Voila, j'ai terminé mon stage, c'était bien agréable ;)
Ananas : Facile de s'arrêter au milieu d'un truc pareil :p En fait, tu verras qu'il y a pire comme fin de chapitre ^^ tellement pire .. Si ça peut te rassurer, Izuna n'est pas amoureux d'elle ;)
Lily : Non, ne sois pas déçue :( Ca viendra, donne lui du temps et oublie pas ce qu'il lui a fait subir. elle n'allait quand même pas tomber follement amoureuse de lui parce qu'il lui fait les yeux doux, si ? ^^
Nadiane : Elle lui a fait du mal oui. Mais ça ne pouvait pas être idyllique de toutes façons, si ? Pas aussi rapidement en tous cas ;)
Elysabeth : Comme je l'ai dit, je voulais qu'Izuna ait un role spécial dans l'histoire, qu'il ne soit pas qu'un pion ;) Et attends, Makina n'a pas terminé ^^
Cind3rella : Merci ! ^^ Madara est un homme avant tout et les hommes aiment pas avouer leurs faiblesses (surtout lui^^) J'espère que la suite te plaira ^^
Ichigo : Elle ne s'en croyait pas capable non plus mais elle s'y était résignée. Faut pas oublier que Kagami est une jeune femme, à la sortie de l'adolescence qui n'y connait rien aux hommes. Elle n'en avait jamais eu avant Madara ou en tous cas, pas ce genre de relation donc faire des erreurs est normal pour elle. Mais elle se rattrapera, je suppose.
Madara s'arrêta quand même de marcher en voyant son cadet, se tenant debout, sans la moindre expression, quelques mètres devant lui et grogna :
- Ne te mets pas dans mon chemin.
- Je ne te laisserais pas passer Madara.
- N'oublie pas qui je suis !
Izuna ne bougea pas et Madara, pour essayer d'intimider son frère activa ses mangekyo sharingans. Le cadet en fit de même, en croisant les bras et murmura :
- Ne m'oblige pas à les utiliser.
- Tu sais que je suis plus fort que toi.
- Et je fais mon devoir pour protéger ma maitresse de clan.
- Tu es de son côté alors, mh ?
Devant le silence de son frère, Madara n'hésita pas plus longtemps et se lança dans un combat acharné. Il combattait à mort, bien qu'il n'avait que ses armes cachées, à savoir quelques couteaux, mais vu la puissance des coups qu'il donnait, Izuna le savait, s'il s'en prenait un, ça en était finit de lui. Et aucun d'eux n'hésitèrent à utiliser l'Amaterasu, ni le Susano, détruisant le paysage sans pitié.
Ils se connaissaient par coeur, et le combat était équilibré. C'était, pour chacun d'entre eux, comme combattre un miroir, qui reflétait ses propres coups, et à force de s'entrainer ensemble, ils connaissaient chacun le style de combat de l'autre.
Izuna savait qu'il pouvait tenir. Il ne pouvait pas le vaincre, bien entendu, Madara était un monstre, possédant un chakra presque inépuisable avec une endurance impossible, mais s'il pouvait le garder éloigner de Kagami le temps que sa colère tombe, alors il dépasserait ses limites.
Que pouvait-il faire d'autre, de toutes façons ? Parler ne servait à rien tant que l'ainé était dans cet état, et c'était une histoire personnelle, mais vu que Kagami ne pouvait se défendre, lui, le beau frère, devait faire quelque chose.
Et, après qu'Izuna ait paré un énième coup, Madara fit un petit saut en arrière et rugit :
- Mais pourquoi tu t'entêtes comme ça !? Qu'est ce qu'elle t'a fait pour que tu veuilles la protéger à tout prix !?
- Elle rend mon frère heureux !
- Heureux !? Tu me trouves heureux, là, peut être ? Je la déteste, tu m'entends ? Et je vais la ..
- NON ! Je ne te laisserais pas relever un petit doigt sur elle !
- C'est ma femme, j'en fais ce que je veux !
- Ah, comme Père battait maman quand il buvait un peu trop ? C'est à ça, que tu veux ressembler ? Regarde toi, tu n'as même pas besoin d'alcool pour être un monstre ! Tu as faillit la tuer, tu as faillit me tuer et tu enrages parce que je la défends au lieu de prendre ton parti ! Exactement comme tu me protégeais de lui, et que tu t'interposais entre ses poings et le visage de maman !
