Note : Oui, mes chapitres se font attendre mais essayez toujours d'écrire en déprimant à longueur de temps et en lisant du Barbara Cartland à longueur de journée… (Gros soupir) Je suis tombée bien bas, il me semble. Nif !

Pour les reviews anonymes, j'y répondrai sur mon blog. Mais ne vous inquiétez pas, je lis toutes les reviews, je les dévore donc n'hésitez pas.

Personnages apparaissant dans ce chapitre : (aide mémoire)

Harry : Goule humaine.

Draco : pas humain mais vous en saurez prochainement plus.

Gabriel : humain jusqu'à présent (en aurais-je trop dit ?)

Mica : Léopard garou, chat garou.

Asher: Alpha Vampire, père adoptif d'Harry.

Darven : Alpha Vampire de Russie, ennemi d'Asher.

Remus : Chef de meute appartenant à la Lune Bleue.

Astarte : Princesse démone, Maîtresse des succubes et l'un des quatre fondateurs du Grand Conseil des Enfers,

Cali : Princesse démone, Reine des démons, Sultane de l'enfer indien et l'un des quatre fondateurs du Grand Conseil des Enfers,

Jonas : rat-garou.

Abigael : Roi des Léopards Garou.

Julius : Chef de la Lune Bleue, Elfe Noir.

Voldemort : Plus grand Mage Noir de tous les temps.

Couple : et vi, il semblerait qu'il y ait un pseudo couple dans cette fic : Julius X Voldemort.

Chapitre6 : sentiments.

« Alors on se revoit dans deux heures devant la banque. A tantôt les tourtereaux. » S'exclama Mica en entraînant Harry jusqu'à un bar de l'allée des embrumes plus loin.

Exceptionnellement, Remus lui avait permis de garder son apparence humaine durant toute la sortie Pré au Lard.

Draco et Gabriel se détournèrent du regard noir du brun qui se faisait traîner par une boule d'énergie épuisante.

« Que fait-on ? » Demanda Gabriel.

« Si tu n'y vois pas d'inconvénient, j'aimerais d'abord passer chez le tatoueur, Gus. »

« Pas de problème. » Répondit le jeune homme qui se demandait ce qu'allait faire le blond chez un tatoueur sorcier.

Ils entrèrent dans un petit commerce qui était vide de toute présence vivante ou non. Gabriel regarda les dessins qui bougeaient sur des feuilles accrochées aux murs, les photos de piercings en tout genre et à tous les endroits possibles (même celui… enfin… Ca avait du faire un mal de chien pas possible !). Il retourna près de Draco qui parlait avec un petit homme qui était le prototype même de toutes les caricatures de tenancier de magasins de tatouages : costaud, tatoué de partout, des piercing aux arcades sourcilières et aux oreilles, et surtout le crâne chauve…

« Vous avez ce que je vous ai commandé ? » demanda Malefoy en regardant le commerçant fouiller dans un tiroir de son armoire juste en dessous de sa caisse enregistreuse.

Il en sortit un petit paquet qu'il ouvrit pour dévoiler une magnifique boucle en forme de serpent.

« Je vous la mets maintenant ? » Questionna le gérant d'une voix bourrue.

Draco acquiesça. L'homme fit asseoir Draco sur un tabouret, fit pencher sa tête sur la droite, sortit sa baguette et murmura une formule rapide. Quand la mise en place fut terminée, Gabriel admira le serpent qui faisait tout le contour du cartilage de l'oreille droite en partant du lobe au dessus de trois autres boucles dont une d'où pendait une magnifique rose noire entourée d'un minuscule serpent. Mais il fallait vraiment être tout près pour voir les voir.

Rogue s'étonna de ne pas avoir remarqué avant que son ami portait des boucles d'oreilles. Il fallait avouer, quand même, qu'avec sa nouvelle coupe sans gel, on ne remarquait pas de suite les anneaux.

« Et pour vous jeune homme ? » Demanda le tatoueur perceur en lui montrant des anneaux différents qui le tentaient assez bien.

« Non. Pas maintenant. »

« Pourquoi ? Ca t'irait super bien. Même Harry possède des piercings. » S'étonna Draco.

« D'abord parce que je ne sais pas ce qu'en dirait Ro… Enfin… Mon père et ensuite, depuis quand Harry a-t-il des piercings ? »

« En fait, son père lui a demandé de ne pas les mettre dès la rentrée et je crois qu'il a fini par oublier qu'il en avait. » L'informa le blond en payant le commerçant et en l'entraînant dehors.

Ils se promenèrent dans la rue remplie de monde et d'élèves qui courraient dans tous les sens. Discrètement, Draco prit la main de Gabriel qui rougit furieusement en avisant des regards surpris, dégoûtés, attendris, autour d'eux mais il ne lâcha pas la main étonnamment chaude du Serpentard.

Draco fit, brusquement, une halte devant le magasin de glace, pria Gabriel de l'attendre à une table en lui disant qu'il allait revenir très vite. Gabriel le regarda partir distraitement. Il prit une table à l'écart d'un peu tout le monde, commanda un sorbet fraise citron et attendit le retour de Draco en regardant les élèves passer en couple, seul ou avec des amis. Il partit rapidement dans ses pensés en mangeant son sorbet.

« Voilà ! » S'écria une voix qui le fit sursauter sur sa chaise.

Il releva ses yeux améthyste vers Draco qui lui tendait, en rougissant légèrement, des fleurs magnifiques, emballées ensemble dans un beau plastique entourée de fils vert clair blanc, noir et rouge sang.

