Titre : Reste avec moi

Auteur : coqcigrue

Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire… SLASH HPDM

Petites Notes en vrac :

ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.

Cette fic arrive presque à sa fin, il ne me reste plus que l'épilogue à écrire...

TRES IMPORTANT :

lemon dans ce chapitre, ceux qui n'aiment pas, passez votre chemin ou lisez en pointillé... (pour ceux qui me connaissent, j'avoue tout ! voila ce que le manque de chocolat et le célibat trop long peuvent produire comme effet sur mon misérable cerveau...)

P'tite note de remerciement :

Merci beaucoup à mes elfes de correction, Harrie Zabbs, Daphlanote et Fabeulus pour le travail fourni à corriger ce modeste chapitre. A ma plus grande surprise, j'ai appris que j'avais inventé des mots, et si je l'ai déjà fait avant, je m'excuse. Malheureusement j'ai décidé d'en laisser une partie (en espérant que mes elfes ne s'arrachent pas les cheveux de désespoir ni ne se repassent les doigts ou se coincent les oreilles dans une porte)

Dico de mes moi-même-isme :

Incontrôlablement de manière incontrôlable

Tentativement de la manière dont ont ferait une tentative, timidement

Bonne lecture

ooo

Chapitre 9

Le hall d'entrée était bondé, des sorciers et sorcières s'enquérant de membres de leur famille hospitalisés et de médicomages et infirmières passant au milieu des patients et visiteurs dans ce qui semblait être un ballet parfaitement maîtrisé.

Je me sentais suffoquer, oppressé par la présence de tant de gens autour de moi. Cela faisait si longtemps que je n'avais plus l'habitude… Si Draco était aussi apeuré, il n'en laissa rien paraître.

Il me prit la main doucement, entremêlant ses doigts aux miens pour me donner du courage, et nous conduisit à la file qui menait au comptoir d'accueil. Je sentais les regards inquisiteurs se poser sur nous, se demandant la raison de la venue du Survivant, et surtout pourquoi diable était-il accompagné par le fils d'un mangemort, l'héritier Malfoy.

La petite sorcière en blouse rose de l'accueil, visiblement dévorée de curiosité, nous indiqua la direction du service d'obstétrique sans faire de commentaires. Là bas, nous échapperions sûrement plus facilement à tous ces regards horriblement indiscrets.

Le service d'obstétrique était plutôt agréable, enfin, pour un hôpital, je veux dire. De jolis tableaux et une peinture couleur pastel égayaient les murs. Les chaises de la salle d'accueil étaient confortables et le café fait main semblait un peu moins mauvais que dans le reste du bâtiment.

Ginny était déjà là, faisant les cent pas pour tromper son attente. Elle sourit en nous voyant.

« Oh, vous êtes déjà là. Hermione est en salle d'accouchement avec maman. Tout à l'air de bien se passer. Il faut juste attendre. Elle sera contente de vous voir tous les deux. » La nervosité la faisait parler un peu vite.

« Je ne suis pas sûr qu'elle soit particulièrement contente de me voir » grommela Draco. Il ne voulait pas venir et s'imposer comme ça, j'avais dû le supplier de m'accompagner.

Pas qu'il se fiche d'Hermione ou de son bébé, il était au contraire très heureux pour elle, mais il était mort de trouille, horriblement anxieux de la réaction de mes amis à l'annonce de notre rapprochement. Evidemment, il n'en laissait rien paraître, cachant sa peur derrière un masque de froideur.

« Mais non, je suis certaine qu'elle sera très heureuse. Après tout, c'est toi qui nous a ramené un Harry très en forme et qui lui a redonné le sourire. Et puis vous êtes tellement mignons ensemble ! » répondit Ginny à mon blondinet rougissant pendant que je le serrais dans mes bras pour le rassurer.

« C'est une fille ou un garçon ? » Demandai-je pour détourner son attention d'une envie aigüe de se carapater.

