L'homme en noir est là, l'homme en noir est arrivé... En revanche, ne pensez pas que Lucius va être remis sur pieds en deux chapitres !
En bref, merci pour les reviews et Bonne Lecture !
Chapitre 10 : L'alchimiste
Deux, trois jours, Mione… Elle soupira : le délai était maintenant passé et elle doutait fortement que Lucius tienne encore une journée de plus à ce train-là. Depuis l'avant-veille, il végétait dans un sommeil semi-comateux. Il avait cessé de s'alimenter le lendemain de la visite de Harry. Quant à sa plaie, elle saignait toujours et ses bords avaient jaunis. Hermione restait persuadée qu'il ne s'agissait pas de la gangrène, du moins l'espérait-elle… : la blessure n'était pas belle, mais ne dégageait aucune odeur suspecte.
Mais Hermione n'était de toute manière pas optimiste : elle avait envoyé en ce sens sa chouette auprès de Draco pour le prévenir. Elle ignorait où il se trouvait mais elle savait quoi qu'il en soit qu'il était peu prudent encore, malgré l'affaiblissement de Voldemort, d'envoyer des lettres par hiboux interposés. Elle avait néanmoins expédié Germaine, sa chouette offerte par Ron le jour de leurs fiançailles. L'oiseau était revenu porteur d'une réponse : Hermione s'étonnerait toujours de la capacité de ces animaux à trouver leurs chemins postaux.
Draco écrivait ceci : «Je crois en toi, Hermione. Je sais que mon père est entre de bonnes mains. Je suis désolé de ne pas pouvoir être à ses côtés, comme il est le devoir d'un fils. Mais je suis actuellement en mission en Ecosse, où mon équipe chasse les derniers géants dissidents. Des témoins auraient en outre également signalé un basilic se cachant dans les eaux du Loch Ness. L'équipe de Kingsley est déjà sur place, mais on va certainement être appelé en renfort… Je reviendrai dès que je pourrai…» A la hâte, il avait ajouté un post-scriptum : «Prends soin de lui, Granger !».
Le P.S. l'avait fait sourire : c'était sa façon à lui détournée de lui dire de prendre soin d'elle-même. Draco n'était pas doué avec ses sentiments…
Ne quittant plus que rarement son chevet, elle s'était endormie, comme souvent, la tête posée contre le bras de Lucius, tellement fatiguée elle-même que le sommeil l'avait eue par surprise. A tel point qu'elle sursauta violemment quand la sonnette retentit.
Sans y réfléchir à deux fois, elle se précipita à la porte : un ouragan de robes noires envahit soudain le salon.
«Où est-il ? demanda brutalement Severus Rogue en se débarrassant de sa cape sur le canapé.»
Abasourdie, elle lui désigna machinalement la chambre du doigt et il s'y engouffra, une grosse boîte en bois d'apothicaire à la main. Hermione aida quant à elle Harry à enlever sa propre cape. Son ami semblait fatigué, remarqua-t-elle en jugeant ses traits tirés. Après un bref regard, dans lequel Hermione lui exprima toute sa gratitude, les deux jeunes gens rejoignirent Rogue, déjà au travail.
Ce dernier avait dégagé la poitrine de Lucius, la laissant à l'air, et était en train de couper avec un ciseau le bandage de Hermione. Il inspecta la plaie en la palpant, puis entreprit de retirer le fil des points de suture. En retrait, la jeune fille le regardait faire en se mordillant un doigt avec angoisse, affolée de voir que Lucius n'avait aucune réaction sous ces manipulations. Rogue se pencha sur sa boîte ouverte en étages. Il badigeonna généreusement des compresses avec le contenu d'un flacon d'huile bleue et nettoya la plaie sans ménagement, avec urgence, n'hésitant pas à arracher avec une pince les croûtes de sang tenaces. Comme de bien entendu, un saignement se mit à perler, mais Rogue, attrapant un tube à essai qu'il déboucha, en répandit dessus le contenu, une poudre blanche qui se mit à fumer : le corps de Lucius se tendit, mais Severus, plaçant ses mains sur ses épaules, le soutint le temps que se fasse la réaction alchimique.
Hermione remarqua alors que le professeur de potions portait des gants de cuir noirs : elle s'étonna qu'il n'ait même pas pris la peine de les enlever.
Enfin, Lucius redevint mou dans le lit et Severus se redressa en soufflant, une main dans le dos comme s'il avait mal. Hermione faillit s'exclamer «C'est tout ?» lorsque Rogue parla : «Il va avoir besoin d'une potion, mais on va d'abord le laisser reposer… Quoiqu'il en soit, avant cela… Miss Granger ! … En tant qu'élève-médicomage, vous allez pouvoir m'aider : vous allez recoudre cette plaie, tandis que je préparerai un cataplasme…
«- Et moi ? s'enquit Harry.
«- Vous, Potter, vous allez me chauffer de l'eau… : j'ai grandement besoin d'une tasse de thé !»
(à suivre...)
A mercredi maintenant, pour une petite confrontation Severus-Harry-Hermione... ;-)