Il y avait une rose noire tachetée de rouge sang, un lys blanc très grand, une Bengale à fleurs vertes appelé aussi Rose Verte de Chine (magnifique fleurs aux multiples pétales verts avec des tâches au bout mauves, roses et jaunes et dont le centre possède un petit renflement bleu comme une petite perle), une amaryllis rose et rouge (grande fleurs à six grands pétales roses clairs presque blanc aux contours et aux centre rouges et de grands pistils blanc), du jasmin rouge, du mimosa jaune et un Gardénia blanc.

« Je te préviens que chacune de ces fleurs ont une signification bien particulière. Harry a choisi de te donner l'Amaryllis et le Jasmin. Mica a pris le Mimosa et le Gardénia. Moi, je t'offre la rose noire qui provient du jardin au Manoir et la Bengale. »

Gabriel prit le bouquin et constata que chaque fleur sentait étonnamment fort.

« Et nous avons jeté un sort sur tout le bouquet pour que les fleurs ne fanent jamais. »

Rogue était très gêné. Il ne savait plus quoi dire en plus tout le monde les regardait avec insistance. Le jeune homme soupçonnait que tous les sorciers présents connaissaient déjà la signification de toutes ces fleurs. Il remercia Draco en rougissant puis acheva sa glace sous l'œil amusé de son compagnon.

Il pensa soudainement qu'il avait bien fait de ne s'en tenir qu'aux fleurs pour cette sortie. Sinon il aurait effrayé Gabriel.

Draco commanda un capuccino et une poire belle Hélène. Gabriel le regarda manger sa glace lentement comme s'il risquait d'en laisser une seule goutte hors de sa bouche. Draco se délectait du goût de poire et de vanille qui fondaient sur sa langue. Il vit que Gabriel le fixait avec attention, il lui sourit et lui tendit sa longue cuillère remplie d'un morceau de poire couverte de glace vanille et de chocolat chaud.

« Ne te fais pas prier. » Murmura Draco d'une voix atrocement sensuelle.

Gabriel finit par prendre la cuillère dans sa bouche et avaler son contenu sans quitter le blond du regard dont les yeux s'étaient obscurcis d'un coup. Draco lui refit un sourire lumineux, prit une bouchée avant de retendre la glace.

Ils finirent la poire Belle Hélène en se la partageant, Draco lui donnant la becquée avec joie.

Draco paya le serveur en interdisant à Gabriel de sortir sa bourse.

C'était lui qui l'avait invité, c'était lui qui devait payer.

Gabriel rouspeta mais dû vite abdiquer face aux regards noirs de son compagnon. Il leva les yeux au ciel en pensant que Draco resterait à jamais un Malefoy même s'il lui apparaissait plus humain et moins gamin qu'avant.

Ils furent surpris en entendant des chants qui leur rappelèrent ceux du matin, chanté par Harry Potter.

En parlant du loup…

Harry était bras dessus, bras dessous avec un Mica quelque peu éméché.

« Je suis ton âme, je suis ton monstreuh !" Hurlait Mica en riant comme un dément.

"Je te sens, viens à moi pour que je goutte ton sang unique… " Enchaîna Harry.

« Mais ils sont morts pleins. » Murmura Gabriel les yeux exorbités en voyant les deux autres garçons titubant et riant aux éclats alors que Potter draguait une petite vieille qui commença à le frapper avec son sac de courses.

Quand ils arrivèrent devant Draco et Rogue, Harry passa son bras autour du cou du jeune homme aux yeux améthyste et déclara :

« Alors Gaby chou, tout va bien ? »

« Moi oui mais toi… Vous êtes saouls. »

« Même pas vrai ! » S'écria Mica. « Nous avons juste noyés notre chagrin. »

« Tout à fait, my love ! » Se lamenta Harry en s'accrochant au cou du garou qui lui tapota le dos. « Nous avons été abandonné. »

« Mica ! » Hurla une voix forte qui les fit tous sursauter.

Remus Lupin se tenait devant les jeunes gens, une aura de colère l'entourant. Mica se recroquevilla sur le sol en émettant un petit gémissement de peur.

« Je peux savoir ce que tu fais ? »

« Voyons Mumusse, faut pas le punir. C'est moi qui l'aie forcé à avaler le même nombre de Whisky pur feu que moi. » Les éclaira Harry en s'appuyant contre le loup-garou qui n'avait pas perdu son air furieux. « Il manque d'entraînement en plus… Va falloir remédier à cela. »

« Ca, je ne pense pas jeune homme. » Gronda la voix d'Asher.

« Père… Que faites-vous donc ici ? Vous venez vous amuser avec nous ? »

Asher avait les bras croisés sur sa poitrine, son regard bleu assombri par la colère. Il portait une chemise blanche en dessous d'une longue veste noire dont la ceinture voletaient autour de lui (comme quoi les pouvoirs vampiriques peuvent aussi servir pour des futilités) et un pantalon noir à pattes légèrement éléphants. Ses longs cheveux noirs étaient tressés en une longue tresse tenue par un ruban blanc.

« Je ne pensais pas que tu étais aussi stupide pour te faire remarquer devant autant de monde. »

Harry eut le bon goût de paraître gêné.

« Ne dit-on pas tel père tel fils ? » Ricana une voix froide derrière le petit groupe.