« Elle n'a pas voulu me le dire à moi non plus, ce sera une surprise. »

Le temps passait très très lentement. La salle d'attente vide se remplit un peu.

Une sorcière au début de sa grossesse qui avait rendez-vous avec un médicomage, un jeune papa qui peinait à surveiller ses deux garçons en bas âge en attendant la naissance du troisième, « encore un garçon, Viviane et moi, on voulait une fille pour changer », une jeune femme presque à terme, une infirmière en rose qui vint remplacer sa collègue de l'accueil, un couple qui allaient devenir grands-parents pour la première fois…

ooo

« Draco chéri, tu as pu te libérer pour ma visite ! » La voix crispante de Pansy Parkinson raisonna dans la petite pièce, troublant le calme du service. Je serrais instinctivement mes poings, enfonçant mes ongles dans mes paumes à m'en faire mal. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle vienne tout gâcher !

Elle était habillée avec encore plus de mauvais goût que la dernière fois, une jupe informe d'un orange vif et un T-shirt rose pale arborant la petite phrase 'Fille ou garçon ?' recouvrant ridiculement son ventre extra plat et sa poitrine quasi inexistante. Dans cette pièce, si une femme semblait déplacée, c'était bien Pansy Parkinson. Elle devait être, tout au plus, enceinte d'une ou deux semaines…

Elle se jeta sur MON Draco pour l'embrasser, mais il se détourna juste à temps pour l'éviter. « Quelle visite ? » questionna-t-il d'un ton polaire, se rapprochant de moi pour me rassurer.

« Mais… ma visite avec le médicomage, enfin ! Je suis enceinte de toi. Pourquoi serais-tu ici sinon ? Je pensais que tu avais reçu mon hibou ou que ta mère t'avait prévenu. »

« Absolument pas. Je suis ici pour voir le bébé d'Hermione et Ronald » Malgré la lueur amusée que je voyais pétiller dans ses yeux à la mention familière des prénoms des ses anciens ennemis, sa voix claquait, sèche, d'un ton ennuyé et indifférent qui aurait suffi à effrayer le commun des sorciers.

Il n'avait jamais nommé mes amis autrement que par leur nom de famille devant moi, et je le soupçonnais d'utiliser leur prénom pour suggérer une complicité qui agacerait la harpie.

« Le bébé de qui ? »

« Le magnifique bébé d'Hermione Granger et Ronald Weasley. Excuse moi, je suis tellement distrait par cet heureux événement que j'en ai oublié de faire les présentations. Ginny Weasley, la sœur de Ronald, et tu connais déjà Harry, bien sûr, voici Pansy Parkinson, mon ancienne fiancée. »

Il avait souligné le qualificatif 'ancienne' tout en gardant un ton poli et distingué de conversation de salon. Comme s'il n'était pas embarrassé par l'attitude de Parkinson ou par les regards persistants des sorciers de la salle d'attente, tendant effrontément l'oreille pour ne pas perdre une miette de ce qu'ils soupçonnaient être le ragot du siècle.

« Tu n'as pas de cœur, Draco Malfoy ! Ta fiancée est enceinte et tu restes complètement indifférent ! Tu devrais avoir honte de ton comportement ! Et, par Salazar, que fais tu en cette dégradante compagnie ? »

Elle avait haussé la voix, continuant à jouer la comédie de la fiancée bafouée. Si je n'avais pas su ce qu'il en était réellement, je ne suis pas sûr que j'aurais donné ma sympathie à Draco. Mais il restait impassible, totalement maître de lui-même.

« Ma chère Pansy, c'est toi qui devrait avoir honte de te donner en spectacle ainsi devant tout le monde. Saches que malgré toutes tes jérémiades, je n'ai absolument pas l'intention d'endosser la paternité de ton bâtard. Mon avocat a dû te prévenir de la rupture de nos fiançailles. »

Il y eut un frémissement dans la salle d'attente, l'opinion publique semblait s'être retournée en faveur de mon blondinet, le fiancé trompé. Il faut dire qu'il n'a pas son pareil pour dominer les joutes verbales, je suis bien placé pour le savoir.

