Titre : Une semaine de paix

Auteur : Yebbeka

Genre : Romance/Humour

Couple : Draco x Harry

Rating : M

Disclaimer : rien ne m'appartient

Résumé : "Nous avons décidé d'instaurer cette année une semaine de fête pour la paix" déclara Dumbledore. Ces quelques mots engendrèrent des changements plus que conséquents au sein de l'école.

Résumé du chapitre précédent : Au fil de la journée, Draco et Harry découvrent les détails de leurs sanctions qu'ils doivent commencer, pour certaines , le jour même. Après la sanction de Chourave, ils se retrouvent recouverts d'engrais à base de bouse de dragon et Neville les rejoint un peu précipitamment dans la salle de bain des préfets. Celui-ci fait des avances à Draco et se retrouve puni. Le soir, dans la Grande Salle, Ron clame ses retrouvailles avec Harry tout en critiquant ouvertement le couple de Hermione. Harry fait alors l'hypothèse qu'il est simplement amoureux d'une Serpentard. Après les balbutiements du rouquin, Draco et Harry partent vers le dortoir des Serpentard. Ils sont arrêtés par Ron qui crie au scandale en apprenant la relation princière. Le couple se sépare alors en catastrophe. Ils se retrouvent, forcés par une sanction, dans l'infirmerie. Après une dispute houleuse, Harry est blessé et Draco s'en veut mais il est obligé de partir.

Nda : coucou tout le monde, j'espère que vous allez bien ^^

voilà le point final de cette fic : mon épilogue ^^ soyons honnête, il est complètement fou XD alors j'espère que vous ne serez pas trop choqués, je pense qu'il ne sert à rien de dire que toutes sortes de phobies au sujet des relations sexuelles ne sont pas acceptées (homosexualité, zoophilie, pédophilie, ... bon et si j'arrêtais de dire des âneries XD)

Je me suis beaucoup amusée à écrire cet épilogue et je le dédicace à Clément pour m'avoir donné les idées clés sur Dobbye et Firenze (et oui ce sera sa faute mdr) même si j'ai beaucoup extrapolé et assaisonné avec ma sauce ^^ Ensuite je remercie ma bêta chérie pour m'avoir corrigé cet épilogue à temps malgré son emploi du temps surchargé et aux reviewers hebdomadaires (Aki no Sabaku, VinceDH, Sahada, Habbye, Misakutsuki,Minikyra, Iliria et fleur de lisse au chapitre sept ^^)

Allez bonne lecture tout le monde ^^

Une semaine de paix

Épilogue

« Harry, lève-toi ! On va être en retard ! »

« Non. »

« Arrête de me bassiner avec tes « non » et viens t'habiller. »

« Mais j'ai mal ! »

« Comment ça tu as mal ? C'est moi qui t'accueille à chaque fois alors comment peux-tu avoir mal ? »

« Idiot ! J'ai pas mal au cul mais partout ! Dois-je te signaler que recevoir tout un tas de pots de chambre sur soi c'est douloureux ? »

« Petite nature ! »

« T'as pas le droit, Draco ! J'étais dans un état lamentable après. Je saignais, j'avais un tas d'écorchures et de porcelaine dans la peau ! »

« Harry, mon chéri... »

« Alors tu dois comprendre que ça fait mal ! »

« Bordel, Harry, ça fait trois ans que ça a eu lieu ! Tu vas beaucoup mieux maintenant ! »

« Mais ça me revient ! La douleur me transperce de nouveau ! »

« Tu as bientôt fini de jouer les mélodrames ! On va vraiment être en retard ! »

Draco, agacé, sortit de leur chambre. Il regarda un tableau dans le couloir et se rappela ce jour terrible où Harry avait été blessé. Ils n'en parlaient pas souvent mais il s'en voulait terriblement.

Pourtant à chaque fois qu'ils devaient aller voir leurs amis, et surtout lorsqu'il y avait Ron, le brun remettait cette histoire sur le tapis, comme si tout était de la faute du rouquin. D'un certain côté, il n'avait pas tort, mais cela ne servait à rien de continuer la comédie de la douleur. Ron avait fini par accepter leur couple, même s'il n'adressait pas la parole de Draco devant Harry.

Les Gryffondor étaient très puérils. A quoi cela servait de faire croire à une personne qu'il ne s'entendait pas avec son conjoint pour parler avec ce même conjoint lorsqu'elle était partie ?

Dans tous les cas, cette mésaventure avait consolidé définitivement, du moins ils l'espéraient, leur couple. Au point que l'année suivante, dans le courant du mois de février, le blond demande à son petit ami de venir habiter dans son manoir. Donc ils vivaient depuis un peu plus de deux ans ensemble et avaient fait de nombreuses modifications à leur demeure pour la rendre plus chaleureuse.

« Draco ! Arrête de regarder ce putain de tableau et viens m'aider ! »

« Boum »

Draco sursauta au bruit et se précipita dans la chambre pour voir Harry allongé au sol un amas de couvertures et de coussins au-dessus de lui.

« Mais qu'est-ce que tu fais quand j'ai le dos tourné ? »

« Je me meurs d'amour. Mon pauvre coeur me fait mal tant il souffre. Je ne peux pas pardonner Ron à cause de cela. »

« Ron ? C'est quoi cette histoire ? C'est Ron que tu aimes et moi dans l'histoire ? Je ne sers qu'à soigner ton petit coeur meurtri ? Explique-toi, Potty ? »

« Hé ! M'appelle pas comme ça ! »

« J'attends des explications ! Et je les veux de suite ! »

« Mon petit coeur, comme tu dis si bien, se meurt d'amour pour toi et il souffre terriblement parce que Ron, depuis ce jour funeste, refuse de t'accorder son amitié et même les banales paroles des connaissances. »

« Harry, arrête de vouloir faire de belles phrases, elles sont incompréhensibles. »

« Comment ça incompréhensibles ? »

« Les banales paroles des connaissances, tu trouves ça français toi ? Je comprends bien que tu veux dire qu'il ne me parle pas du tout alors qu'il pourrait agir comme si nous étions de simples connaissances. »

« C'est ce que je disais alors si tu m'as compris pourquoi tu dis que je suis incompréhensible ? »

« Parce que ce n'était pas clair du tout ta phrase ! Ah et Harry, Ron me parle... »

« Tiens, tu confonds tes rêves avec la réalité maintenant ? » s'exclama le brun toujours enseveli sous les couvertures et les coussins.

« Je ne confonds rien ! Il me parle mais uniquement lorsque tu n'es pas là ! » répliqua l'autre.

« Quoi ? C'est quoi cette histoire ? Tu te moques de moi ? »

« Non, mon chéri. Je ne me moque pas de toi, si tu veux, tu pourras te cacher tout à l'heure et tu verras que c'est la vérité, mais je t'en supplie ne fais pas d'esclandre. »

« Alors il faut que tu fasses quelque chose pour moi ! »

« Tu me fais du chantage maintenant ? Très bien. »

Draco commença à se déshabiller sensuellement devant le regard surpris de son petit ami.

