Titre: The Basket Case
Auteur: Stray
The Basket Case
Chapitre 10
Quand Draco revint dans sa chambre à coucher, il trouva une note de Pansy, lui demandant de ne pas venir la voir demain matin, mais de prendre le thé avec elle l'après-midi. Draco comprit sa réflexion. Elle avait été mariée à lui assez longtemps pour savoir qu'il ne saurait pas contenir son tempérament dès qu'il la verrait, et cette affaire ne concernait pas Madame Prune, qui serait là et entendrait indubitablement tout ce qui serait dit. Draco écrivit rapidement une réponse et la lui envoya via un elfe de maison puis se glissa ensuite entre ses draps et éteignit les lumières. Il n'essaya même pas de s'endormir naturellement, il se tourna plutôt vers sa table de nuit et en sortit une potion de sommeil. Il se rendit compte seulement au matin qu'il aurait dû prendre une Potion de Sommeil sans Rêves.
Le cauchemar qui le réveilla au milieu de la nuit fut le pire qu'il eut fait depuis le début de sa… condition. Comme la plupart des rêves, il ne se souvint pas de comment ça commençait. Il se souvenait seulement qu'il parlait avec Pansy. Elle tenait un petit garçon dans ses bras et qui était exactement comme Draco était sur toutes ses photos de bébé, ayant les cheveux blonds, de grands yeux gris, un bébé grassouillet au sourire malicieux.
« -Regarde comme il est convenable comme héritier Malfoy, n'est-ce pas ? » Pansy avait soulevé le petit garçon pour mieux l'inspecter et dont le sourire n'avait pas faibli, même après qu'elle l'ait manipulait comme s'il était un objet. Alors elle le serra contre elle en disant. « - Mais cet héritier n'est pas le tiens, Draco. C'est celui-là le tien. »
Elle tourna la tête vers le milieu de la pièce (Draco remarquait seulement maintenant qu'ils étaient dans le salon où Pansy lui avait dit qu'elle était enceinte). La chose qui était assise là au milieu du tapis, ne portant qu'une seule couche mouillée, surpassait chaque autre cauchemar qu'il avait fait, parce que Draco savait que c'était le résultat de la potion et de cette nuit à Copenhague. Quand elle leva les yeux vers lui, le visage était semblable à celui de son père, avec de sombres cheveux bizarres et la peau aussi bleu que la couleur que Draco détestait ces jours-ci.
Le petit monstre le regardait fixement avec un sourire malfaisant et Draco pouvait voir une rangée de dent très petites, pointues dans sa bouche. Draco le regarda avec un regard déconcerté et détourna seulement son regard quand Pansy recommença à parler.
« - Draco, crois-tu pouvoir gagner avec ça ? Ce n'est pas un vrai héritier. Et regarde ce qu'il t'a fait ! »
Draco suivit son geste et baissa les yeux vers son abdomen, où il remarqua que le tissu aigue-marine de sa robe avait été déchiqueté. Le bleu du tissu s'imprégnait de rouge, aussi vif que du sang. C'était alors que Draco remarqua que le sang provenait d'une blessure sous la robe. Il sépara le vêtement de couleur hideux pour voir ce qui était dessous. La blessure s'avéra être un trou dans son abdomen de la taille d'un bébé.
Il se réveilla en sursaut et bondit hors du lit, arrachant les draps froissés emmêlés autour de son corps en sueur. Il marcha vers la salle de bain et fit couler la douche alors qu'il se débarrassé de son pyjama avec des gestes mécaniques, puis se glissa sous le jet d'eau. Draco ne savait pas combien de temps il resta là, sans bouger, le visage levé et laissant l'eau battre contre ses paupières fermées, son front et ses joues, et tomber ensuite en cascade sur le reste de son corps. Il essaya d'atténuer son esprit du rêve en procédant à une séance de masturbation matinale, mais, comme ces derniers temps après ces sortes de rêves, il ne pouvait pas devenir dur, même après avoir massé furieusement son sexe mou pendant plus de dix minutes.