Asher se retourna d'un coup et fit face à un autre vampire : des cheveux bruns courts qui tombaient en mèches désordonnés sur un visage pâle alors que les cheveux au niveau de la nuque étaient longs jusqu'aux épaules et retenus en catogan, des yeux mauves et noirs, deux petits crocs dépassant de sa bouche aux lèvres charnues. Deux tatouages en « v » (un peu comme les oiseaux que dessinent les enfants) étaient dessinés en dessous de son œil droit et soulignaient son regard pénétrant. Il portait autour de son cou un collier de chien en cuir avec une boucle en argent. Un t-shirt mauve bleu foncé était passé en dessous d'une veste brune aux bords plus foncés avec des lanières au milieu (au dessus du t-shirt) qui formaient des « x ». Et enfin, un pantalon, de même couleur que la veste, serrait des jambes fines mais puissantes.

« Darven. » Souffla Asher d'une voix mauvaise.

« Asher ! » S'amusa le nouvel arrivant en faisant une courbette théâtrale moqueuse. « Ravi de te revoir. »

« Que fais-tu ici ? »

« C'est très simple. Dumbledore m'a fait venir de Russie. Un problème avec Voldemort, à ce que j'ai compris. »

Harry et Mica avaient complètement désaoulé en voyant leurs aînés se mettre en mode défensif et en sentant la puissance du vampire russe.

Darven les salua une dernière fois en lançant un drôle de regard à Gabriel qui inquiéta de suite Draco.

« Rentrez immédiatement. » Trancha la voix d'Asher.

Lupin plaça une main sur l'épaule de Mica.

« Tu restes avec moi. Nous devons avoir une petite discussion. »

Le garou hocha la tête, piteusement.

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(Poudlard salle de DCFM)

« Je suis affreusement déçu, Harry. Je te pensais plus responsable que cela. » Gronda Asher en face de son fils qui avait la tête baissé et qui trouvait le bout de ses chaussures bien plus captivante que son engueulade. « Tu ne m'as donc pas laissé le choix. J'ai fait appel à d'autres personnes qui assureront TA protection et celle de Gabriel. »

Harry releva sa tête, fronça les sourcils et demanda :

« Mais pourquoi a-t-on besoin de protection ? »

« Ma parole mais tu régresses au contact des humains ou quoi ? » S'exclama Asher.

Harry se renfrogna mais oublia vite sa déconfiture en entendant deux voix féminines.

« Ne touche pas à ça Cali » grogna une voix féminine grave.

« Aieuh. »

« Je t'avais dit de ne pas y toucher. »

« Ouais je sais mais c'est tellement beau. » S'extasia une voix fluette.

« Mais n'y retouche pas ! » S'écria la voix plus grave.

« Mais j'aime bien ce machin. C'est quoi au fait ? »

« Aucune idée. Arrête ! Asher va nous tuer si tu… »

Un bruit de verres brisés se fit entendre.

« Trop tard. »

« Oups ! Si on lance un sort de réparation, ça ira. Pas de problème… Tiens ça marche pas. »

« Cali, cet objet était protégé contre toute forme de magie. »

« On ne sait pas le réparer alors. »

« Bonne déduction. » Soupira l'autre.

« Merdum ! »

« Au lieu de tout casser dans mon bureau, entrez. » S'écria Asher, le visage toujours aussi grave même si une lueur d'amusement brillait dans ses yeux.

Deux jeunes femmes, avec des cornes sur le haut de leur front, entrèrent dans la classe. La première était grande, de longs cheveux blonds arrivant sous les omoplates et très fins et ornés de fleurs violettes, des yeux violets qui brillaient étrangement grâce au léger maquillage sur ses paupières et les contours de ses yeux. Elle portait une longue robe ancienne de la même couleur que ses yeux, aux épaules dénudées avec une ceinture de tissus tombant sur le côté droit de sa taille qui la mincissait encore plus et donnait à sa silhouette une grâce unique. Une rivière d'améthystes et de perles noires entouraient son cou, des bagues surmontées de pierres différentes et brillantes saillaient ses longs doigts très fins aux ongles acérés colorés de noirs et de petits dessins mauves qui ressemblaient à des runes anciennes.

Astarte, Princesse démone, Maîtresse des succubes et l'un des quatre fondateurs du Grand Conseil des Enfers, était toujours aussi magnifique.

Sa compagne portait la même robe qu'elle mais en noir avec des ornements blancs et avec un décolleté un peu plus prononcé. Elle avait de très longs cheveux noirs cascadant jusqu'à ses genoux avec des tresses sur lesquelles tournaient des rivières de perles blanches. Ses yeux argentés brillaient de malices. Contrairement à Astarte, elle ne portait qu'un collier en cuir noir autour du cou et une bague en forme de tête de mort à l'annulaire de la main gauche.

Cali, Princesse démone, Reine des démons, Sultane de l'enfer indien et l'un des quatre fondateurs du Grand Conseil des Enfers, paraissait plus effacé que sa compagne mais n'en restait pas moins très séduisante.

« Je n'ai pas besoin de te présenter, je suppose. » Railla Asher.

« Cali ! Astarte ! » S'écria Harry en se dirigeant vers les deux démones qui souriaient. « Comment allez-vous ? »

« Nous allons très bien et toi ? »

« Ca va. »

« Asher nous a expliqué que tu n'étais pas très sérieux dans ton travail. » Se moqua Cali.

Harry fit une moue boudeuse avant de l'embrasser sur les deux joues.