« Qu'est-ce que tu fais, bon sang ? »

« Je ne te donne pas envie ? Tu n'aimes plus mon corps ? »

« Bien sûr que si mais je croyais qu'on allait être en retard. »

« Il n'est jamais trop tard pour prendre une douche avec toi. D'ailleurs c'était prévu dans mon planning, sauf si tu restes trop longtemps à faire la carpe. »

« Et pour un bain on aura le temps ? »

« En y allant tout de suite peut-être... »

« Hum approche-toi. »

Draco le regarda, un sourcil plus haut que l'autre, et s'avança vers le brun puis s'agenouilla devant lui.

Harry, allongé, tendit les bras pour lui enserrer la taille et le rapprocher un peu plus de lui. Tel un serpent, qu'il n'était pourtant pas, le brun glissa sa langue jusqu'au pénis du blond qui était encore mou. Il le lapa soigneusement et eut le bonheur de le voir se dresser.(1)

« Ah ! Ça m'appartient. »

Draco se détacha de l'étreinte.

« En l'occurrence c'est mon pénis. Il est sur mon corps alors il ne peut que m'appartenir. »

« Mais on s'aime ! Alors tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi. Donc ton pénis m'appartient. Regarde, il est dressé, c'est sa façon de dire que j'ai raison. »

« Harry c'est n'importe quoi ! Mais si je suis ton raisonnement, alors tes fesses sont à moi aussi. »

« Oui, en quelque sorte. » acquiesça le brun.

« Donc tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je t'offre encore plus mon pénis en le glissant entre ces si charmantes fesses en notre possession et sur ton corps. »

« Hein ? Quoi ? Il est hors de question que tu me pénètres. »

« Bien, alors mes magnifiques fesses, que tu affectionnes tant, mon pénis et moi-même allons nous soulager dans la salle de bain. »

Draco se leva; fier et droit, et s'en alla dans la pièce adjacente sans oublier de faire un mouvement indécent avec son bassin avant d'y entrer.

Harry poussa un grognement de frustration. Il fit voler les couvertures et les coussins à travers la pièce puis il se précipita à la suite de l'autre.

Il vit alors son concubin entrer dans l'eau chaude de la baignoire, à croire qu'il savait que Harry l'aurait préféré à la douche. La main pâle descendit jusqu'à la hampe tentatrice.

« Nooon ! » s'écria l'ancien Gryffondor.

« Comment ça « non » ? J'ai tout à fait le droit de me masturber. »

Harry se mit à genoux dans la baignoire, entre les jambes de Draco, puis encercla de ses mains le pénis comme s'il s'agissait d'un objet précieux mais fragile.

« Le pauvre, il a besoin de plus de douceur. »

« Parce que tu crois qu'entre tes mains ou nos deux corps enlacés il n'est pas brutalisé. »

« Ce n'est pas pareil. »

« Harry. Il y a un endroit où il aimerait bien l'être. » susurra-t-il.

« Hum, où ? »

Draco glissa une main entre les fesses de son petit ami qui prit une teinte rouge au niveau des joues.

« T'exagères ! Tu sais que j'adore quand tu dis mon prénom de cette manière ! »

« Mais il faudra bien qu'un jour tu me laisses te pénétrer ! »

« Oui mais j'aurais besoin de tout ton amour incluant ta tendresse et ta précaution ce que je n'aurai pas maintenant puisqu'on va être en retard. »

« Harry, tu me le promets ? »

« Quoi donc ? »

« Que tu me laisseras te posséder avant la fin de l'année. »

« Ça ne te suffit pas de posséder mon coeur, t-il te faut aussi que ça soit mon cul. Et bien soit, avant la fin de l'année tu l'auras. »

« Tu es prêt à me le promettre sous Serment ? »

« Hein ? Serment Inviolable ? Il en est hors de question, je ne vais jamais aimer, à ce moment-là, tellement j'aurais la pression ! »

« D'accord... Dis-moi tu as l'intention de tenir encore longtemps mon pénis ? Il n'a pas besoin de toi pour être droit. »

« Mais c'est grâce à moi s'il l'est... Je ne peux pas le lécher... »

« C'est toi qui a voulu la baignoire. »

Harry attrapa un gel douche et s'en servit une bonne couche avant de se tourner vers son amant.

« Mon ange, tu veux bien arrêter de fixer mon sexe comme ça... »

« Harry, qu'est-ce que tu fais avec autant de gel douche ? »

« Le lubrifiant est trop loin. »

« Harry, où est-on ? »

« Ça ne va pas Draco ? » prit peur le brun.

« Où est-on précisément ? »

« Dans la baignoire de notre salle de bain personnelle. »

« Qui est remplie de ? » poursuivit le blond.

« D'eau chaude. »

« Bien, alors pourquoi tu veux te servir de gel douche comme lubrifiant ? »

« Pour que tu es moins mal, pardi. »

« Et donc tu t'es dit que le gel douche serait mieux que de l'eau malgré tous les picotements qu'il allait engendrer en moi. »

Harry prit un air penaud et désolé. Draco récupéra du gel douche dans sa main et commença à le savonner énergiquement tout en se frottant lascivement contre lui. Le brun, encore plus excité, débuta le même traitement au blond.

Au bout d'un moment, n'y tenant plus, il inséra son index dans l'antre chaude de son amant.

« Harry, enlève ce doigt tout de suite. »

« Non, je veux découvrir l'endroit où mon sexe aime aller. »

« N'importe quoi, c'est ... »

Il ajouta son majeur et fit quelques mouvements pour étirer la paroi. Le blond était statufié et n'osait plus bouger face à l'intrusion de ces nouveaux visiteurs. Harry s'amusa à tâter la chair intérieure en mordillant le cou pâle.

« Hum, je comprends mieux pourquoi tu ne veux pas que j'y mette mes doigts. »

Draco devint encore plus pâle qu'il ne l'était déjà.

« Tu es si accueillant que je risque de ne plus vouloir partir. »

Il sourit en le sentant souffler de soulagement. Il sortit ses doigts et l'autre en profita pour les nettoyer énergiquement avec du gel douche.

« Comment tu vas faire pour me préparer, Draco ? Avant que tu me pénètres, il faudra bien que tu mettes tes doigts et je refuse d'avoir ma première fois dans une douche ou dans une baignoire. Il faudra que ce soit dans notre lit. »

« Quoi ? Première fois ? »

« Tu es prêt pour plus gros, mon ange ? »

« Non, attends, il faut que je te dise... Haaaannn. Putain mais tu ne peux pas attendre. C'est important ce que je veux te dire. »

Harry embrassa langoureusement Draco puis il lui mordilla l'oreille avec empressement et frénésie.

