Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "psychose" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.

J'espère que ce petit texte vous plaira, même s'il a été écrit en un temps chrono ! Bonne lecture !

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Il a beau réclamer parchemin et plume, ils refusent de lui en donner. Pourquoi ? Pourquoi ces gens veulent-ils priver ses admiratrices de nouvelles de lui ?

Déjà qu'ils lui cachent son courrier et empêchent les journalistes de le contacter…

« Vous ne comprenez pas ! Elles m'aiment ! Elles ne pourront pas vivre sans moi ! Laissez-moi écrire un petit mot, rien qu'un petit. Une minuscule déclaration à la presse, pour qu'elles sachent que je vais bien… »

L'homme colle son visage contre la vitre de sa chambre, écarquille un peu les yeux afin de discerner plus facilement les silhouettes de ses geôliers.

« Mais sortez-moi d'ici à la fin ! Vous n'avez pas le droit de me mettre en prison comme ça, j'ai des droits ! »

L'homme se met à frapper des poings sur la porte, de plus en plus fort, mais ne déclenche qu'un soupir chez l'un des hommes en blouse blanche.

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« Tu t'y colles ?

- Raaaah nan, j'aime pas ça !

- Ben moi non plus !

- On le fait à pierre-feuille-ciseaux ? »

C'est en grognant que l'infirmier perdant entre dans la chambre du patient. Il explique d'une voix monocorde à ce Gilderoy Lockhart qu'il est à St Mangouste, pas en prison, et qu'il est gardé pour sa propre sécurité ainsi que celle des autres. Ne veut-il pas être soigné? Guérir et pouvoir sortir dans le monde à nouveau ? Alors il allait devoir prendre ses petites pilules bleues, et puis une verte aussi. Il allait voir, il allait très vite se sentir mieux.

L'infirmier parvient à ressortir sans avoir provoqué d'accès de violence, mais il sait bien que ce qu'il a dit est tombé dans l'oreille d'un sourd. D'ici quelques heures, Lockhart aura oublié cette conversation. Il se rappellera seulement être une sorte de célébrité, même s'il est incapable de décrire quelle sorte ou pourquoi il le serai, et attendra fébrilement des courriers de ses fans qui n'arriveront jamais.

Le jeune homme fatigué griffonne une brève note sur le dossier, une description de l'état du patient ainsi que les médicaments administrés, avant de l'ajouter aux autres, empilés sur un bureau.

Le psychomage pouvait bien appeler cela comme il voulait : erotomanie, psychose, schizophrénie, ce que lui pouvait en dire en tout cas, c'est que jamais ce sorcier ne sortirait de là.

« Pauvre vieux, va . »

Sur cette remarque pleine de pitié que l'homme derrière la vitre n'entend pas, déjà shooté par sa dose de calmants, l'infirmier passe à la chambre suivante.