Finalement, il éteignit le robinet et sortit de la cabine en étant aussi tendu et par conséquent dans un état furieux. Il ne se souciait pas de laisser du désordre, bien que normalement il n'aimait pas le désordre même si les elfes de maison nettoyaient derrière lui. Il s'habilla rapidement sans même jeter un coup d'œil à ce qu'il avait tiré de sa garde-robe. Heureusement qu'il était Draco Malfoy, il n'était donc jamais mal habillé, mais il n'était pas vraiment impeccable quand la porte de sa chambre claqua derrière lui. Le reflet dans le miroir au cadre d'or à côté de sa porte le regarda en fronçant les sourcils alors qu'il passait devant rapidement, mais il ne fit pas d'observation sur son aspect, disant à Draco qu'il était plus mal qu'il ne l'imaginait.
Il ne regarda pas où il alla, il devait juste sortir et c'est ainsi qu'il se retrouva devant la chambre de Pansy. Ses pieds l'avaient conduit là, comme chaque autre matin et il se souvint trop tard de la note que sa femme lui avait envoyée. Madame Prune lui lança un regard désapprobateur alors qu'il entrait rageusement, mais Pansy se contenta de lui faire un de ses sourires mielleux, condescendant, semblable à celui de son rêve. Elle prenait le petit-déjeuner dans le lit, ne remarquant apparemment pas que Madame Prune agitait sa baguette sur son corps, marmonnant dans son souffle. Draco doutait que la moitié de ses examens soient vraiment nécessaire plus fréquemment qu'une fois par mois, mais il comprenait l'inquiétude de la vielle sorcière qui avait l'occasion que quelqu'un dise qu'elle avait exécuté son travail de manière plus que satisfaisante pour la grossesse de Lady Malfoy.
La vitesse de Draco fut temporairement arrêté par la scène familière, comme si rien n'avait changé malgré la note que Pansy lui avait envoyé la nuit dernière. Sa femme ne semblait pas différente. Elle le regardait alors qu'un gros morceau de lard gras et filandreux ainsi que du jaune d'œuf était au bout de sa fourchette, qu'elle engloutit rapidement. Apparemment, elle n'avait aucun problème d'appétit. Draco grimaça à cette vue et fit l'erreur d'inhaler profondément l'air chargé de l'odeur de nourriture avant de se lancer dans sa tirade pour le faire se sentir mieux. Sauf que ça ne le fit pas. Malheureusement (ou heureusement), s'il estimait qu'il ne devrait pas vraiment dire n'importe quoi de sa découverte de la nuit dernière en présence de Madame Prune.
L'air chargé de l'arôme de nourriture lui tourna l'estomac si rapidement qu'il n'eut pas le temps de partir avec sa dignité intacte. Il dut fuir la pièce avec sa paume appuyée sur sa bouche pour empêcher quoi que se soit de sortir dans la seconde. Il se dirigea vers sa propre salle de bain. Dans sa hâte d'arriver à destination, il ne se soucia pas du tout des portes qu'il laissa ouvertes derrière lui, ni des objets qu'il cognait ici et là.
Une fois arrivé, il se laissa tomber à genoux, agrippa les bords des toilette et se pencha en avant. Il y vida son estomac, serrant les côtés de porcelaine blanche immaculée avec les larmes aux yeux. Il fut violemment malade pour ce qui lui sembla être une éternité. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Après que son estomac se soit finalement calmé, il s'affola sur le sol d'un air las et tira la chasse d'eau avant que l'odeur ne le rende malade une seconde fois. Appuyant ses tempes contre le sol tiède, il maudit le chauffage du plancher pour le déposséder de son soulagement de la douleur, mais il n'avait pas assez de force à cet instant pour se redresser et appuyer son front douloureux contre la porcelaine du lavabo, qui devait être froide. Levant les yeux en poussant un gémissement atroce et admirablement exécuté qu'il considérait toujours être un de ses talents spéciaux, il vit Bimbo, l'elfe de maison, celui qui avait fait du chocolat chaud pour lui, se tenant sur le pas de la porte avec une fiole de potion dans sa main.
Draco refréna son désir de vomir à la pensée du chocolat chaud et tendit la main vers la fiole, la reconnaissant comme étant une potion anti-nausée qu'il avait commandée pour Pansy. L'elfe de maison la lui donna sans un mot et Draco la but avarement, n'aimant pas le goût amer de bile qui se mélangea avec la potion puisqu'il n'avait pas rincé sa bouche encore. Il se sentit immédiatement mieux après ça et si soulagé qu'il s'oublia et remercia la créature, l'effrayant si profondément qu'il disparu avec un grand couinement et un plop sonore qui réveilla légèrement son mal de tête.