« D'accord, on en parlera après mais je t'en prie, fais-moi grimper au septième ciel surtout après ce que je viens de dire... »

« Le grand Draco Malfoy n'aime pas dire des grossièretés ? »

« Te moque pas de moi, Harry. » souffla-t-il.

« J'ai envie que tu me chuchotes des grossièretés à l'oreille, Draco. J'en fantasmerais presque. »

« Et bien, magne-toi de me pilonner avec ta queue que je puisse t'en crier et non chuchoter. Fais-moi oublier tout ce qui tient lieu de grammaire... Bordel, Harry, t'as fini de te foutre de moi ! »

Le dénommé Harry explosa de rire et commença ses va-et-vient. Draco passa ses bras autour de son cou.

« J'aime te rendre dépendant de moi, mon ange. »

« Le meilleur moyen est encore de me dévergonder complètement, Harry. »

« Tu l'es déjà et il est hors de question que tu en profites pour me mettre un doigt alors remonte ta main. »

« C'est de ça dont je voulais te parler... Il m'est déjà arrivé de te mettre un doigt, voire deux, lorsque tu dormais. »

« Quoi ? »

Harry regarda le visage de son amant et constata qu'il ne plaisantait pas du tout. Il se retira alors rapidement.

« Lève-toi ! »

« Harry, je ne pouvais pas savoir que tu n'avais jamais été dominé. »

« Je croyais que tu n'étais pas d'accord avec cette façon de cataloguer les couples homosexuels. »

« Tu comprends bien ce que je veux dire. » répliqua le blond.

« Je t'ai dit de te lever ! »

Draco obtempéra et se redressa. Harry enleva le bouchon de la baignoire et le remit quand il n'y avait plus beaucoup d'eau, du moins assez pour recouvrir leurs jambes.

Il attrapa le blond par les épaules et le força à s'allonger contre le rebord montant de la baignoire, sur le ventre. Il saisit les mains de Draco dans les siennes et s'insinua une nouvelle fois en lui.

« J'arrive pas à croire que tu m'aies fait ça alors que je dormais. Tu n'es pas allé à Serpentard pour rien ! Et ne compte plus sur cette promesse, tu as déjà profité de mon cul ! »

Draco encaissa tout sans rien dire, il savait depuis le début, depuis le premier doigt, que l'ancien Gryffondor allait réagir comme ça. Et ça ne lui déplaisait pas. Toute la brutalité, toute la bestialité qu'il y avait dans ces va-et-vient l'excitaient encore plus et il devait faire appel à tout son self-control pour ne pas gémir.

Il sentait son pénis, toujours dur, frapper au rythme des à-coups de son amant contre la baignoire. Ça lui faisait mal mais ça le grisait tout autant. Il avait tellement souhaité toute cette hargne dans leurs ébats qu'il ne pouvait plus s'empêcher d'aller à la rencontre du bassin du brun. En plus, positionné ainsi, il ne pouvait faire autrement que subir et s'extasier.

Tout à coup, il sentit Harry stopper tout mouvement et éjaculer en lui dans un grand râle, massacrant au passage ses pauvres oreilles.

Harry sortit de Draco apaisé, libéré. Depuis qu'ils avaient tous les deux fait des tests pour savoir si ils avaient une maladie sexuelle et qu'ils avaient savaient en être dépourvus, il se plaisait à lui faire l'amour sans préservatif, ce qui accentuait grandement leur plaisir. Non, en fait, c'était surtout pratique parce qu'il n'avait pas besoin d'en chercher un, puis de le mettre ensuite, de l'enlever pour enfin le jeter. C'était aussi beaucoup plus romantique même si, là, le blond était amorphe et n'avait toujours pas eu ce magnifique soubresaut qui marquait le fait qu'il se libérait.

Soudain les mots « romantique », « amorphe » et « libérer » résonnèrent dans la tête brune. Il se rendit compte qu'en fait il venait de violer son petit ami sous un prétexte stupide.

Il se releva et retourna Draco pour le prendre dans ses bras.

« Je suis désolé, Draco. Je ne suis qu'une pourriture. Mon pétage de chaudron n'excuse en rien ce que je viens de te faire subir. Je suis désolé, je ne voulais pas te violer, je ... »

« Encore... » murmura le blond.

« Euh, Draco, tu ne vas vraiment pas bien, comment peux-tu me dire 'encore' alors que je viens de te violer. »

« Parce que je suis frustré ! Tu ne vois pas qu'il est encore dressé ? Bon ,il doit être un peu amoché à force de percuter la baignoire. Harry, je t'en prie, finis-moi. Mets ton pénis, tes doigts, ce que tu veux dans mon cul mais finis-moi. Ta bouche ou tes doigts sur mon sexe ne me suffiront pas. »

« Draco tu ne vas vraiment pas bien ! »

« Ça se voit que tu n'as jamais été pénétré, parce que sinon tu saurais ce qu'est la frustration et tu t'occuperais de m'en dépêtrer! »

« Draco, je viens de te violer et toi tu es frustré ? ! »

« Idiot, tu ne m'as pas violé ! Tu es un Gryffondor, donc prévisible ! Je savais depuis le début que lorsque tu apprendrais que je t'ai mis un doigt pendant que tu dormais, tu entrerais dans une colère noire. Si en plus, nous étions nus et excités, tu te vengerais de mon soi-disant affront en me dominant sans me laisser la moindre chance de me défendre. Ok, c'était brutal mais c'était diablement bon. Le seul problème c'est que je ne m'attendais pas à ce que tu éjacules si tôt, et surtout avant que j'arrive à mon apogée. Donc maintenant je suis frustré et je ne veux qu'une chose c'est être libéré. Si j'avais su, je me serais acheté un vibromasseur. »

Harry regardait Draco, éberlué par ce qu'il entendait. Le blond était dans un état d'excitation tellement avancé qu'il se masturbait avec énergie tout en regardant aux alentours.

Il attrapa, tout à coup, la brosse pour se frotter le dos avec un air de triomphe.

« Tu ne vas tout de même pas t'enfoncer ça ? ! » s'exclama le brun horrifié.

« Bien sûr que si mais ça serait plus pratique si c'était toi qui me le mettais et qui le bougeais. »

« Mais ça va pas la tête ! »

Harry lui arracha la brosse des mains et le jeta plus loin. Il souffla puis montra deux doigts au blond qui se tourna et lui présenta ses fesses précipitamment.

« Les deux d'un coup ! »

« Quoi ? Tu es fou ! »

« Je viens de me faire pilonner par ton pénis alors deux doigts c'est rien ! Allez, vite, j'en peux plus ! »

Le brun souffla de nouveau et entra ses deux doigts dans l'antre du blond qui n'eurent aucune résistance. Il débuta quelques va-et-vient.