Madara détourna les yeux, son torse se soulevant rapidement au rythme de sa respiration et Izuna ajouta :
- Je ne sais pas ce qu'elle a fait, ou ce qu'elle a dit, mais je refuse que tu l'approches tant que tu ne seras pas calmé, chef de clan ou non !
- Elle …
Madara soupira doucement et murmura :
- Elle se force à coucher avec moi pour récupérer sa soeur.
- Et tu t'attendais à quoi ? Qu'elle le fasse volontairement alors qu'elle te déteste de l'avoir frappée et humiliée ? C'était votre marché, non ? Elle acceptait le mariage pour te sortir de la panade et en échange, elle se comportait correctement pour mériter de récupérer sa soeur. Tu as accepté ça, elle aussi, mais quand tu vois qu'elle joue le jeu, tu essayes de la tuer ?
- Je n'ai pas essayé de la tuer, je …
- J'ai dû l'amener d'urgence à l'infirmerie, mentir en disant qu'elle avait été victime d'une tentative d'assassinat. Regarde Madara, j'ai encore son sang sur moi !
Izuna tira sur son tee shirt que l'ainé regarda un instant avant de demander :
- Comment elle va ?
- Elle est faible mais elle s'accroche. Les médics l'ont mise dans le coma pour qu'elle récupère. Elle .. s'est presque vidée de son sang dans ta chambre, une cervicale fissurée et une commotion sévère mais j'ai pu la ramener à temps.
Madara ferma les yeux, pour essayer de chasser l'image de Kagami baignant dans son sang qui lui traversait l'esprit et murmura :
- Je .. suis calmé.
- Je te jure Madara, que les dieux m'en soient témoins, si tu lèves encore une seule fois la main sur elle, quelque soit sa faute, je te tue.
Madara croisa les bras, refusant d'avouer que la seule chose qu'il voulait, en cet instant, était de s'assurer en personne que Kagami était en vie, et Izuna murmura :
- Allez, viens. Tu n'auras qu'à dire que tu as étripé le mercenaire qui lui a fait ça.
Madara acquiesça et ils rentrèrent tous les deux au camp, Madara se dirigeant rapidement vers l'infirmerie. Il regarda curieusement la porte défoncée avant de se diriger, sans un mot, vers le seul lit occupé et la vit, respirant faiblement, mais elle était vivante.
Il fit signe aux personnes présentes de sortir de la pièce et il s'installa à côté d'elle en prenant sa main, grimaçant devant la froideur de ses doigts.
- Je ne te pardonnerais jamais d'avoir fait ça Kagami.
Ne résistant pas plus, il se pencha vers elle pour la prendre dans ses bras et murmura à son oreille :
- Mais je t'en fais la promesse, je ne lèverais plus jamais la main sur toi. Tu es ma précieuse et délicate femme et le clan t'adore. Et je n'avais jamais pensé pouvoir autant être attiré pas une femme.
- Madara .. ?
- Quoi ?
- Tu dois la laisser se reposer maintenant. Ils ont dit qu'ils la réveilleront demain.
- J'arrive.
Madara glissa une main dans les cheveux de Kagami, respira profondément son parfum avant de la replacer dans le lit avec soin, la recouvrir et sortir de l'infirmerie. Il ordonna à plusieurs hommes de la surveiller, nuit et jour avant d'aller chez lui, Izuna l'accompagnant.
En voyant la vaisselle attendre sur la table, il indiqua qu'il n'avait pas faim et monta dans sa chambre. Il se figea en voyant le tatami ensanglanté, les doubles portes en mauvais état. Il savait qu'il avait frappé fort, il y avait mis toute sa force et il était d'ailleurs étonné qu'elle ne meurt pas sur le coup, mais là, avec cette vue sur les dégâts, il pouvait parfaitement imaginer la scène et ça le tuait.
Il se dirigea rapidement vers les portes, les ouvrit, devant forcer un peu et balança le tatami par la fenêtre pour ne plus l'avoir dans son champ de vision avant de refermer et soupirer. Il se laissa ensuite tomber sur le lit et glissa une main sous l'oreiller de Kagami, pour en tirer la tunique de nuit qu'elle avait pris l'habitude de plier et placer là tous les matins. Il la porta à son visage, satisfait de sentir l'odeur de sa femme dessus et ne dormit pas de la nuit, se demandant comment elle allait prendre de le revoir.