Quand il revint, Draco avait déjà lavé son visage et brosser ses dents, la bouteille de potion vide bannie, donc personne ne la trouverait. Bien qu'après la scène qu'il avait faite devant sa femme et la sage-femme, elles ne se douteraient pas de la cause de son départ soudain.
Draco examina le miroir, regardant son propre visage pâle comme la mort, des gouttes d'eau dégoulinant au bas de son menton, essayant de deviner quelle était la cause de sa maladie soudaine. Il fronça les sourcils quand il se rendit compte qu'il ne pourrait pas aller voir un médicomage pour ça, car il y aurait une chose qu'il serait ou maltraité par un incompétent et donc avoir un diagnostic incorrect ou sa grossesse serait révélée. La seule personne qu'il pouvait aller voir, c'était Snape.
Draco espéra que pendant le mois qui s'était écoulé depuis leur dernière entrevue, Snape avait réexaminé son refus d'aider Draco avec sa condition. Il était aussi secrètement heureux qu'il ne soit pas retourné le voir après que Pansy lui ait annoncé sa grossesse pour accuser Snape de mensonge ou pire : avoir été ignorant. Évidemment, s'il l'avait fait, Snape lui aurait tout de suite dit que l'enfant ne pouvait pas être le sien… avant de faire disparaitre les sortilèges protecteur autour de sa maison pour envoyé valsé Draco aussi loin qu'il le pouvait.
Draco soupira et secoua la tête pour arrêter ses pensées inutiles. Ca faisait parti du passé et maintenant il avait d'autres inquiétudes plus importantes. Un : apprendre qui était le père de l'enfant de Pansy et deux : découvrir ce qui avait causé cette soudaine maladie et prendre un traitement aussitôt que possible. Après un peu de réflexion, Draco décida que ça devait être dut à ce qu'il avait mangé la veille au soir ou bien l'état nerveux dans l'état où il était ce matin même et ne s'inquiéta donc plus à ce sujet. Il ne se sentait plus malade ce qui indiquerait une maladie ou un empoisonnement (il lancerait le sortilège détecteur de poison que son père lui avait apprit, dès qu'il aurait sa baguette en main pour être sûr), en fait, il se sentait beaucoup mieux qu'avant avoir été malade. De plus, sa colère incontrôlable contre Pansy s'était calmée à un niveau contrôlable et il ne ressentait plus le désir d'entrer dans sa chambre et lui hurler dessus. Il espérait que ça durerait et il serait donc capable de préparer son plan pour cet après-midi où il affronterait sa femme.
Pansy avait choisi un endroit neutre pour leur confrontation, le salon vert, où ils recevaient habituellement les invités du Ministère. Dans une autre situation, Draco aurait tenu à choisir lui-même l'endroit, mais ce cas-là le seul attirail dont il avait besoin était la fiole de Veritaserum que son défunt père avait réussi à garder caché toutes ces années malgré les inspections innombrables du Ministère. Draco n'avait jamais profité de la potion dans le passé, mais savoir qu'il l'avait à sa disposition lui avait donné un sentiment de sécurité obscure dans ses relations.
Draco croyait toujours que quand il l'utiliserait, ce serait pour gagner de l'influence ou du prestige ou quelque chose de valeur, pas pour régler sa vie de famille ou l'infidélité de sa femme. Et en tant que tel, il n'était pas capable de ressentir n'importe quel sentiment victorieux qu'il aurait dû ressentir la première fois qu'il aurait eu l'occasion d'utiliser un outil si puissant. Immédiatement, cette pensée ne semblait pas si importante face au désir d'apprendre qui était le père de l'enfant de Pansy.
Il convoqua Bimbo et donna à la créature une petite quantité de potion. Ça semblerait suspect si Draco avait déjà servi le thé pour Pansy avant qu'elle n'arrive, étant donné qu'il était sur le point de conduire un interrogatoire avec elle. Et franchement, pourquoi chercher plus compliqué s'il pouvait verser à son insu du Veritaserum dans tout ce qu'elle choisirait via des aides extérieurs qui obéissaient à chacun de ses caprices sans poser de question ? Draco ne s'inquiéta même pas qu'ils aillent en parler à Pansy, puisqu'il projetait de lui faire complètement oublier le moment. Ce n'était pas comme s'il avait projeté d'utiliser la potion que Snape lui avait donné, mais maintenant il était doublement heureux de l'avoir fait.