« Encore plus vite ... Harry va plus vite. »

« Je peux pas aller plus vite avec mon bras ! En plus tu es en équilibre précaire en te masturbant d'une main et en te tenant accroupi de l'autre ! »

Harry s'appuya sur ses genoux et se plaqua contre le corps de Draco pour avoir un meilleur équilibre. Il glissa sensuellement sa main libre sur les flancs pâles puis il caressa les testicules.

Il ferma les yeux et sentit, sous ses doigts, toute l'excitation insatiable de son amour. Il se mordilla la lèvre inférieure tout en continuant d'administrer son traitement.

« Harry, ne ralentis pas ! Et j'ai pas besoin de tendresse alors arrête de vouloir te faire pardonner ! »

Harry ricana en ouvrant les yeux, il poussa la main de Draco pour prendre le sexe. A l'unisson, ses poignets accélérèrent la cadence et le blond agrippa le rebord de la baignoire pour l'accompagner de son bassin.

Ses yeux voyagèrent sur la cambrure de reins de Draco, puis sur ses doigts qui entraient et sortaient de l'antre chaude. Une bouffée de chaleur le parcourut, c'était la première fois qu'il en avait le droit et même si c'était à cause de la frustration de son amant, il espérait pouvoir le recommencer plus tard. Et puis ils dégageaient tellement de magie quand ils étaient excités qu'un sort de nettoyage sans baguette ne serait pas compliqué.

Draco était fou des doigts de Harry allant et venant sur son corps, mais il voulait toujours plus de sensations. L'inconvénient, c'est qu'il ne pourrait plus empêcher le brun de mettre deux doigts en lui après cela. Il risquait de lui ressortir cette histoire à chaque fois pour se défendre. Il faudrait qu'il fasse des recherches quant à ce problème de saleté.

Tout à coup, un vide se propagea en lui.

« Harry !! Qu'est-ce que tu fais ? »

Une langue taquine titilla son entrée qui débuta des va-et-vient. Il se cambra sous la caresse.

« Harry ! C'est pas suffisant j'en veux plus ! »

Le bout de chair dériva vers les testicules en laissant une trace de bave.

« Arrête de jouer à l'escargot, Harry et libère-moi ! »

Le brun passa sa tête un peu plus entre ses jambes et suçota son gland rougi.

Puis, soudainement, tout disparut.

« Oh non, Harry, reviens ! »

« Tu n'es pas patient du tout, Draco. »

« Comment veux-tu que je sois patient ? »

Harry se plaça au-dessus de lui et embrassa son cou.

« Harry, occupe-toi de ... »

« Que je m'occupe de quoi, mon ange déchu ? » murmura le brun à son oreille.

« C'est si bon de te sentir en moi. »

Draco commença à gigoter.

« Tu es un véritable appel à la luxure. »

« Tant mieux ! Maintenant je vais pouvoir être rassasié. »

« Et si jamais ce n'est pas le cas ? Si jamais je me libère avant toi encore une fois ? »

« Goujat ! T'as pas le droit ! »

Harry explosa de rire puis mut (2) son bassin par de petites saccades rapides.

« Huumm encore Harry ! »

« Au moins je suis sûr que tu sais comment je m'appelle. »

« Arrête de pouffer et de te moquer de moi ! Tout ça c'est ta faute ! »

Harry changeait souvent l'angle de pénétration pour savoir lequel amènerait le blond à son apogée.

« Aah ! Encore ! »

Il sourit et retapa dans la prostate.

« Oh oui ! Comme ça ! »

Il se remit alors à bouger son bassin de plus en plus vite mais à une profondeur toujours différente

Dans un mouvement incontrôlé, Harry dérapa. Il perdit l'équilibre et s'effondra sur Draco.

Heureusement, ce dernier avait alors un très bon appui et il retint le corps sur lui pour ne pas se cogner contre la baignoire.

Dans un râle de pur plaisir, il se libéra et se laissa retomber contre la baignoire. Le brun, face au soubresaut, se déversa. Il réussit à se maintenir aux rebords de faïence pour ne pas écraser davantage son amant.

Il prit le pommeau amovible de la baignoire et il lava soigneusement leurs deux corps.

Quand ils entrèrent dans la chambre, Draco regarda curieusement l'heure.

« Harry ! Vite, on est en retard ! »

« Je croyais que tu avais tout prévu ... »

« Il nous reste deux minutes pour nous habiller et être là-bas ! »

« Et si on y allait pas ? »

« Harry !! »

« Bon d'accord. Tiens mets ça ... »

« Mais ce sont tes habits. »

« J'ai envie de voir comment ils te vont ! »

Dans un haussement d'épaule, il se vêtit puis se regarda dans le miroir.

« On n'a vraiment pas le temps pour s'amuser à ça. »

« Ça te va super bien. Allez on y va ! »

« Mais je ne peux pas y aller en jean ! »

« Eh ! C'est classe aussi de mettre un jean avec une chemise ! » se défendit Harry.

« C'est normal pour toi ! Tu mets tout le temps des jeans ! »

« De toute manière, on ne va pas dans un resto chic. On va juste voir nos amis ! »

« Mais je dois être impeccable devant Laetitia ! »

« Laetitia ? ! Impeccable ? Tu te fous de ma gueule ? ! »

« Harry, je te rappelle que je suis gay et fou amoureux de toi ! J'ai toujours eu la classe devant elle pour lui prouver qu'en toute occasion, un Serpentard doit l'être ! »

« Tu sais quoi ? Je m'en moque ! Et avec toi, le mot classe est synonyme de pomponnage excessif dans la salle de bain ! »

Harry le tira fermement jusqu'à la porte du restaurant. Il dit bonjour à tous leurs amis et s'excusa de leur retard involontaire.

« Et bien, Draconours, on se relâche ? » ricana Laetitia.

« Ça lui va bien, n'est-ce pas ? On a fait un pari et il a perdu alors il a dû s'habiller comme je le décidais. » répliqua l'ancien prince des Gryffondor.

« C'est donc pour ça que vous êtes en retard ! » s'exclama Hermione.

« Non, ça s'est parce que Draco ne voulait pas venir. »

« Eh ! D'habitude c'est toi qui fais tout ce cinéma ! »

« Pourquoi ? » demanda Ron, abasourdi.

« Parce que tu ne m'adresses pas la parole devant lui ... »

« Ouais, c'est du Harry tout craché ... On passe à table ? ! »

« Ron, tu n'es vraiment qu'un estomac sur pattes ! »

« 'Mione chérie, moi aussi j'ai faim. » minauda Blaise.

« Je suis entourée d'estomac sur pattes ... Harry, reste pas planté là et viens t'asseoir. »

« Laisse-le, il a juste du mal à croire que Ron arrive vraiment à me parler. »

Ils commencèrent le repas dans une ambiance conviviale après que Harry ait disputé le rouquin pour son comportement qui était terriblement enfantin.

« Rooh, mais Harry, on se demandait seulement jusqu'à quand cela pouvait durer. C'était très drôle. » s'exclama Laetitia.

