moi ou tu es en train de réfléchir ? C'est tellement rare de te voir faire ça ! Je suis sûr que si tu faisais pareil sur tes leçons, tu serais largement meilleur en classe.

L'archer s'avança paisiblement vers Watanuki, lequel lui lança un regard noir qui se noya dans le sourire de Dômeki. Celui-ci passa une main dans ses cheveux de jais, et sortit sa tête par la fenêtre pour constater l'état du ciel.

- On a fait beaucoup de chemin, Shizuka ... enfin, je crois.

La voix du médium était légère, bienveillante.

Dômeki lui sourit doucement.

- Je crois aussi, oui. Le temps passe tellement vite, mais avec toi ... ça va.

Watanuki l'embrasse tendrement sur la joue et posa sa tête contre sa poitrine.

Un battement de coeur vif, régulier, comme quand leurs mains se serraient, comme quand leurs lèvres se touchaient.

- Il y a encore beaucoup de choses qui nous attendent, et tellement de chemins qui s'offrent à nous. Je suppose que, ... j'aimerais bien continuer dans cette voie, avec toi, stupide tête de mule.

- Moi aussi je t'aime, mon grand. Il paraît que les archers comme moi, ils sont aussi collants que de la glue ...

- Tu sais, je crois qu'au bout de tout ce temps, je m'y suis habitué, alors ne t'en fais pas, je suis immunisé.

Quelques rires, quelques baisers, pour conclure dans l'ombre de la nuit étoilée un pacte teinté d'espoir.

-End-