« Père vous a déjà mis au courant des derniers évènements, sans doute. »

« Il n'en a pas eu besoin. Les Enfers se sont retrouvés sans dessus de dessous après que Gabriel ait retrouvé son apparence. » Répondit Astarte. « Heureusement, tout est rentré dans l'ordre. »

« Comment cela se fait-il ? » S'étonna Harry.

« Tu comprendras dans pas longtemps, Ry. » S'amusa Cali. « En attendant, je suppose qu'il vaudrait mieux nous présenter à Dumbledore sous une forme plus humaine. »

Asher hocha la tête.

« Il vaudrait mieux. »

Astarte fit disparaître ses six cornes en forme de serpents et ses quatre ailes noires de chauve-souris, changea sa robe par une robe noire en velours dont la jupe, au bord en dentelle mauve, arrivait au dessus des genoux, des chaussures à talon haut, avec de très longues chaussettes noires et de la dentelle mauve entourée d'un nœud noir. Ses épaules étaient toujours nues, les manches de la robe étaient très longues et ne montraient que le bout de ses doigts dont, les ongles restaient vernis de noirs. Ses cheveux blonds étaient bouclés à présent et retenus par un gros nœud mauve et noir. Ses yeux étaient soulignés par du noir et ses lèvres recouvertes d'un léger rouge à lèvres noir.

Cali, quant à elle, fit disparaître ses quatre cornes blanches entourées de perles et ses quatre ailes noires. Elle portait, à présent, un pantalon et un top noir surmonté d'une veste longue noir de l'époque Louis quatorze. Elle portait toujours son collier en cuir noir autour du cou mais il y avait une pierre de lune qui pendait au centre. Ses cheveux étaient tenus en couettes sur sa tête par des rubans blancs en soie.

« Maintenant que tout est fait, allons voir Dumbledore. » Déclara Asher. « Harry, tu retournes auprès des Serpentards et tu ne te fais plus remarquer. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Harry hocha la tête puis parti. Il connaissait suffisamment son père adoptif pour savoir quel risque il encourait à braver ses ordres.

Les deux démones suivirent Asher jusqu'à une statue qui tourna quand il prononça le mot de passe. Ils entrèrent tous les trois dans un bureau ovale où se trouvaient déjà deux autres personnes en plus du directeur.

« Monsieur le directeur, voici, les deux nouvelles élèves de sixième. » Les présenta Asher sur un ton neutre.

« Merci, Asher. »

Le vampire finit par sortir. Il savait qu'il n'y aurait aucun problème avec les deux princesses. Elles étaient passées maître dans l'art du mensonge et au besoin, Cali utiliserait ses dons pour renverser la situation si celle-ci venait à se détériorer.

« Mesdemoiselles, je vous présente le Professeur Rogue et le Professeur MacGonagal. Quant à moi, je suis le Directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Un bonbon citron ? »

Elles saluèrent leurs professeurs et refusèrent le bonbon. Etonnement, Rogue fixait Astarte de façon très appuyée mais pas par animosité, il semblait chamboulé, étonné…

« Bien. Puis-je connaître vos noms ? »

« Je m'appelle Astarte De Wickers. »

« Moi, c'est Cali Tetburys. »

« Vous venez de Salem et vous étiez toutes deux en sixième. » Déclara Dumbledore en feuilletant deux dossiers. « Vous avez été choisi pour un échange inter scolaire de deux ans car vous êtes les premières de votre promotion. »

« C'est exact Monsieur. » Approuvèrent-elles d'une même voix.

« Bien. Parlons de votre admission à Poudlard. Comme vous le savez, lors du souper de ce soir, vous passerez sous le Choixpeau qui choisira votre maison, votre nouvelle famille jusqu'à la fin de l'année prochaine. Connaissez-vous le système des maisons ? »

« Bien entendu. Il y en a quatre et chacune d'entre elles possède plusieurs critères de sections définis par leur fondateur. Nous avons étudiez Poudlard en début d'année pour éviter les mauvaises surprises. » Répondit Cali en souriant innocemment.

Bien entendu, elles n'allaient pas lui dire qu'elles avaient été présentes lors de l'innovation de Poudlard et qu'elles avaient connu personnellement les quatre fondateurs.

« Bien. Parlons de votre matériel scolaire. D'abord, vos uniformes. En possédez-vous ? »

« Uni-quoi ? » S'exclamèrent les deux démones.

« Un-ni-formeuh » Répéta lentement Rogue en affichant un sourire ironique qui lui attira deux regards noirs.

« Hors de question ! » Trancha Astarte. « Jamais. Plutôt mourir. »

« On ne peut pas mourir, Choupi ! » Souffla Cali.

« C'est une expression. »

Cali se cala dans son fauteuil, gênée. Elle avait un peu de mal avec les expressions des humains.

« Vous serez élèves de Poudlard, vous devez donc porter l'uniforme réglementaire. » Claqua la voix de MacGonagal.

« Mais qu'est-ce qu'elle m'emmerde la vieille. » Souffla Cali.

« Comment osez-vous ? » Hurla le professeur de Métamorphose.

« J'ose si je veux ! » Rétorqua Cali en lui tirant la langue de façon très mâture.

« Cali, calme-toi. » Soupira Astarte.

La démone ne fit plus attention à la « vieille » et écouta le directeur leur donner des directives sur leur scolarité.

Au bout de cinq minutes, elle bailla allégrement puis sortit un ordinateur de son sac. Elle l'ouvrit en silence puis hurla :

« Pourquoi il fonctionne pas ? Pourquoi ça ne s'allume pas ? » Paniqua-t-elle.