Au rez de chaussé, Izuna mangea sans trop d'appétit avant d'aller se laver, et Makina, qui s'était délecté de la scène d'une Kagami proche de la mort, se demandait ce qu'elle pourrait faire pour que ça recommence.
Dès qu'il fit jour, Madara alla à l'infirmerie. Les médics se levèrent en le voyant et il demanda :
- Elle est réveillée ?
- Non, Madara-sama. Nous attendons que son corps se soit imprégné des anti douleur pour éviter qu'elle souffre.
- Elle n'est pas guérie ?
- Physiquement, si. Mais son corps n'avait jamais subi de traitement médical shinobi et risquerait de ne pas comprendre qu'il est soigné.
Il acquiesça en allant s'installer sur un fauteuil, à côté du lit de Kagami et attendit patiemment que les médics soient prêts pour la voir se réveiller.
Elle ouvrit d'abord doucement les yeux, battant des cils à cause de la luminosité de la pièce puis grimaça en plaçant une main sur son côté, là où la pointe l'avait pénétrée. Les médics la rassurèrent doucement, disant qu'on ne verrait presque pas la cicatrice avant de lui manipuler la nuque pour s'assurer que tout était en place. Elle avait remarqué Madara, bien entendu, mais que pouvait-elle lui dire ? Il avait cet air impassible qu'elle détestait, comme si lire une émotion chez lui, autre que la haine, était interdit.
Quand les médics annoncèrent que tout allait bien, Madara leur fit signe de partir avant de poser les yeux sur Kagami, qui regardait l'aiguille plantée dans son bras, profitant qu'elle soit à l'opposée de Madara pour ne pas le regarder et il murmura :
- Je ne te pardonnerais pas.
- Moi non plus.
Il y eut un léger silence et elle ajouta :
- Et je ne demande pas ton pardon. Pour ça, il faut avoir commis une faute et je n'en ai pas commise.
Il serra les mâchoires mais soupira pour ne pas répliquer, frotta son visage entre ses mains jointes et grogna :
- Je ne crois pas t'avoir autorisé à me tutoyer.
- J'ai pensé que c'était naturel, maintenant que tu avais failli me tuer. Nous avons passé le cap d'une certaine intimité, et vu qu'il n'y a personne autour, je ne t'insulte pas en le faisant.
Il ne répondit pas et elle murmura :
- Je veux ma soeur.
- Non.
- Ça faisait partie de notre accord.
- Ta soeur est en sécurité là où elle est et quand je jugerais que ça n'est plus le cas, je la ferais venir.
- Qu'est ce que t'en as à faire de sa sécurité ? Tu sais rien d'elle et elle a besoin de moi !
Kagami releva les yeux vers lui, et il soutint son regard haineux, appuyé de larmes avant de murmurer :
- Nous avons des ennemis. Des tonnes. Et ils savent que m'atteindre n'est pas simple, mais s'ils apprennent que ma femme, la maitresse du clan a une petite soeur, ils l'utiliseront contre toi, et contre moi, et certains n'aurait pas de scrupule à la blesser pour ça. Et tant qu'elle sera là bas, qu'aucun lien ne pourra être fait avec toi, elle sera en sécurité.
- Tu peux pas me faire ça ..
- Si, je le peux.
- Alors quoi ? Je vais devoir jouer la femme soumise toute ma vie !?
- Ça te dérangerait tant que ça ? Ne me mens pas, je t'ai vue, tu appréciais me monter, et tu as joui quand j'étais en toi. Tu ne peux pas le nier.
- Tu as peut être gagné mon corps, Madara, mais tu ne gagneras jamais mon coeur.
Il sourit, ironiquement, se leva pour l'embrasser sur le front en caressant doucement sa tête et murmura, d'un ton presque cruel :
- Nous verrons, Kagami-chan, nous verrons.
Elle serra les mâchoires, provoquant une douleur importante au niveau de sa dent légèrement branlante, parce qu'il profitait qu'elle ne puisse pas bouger et il se redressa en soupirant et murmura :
- J'ai promis à mon frère de ne plus jamais te frapper, je te conseille de le remercier de s'être interposé. Il t'a sauvé la vie, hier.