« Tu es abject, Draco, de me faire subir ça alors que je suis enceinte de toi ! » pleurnicha la garce.

« C'est fini. Arrête cette mascarade. Tu es ridicule ! Nous savons pertinemment tous les deux que je ne suis pas le père de cet enfant, et je n'ai absolument pas l'intention de t'épouser. Je ne te donnerais ni la fortune ni le nom des Malfoy. »

« Oh, mais si ce n'est que cela, ton père t'y obligera, mon cher. Avant la naissance, personne ne peut dire s'il s'agit réellement de ton enfant ou de celui d'un autre, et tu sais très bien que nos parents refusent un bébé hors mariage. Et moi j'affirme que cet enfant est le tien. Je suis sûr que ton père sera très heureux d'apprendre que tu lui offres enfin l'héritier qu'il attend. »

« Pansy, tu devrais y réfléchir à deux fois avant de jouer avec un Malfoy. Tu veux vraiment que j'étale notre vie privée devant tous ces gens ? Il n'y a rien à étaler, d'ailleurs, puisque nous n'avons pas de vie privée... Je ne t'ai jamais touchée ni même désirée. Et je suis incapable de concevoir un enfant à qui que ce soit, le médicomage qui m'a soigné te le dira. Trouve quelqu'un d'autre pour devenir le père de ton bâtard. »

Il avait dit cela d'une voix neutre et indifférente, comme si ça ne le touchait pas, mais je savais qu'il n'en était rien. Il se sentait tellement misérable quand il m'avait avoué sa stérilité.

« Le grand Draco Malfoy impuissant, qui l'eut cru ! » La moquerie fut celle de trop. J'éclatai, prenant la défense de mon chéri.

« Absolument pas ! Il est loin d'être impuissant, seulement stérile ! Et je ne te permets pas de douter de ses capacités ! »

Il y eut des exclamations étouffées dans la salle d'attente. Le coup de coude que me donna Ginny me fit réaliser la bourde que j'avais faite. Evidement, il faut toujours que je parle avant de réfléchir !

Mais le regard rempli d'amour que me lança Draco me rassura un peu. Ses yeux pétillaient de rire contenu. « Si tu voulais être discret, chaton, c'est raté ! » ... Pourquoi faut-il toujours que je parle sans penser aux conséquences ? Mon côté griffondor sans doute...

L'infirmière emmena une Pansy tétanisée à son rendez-vous, nous libérant de sa présence indésirable.

Malheureusement pour moi qui espérais que ma première sortie dans le monde magique se passe le plus discrètement possible, c'est loupé ! Les personnes qui avaient assisté à la scène se rapprochaient de moi, attendant une confirmation de ce qu'ils avaient cru comprendre.

Certain nous félicitaient, d'autres pestaient contre Parkinson pour avoir eu l'impudence de vouloir s'accaparer le pas-encore-fiancé–mais-ça-ne-saurait-tarder-vous-allez-si-bien-ensemble de Celui-Qui-Les-Avaient-Sauvés. La petite sorcière qui accompagnait sa fille nous demanda même de nous rapprocher l'un de l'autre pour nous prendre en photo.

Heureusement pour nous, Molly sortit à ce moment dans le couloir nous annoncer la naissance du bébé de 'Mione.

J'entrai le premier dans la chambre, entraînant Draco à ma suite. Hermione souriait, tenant précautionneusement son petit bout dans ses bras.