« Les appareils moldus ne fonctionnent pas à Poudlard. » Lâcha la vieille d'une voix mauvaise.

« Ah ouais ? Vous pariez ?»

Cali jeta un sort sur son ordinateur qui se mit en marche tout seul.

« Gagnez. »

MacGonagal fusilla la nouvelle du regard puis sortit la tête haute.

« Vieille Bique ! »

Astarte s'empêchait de rire en voyant son amie faire des grimaces au dos du professeur puis redevenir sage quand elle se tourna une dernière fois avant de claquer la porte.

« Bien. Avez-vous vos baguettes ? »

« Nous n'en avons pas besoin en fait. » Répondit Astarte.

« Il leur en faudra quand même une, Monsieur le Directeur. Les élèves risqueraient de paniquer en les voyant utiliser la magie sans baguette. » Intervint Rogue qui jeta un rapide coup d'œil à Astarte qui lui sourit.

Cali pouffa en les voyant faire mais gémit de douleur quand son amie lui écrasa le pied assez violement.

« Bien. Vous avez donc le reste de la journée… deux heures trente précisément… Pour vous rendre sur le Chemin de Traverse et faire vos courses qui se trouvent sur les parchemins que je vous ai envoyés. »

Les deux démones se regardèrent, penaudes.

« Euh… Nous n'avons plus nos parchemins. »

« Pourquoi cela ? » S'étonna Dumbledore.

« Je… J'ai alimenté le feu de ma cheminée à Salem avec… » Répondit d'une petite voix Astarte.

Cali s'écroula de rire sur son fauteuil.

« Oh ça va. Ca arrive. Il n'y avait plus de bûches, j'ai donc pris ce qui me tombait sous la main. » Râla la blonde en faisant une moue adorable.

« Oui… » Souffla Dumbledore en faisant apparaître une liste. « Vous ferez vos courses ensemble. »

« Comme d'habitude. »

« Non mais franchement, nous sommes obligés de mettre des uniformes ? On peut pas se contenter de la cape avec l'effigie de la maison ? » Questionna Astarte, les yeux mouillés et la lèvre inférieure tremblante.

Dumbledore la considéra quelques instants puis sourit :

« Bien entendu, jeune fille. Après tout, vous n'êtes pas vraiment d'ici mais j'aimerais que l'année prochaine, vous ayez un uniforme plus réglementaire. »

Les deux jeunes filles hochèrent vivement la tête.

« Monsieur le Directeur, je ne sais pas si vous avez reçu la lettre de notre Directrice mais en ce qui concerne nos spécialisations… » Commença Astarte.

« Ah oui. Bien… » Il feuilleta les dossiers. « Miss De Wickers, vous êtes donc en année supplémentaire de potions classe maître. »

Rogue se retourna sur la jeune fille qui fit comme si de rien n'était en face du regard surpris de l'homme.

« Et bien… Severus, mon ami, que diriez-vous d'avoir une assistante pour cette année ? » S'amusa le directeur dont les yeux brillaient d'espièglerie.

Rogue grommela dans sa barbe inexistante puis acquiesça.

« Que les choses soient claires, si je vois que vous n'êtes pas à la hauteur, je me ferai un plaisir de vous remettre au banc des morveux à qui je tente d'enseigner. » Lança-t-il d'une voix froide et moqueuse.

« Le plaisir sera sans doute partager. »

« Ah ! Les ondes de l'amour planent sur nos têtes… Aieuh ! »

Astarte venait tout juste d'éclater la cheville de son amie qui s'était foutu de sa gueule.

« Quant à vous, Miss Tetburys, vous êtes en année supplémentaire de métamorphose classe maître. »

« Ouais mais il est hors de question que j'assiste la vieille peau. »

« Mais je vois aussi que vous êtes en seconde années de Défense contre les forces du mal en classe maître aussi. »

« Ouais BOTONS LE CUL DE NOS ENNEMIS. » Hurla-t-elle en levant le poing en l'air.

« Hum ! Avez-vous quelque chose contre les vampires ? »

« Elle préfère les vampires aux momies desséchées. » Ricana Astarte. « D'ailleurs, ton ex n'était pas un vampire ? »

Cali poussa un soupir à fendre l'âme en repensant à ses nuits torrides.

« Miss Tetburys ! » S'exclama Rogue qui avait légèrement rougi en était assailli d'image pas catholiques sur la liaison Cali et vampires.

Cependant son rougissement s'accentua quand il croisa le regard améthyste de sa future assistante.

« Je vais vous laisser faire vos courses. Nous vous retrouvons au souper pour vous répartir. »

Les deux démones sortirent du bureau, mortes de rire après avoir transformé l'ensemble de Dumbledore en une belle robe jaune fluo, avec des cœurs verts lumineux, et sa barbe grise en couleur rose bonbon.

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« Cali et Astarte sont ici ? » S'étonna Mica.

« Qui ? »

Harry sourit à Gabriel et Draco.

« Ce sont deux Princesses Démones. Elles sont ici pour jouer les protectrices. »

« Faut avouer que vous vous êtes relâchés… » Railla Draco qui reçut un magnifique coussin vert sur le visage.

« Ferme-la. » S'écrièrent Mica et Harry en même temps.

Draco ricana en se recoiffant légèrement.