« Pendant ce temps, c'est à moi qu'il faisait la vie dure ! » grogna Draco.

« Ça n'a pas dû te déplaire ! » répliqua-t-elle.

« Au fait, Draco, comment avance ma robe ? » intervint Hermione qui sentait les venins électriques des deux Serpentard se propager dans l'air et donc dans l'ambiance.

« Quelle robe ? » s'étonna le Survivant.

« Ma robe de mariage que Draco me confectionne, pardi. »

« Il n'était pas au courant. Ne t'inquiète pas, je l'ai bientôt terminée. Passe dans la semaine au Manoir pour qu'on règle les derniers détails. »

« Attendez ! Vous voulez dire que Mon Draco fait Ta robe de mariage ? ! Depuis quand il y a un mariage de prévu et depuis quand tu fais de la couture ? » coupa le brun à lunettes.

« Euh, Harry c'est prévu depuis trois mois maintenant, le mariage, et je fais de la couture, comme tu dis, depuis qu'on est sorti de Poudlard. Mais c'est vrai qu'en ce qui concerne l'annonce du mariage de Blaise et Hermione, tu étais tellement occupé à fusiller du regard Ron et à broyer des idées noires que tu risquais pas de la remarquer. »

« Je comprends mieux pourquoi tu restais enfermé dans une partie du Manoir qui m'est soi-disant interdite. »

« Et oui, moi aussi je travaille et si cet endroit t'es interdit c'est parce que tu risquerais d'abîmer mes précieux tissus. Et arrête de me lancer ces regards ! Je ne suis pas un traître ! Tu ne te rappelles pas quand on a dû aller faire les « courses » de Dumbledore ? On est entré dans une boutique de tissus et je t'ai dit que cela me donnait des idées pour des habits. »

« Ouais, même que je pensais que c'était d'autres idées... »

« Tu devrais l'embrasser pour le rassurer, Draco. Il continue à te lancer des regards de mise à mort. » dit Blaise.

« Aah ! Ça vient de toi cette notion du baiser qui rassure ? » s'exclama Harry.

« Non. Tous les Serpentard pensent que lorsque l'on éprouve un véritable amour, les baisers que l'on offre à l'être chéri ont la faculté de rassurer et de fêter un retour tant attendu ! » déclara Laetitia.

« Mais tu sais que ça fait Poufsouffle cette façon de penser. » assura Harry.

« Ça ne fait pas Poufsouffle !! » s'écrièrent les Serpentard attablés.

Tous les convives explosèrent de rire. Le repas continua dans la bonne humeur au cours duquel ils parlèrent entre autre des punitions que les princes de Poudlard avaient brillamment terminées, alors qu'une certaine jeune femme avait failli pété un chaudron. Et donc pour sa santé mentale, elle en avait été débarrassée.


Draco dormait paisiblement. Il sentit se promener sur son corps des petites mains qui le dénudaient. Une bouche voulut avaler son pénis mais elle n'y parvint pas. Un sourire se forma sur le visage de l'ange blond.

Alors une petite langue le taquina. Tout à coup, quelque chose lui chatouilla les fesses, mais sans grande importance.

La langue partit et il sentit que quelque chose d'encore plus petit s'immisça en lui, les petites mains plaçaient sur ses hanches.

Harry aurait-il rapetissé ?

Il ouvrit les yeux pour comprendre et il eût l'horrible surprise de voir Dobby entre ses jambes. L'horreur l'envahit : la chose minuscule qui était en lui devait être son pénis.

« Ah ! Tu veux jouer à ça ! »

Drac se redressa et attrapa le petit elfe de maison et vit que c'était bien son pénis la légère gêne dans ses fesses.

Facilement, il repoussa Dobby et le retourna.

« Si tu crois qu'avec ce que tu as, tu peux m'offrir plus de plaisir que Harry, tu te mets le doigt dans l'oeil. Tu vas voir comme c'est mieux quand c'est plus gros ! »

« Je n'attends que ça, jeune maître Malfoy. »

Draco le pénétra d'un geste rageur et commença les va-et-vient. Il eut une pensée de dégoût quand il comprit que l'elfe de maison avait utilisé un sortilège de lubrification.

Il se rappela ses vacances de frustration avec son elfe préféré. Il secoua désespérément la tête et se mit à buter de plus en plus fort l'intérieur du petit corps.

Dobby avait déjà éjaculé mais il continuait inlassablement.

Il fut, tout à coup, rejeté et une douleur se propageait sur sa joue. Il cligna des yeux plusieurs fois et vit Harry devant lui, apeuré.

« Mais ça va pas ? ! Qu'est-ce qu'il te prend de me donner des coups de queue en criant sur Dobby qui n'est pas là ? »

« C'était un rêve ? » souffla le blond.

« Un rêve ? Moi, j'appelle plutôt ça un cauchemar ! »

Draco se jeta dans ses bras et lova sa tête dans son cou.

« Harry, c'était horrible ! Dobby me faisait des préliminaires et il m'a pénétré ! C'était pitoyable et tellement minuscule ! Alors ... Alors je me suis vengé en le ... en le ... »

« C'est rien Draco, maintenant c'est fini. Je suis avec toi, Dobby ne te fera jamais ça. »

« Harry, j'ai mal ! »

« Il ne t'a rien fait et moi non plus durant ton sommeil. »

« J'ai mal à la joue... »

« Ah ! Désolé, il fallait bien que tu te réveilles ... J'avais beau te secouer et t'appeler tu continuais tes mouvements et tes cris indécents. Tu sais, j'ai eu peur que tu fantasmes sur Dobby. »

« Ah ! Non ! »

Draco se serra encore plus contre lui.

« Mon ange, je refuse catégoriquement qu'il se trouve dans la même pièce que nous lorsqu'on est nu et puis il est très bien à Poudlard, alors oublie-le ! »

Harry passa une main sur le corps pâle. Il flatta les fesses fermes, puis la glissa entre leurs deux corps pour attraper le sexe du blond.

Celui-ci s'éloigna et le regarda, soucieux. Le brun l'embrassa passionnément puis ses lèvres partirent en renfort à sa main. Il lécha et suçota la verge dressée et les testicules.

« Prend-la en entier. » souffla Draco.

Harry fit ce qu'il lui demandait et ils soudèrent leurs regards ensemble.

« Ça c'est quelque chose que l'elfe de maison ne pourra jamais faire. »

« Je t'ai dis de l'oublier ! »

« Mais c'est difficile après un rêve comme celui-là! »

« Qu'est-ce que tu préfères ? Lui ou moi te faisant l'amour ? »

Harry mâchouilla un des tétons de son petit ami pendant que d'une main il caressait le pénis et de l'autre il préparait l'antre chaude.