« Malfoy ? » s'exclama-t-elle interloquée. Puis elle se reprit et s'adressa à moi joyeusement « Oh, Harry, je suis si contente de te revoir. Je suis tellement heureuse que tu sois là aujourd'hui. Tu as l'air en bonne santé. »

« Oui, il s'est passé pas mal de choses, mais tout va bien maintenant. Et puis, j'aimerais, … enfin, je sais que c'est pas forcément le bon moment, mais j'ai l'habitude de mettre les pieds dans le plat, surtout aujourd'hui on dirait, alors voila, je ... »

« Harry, arrêtes un peu de tourner autour du pot, tu veux, tu me donnes le tournis ! »

Après une grande inspiration, et un regard vers Darco, je me lançais enfin. « Je voudrais te présenter quelqu'un. C'est quelqu'un de vraiment formidable, qui compte beaucoup pour moi. 'Mione, je te présente Draco Malfoy, mon petit ami. »

Le cerveau en mode 'erreur système' d'Hermione ne sembla se remettre en route qu'avec les petits pleurs de son bébé, et c'est avec un regard lourd de reproches qu'elle s'écria

« Harry James Potter ! J'espère que tu as une explication détaillée et convaincante à me fournir à propos de cette relation ! Je te quitte à l'état de loque en pleine déprime, je me fais un sang d'encre en te croyant parti en cure, et toi, pendant ce temps là, tu ne trouves rien de mieux à faire que de batifoler avec Malfoy Merlin sait ou ? »

J'eu à peine le temps d'ouvrir la bouche pour protester, qu'elle reprenait déjà. « N'y vois pas d'offenses, Malfoy, je n'ai rien contre toi. Tu as d'ailleurs ma bénédiction totale si tu as l'envie saugrenue de t'intéresser de près à mon stupide meilleur ami, mais franchement, Harry, tu ne crois pas qu'il aurait été plus simple de me le dire directement ? Ce n'est pas parce que j'étais enceinte que j'étais en sucre ! J'aurais très bien pu supporter le choc de te savoir en couple avec Malfoy ! »

Comme je la voyais reprendre son souffle pour enchaîner sur une autre série de reproches, je décidais de prendre mon courage griffondoresque à deux mains, et je me lançais dans des explications un peu plus claires.

« Laisse moi en placer une, enfin, 'Mione ! Je ne te l'ai pas dit tout simplement parce ce n'était pas encore d'actualité. Je ne savais même pas que j'allais atterrir chez lui, ni qu'il allait s'occuper de moi. Et j'avais encore moins prévu de tomber amoureux de lui. Comme c'est une longue histoire, je te la raconterais plus tard, pour l'instant, je voudrais juste profiter de mon filleul un petit peu, avant que Ginny n'entre et ne se l'accapare. Comment l'as-tu appelé ? »

Bizarrement, je me senti rapetisser sous le regard lourd de reproche de 'Mione et celui interloqué de Draco.

« Bravo pour ton sens de l'observation, chaton, ce bébé a un pyjama rose ! C'est une fille ! »

« Merci Malfoy pour ce commentaire plein de pertinence, ça me change ! Harry, je te présente Emma, et je suis sûre que tu ferra un bon parrain pour elle. »

C'est en ronchonnant « Oui, bon, ça va, hein, tout le monde n'est pas doté d'un sens de l'observation Hermionesque, non plus ! » et en boudant quelques peu que j'acceptais le petit bout que 'Mione me tendait amoureusement.

ooo

Ca a été une bonne journée, finalement, malgré l'épisode Parkinson.

Tout n'est pas encore parfait, Draco a encore des choses à régler, et moi aussi, mais... je sais que ça peut paraître horriblement futile, tous ces gens dans la salle d'attente de la maternité qui nous ont accepté comme couple et même souhaité tout le bonheur possible, ça m'a vraiment fait chaud au cœur...

Pieds nus, assis sur le fauteuil en face de la grande baie vitrée, je contemple la lune se refléter sur la mer. Draco me ramène un verre de lait de la cuisine, le regard brillant comme je ne l'avais jamais vu. On dirait qu'il rayonne de l'intérieur.

« Tu sais quoi, chaton ? » J'ai du mal à retenir un frisson, son visage est tout près du mien, et il m'emprisonne de ses bras posés sur les accoudoirs du fauteuil et de sa voix tellement belle, séductrice. Zut, le frisson m'a échappé... à son sourire, ça à l'air de lui plaire, ce petit jeu.