Draco arriva dans le salon vert cinq minutes avant l'heure indiquée. Il n'était pas inquiet que Pansy arrive là avant lui car elle était toujours en retard. La seule raison pour laquelle elle n'arrivait pas en retard à ses propres fêtes, c'était parce qu'elles avaient lieu au Manoir, mais de plus, elle finissait de se pomponner jusqu'à ce que sa vanité soit satisfaite jusqu'à l'arrivée des premiers invités et que Draco était là les accueillir car il ne voulait pas que des étrangers fouine autour du manoir.
Maintenant n'était pas différent. Bien que Draco ait ordonné aux elfes de maison d'apporter le thé après qu'elle soit arrivée pour éviter la méfiance, elle avait réussi à être tellement en retard que les créatures ennuyeuses étaient déjà venues par trois fois, lui demandant s'ils pouvaient le servir. La quatrième fois concorda avec l'instant où elle prit place en face de Draco et il donna alors son consentement, soupirant d'irritation à peine masquée. Il pensait que c'était sa tactique pour énerver ses nerfs, lui donnant l'avantage des négociations avec calme alors qu'il était sur les nerfs à cause d'une atteinte à sa fierté. Et ça marchait. Il était familier avec ses méthodes pour comprendre à quoi elle voulait en venir. Sauf que maintenant Draco était préparé et pendant qu'il montrait sa frustration et son impatience, il n'était pas plus énervé que ce qu'il faisait semblant de montrer… bien qu'il n'avait pas non plus autant gardé son calme qu'il ne l'aurait voulut.
Draco observa en silence les elfes préparaient le thé dans deux tasses. Il n'était pas capable de distinguer les sucres imprégnés de Veritaserum des normaux, mais il ne s'inquiéta pas pour ça, cela signifiait que Pansy ne le serait pas non plus. Il détourna les yeux pour observa sa femme pendant qu'ils attendaient en silence que les elfes disparaissent. Pansy avait déjà un peu grossit, grâce aux généreux petits-déjeuners, les déjeuners et les dîners, parce qu'étant donné qu'elle n'en était qu'au deuxième mois, il était trop tôt pour que ça se voit. Draco fut à peine capable de retenir un frisson quand ses yeux firent mentalement apparaitre l'image de ce qu'elle serait dans quelques mois.
« - As-tu froid ? »Demanda Pansy. Elle devait l'avoir vu frissonner. Draco fut très surpris quand elle se tourna vers la cheminée pour attiser les flammes avec un sort. D'habitude, elle donner l'ordre aux elfes de maison de le faire pour elle. Sans parler du fait qu'il ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait gardé sa baguette à porté de main. Draco l'observa ranger sa baguette dans le fourreau dissimulé dans ses larges manches et croiser ensuite ses bras sur son ventre 'pas aussi plat qu'il ne le devrait' et enfouir ses mains dans le large vêtement. C'était un signe que Draco connaissait bien. Ça trahissait qu'elle n'était pas aussi calme qu'elle voulait le lui faire croire si elle avait besoin de cacher ses mains (probablement à cause de leur tremblement).
Draco retint un soupir quand les elfes de maison disparurent et Pansy tendit la main vers sa tasse, prenant une prudente première gorgée de la boisson fumante. Draco imita ses gestes et fut surpris par le goût fort du thé aux herbes (cela devait être une récente acquisition de Pansy pour aider à s'occuper d'un des nombreux dérangements de la grossesse, comme les mots de dos, les chevilles gonflées ou les vergetures). Draco ne fut cependant pas dérangé par ça, il découvrit qu'il appréciait vraiment le goût riche, bien qu'il n'ait pas l'habitude du thé, et il décida de demander aux elfes de maison plus tard le type de mélange fait avec les herbes.