« Nettement, toi ! C'est toi que je préfère, c'est toi que je veux, Harry. »

« Je t'aime, Draco. »

« Oh, Harry ! J'aime ton corps, j'aime ta façon d'être, j'aime tout en toi ! Et j'aime surtout quand tu me dis que tu m'aimes en même temps que tu me pénètres. »

« C'est ironique ? »

« Non. Attends, avant de bouger. »

« Je suis allé trop vite ? Tu as mal ? »

« Non mais je déguste. C'est si gros, c'est si bon. »

« Ah, c'est sûr, je ne suis pas Dobby. Je suis beaucoup mieux loti ! Bon alors je peux commencer ? »

Harry débuta ses va-et-vient. Draco enserra sa taille de ses jambes et passa ses mains dans la chevelure brune.

Ils firent l'amour tout en douceur et restèrent longtemps dans les bras l'un de l'autre.


Draco s'était installé, à un balcon, sur une chaise longue. Il se laissait baigner par le soleil en ce beau matin de mai. Sylvia était allongée sur ses genoux.

Harry déboula soudainement sur le balcon. Il regardait frénétiquement à droite et à gauche.

« Tu as besoin de quelque chose, mon chéri ? » questionna Draco.

« Ah tu es là ! »

Harry déposa un baiser sur son front et s'assit à côté de lui.

« Draco, j'ai l'impression que tu me fuis. Je dois te chercher dans chaque pièce de ce maudit manoir pour te retrouver ! »

« Mon manoir n'est pas maudit. Et tu ne devrais pas aller travailler ? »

« Si, mais j'ai encore une demi-heure devant moi. Et toi ? Tu ne vas pas dans tes pièces pour faire de la couture ? »

« Je cherche l'inspiration. Qu'est-ce que tu voulais ? »

« Tu veux venir manger au restaurant avec moi ce midi ? »

« Je ne sais pas si je vais trouver le temps. Il faut que j'aille chercher de nouvelles matières pour une robe de gala. Cela aurait été mieux ce soir. »

« D'accord, j'ai compris le message. Au fait, je te rappelle que je vais voir le match des Canons de Chudley contre l'équipe de Malaisie, avec Ron ce soir, alors je ne sais pas à quelle heure je rentre. »

Sur ces mots, Harry rentra dans la maison, bien décidé à partir travailler.

« Merde, c'est ce soir le match ! Harry, attends ! »

Draco déposa Sylvia sur le sol et courut après le brun. Il enserra sa taille et déposa sa tête dans son cou alors que son petit ami s'était arrêté, dos à lui.

« Pardon, je ne savais pas qu'il était ce soir. J'ai cru qu'il était la semaine prochaine. J'irais ce midi dans le restaurant de ton choix. »

Harry se retourna et l'embrassa tendrement.

« Draco, tu sais le plus beau cadeau que tu pourrais me faire pour nos trois ans de couple c'est d'enlever le tableau qui est en face de notre chambre. »

« Quoi ? Mais c'est le tableau de notre appartement lors de la « semaine de paix » que Dumbledore nous a offert en partant de Poudlard. »

« Ça je le sais très bien mais il me rappelle que tu l'as cherché toute une nuit et que tu as campé devant toute une journée en séchant tous tes cours. J'ai beau me dire que c'était pour que je guérisse plus vite et pour me soutenir pendant ma convalescence, je ne le supporte pas. Ce paysage est stagne, les arbres ne bougent même pas, j'ai l'impression qu'il est mort. »

« Il n'est pas mort, moi je vois de la vie et de l'espoir dans ce paysage. Et je ne veux pas oublier qu'il a caché notre appartement dans lequel on a appris à se connaître et à s'aimer. »

« Draco, je n'oublie jamais que cette semaine nous a réuni, mais je ne supporte pas de voir ce tableau devant notre chambre. Enlève-le, je t'en prie. »

« D'accord. »

Harry releva la tête de Draco et l'embrassa sensuellement. Il lui murmura à l'oreille le nom du restaurant puis il partit, une bonne fois pour toute, au travail.

Le rouge aux joues, Draco reprit Sylvia dans ses bras. Il resta un moment sur sa chaise longue puis il se décida à aller voir le fameux tableau. Il le détacha du mur puis il partit dans l'entrée du manoir.

Il regarda un moment un tableau où deux petites filles jouaient à la balle. C'était une peinture que Harry aimait beaucoup parce qu'elle représentait la vie, la joie, la bonne humeur, tout ce qui plaisait à un parfait Gryffondor comme lui. Il était en haut de l'escalier principal, bien en vue de tous les visiteurs.

Avec un grand sourire, Draco le décrocha et alla le mettre devant sa chambre. Il prit le paysage morbide, comme disait Harry, et se rendit l'accrocher à la place des deux petites filles.

Il descendit l'escalier et regarda son changement. Fier de lui et du scandale qu'il allait déclencher et dont la fin serait très mouvementée, avec de la chance ils n'auraient pas le temps d'atteindre leur chambre, il partit à la découverte de ses futurs tissus.


Harry se baladait dans une forêt sombre. Du moins, il se baladait, il essayait de la fuir plutôt. Parfois, en passant à côté de quelques arbres, il avait l'impression de la connaître mais il ne savait pas d'où. Avant de devoir y entrer, tout ressemblait à la Forêt Interdite, mais maintenant plus il avançait, moins ça l'était.

Il accéléra le pas, sentant le danger se rapprocher. Firenze lui barra la route et lui proposa, miraculeusement, son aide. Il l'emmena dans une clairière.

« Nous sommes donc dans la Forêt Interdite. » S'exclama Harry.

« Non. »

Harry se ratatina sur place. Perdu dans ses pensées, il ne vit ni ne sentit le centaure le caresser et le déshabiller.

Quelque chose de dur et de doux contre sa jambe ainsi que deux doigts dans ses fesses le ramenèrent à la réalité.

« Hey ! Non ! Qu'est-ce que tu fais ? »

« J'ai pris de terribles risques pour te secourir. »

« Je refuse catégoriquement qu'on me pénètre. »

« C'est pas ton sexe qui me fournira du plaisir. »

Harry vira au rouge quand il aperçut ce qu'était la chose dure et douce. Une question lui trotta dans la tête : est-ce que, avec cette grosseur, cela rentrerait dans sa bouche ?

Il se laissa caresser mais aussi recevoir un troisième doigt, puis un quatrième. C'était étrange, il n'était pas censé avoir mal ? Le centaure retira ses doigts et le mit à quatre pattes. Il le tenait fermement avec ses bras puissants.

Harry sentit le pénis volumineux toucher son entrée et une sonnette d'alarme retentit en lui. Il gigota du mieux qu'il le pouvait pour se dégager de l'étreinte. Mais ce qu'il devait arriver arriva, dans un funeste déhanchement, il se retrouva empalé. Il se mit à crier puis à hurler à la mort quand les va-et-vient commencèrent.