« J'ai beaucoup aimé que tu prennes ma défense face à cette peste de Pansy. Même si tu ne l'as pas griffée, je crois bien que je suis encore plus amoureux de toi, si c'est possible. »

Son visage se rapproche, et je dois faire des efforts pour me rappeler de respirer et de m'excuser. « Oui, mais, j'ai un peu manqué de discrétion, quand même... Je suis désolé de te causer tant de problèmes. »

« Et bien moi je ne suis pas du tout désolé. Je suis au contraire très honoré que tu ais déclaré devant toutes ces personnes être très... intime avec moi. »

Il n'y a plus que quelques millimètres qui nous séparent, et j'ai la sensation bizarre que je vais mourir s'il ne m'embrasse pas sur le champ, mais mon côté de stupide griffondor me pousse à demander, encore.

« C'est vrai, tu ne m'en veux pas ? Tu risques d'avoir encore plus de problèmes avec ta famille, maintenant. »

« C'est pas grave, chaton. Et... je me demandais… quand toute cette sordide histoire sera terminée, est ce que tu voudrais bien me faire l'honneur d'accepter de m'épouser ? »

Je ne me retiens plus, et lui saute dessus sauvagement... ou plutôt l'attire sauvagement à moi, pour un baiser passionné. C'est ce qu'on fait, je crois, dans ces cas là. Il m'a demandé en mariage ! Il est pas formidable, mon Draco ?

Et là, c'est lui qui se détache de moi, l'air incertain. « Ca veux dire oui, chaton ? » J'avais oublié que lui aussi avait ses démons intérieurs à combattre. Le Malfoy d'avant avait toujours l'air tellement sûr de lui, mais Draco est juste un homme normal, avec son lot de doutes et d'inquiétudes.

Sans détacher mes bras de son cou, je me recule légèrement et lui souris. « Monsieur Malfoy, je serais extrêmement honoré et heureux d'accepter votre demande en mariage. »

Et un baiser en entraînant un autre, nous nous retrouvons très échevelés et légèrement débraillés, affalés par terre parce que le fauteuil à trouvé amusant de basculer sous les assauts de mon blondinet préféré.

Blondinet qui est dans un état très intéressant, d'ailleurs, si vous voulez mon avis... enfin, je suis plutôt mal placé pour parler, étant dans le même état compromettant... Rien qu'à cette idée, je me sens rougir incontrôlablement.

« Je suis désolé, je ne voulais pas t'importuner, je vais... aller prendre une douche... oui, c'est ça, une douche. » parvient-il à balbutier, le regard incertain, s'éloignant déjà et me privant de sa chaleur.

Je sais que c'est moi qui ne voulais pas aller trop vite, qui préférait attendre d'être sûr et tout et tout, mais... vous croyez que j'aurais l'air d'un garçon facile si je change d'avis ? Je reprends mon souffle en essayant d'aligner deux pensées cohérentes à la suite l'une de l'autre... et puis zut, j'arrive plus à penser, y'a plus qu'à improviser !

Je me relève et cours jusque la salle de bain. Entièrement nu, il se passe de l'eau sur le visage dans une vaine tentative de se reprendre, mais ça ne semble pas très efficace. Il ne m'a pas entendu entrer, et ça me rappelle une autre scène, plus tôt d'ans l'après midi.

Je me colle contre son dos, l'entourant de mes bras.

« Merci, Draco, mais... je crois que je préférerais m'en occuper moi-même... j'ai horriblement envie de toi. »

« Tu es sûr de toi, chaton ? »

« Oui » confirmais-je en l'entraînant timidement mais résolument vers la chambre. Bien sûr, que ça me faisait une drôle de sensation à l'estomac, de m'imaginer ce qui allait suivre, mais je me rendais compte que c'était plus de l'anticipation que de la peur. De toute façon, je lui faisais confiance et je l'aimais éperdument.