Le Veritaserum était une potion à effet rapide, mais Draco voulait attendre encore jusqu'à ce que Pansy ait plus qu'une goutte dans son système. Il ne dut pas attendre longtemps. Elle avala le liquide chaud si vite que Draco se demanda comme elle faisait sans se brûler la gorge. Il imita inconsciemment ses actions et avant qu'il ne remarque que sa propre tasse était vide, la chaleur qu'il ressentait dans son estomac fit perler quelques gouttes de sueur à son front. Au moins, il ne frissonnait plus.
« - J'ai eu l'impression que tu voulais me dire quelque chose. » Fit Draco, prenant l'initiative après avoir vu Pansy lui sourire courtoisement et attendre qu'il débute la conversation.
« - Je crois que je t'ai à peu près déjà tout dit. »Son sourire s'agrandit, mais étonnamment, Draco ne découvrit pas d'inimité dans son regard tourné vers lui. « - J'espère que tu as essayé ce petit sortilège que j'ai lancé sur toi ? » Ce n'était pas vraiment une question, même si son ton poli le suggérait.
Draco fit un signe de tête sans un mot et respira ensuite profondément. « - Donc tu as décidé de chercher une solution ailleurs. » Pansy imita son geste précédent sans n'importe quel signe de culpabilité ou d'embarras, comme si c'était tout à fait naturel de tromper son mari s'il était incapable de procréer. Elle ne se confondit pas en excuse, mais lui laissa continuer son interrogatoire.
« - Qui est le père de cet enfant ? » Demanda finalement Draco, pensant que ce serait le mieux pour dégager la situation aussitôt que possible.
« - Cyrus. » Lui dit-elle calmement.
Sa réponse le surpris vraiment. Il se souvenait que le sortilège de paternité disait que le père était à cent pour cent un Malfoy, mais il s'était attendu à ce qu'elle ait jeté un sort au fœtus ou ait réussi, Merlin savait comment, à tromper le sortilège. Mais maintenant, il se rendait compte qu'elle n'avait rien eu à faire si le père était déjà un Malfoy. La solution était vraiment simple et élégante. Le sortilège classifiait chaque mâle comme membre de la famille qui avait l'âge requis, portait le nom de Malfoy et avait une ascendance reconnue comme Malfoy dans le passé. Son plan aurait été brillant, mais très périlleux en raison de la personne qu'elle avait choisi pour être le père de son enfant.
« - Pourquoi Cyrus ? » Demanda Draco. Elle aurait pu choisir un autre Malfoy. Pourquoi choisir celui qui voulait désespérément l'héritage de famille et donc dangereux… mais maintenant, Draco se rendait compte que cela était exactement pour ça que Pansy avait fait ce choix. Quoi qu'il arrive, elle serait la mère de l'héritier Malfoy. Pansy dut voir la compréhension dans ses yeux, parce qu'elle le laissa continuer à défaire le mystère. « - C'est parce qu'il est le suivant dans la lignée. » Dit-il et elle hocha la tête. « - Si je ne réussi pas à produire un enfant avant mon prochain anniversaire, il sera déclaré comme le nouvel héritier. » C'était un plan brillant, Draco la félicita silencieusement pour avoir réussi.
Le sourire de Pansy faiblit à la vue du regard meurtrier qu'il lui lança. Elle fronça les sourcils, se redressa sur sa chaise et remplit sa tasse d'une autre portion de thé. Au moins finalement, elle ressentit le besoin de tout avouer à Draco.
« - Draco, tu ne vois pas ? » Un éclat de colère dans les yeux, le sourire s'était complètement dissous. Draco devina que la prochaine phrase révélerait le plan derrière ses actions.
« - J'ai étudié le sortilège qui devrait être jeté, dès que le bébé sera né, pour déterminer son héritage. Il ne révèle pas le nom du père, ni celui de la mère d'ailleurs. Le sortilège ne doit pas être lancé avant quelques semaines, jusqu'à qu'il soit sûr que le bébé sera viable et en bonne santé. Normalement, tu n'as pas rempli les critères pour continuer à être le Seigneur Malfoy, donc le titre revient à Cyrus. Comme l'enfant est sien, le sortilège va déclarer que l'enfant est le descendant du Seigneur Malfoy actuel. Mais comme je suis ta femme, personne ne va penser que tu n'es pas le père et donc, personne ne mettra en doute ta revendication d'être l'héritier légitime. » Lui dit Pansy, d'une voix lente, hypnotique.