Tout à coup, tout prit fin et il se retrouva sur les fesses, par terre, dans sa chambre. Draco le regardait scandalisé.

« Mais ça ne va pas de hurler comme ça ? ! Je ne peux même plus dormir contre toi, sans que tu appelles à l'aide, et que tu donnes des coups dans tous les sens. Je ne sais pas quel est le pire réveil entre celui-ci, et la gifle de la dernière fois ! »

Harry fixait son petit ami, stupéfait, puis il observa les alentours et même sous le lit. Rassuré, il se leva et se jeta dans les bras du blond.

« Oh Draco, ce n'était qu'un cauchemar. Mais ça faisait tellement mal ! Tu ne m'as rien fait pendant que je dormais ? »

« Quoi ? Tu fais un cauchemar et cela me retombe dessus ! Non mais j'hallucine ! »

« Mais Firenze me violait !! C'était horrible et ça faisait atrocement mal ! »

« Firenze ? Tu as rêvé que Firenze te sautait dessus ? »

« Je n'ai pas rêvé ! C'était un cauchemar ! »

« Désolé de te décevoir, mais on ne dit pas avoir cauchemardé ! Mais est-ce le seul moyen que tu as trouvé pour me faire comprendre que tu refuses la sodomie ? »

« Hein ? Mais tu te rends pas compte que ça faisait mal ! »

« Un viol fait toujours mal, idiot ! Et puis, moi aussi, j'ai eu mal même si ni toi ni moi ne sommes lotis comme un centaure ! Pourquoi je devrais être le seul à souffrir ? »

« Draco, attends, où vas-tu ? »

« Je pars dans une autre chambre, comme cela aucun de nous deux ne sera tenté. »

« Mais je ne veux pas faire abstinence ! »

« Et je refuse d'être le seul à me faire sodomiser selon tes bons vouloirs ! Et tu peux très bien aller voir ailleurs ! »

« Mais c'est toi que j'aime ! Draco, je t'aime ! »

« Et alors ? Où est le problème ? M'aimer ne te donne pas le droit de me sodomiser, si moi-même je n'ai pas la possibilité de te témoigner tout mon amour en te pénétrant ! »

« Non, je t'en supplie, Draco, reste avec moi ! Je t'ai fait cette promesse et je la tiendrai. Reste avec moi ! »

Harry lui tendait les mains, les larmes lui venaient. Draco face à ce spectacle, rendit les armes et retourna dans le lit. Il le prit dans ses bras et le réconforta du mieux qu'il le pouvait.

Leurs lèvres se soudèrent et Draco bascula au-dessus du brun. Il le caressa doucement du bout des doigts et il le sentit fondre.

« Je t'aime, Draco. »

« Je t'aime aussi, Harry et cela me perdra. »

« Dis, tu allais vraiment sortir de la chambre pour aller dans une autre ? »

« Tu veux vraiment que je m'en aille ? »

« Non, c'est plutôt que j'ai peur qu'il y ait quelqu'un qui te voit. »

« Et où est le problème ? »

« Je ne veux pas que quelqu'un d'autre admire ton corps nu ! »

« Il n'y a personne dans ce couloir, Harry. »

« Peut-être que nos invités sont debout. »

« Il est cinq heures du matin, chéri. »

« C'est pas faux mais peut-être... Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je vais lécher une partie de ton corps qui est très attirante. »

« Mmmh ! »

« Je vais te faire aimer ce que Firenze n'a pas su faire. Cela peut-être pratique, les préliminaires. »

Au bout d'un moment, Draco mit un doigt en Harry et retourna l'embrasser.

« Détends-toi, Harry. »

« Mais c'est si dur. »

« Ce n'est qu'un doigt. Nos pénis sont beaucoup plus 'durs'. »

« Te moques pas de moi ! Aah ! Tu en as mis un deuxième ! »

« Il faut bien que je te prépare. »

« C'est gênant et ça me fait mal, enlève-les !

Draco embrassa le cou de Harry et de sa main libre, il cajola les testicules.

« Rappelle-moi, combien il a mis de doigts en toi, Firenze, pour te préparer à son gros engin. »

« Quatre ... »

« Et tu te plains de deux. »

Draco léchait et mâchouillait tout ce qu'il pouvait atteindre : le cou, les oreilles, les lèvres, les épaules, les tétons. Il souffla sur le corps devenu humide et fit quelques mouvements de ciseaux avec ses doigts. Harry trembla de désir.

Il se frotta langoureusement contre lui tandis qu'il l'embrassait possessivement. Il rompit leur baiser, un filet de bave les reliant encore. Il descendit jusqu'au nombril et y mima l'acte sexuelle avec sa langue, tout comme avec ses doigts dans l'antre chaude. Harry était, enfin, détendu et goûtait à toutes les sensations qui l'envahissaient.

Draco léchait sur toute sa longueur le pénis qui le possédait si souvent. Il retira ses doigts et sentit son petit ami gigoter sous lui à leur recherche.

« Tu en as autant envie, Harry ? »

« Te moques pas de moi ! Espèce de bourreau ! »

« Arrête de bouger ! »

« Non, remets tes doigts ! Qu'est-ce que tu viens de souffler ? »

« Rien, calme-toi sinon je vais te faire mal ! »

« Je suis sûr que tu as murmuré quelque chose ! »

Draco souriait, il n'allait pas lui dire qu'il avait utilisé un sortilège de propreté sur ses doigts. Il positionna son sexe à l'entrée du brun. La réaction de celui-ci ne se fit pas attendre : il monta vers la tête de lit.

« C'est trop gros, ça ne rentrera pas ! »

« Celui de Firenze est bien rentré. »

« Non ! Pas complètement, quand il faisait les mouvements, ça rentrait toujours plus et ça faisait mal. »

« Harry, ton pénis est rentré en moi jusqu'à la garde et je ne m'en suis pas plaint. »

« Ton pénis est plus gros que le mien ! »

Draco le regarda abasourdi.

« C'est quoi cette connerie ? »

« C'est pour ça que j'ai peur de me faire pénétrer. Au moins avec mon pénis je ne risquais pas de te faire trop mal ! »

« Harry en réagissant comme ça tu auras forcément mal ! Et puis depuis quand tu as des complexes ? Il est parfait ton pénis ! »

« Tu dénigres le tien. »

« Non. »

Draco donna un coup de langue sur le fameux pénis de son amant. Il remit ses doigts en Harry qui se contracta automatiquement. Ainsi à quatre pattes, il plaça ses fesses en hauteur et bougea du bassin. Le brun se détendit, fasciné par cette partie charnue qui remuait. Il avait envie d'y glisser sa langue.

Le blond le ramena petit à petit au milieu du lit. Il retira de nouveau ses doigts mais continua de cajoler le pénis et les testicules. Il mit un doigt sur le gland rougi et fit des petits cercles. Harry ferma les yeux en gémissant. Il en profita pour lancer une nouvelle fois le sortilège de propreté.