Il lui jeta un dernier regard, plein d'arrogance, une main sur la hanche et sortit de l'infirmerie pour rejoindre son bureau et relire toutes les propositions qu'il avait retenues pour le clan, se demandant pourquoi personne ne lui en avait jamais parlé avant tellement certaines étaient intéressantes, et il profita du debriefing retardé pour exposer les idées.
Izuna était présent, et observait le comportement de son frère avec attention. Il l'avait entendu, la veille, lui faire la promesse, et se demandait vaguement ce qu'il ressentait pour elle, pour être autant touché, et bien que l'attirance physique soit indéniable, il y avait forcément quelque chose d'autre, plus profondément ancré dans le coeur glacé de son ainé, et il savait que seul le temps pourrait le révéler.
La réunion se passa tranquillement, tandis qu'à l'infirmerie, la jeune maitresse de clan recevait des visites des personnes les plus touchées par son état. Mais la rumeur courait déjà à propos de Madara, vengeant l'attaque de sa douce femme et tout le monde savait que ça ne se reproduirait pas, en voyant que Kagami n'avait pas l'air si mal que ça, beaucoup de monde fut rassuré, surtout la petite Sayuki, une orpheline du clan, qui s'était prise d'une affection sans limite pour sa maitresse de clan quand celle ci lui avait donné un fleur, lors d'un des pic-nique qu'elle avait organisé.
La mère de Sayuki n'était pas une kunoichi, bien entendu, mais elle était décédée à la suite d'une infection du sang, provoquée par un incident ménager et la petite avait été confiée à sa tante, qui avait déjà deux fils. Quant à son père, il était tombé au combat, avant même sa naissance.
Le visage de Kagami s'éclaira quand elle vit la fillette s'approcher de son lit, les joues rouges et un sourire resplendissant aux lèvres. Elle s'inclina légèrement devant la maitresse de clan et dit, ayant appris son texte par coeur avec l'aide de sa tante :
- J-j'espère que Kagami-sama retrouvera vite la santé et qu'elle sortira de l'infirmerie rapidement.
- Merci Sayuki.
L'enfant rougit à nouveau avant de tendre un petit bouquet de fleurs sauvages à Kagami, qui sourit tendrement en l'acceptant avant de tapoter à côté d'elle pour prendre la gamine dans ses bras, touchée que celle ci soit aussi mignonne, et surtout lui rappelle tant sa petite soeur.
Tout ça sans savoir que Madara s'était approché de son lit, profitant d'une pause méritée dans sa réunion, pour s'assurer que tout allait bien, et quand il la vit avec la gamine dans les bras, il se demanda si elle serait comme ça quand ils auraient des enfants. Et rien que de se rendre compte qu'il pensait avoir des enfants avec elle, c'était comme une décharge électrique qui traversait son corps.
Il était dans le pétrin, et il le savait. Cette femme, qu'il ne connaissait pas, avait eu un effet tellement inattendu et improbable sur lui qu'il n'arrivait même pas à mettre de mot dessus.
Et quand elle releva le regard vers lui, les yeux pétillants de bonheur de voir sa petite protégée, il se détourna pour retourner dans la salle de réunion et se masser les tempes en grognant, ignorant l'amusement d'Izuna qui avait aperçut la scène et avait parfaitement lu dans les réactions de son frère.
Kagami put rentrer le soir même, la transfusion étant terminé, et à part qu'elle se sentait encore faiblarde, malgré toute la nourriture ingérée durant la journée et l'infusion horrible recommandée par Hotaru, elle se sentait bien, physiquement, quoique secouée d'avoir autant approché la mort.
En arrivant à la maison, tous furent surpris de voir que le diner n'était pas prêt. Pire, la maison sentait le renfermé de ne pas avoir été aérée de la journée et Madara détestait ça. Il appela Makina avec force mais n'eut pas la moindre réponse, alors après un regard vers Izuna qui hocha la tête en faisant demi tour, Madara obligea Kagami à s'asseoir à table et murmura :
- Je .. vais cuisiner.
- Je peux le faire s'il faut. Ça ne me dérange pas.
- Tu tiens à peine debout et les médics ont dit que tu devais préserver tes forces.
Profitant de la surplomber de tout son torse, il l'embrassa sur le haut du crâne et alla à la cuisine en remontant ses manches.