Il y eut un long silence durant lequel Draco digéra tout ça. Il devait admettre que son plan était encore plus astucieux qu'il ne sonnait à la première impression. Ce n'était pas un fait surprenant, mais en fait, aucun document d'affaire ou juridique qu'il devait signer demandait une évaluation magique de son statut au sein de la famille. Sa position de chef de famille Malfoy exigeait seulement confirmation que dans des cas extrêmes, tel que celui-ci. Il était probable qu'il pourrait passer sa vie entière sans être jamais découvert.
« - L'as-tu fait la nuit avant que tu m'ais dit que tu étais enceinte ? »Lui demanda Draco, parce qu'il avait besoin de clarifier quelques faits. Il était surtout inquiet d'entendre la partie de la participation de Cyrus. Pansy acquiesça.
« - Je suis allée chez lui après avoir prit une de tes concoctions de fertilité, glissé dans son verre une potion de désir et je l'ai entrainé dans le lit avec moi. Je crois que tu ne t'intéresses pas aux détails plus que cela implique… » A ça, Draco hocha la tête avec hésitation. « - Et avant que tu ne demandes, je lui ai ensuite lancé un Oubliette. »
« - Oh. » Fut tout ce qu'il put dire.
« - Alors ? Qu'en penses-tu ? » Pansy le regardait en fronçant légèrement les sourcils et une lueur dans les yeux qui disait qu'elle était fière de ses machinations. Et elle avait raison de l'être, sauf…
« - Ca ne va pas marcher. » Draco se retint avec peine de plaquer sa main sur sa bouche comme un enfant de cinq ans qui se rend compte qu'il vient de dire quelque chose qu'il n'aurait pas dut, mais les mots étaient sortis avant même qu'il ne le pense. Il n'avait pas voulu divulguer quoi que se soit à propos de sa propre grossesse, donc il aurait dut contrôler sa bouche. Il blâma son état d'esprit distrait pour n'avait pas fait mieux attention. Ça ne lui ressemblait pas du tout de laisser libre court à son esprit et à sa bouche. Mais le préjudice était fait et Pansy mordit dans le morceau de vérité comme un Sombral dans la viande fraîche.
« - Quoi ? Pourquoi ? » Se renseigna-t-elle avec une irritation à peine réprimée. Draco était sûr, elle croyait que sa réponse était du à son égo gonflé dont Pansy l'avait déjà à maintes reprises accusé dans le passé, ou son besoin de prouver que les autres sont au-dessous de lui en trouvant toutes les petites incohérences dans leurs actions et en les harcelant. Draco aurait été contant de lui permettre de le croire. Sauf que sa bouche fonctionna de nouveau sans le consentement de son esprit.
« - Parce que je vais avoir un héritier aussi. » S'entendit-il dire.
Pansy le fixa avec un regard dédaigneux. « - Tu as fais un bâtard à une autre femme ? » Demanda-t-elle avec incrédulité.
« - Non. »
« - Alors quoi ? Comment aurais-tu un héritier autrement ? »
« - Je suis enceinte. » « Quoi ? » Draco déglutit anxieusement. Qu'est-ce qui venait d'arriver ? La conversation était devenue si rapide que son processus de pensée n'avait même pas le temps de réagir avant que les mots ne sortent de sa bouche. Sa dernière révélation choqua suffisamment Pansy pour la réduire au silence, merci Merlin, Draco avait donc assez de temps pour réfléchir aux évènements de dernière minute.
Venait-il vraiment d'avouer à Pansy comme une bombe qu'il était enceinte ? Il ne l'avait même pas admit lui-même. Qu'est-ce qui l'avait poussé à dire ça ? Il ne pouvait pas penser à une raison valide, mais alors la réalisation le frappa comme une tonne de brique dont le charme de lévitation avait lâché prématurément. Il ne pouvait pas contrôler sa réaction en regardant Pansy avec un mélange de sensation de se sentir violé et inquiet. Elle cligna plusieurs fois des yeux et lui lança ensuite un de ses faux sourire doux.