Il alla quémander un baiser puis la consoeur de sa langue. Doucement, il pénétra Harry. Celui-ci agrippa ses épaules et mit toute sa rage dans le baiser pour oublier la douleur.

Draco attendit patiemment que sa douleur s'atténue en l'embrassant et le caressant. Harry entoura ses jambes autour de ses hanches et prit un malin plaisir à le dépeigner.

Le blond secoua la tête et Harry eut une bouffée de chaleur en le voyant ainsi.

« Un ange déchu. »

« Qu'est-ce que tu baragouines ? »

« Tu es magnifique. »

« Pas autant que toi quand tu seras perdu dans ton plaisir. »

Draco débuta ses va-et-vient et Harry, surpris, s'accrocha un peu plus à lui.

« Je ne vais pas pouvoir bouger si tu me tiens comme cela. »

Il essaya de nouveau d'aller et venir mais les jambes de Harry l'en empêchèrent.

« Harry ? »

« Non, ça fait trop bizarre. »

Il se retira un peu et regarda l'air étonné du brun puis il entra jusqu'à la garde. Harry le bloqua encore plus.

« Tu ne veux pas que je me retire ? » fit-il amusé.

« Non, on va rester comme ça. On ne bouge plus. »

« Harry, est-ce que tu as mal ? »

« Non, je n'ai pas mal. Mais c'est très bizarre. »

« C'est donc vraiment ta première fois. »

« Je te l'ai dit ! »

« Pas explicitement. »

Il enserra ses bras autour de ses épaules et l'embrassa tendrement.

« Harry, ça va être encore plus bizarre si on attend que le temps passe, et puis c'est pas très agréable d'être serrés comme cela. Tu vas être frustré. »

« Peu importe. »

« Harry, je t'aime. J'ai terriblement envie de toi. »

Il commença à mouvoir son bassin en des petits cercles.

« Aaah. »

« Je ne vais pas pouvoir attendre, Harry. Tu m'excites tellement. »

Il bougea son bassin de droite à gauche.

« Aaaff. »

Il lécha méticuleusement les clavicules tout en continuant ses mouvements de bassin. Il releva rapidement son regard vers son amant et vit qu'il se mordillait la lèvre inférieure en fermant les yeux. Il accentua ses gestes et Harry enterra ses pieds dans le matelas.

Il sourit et fit ses va-et-vient, maintenant qu'il n'était plus gêné par les jambes du brun.

Il alla de plus en plus vite et Harry ne put retenir ses cris davantage.

Dans un râle de plaisir apocalyptique, ce dernier jouit entre leurs deux corps. La pression qui en résulta dans l'antre accueillante fit rendre les armes à Draco.

Il continua lentement ses va-et-vient puis se retira. À bout de force, il s'allongea à côté de son amant, qui se lova dans ses bras.

« On n'a pas mis de sort de silence. »

« Pas grave, ils sont loin. »

« Ce n'est pas ce que tu disais tout à l'heure, Harry. »

« Je ne voulais pas que tu partes loin de moi. Je t'aime, Draco. »

« Maintenant, je ne vais plus avoir peur d'avoir envie de toi. »

« Tu avais peur ? » S'inquiéta Harry.

« Même si tu me disais que tu m'aimais, tu te refusais à moi. Mais maintenant, on va pouvoir vivre pleinement notre amour sans crainte. »

« Je ne veux plus jamais faire ce genre de cauchemar. »

« Tu n'auras plus besoin de rêver, on pourra le mettre en pratique... »

Harry souffla, amusé, et caressa le corps du blond.

« Alors il est pratique ce sortilège ? »

« Quel sortilège ? » S'étonna Draco.

« Ne fais pas l'innocent. Tu l'as utilisé deux fois. »

« Tu as oublié Firenze ? »

« Et toi Dobby ? »

« Au moins avec l'elfe, j'ai pris du plaisir... »

« Je suis beaucoup plus accueillant. » s'offensa Harry.

« C'est pas pareil. C'est toi que j'aime. »

« Au fait, j'ai un cadeau pour toi, pour fêter les trois ans de notre officialisation. »

« Idiot. » Souffla le blond.

« Ben quoi, tu m'as offert la meilleure première fois que je pouvais espérer, alors c'est normal que je te fasse un cadeau en retour. »

« Espèce de Serpentard. »

« Je voulais m'offrir à toi, mais je n'avais pas du tout prévu le cauchemar. » Poursuivit l'ancien Gryffondor.

« Tu as été un peu réticent pour quelqu'un qui voulait s'offrir... »

Harry lui tira élégamment la langue qui fut happée par la bouche d'un certain blond.

Le brun se sépara de l'étreinte et lui donna une boîte rectangulaire. Draco s'empressa de l'ouvrir, curieux. Il retira l'objet de son emballage et lui fit un sourire diabolique.

« Alors comme ça, tu t'es dit qu'un vibromasseur serait un super cadeau... Je crois bien que tu vas rapidement le regretter, et certainement pas à cause d'une potentielle abstinence. »

« Euh, Draco ne me regarde pas comme ça ! Je te rappelle qu'on a des invités. »

« Et bien, oublie-les ! »


(1) : bon alors comme ma beta cherie n'a pas compris qui était où et faisait quoi, et que je voyais pas comment le dire autrement sans me répéter je vais l'expliquer dans cette note ^^ Harry est tombé au sol donc il est allongé ^^ quant à Draco il s'agenouille devant lui. Le brun ltoujours allongé le rapproche en lui attrapant les hanches ... bon si cela se trouve il glisse plus vers lui qu'il ne le rapproche XD Vu sa position, il se retrouve avec la tête au niveau du pénis de ce cher dragon et comme ce dernier est nu il peut le laper sans problème ... Ok je me suis répété mais j'espère néanmoins que je suis plus clair ^^

(2) : nda : le verbe mouvoir au passé simple est vraiment trop bizarre, non ? ndb : certes ! nda : voilà c'était la petite note de conjugaison française mdr


nda: et voilà c'est fini ^^ qu'est-ce que vous en avez pensé ? choqué ? amusé ? ennuyé ? je veux tout savoir ^^ et je continue à répondre aux reviews même quelques années après ^^ et voilà je suis nostalgique ... ça fait plus d'un an que j'ai posté ma première fic ^^ Et si vous avez des questions sur un truc que vous n'avez pas compris n'hésitez pas à m'en faire part ^^ il ne faut pas être timide XD

Je vais peut-être mettre des mini OS vendredi prochain mais rien n'est encore décidé ^^ en tout cas je continue d'écrire une fic à chapitre qui ne devrait plus trop tardé ^^ les chapitres sont nettement plus courts mais je n'ai pas envie de surchargé ma bêta chérie comme ce fut le cas pour cette fic ^^'

Bisous à tout le monde et à bientôt ^^

Yebbeka