« Draco ! Draco ! » Hurla une voix féminine en bas des escaliers menant aux dortoirs des garçons. « Dépêche-toi. »

Pansy Parkinson se tenait sur la dernière marche et était complètement affolé.

« Le directeur t'appelle. C'est vraiment urgent. Je crois que ton père est là aussi… Oh ! Draco, il faut que tu te dépêches »

« Mais que se passe-t-il pour finir ? » S'énerva le blond.

« C'est… C'est ta mère, Draco. » Pleurnicha la jeune fille.

Draco la poussa et courut vers le bureau du directeur. Gabriel et Harry le talonnaient de près, suivit par un petit chat noir. Ils rencontrèrent Lucius Malefoy en chemin.

« Père ? Que se passe-t-il donc ? »

Le visage de Lucius était très neutre mais une drôle de lueur éclairait ses yeux. Gabriel et Harry se regardèrent, soucieux.

« Le Manoir a été brûlé, Draco. » Répondit Malefoy Senior sur un ton las.

« Et Mère ? Où est-elle ? »

Lucius se raidit mais ne répondit pas.

« Père ? Répondez-moi. Où se trouve Mère ? » Le pria Draco d'une petite voix hachée.

« Elle est morte, Draco. »

Draco ne répondit rien mais le manque flagrant de couleur sur son visage parlait pour lui. Lucius ne fit pas un geste car Gabriel fut plus rapide. Il prit la main droite de son ami et la serra. Il savait ce que ça faisait de perdre quelqu'un de cher. Il repensa à Sirius tombant dans le voile. Draco lui resserra la main mais ne dit pas un mot. Il avait trop peur de commencer à pleurer en plein couloir alors que les classes se vidaient et que les élèves de cinquième, sixième et septièmes rentraient de leur promenade à Pré Au Lard.

« Je t'enverrai un hibou pour te mettre au courant du jour de l'enterrement. » Déclara Lucius d'une voix qui aurait sonné normal aux oreilles des gens qui ne côtoyaient pas Malefoy mais Harry et Gabriel ne furent pas dupes.

Lucius finit par laisser son fils après avoir posé une main sur son épaule ce qui représentait beaucoup pour Draco.

Gabriel et Harry emmenèrent leur camarade dans leur dortoir, virèrent Blaise qui s'époumona derrière la porte pour savoir ce qu'il se passait. Mica reprit sa forme humaine, se calla près des jambes du blond assis contre les coussins sur le grand lit à baldaquin que Gabriel avait changé de couleur le matin même, virant le vert en bleu nuit argenté.

Draco se trouvait, la tête callé sous le menton d'Harry tandis qu'il tenait lui-même contre son torse Gabriel.

Ils se réconfortèrent du mieux qu'ils le purent sous les yeux amusés de Remus qui était passé voir Gabriel et Mica.

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(Soir, Grande Salle, Poudlard)

Dumbledore commença un long discours sur l'entente entre maisons qu'il avait négligé en début d'année avant de passer à la nouvelle, qui avait circulé durant toute l'après-midi sous forme de rumeur, sur le fait que deux nouvelles élèves entraient à Poudlard et qu'elles venaient de la célèbre école Salem.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent sur deux jeunes filles portant juste les capes noires de l'école. La grande blonde portait une jupe longue mauve ouverte à une trentaine de centimètre en dessous de la ceinture et qui montrait des bottes hautes noires en peau de dragon, et un chemisier fermé avec un seul bouton au niveau de sa poitrine laissant apparaître un collier de jade noir autour de son cou et un ventre très plat et pâle.

Sa compagne avait ses cheveux noirs en demi couettes. En dessous de sa cape, elle portait un short et un top noir ainsi que de très longues bottes qui remontaient jusqu'à dix centimètre en dessous de son short et qui étaient entourés de petits ceinturons aux boucles en argent. Un petit serpent fit son entrée sur son ventre, siffla légèrement puis disparu hors de la vue des étudiants qui avaient frémi en le voyant. En fait, le serpent était un tatouage magique. Tous ceux qui avaient donc vu l'animal se confortèrent dans le fait qu'elle irait à Serpentard sans aucun doute car tous les sorciers savaient que les tatouages magiques n'étaient pas dessinés par le tatoueur mais c'était le totem de la personne, un peu comme la forme animagus et ce tatouage pouvait disparaître et apparaître sur la peau à volonté, au contraire d'un tatouage dessiné par le tatoueur qui pouvait bouger mais pas disparaître ni même émettre un son particulier.

MacGonagal se leva, prit le tabouret et le Choixpeau.

« Tetburys, Cali. »

La jeune fille aux couettes se plaça sur le tabouret en s'asseyant avec une grâce féline qui fit baver plus d'un garçons dans la salle et ricaner Harry.

Elle capta le regard bleu d'un garçon roux chez les Gryffondors alors que le Choixpeau lui faisait la discussion.

« Serpentard ! » Cria-t-il la faisant sursauter légèrement.

Elle enleva le Choixpeau puis se dirigea vers Harry et ses amis. Elle prit place à côté de Draco qui affichait une petite mine mais qui gardait sa prestance et son port noble.

« De Wickers, Astarte. »

La jeune fille prit place sur le tabouret en jetant un regard à Rogue, impassible.

Le Choixpeau lui tint la grappe cinq bonnes minutes avant qu'il ne se taise sous peine de se retrouver à laver les bottes de peau de dragons de la démone ou qu'il n'alimente les bûchers en Enfers.

Il finit par crier :

« Serpentard. »

« COOL ! » S'écria Cali surprenant tout le monde.