« - Oh ! Un simple sortilège Echangeant, chéri. Tu ne croyais pas que je serais venu sans rien et te laisserais mettre Merlin sait quoi dans mon thé ? Veritaserum, n'est-ce pas ? Je dois dire que ça marche fabuleusement bien sur toi. Y a-t-il n'importe quoi d'autre que tu veuille que je boive ? Une potion d'avortement peut-être ? »
Draco secoua la tête, parce que la potion lui fit le faire prouvant effectivement qu'elle marchait bien. Elle avait dut échanger leurs tasses après qu'elle ait réglé le feu, se rendit-il compte. La dissimulation de ses mains dans ses manches avait dû dissimuler le lancement du sortilège plutôt que de cacher leur tremblement nerveux comme il l'avait supposé à l'origine.
« - Il est bon de savoir que tu ne veux pas te débarrasser de mon enfant, du moins pour le moment. Puis-je demander comment tu as réussi à tomber enceinte ? » Demanda-t-elle avec une combinaison d'agacement et d'amusement, le premier causé par le fait que son plan avait fonctionné et le deuxième indubitablement à la réflexion drôle qu'il était dans une situation improbable et difficile.
Draco, étant forcé à la véracité, secoua de nouveau la tête. Non, il ne voulait pas répondre à sa question de comment il était tombé enceinte, parce qu'alors il devrait tout lui avouer et connaissant sa nature sadique, elle ne s'arrêterait pas avant de l'avoir complètement humilié en demandant des détails intimes, ne se satisfaisant pas d'une explication brute. Il essaya de mettre en pratique la directive principale des Serpentard qui était de remettre le combat à plus tard, mais il se rendit compte que ses robes étaient collées à la chaise. Pansy avait maintenant sorti sa baguette ouvertement, la pointant sur lui, et comme si ce n'était pas assez dénigrant qu'elle l'ait prit par surprise avec le sortilège collant, elle fit venir sa propre baguette jusqu'à elle. Draco n'avait pas d'autre choix que de se soumettre à interrogatoire embarrassant par sa femme.
« - Alors. » Reprit-elle en se penchant confortablement en arrière dans sa chaise, le fixant avec un regard noir pointu qui analyserait chacun de ses gestes en plus de ses mots. « - Quand est-ce arrivé exactement ? »
« - Le 2 septembre. » Répondit-il péniblement. Elle le surprit avec un rire court, perçant.
« - Le même jour, je vois. Et qui est le père ? »
Heureusement c'était une question à laquelle le Veritaserum avait opté pour plusieurs réponses telle que 'je ne sais pas' ou 'Scott', mais il décida de choisir le moins mauvais et aussi le plus vrai d'entre eux : « - Je le suis. »
Pansy fit une sombre grimace, qui montrait qu'elle n'était pas si à l'aise qu'elle aurait aimé lui faire croire. Draco se rendit compte qu'elle devait se sentir traquée et réexaminé son approche à l'interrogatoire. Il ne voulait pas la rendre plus furieuse, non seulement à cause de sa condition, mais aussi parce qu'il avait l'expérience d'une Pansy furieux pouvait se comporter d'une façon déraisonnable et dans sa position sans défense, il ne voulait pas risquer sa colère. Le chat le plus puant était déjà hors du sac, n'est-ce pas ? Elle ne pourrait plus lui causer aucun préjudice sauf l'humilier complètement en lui faisant raconter toute l'histoire avec tous ses horribles détails, mais qui affecterait seulement sa fierté, et peut-être son estomac, mais pas sa vie. Donc Draco décida d'être d'accord avec elle, en expliquant l'incident avec la potion de fertilité qui l'avait directement mené aux évènements de cette nuit.
Après avoir fini son histoire, Pansy le regarda avec une compréhension toute nouvelle dans les yeux mais Draco ne put dire quoi que se soit avant qu'elle ouvre la bouche.
« - J'aurais dû savoir que tu étais homo. » Lui dit-elle, au bord de l'hystérie. « - Bon sang. Un homo pour Pansy… » Elle soupira en se rendant compte que ça n'avait pas de sens.
« - Je… Je ne suis pas… homo. » Objecta Draco tièdement. Pas parce qu'après avoir entendu l'histoire de sa propre bouche, il commençait à avoir des doutes sur sa propre revendication de son hétérosexualité, mais parce que la confession l'avait épuisé émotionnellement et mentalement. Il n'avait même pas remarqué que le Veritaserum avait cessé de faire effet, il était juste trop épuisé pour penser à de nouveaux mensonges et aux excuses qu'il pourrait donner à sa femme.