Kagami profita de son absence pour relever son haut afin de regarder sa cicatrice, en forme de croissant de lune, sur sa taille. Elle passa plusieurs fois le doigt dessus, se demandant comment une plaie aussi douloureuse pouvait se réduire à une simple cicatrice, et sursauta en entendant Madara ressortir de la cuisine pour mettre la table.
Elle rabaissa rapidement le tissu sur la peau mais il avait parfaitement vu la cicatrice et il ne pensait pas qu'elle serait aussi visible que ça. Dans un silence un peu pesant, il plaça les baguettes, les serviettes sur la table avant de retourner à la cuisine et elle posa les coudes sur le meuble pour se frotter les yeux, fatiguée.
Ce que Madara lui avait dit, dans la matinée, lui trottait dans la tête, et elle se demandait jusqu'où il pourrait aller pour ça. Souhaitait-il vraiment qu'elle tombe amoureuse ? En quoi est ce que ça pouvait le satisfaire, que ce soit le cas ? Elle l'avait deviné depuis longtemps, les sentiments de ce genre n'étaient pas sa tasse de thé. Il était le leader d'un clan shinobi en pleine ascension, et l'amour n'était sûrement pas son but ultime, loin de là, même. Mais alors, pourquoi voulait-il son coeur, alors qu'il avait déjà son corps ? Elle lui appartenait, elle le savait, et il ne laisserait jamais un autre homme la toucher.
À part s'il se lassait d'elle, et elle ne pouvait qu'espérer que ça arrive. Et qu'il l'ignore, et la trompe serait sûrement la meilleure chose au monde, ou en tous cas, celle qu'elle attendait.
En sentant un léger fumé venir de la cuisine, elle se redressa légèrement en humant le parfum de de viande grillée aux herbes et sa bouche en salivait d'avance.
Madara arriva quelques minutes plus tard, et son contenta de poser une poêle sur un sous plat au milieu de la table, s'installer en face d'elle et manger directement dans le plat. Devant son inaction, il releva les yeux vers Kagami et grogna :
- C'est meilleur chaud, tu sais ?
- Mais ..
- Quoi ? Tu préfères être servie dans des bols ? Qu'est ce que ça change ? Mange.
Elle détourna les yeux en prenant ses baguette et attrapa un morceau de viande, souffla doucement dessus et le mis en bouche, savourant en silence une cuisine très bonne.
Le fait était que Madara ne supportait pas faire la vaisselle et il savait que déjà deux casseroles seraient de trop.
Il avait préparé du boeuf sauté avec du riz et une sauce à l'échalote, et c'était .. excellent. Et elle ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il soit aussi doué. Elle releva les yeux vers lui et, sachant ce qu'elle voulait demander, il grogna :
- J'ai appris à cuisiner ici quand ma mère est décédée.
- Et ton père .. ?
- Je l'ai tué.
Elle entrouvrit la bouche, choquée et il précisa :
- Il y a quelques années.
- Mais ..
- Je ne veux pas parler de ça. Mange.
- Et Izuna ?
- Je lui ai laissé sa part à la cuisine.
- Oh. C'est .. C'est vraiment bon.
Il hocha doucement la tête, sans la regarder et, après un silence gêné, elle demanda :
- Est-ce que demain, je pourrais envoyer un message à ma soeur ?
- Non.
- S'il te plait, Madara, je ..
- Pas de lien direct.
- Je .. Juste un signe pour lui dire que je veille sur elle au moins !
- Non.
- Madara … s'il te plait, fais ça pour moi …
- Tu ne le mérites pas.
- Je méritais de mourir, peut être ? Tu m'as laissée agonisante et ..
Il releva un regard sombre lui indiquant que oui, elle le méritait et elle grogna :
- Ne me regardes pas comme ça. Izuna savait que j'étais prête à tout et c'était notre marché !
- Alors, avoue une chose, à haute voix.
- Quoi ?
- Dis moi que tu aimes quand je te baise et que la prochaine fois qu'on le fera, ça ne sera pas forcé pour ta soeur ou juste pour que je sois de bonne humeur, mais bien parce que tu aimes ça.
La lèvre inférieure de Kagami trembla un instant et elle baissa les yeux en disant :
- Tu es vulgaire.
- Et tu es prude si tu n'oses pas l'avouer. Dis le.
Elle respira profondément avant d'avaler un nouveau morceau de viande et murmura :
- J-je .. J'aime quand tu me ..
- Baises.
- Quand tu me baises.
- Et tu veux recommencer.