Un semblant de vie repris dans la Grande Salle.

« Qui est le roux à la table des rouge et or ? » Questionna Cali en jetant un coup d'œil au garçon qui la fixait.

« Mon ex meilleur ami ; » Grogna Gabriel.

Harry tapota son épaule en souriant malicieusement.

« Un crétin du nom de Ron Weasley, étroit d'esprit, ringard, bête comme ses pieds et super chiant. » Répondit Harry.

Cali sourit bizarrement ce qui n'échappa pas à Astarte.

« Toi, tu mijotes quelque chose. » Murmura-t-elle.

Elle ne reçut en réponse qu'un regard innocent qui ne la dupa pas du tout.

« Raconte moi tout. » Ordonna la démone en souriant sadiquement.

Cali et Astarte se firent donc des messes basses durant cinq minutes avant de se séparer le même sourire collé sur leur visage.

« C'est parti ! » Ricana la blonde.

Cali se concentra légèrement en gardant son regard fixé sur le roux.

« Ne bouge pas ! » Ordonna son amie à Pansy qui allait se mettre en plein dans le champ de vision de la brune.

Elles virent Ron rougirent de plus en plus jusqu'à atteindre la couleur de ses cheveux tandis qu'il fuyait du regard la jeune fille qui le regardait fixement.

« ALLEZ CHOUPI ! » Hurla Cali en se levant d'un coup.

Astarte claqua des doigts en souriant comme une malade. Des cris et des hurlements de rire s'élevèrent chez les Gryffondors et bientôt dans toutes la Salle. Ronald Weasley se trouvait en caleçon en plein milieu de la Grande Salle devant tous les élèves de Poudlard avec la plus belle érection de tous les temps sous un slip orange de très mauvais goût.

« QUI EST LA MEILLEURE ? » S'écria Astarte.

« C'EST NOUS ! » Répliqua Cali en tapant dans les mains tendues de son ami.

« MISS DE WICKERS ET TETBURYS QUE SIGNIFIE TOUT CE TAPAGE ? » S'époumona MacGonagal.

« Doucement la vieille, vous allez vous étouffer à hurler comme ça. » Ricana Cali.

« Vingt points en moins pour Serpentard. » Gronda la vieille en recouvrant Ron, mort de honte, d'une cape gryffondor.

Au moins, cette blague avait eu un bon effet : Draco riait aux éclats devant tout le monde.

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L'Angleterre tremble !

C'est une vague de meurtre sans précédent qui a ravagé l'Angleterre durant cette semaine. Nous ne savons que très peu de choses concernant ce nouveau groupe d'assassin appelé les Morts et qui semble ne s'en prendre qu'à des cibles bien précise. Chef d'entreprise, héritier de grandes fortunes, personnes célèbres moldues, les meurtres sont toujours d'une incroyable sauvagerie et très sanglant. Serait ce une nouvelle tactique de Vous-Savez-Qui ou l'Angleterre verrait elle l'émergence d'un nouveau mage noir ? Ici à la Gazette du Sorcier, nous commençons sincèrement à nous demander si Harry Potter, le Survivant, n'avait pas raison en déclarant que des heures sombres allaient bientôt arriver et nous espérons que le Garçon-Qui-a-Survécu n'a pas trop perdu espoir dans le monde magique et qu'il acceptera de nous sauver.

Yvan Desmoules, reporter à la Gazette du Sorcier. »

Harry éclata de rire. Les partisans de Dumbledore se faisaient de moins en moins nombreux au sein du Ministère vite remplacés par ceux de Voldemort.

« Les sauver ? »

Ridicule.

Qu'ils se débrouillent seuls. Ca leur ferait les pieds. Comment osaient-ils remettre tous leurs espoirs sur les épaules d'un gamin de seize ans.

Il se calma en voyant une page sur la mort de Narcissa Malefoy et de l'incendie du Manoir. Incroyable, cet imbécile de Rita Skeeter osait remettre ça sur le dos de Voldemort…

Il roula en boule le journal puis se leva pour rejoindre ses camarades entrain de faire connaissance dans la salle commune.

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Lucius sortit du bureau ministériel italien en remettant sa veste correctement. Rien de tel que le sang chaud pour le remettre d'aplomb. Surtout en sachant la future nuit de veillée qu'il allait devoir entreprendre avec son fils. L'enterrement de Narcissa aurait donc lui dans trois jours.

Lucius poussa un soupir avant de transplaner jusqu'au château de Lord Voldemort. Il marcha jusqu'à ses appartements mais en chemin, il s'arrêta en voyant un spectacle qui lui glaça le cœur et le corps.

Abigael était collé contre un mur par Jonas, Roi des rats-garous. Jonas posa ses yeux dorés sur Lucius à deux mètres d'eux. Abigael avait la moitié de son visage en sang, un filet coulait de sa bouche jusqu'à son menton.

Lucius fronça les sourcils.

« Tiens donc… Serait-ce lui, le fameux Malefoy ? » Railla Jonas en se collant au corps d'Abigael.

« Que faites-vous ? » Questionna Lucius de sa voix froide.

Abigael poussa un petit rire moqueur en fermant ses yeux avant de gémir de douleur quand Jonas poussa ses griffes dans une blessure au niveau de son ventre.

Lucius fronça les sourcils.

« C'est de ta faute. » Cracha Jonas. « Si tu n'étais pas apparu, il serait à moi »

Jonas lâcha Abigael qui prit appui sur le mur pour éviter de s'effondrer. Lucius remarqua que Lestrange était sérieusement blessé au ventre et au visage.