Il me débarrassa du reste de mes vêtements en douceur, pour que je me retrouve à égalité avec lui, nu et tremblant de désir. Il m'allongea alors doucement sur ses draps de satin, et commença à m'embrasser partout et me caresser légèrement.

Je ne savais pas que mon corps serait si réactif... j'en tremblais et soupirais sans relâche, alors qu'il ne m'avait encore qu'à peine effleuré. Il fallait que je reprenne le contrôle, sinon je risque de jouir rien qu'à la vue de sa mine gourmande alors que sa bouche s'approchait dangereusement de mon érection.

D'un coup de rein, je renversais la situation et l'allongeai sous moi, épinglant ses poignets au dessus de sa tête. Moi aussi, je voulais goûter chaque millimètre de son corps de rêve, et visiblement, au petit cri que je lui avais arraché dans la manœuvre, mon initiative n'avait rien pour lui déplaire.

Je n'ai peut être pas beaucoup d'expérience, mais la vue de mon Draco ne peut que me donner de l'inspiration.

Le souffle court et les yeux assombris par le désir, les doigts cramponnés aux draps, il me laisse faire ce que je veux, j'alterne les caresses appuyés et plus légère, je parsème sa peau blanche de baisers, m'arrêtant parfois pour mordiller un endroit plus sensible, récompensé par des gémissements de plus en plus bruyant.

Il est vraiment magnifique. Je descends encore un peu, et souffle malicieusement sur son sexe dressé. Il se mord les lèvres pour retenir ses cris, et j'adore le pouvoir que ça me donne sur lui. Ne le quittant pas des yeux, je le goûte tentativement du bout de la langue, lui arrachant une sorte de miaulement rauque, puis me décide à l'engloutir. Je ne sais pas vraiment ou je vais, mais comme il n'a pas l'air de protester, bien au contraire...

Son souffle est de plus en plus court quand il me repousse doucement. « Attends, chaton, pas comme ça. » Devant mon air incertain, il m'embrasse pour me rassurer. « C'est très agréable, mais... je voudrais venir en toi... enfin, si tu veux bien. »

Je me rallonge docilement sur les draps, et lui avoue « Je t'aime, Draco » en l'attirant vers moi. Je ne sais pas si j'aurais pu lui dire quelque chose qui lui fasse plus plaisir, vu sa mine rayonnante, toujours est-il qu'il redouble d'attentions pour me combler.

Tout en s'occupant de ma virilité, il commence à me préparer, avec beaucoup de douceur, même si ça me laisse une sensation inconfortable... enfin, inconfortable jusqu'à ce qu'il ne touche un certain point dont je ne connaissais même pas l'existence, qui m'arrache un cri très peu virile et me laisse pantelant.

Je ne sais plus ou me mettre, mes doigts triturent les draps et s'accrochent à ses épaules pour ne pas perdre pied. Il continue sa douce torture, et me jette un regard interrogateur en se positionnant.

« Regarde moi, chaton, ne ferme pas les yeux » Je n'ai même pas la force de lui répondre, de toute façon je crois que ma voix me trahirais, alors je lui souris, et ouvre un peu plus mes jambes. Il s'enfonce doucement, lentement pour ne pas me faire mal, et s'arrête pour me laisser m'habituer à sa présence.

Les premiers moments d'étonnement et de douleur passés, je lui vole un baiser et l'entoure de mes jambes pour le pousser à bouger... ce qu'il m'accorde avec enthousiasme. Sous ses coups vigoureux, je me cambre un peu plus et hurle... Merlin c'est ça, oui, à cet endroit là... encore... Je ne peux plus me retenir, et crie son nom, dans ma jouissance, alors qu'il me suit de peu.

Se retirant, il m'embrasse encore et murmure, la voix rauque « Je t'aime, chaton ». Je le retiens contre moi, répugnant à le laisser partir. Je me sens tellement bien dans ses bras, son poids et sa chaleur me recouvrant... je ne me suis jamais senti aussi vivant, aussi aimé de toute ma vie. « Je t'aime aussi, Draco »