Elle baissa la tête, posant une main gênée sur son front et murmura :
- Et je veux recommencer …
Madara, satisfait de la voir retrouver ses airs innocents et prudes, caressa doucement sa joue et murmura :
- Ne t'en fais pas, ma chère, nous recommencerons.
Il marqua un légère pause avant de sourire et ajouter :
- Et je te baiserais jusqu'à l'os et n'arrêterais que lorsque tu crieras mon nom et que tu réveilleras tout le village.
Elle lâcha ses baguettes pour cacher son visage brûlant de honte et il lâcha un petit rire en murmurant :
- Mais pas ce soir, tu dois te reposer.
- Madara …
- J'accepte que tu envoies un signe à ta soeur. Pas un message, même s'il est codé, mais quelque chose de personnel qui lui fera comprendre que tu penses à elle.
Elle releva les yeux, clignant plusieurs fois de surprise mais il avait déjà repris son repas et ne semblait pas vouloir en parler plus que ça.
Quand elle eut terminé de manger, elle se leva en silence, essayant d'ignorer ses jambes cotonneuses, mais elle ne pouvait pas vraiment le cacher et Madara, en gentleman, la souleva pour l'emmener à l'étage, ignorant ses arguments. Il la posa sur le lit, lui donna son kimono de nuit avant de marmonner qu'il allait se laver.
Une fois seule dans la chambre, elle se changea rapidement et son regard tomba sur les portes fraichement réparées et le nouveau tatami au sol, plus clair que les autres car pas poussiéreux ni abimé. Elle frissonna immédiatement en repensant à sa force de frape et au sentiment d'impuissance qu'elle avait ressentie. Aucune résistance ne serait possible s'il voulait la tuer, elle le savait, et la promesse ? Pourquoi aurait-il promis quelque chose du genre à Izuna ? Il fallait qu'elle pose la question, mais pas à Madara, qui ne lui répondrait sûrement pas.
Après quelques minutes, Madara la rejoignit avec son habituelle serviette autour de la taille et glissa une main sur son épaule pour la sortir de ses pensées. Elle sursauta, les yeux humides avant de s'allonger sans un mot et se blottir sous les draps, lui tournant le dos et tremblant sous la couverture.
Sans un mot, il s'installa de son côté et la tira lentement contre lui, chaque contact entre leur peau la faisant s'enfoncer plus profondément dans ses larmes, jusqu'à ce qu'elle soit dans ses bras, et qu'il embrasse sa nuque en disant :
- Shhh, calme toi.
- Je te hais, Madara. Je te déteste plus que tout au monde et je donnerais n'importe quoi pour te voir crever …
- Tu devrais former une alliance avec mes ennemis alors. Ils seraient heureux de t'accueillir pour que tu leur donnes tous les secrets que tu as pu apprendre aux archives … Ils te payeraient une somme d'argent extraordinaire et tu n'aurais plus besoin de personne de toute ta vie. Tu serais heureuse comme ça ? Seule ?
- Je ne serais pas seule ! J'aurais ma soeur !
- Et tu crois que cette vie te conviendrait ? Je t'ai vue avec Sayuki, tu rayonnais …
- Parce qu'elle me rappelle Keiko ..
- Tu seras comme ça, avec nos enfants ou tu les détesteras autant que leur père .. ?
Elle frissonna et il ajouta :
- Tu me donneras un fils, que j'entrainerais. Au moins un. Il deviendra un shinobi fort de fier, et prendra ma place quand il l'aura méritée.
Il l'embrassa dans le cou, bougeant de sorte à être collé à elle et murmura, à son oreille :
- Le détesteras-tu alors ? Ou l'aimeras tu de tout ton coeur comme une mère aime ses enfants, peu importe ce qu'ils sont ?
- J-je … Je crois que je l'aimerais.
Elle ferma les yeux, laissant glisser de nouvelles larmes sur ses joues et il murmura :
- Tu trembles.
- J'ai peur de toi.
- Tu n'as plus de raisons d'avoir peur, je ne te frapperais plus.
Elle ne répondit pas alors il la serra un peu plus, de sorte à la garder au chaud et la laissa s'endormir tranquillement, alors qu'il ne ferma pas l'oeil durant une grande partie de la nuit.
Il s'attendait à ce qu'elle ne l'aime pas, mais de là à dire qu'elle le détestait aussi franchement …