« Laisse-le Jonas. » Souffla-t-il.

Le rat garou s'approcha de Lucius qui recula de quelques pas. Le sorcier n'était pas assez fou que pour rester devant un garou furieux.

« Tu lui as promis monts et merveilles avant de la jeter comme un malpropre. Tu as souillé le lien qu'il t'a offert, cette promesse éternelle. » Gronda Jonas. « Je te l'avais dit : fais lui du mal et tu le regretteras de ta vie d'humain. Tu ne m'as pas écouté. Tu n'en a jamais qu'à ta tête. »

Lucius se souvenait parfaitement de ce jour. Il avait, lui-même, pensé qu'il ne le quitterait jamais mais son père avait été plus fort.

Bien plus fort.

« Et cet imbécile qui te protège. Sais-tu qu'il ne voulait pas me laisser entrer. Alors il a fallu que je le malmène un peu. » Ricana le rat garou.

Il voulut s'élancer sur Lucius qui recula d'un coup et trébucha mais Abigael avait réussi à agripper la taille de Jonas qui gueula.

Jonas se retourna et frappa Abigael au visage ce qui le fit valser contre les grandes vitres du couloir mais il resta agrippé à son agresseur. Abigael supporta les coups mais ne lâcha pas prise sur le corps fin mais puissant.

« Jonas… Je t'en pris… arrête. » Gémit Abigael entre les coups qu'ils recevaient.

Jonas se figea, ses yeux redevinrent jaune clair. Des larmes se mirent à dévaler sur son visage.

« Imbécile. Imbécile. » Pleura-t-il en passant ses bras autour du cou de son ami.

Lucius fixait les deux corps emmêlés avec appréhension. Il savait qu'il était responsable de cette scène…

En partie.

Il se releva puis s'approcha des deux hommes l'un sur l'autre. Jonas se releva, le visage ruisselant de sang et de larmes. Il s'excusa du bout des lèvres auprès de Lucius puis fila en vitesse dans ses appartements. Abigael et Lucius se retrouvèrent l'un en face de l'autre. Le garou se releva mais ne regarda jamais Malefoy dans les yeux.

« Désolé pour cette scène. » Murmura le loup. « Jonas s'est laissé emporté… »

Lucius ne répondit rien du tout. Ils finirent par se regarder dans les yeux.

« C'est de ma faute aussi. » Lâcha Lucius en soupirant.

Il voulut poser sa main sur le bras d'Abigael mais celui-ci se recula d'un geste brusque, les traits durcis. Lucius lui jeta un regard blessé et chargé d'incompréhension.

« C'est une ancienne histoire. Tu seras bientôt tranquille. Et toutes mes condoléances pour ta femme. » Déclara-t-il d'une voix étrangement calme.

« Tranquille ? » Répéta Lucius, les sourcils froncés.

« Nous allons repartir dans très peu de temps. Nous étions juste de passage. Je n'ai pas encore trouvé mon compagnon alors il faut que je me dépêche avant la prochaine lune bleue qui aura lieu dans deux semaines. » Répondit le loup.

Le cœur de Lucius se contracta à cette nouvelle. Il se sentait blessé parce que même s'il avait dû quitter Abigael, il ne l'avait jamais oublié.

Jamais.

« Un compagnon ? » Répéta Lucius.

Celui-ci avait l'impression que son cerveau… Tout son être se bornait à digérer les informations et les sentiments qui l'assaillaient.

Voilà des années qu'il n'avait plus rien ressentit de pareil.

« Les garous ne peuvent pas rester éternellement célibataire, Luss. » Railla le garou qui remarqua la soudaine tension du blond.

Il savait parfaitement qu'utiliser ce diminutif était mesquin voir cruel mais il voulait le blesser, le voir réagir, le voir hurler, tempêter comme il savait si bien le faire.

Abigael finit par s'en aller laissant Lucius dévasté par la nouvelle.

Bien sûr, il aurait pu le rassurer, lui dire qu'il ne chercherait jamais un autre compagnon mais c'était impossible.

Ils se bornaient tous deux dans leurs pensées, à savoir que tout était terminé.

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Gabriel se réveilla une nouvelle fois en sursaut.

Il essayait de le rendre fou ou quoi ?

En tous les cas, une chose était sûr : son corps réagissait fichtrement bien à leurs petites séances.

Un peu trop bien d'ailleurs.

« Rejoins nous si tu le veux. »

La voix de Julius retentissait dans son crâne comme une litanie. Et les soupirs de Voldemort l'électrisaient de plus en plus. Ces bâtards avaient même osé prononcé son prénom en se touchant et en arrivant à leur point de chute.

Un frisson étrange remonta dans son dos, le long de sa colonne, le faisait frémir des pieds à la tête.

Foutu lien.

Gabriel se rendit dans la salle de bain où il se soulagea rapidement (jamais il n'avait fait autant de travaux manuels que depuis l'arrivée de Julius et depuis que Voldemort avait appris que leur lien existait encore) puis se recoucha entre Draco et Harry, Mica se trouvant dans le dos du blond et lui encerclant la taille. Il soupira puis se rendormit en priant pour qu'ils lui foutent la paix le reste de sa nuit.

A suivre…

J'adore ce genre de fin sadique ! Niark !

Votre jugement bon ou mauvais sera le bien venu pour le prochain chapitre !

Kiss.