« - Donc,comment était-ce ? » Demanda-t-elle avec une lueur dans les yeux.
« - Comment était quoi ? » Draco souleva la tête, n'essayant même pas de dissimuler sa confusion.
« - De coucher avec un homme. » Grogna Pansy. « - Je parie que tu as apprécié ça plus que tout ce que nous avons fait. »
« - Ce n'est pas vrai ! » Draco essaya de prendre un ton offensé et désinvolte à la fois. Pansy ne devait pas savoir combien cela le travaillait. « - C'était juste ce que j'avais à faire pour protéger l'héritage Malfoy. Rien d'autre que des affaires. En fait, même moins que ça. Le sexe était juste la composante du charme. De toute façon, ils ne sont pas plus que des animaux. » Il n'eut pas à expliquer ce qu'il voulait dire par 'ils'.
« - Oh, oui. J'ai oublié ton sang pur… la pureté. Mais apparemment, le sang ne fait pas ce qui est pur, si ça ne t'a pas arrêté pour commettre cette bestialité, n'est-ce pas ? »
Draco pâlit quand il se rendit compte qu'elle avait raison. Alors son visage prit une légère teinte de rose, parce qu'en dépit d'avoir raison, il savait qu'elle ne croyait pas vraiment dans ce qu'elle disait. Elle était issue d'une famille vénérable de Sang-pur, mais apparemment son éducation ne s'était pas vraiment étendu au vrai sens d'être un membre d'une famille sorcière Sang-pur. Ses considérations de certains aspects de vie étaient libérales d'une manière dégoûtante. A condition que Lucius Malfoy ait été au courant de ça avant, Draco était certain qu'il n'aurait pas laissé son fils se marier avec elle, ou il ne se serait pas arrêté avant qu'il n'ait modelé son esprit, aussi, pour qu'elle devienne une vrai femme Malfoy, pas seulement extérieurement. Mais son père l'avait raté, Draco aurait dut le faire à sa place, mais il avait préféré profiter de sa liberté toute nouvelle. Bien, peut-être que finalement la difficile situation concernant son héritage avait prit fin.
Il fut tiré de ses pensées par la voix de sa femme.
« - Alors, quel est ton plan ? »
« - Plan ? »Il devait d'abord se rappeler de leur conversation.
« - Oui, un plan. Tu es Draco Malfoy. Tu as toujours une sorte de… plan. » De toute évidence, elle dut se retenir de mettre un adjectif impoli dans sa phrase. « - Avant que tu te fasses mettre enceinte, ou même juste avant que tu ne viennes ici aujourd'hui, alors qu'est-ce ? »
Et donc Draco n'eut nul autre choix que de se lancer dans une autre explication de comment il avait projeté d'expliquer l'enfant. Pansy n'était pas vraiment enthousiasme à la partie où elle devait recevoir l'Oubliette en lui faisant croire que le bébé qui résidait actuellement dans le ventre de Draco était le sien, mais elle dut admettre que le plan était bien fondé et accepta d'aller dans ce sens (sauf la partie de l'Oubliette) jusqu'à ce qu'il n'y pas plus de complication. Draco soupira de soulagement quand elle déclara que la réunion était finie et se leva de sa chaise.
« - Oh, et Draco. » Il leva la tête vers elle alors qu'elle était à la porte. « - Au cas où tu avais projeté de me soulager de ce souvenir, tu devrais savoir que dès demain tout ça sera protégé dans une Pensine, alors ne te prend pas la peine pour ça, Chéri. »
Draco la regarda et fit un signe de tête creusement jusqu'à ce qu'elle soit partie et essaya ensuite de se lever… essaya était le mot clé. Le sortilège collant était toujours actif. Draco pensa que ça prendrait du temps pour qu'il disparaisse, ce qui signifiait qu'il ne serait pas capable d'atteindre Pansy avant qu'elle n'ait le temps de préserver ses souvenirs. Il se laissa aller en arrière contre le dossier de la chaise et poussa un soupir vaincu.
« Mais pourquoi est-ce que je n'ai pas épousé une Poufsouffle ? »
A suivre…
