J'étais toute contente de vous poster ce chapitre et suite à une mauvaise manip, j'ai perdu une partie que j'ai du ré-écrire ainsi que les réponses des reviews aux anonymes. Pour ne pas perdre plus de temps, je préfère poster ce chapitre sans y répondre, je crois que vous préférerez lire ce chapitre. Je remercie tout de même les lecteurs anonymes qui sont nombreux à venir me donner leur avis. J'éditerai le chapitre avec les réponses dès que j'aurai le temps.

Sur ce, bonne lecture! :)


J'essayai de camoufler cet énorme oeil au beurre noir qui avait décidé de me manger tout le visage. Pas que je portai à un grand intérêt au physique mais j'étais franchement horrible avec cet hématome. J'avais donc sorti le peu de maquillage que je possédai pour trouver un fond de teint mais il semblerait que je n'étais pas vraiment douée pour toutes ces tâches féminines. Rajoutez à cela que j'avais des cernes immenses étant donné que j'avais à peine fermer l'oeil. Après mon entretien avec Jones, Demetri m'avait raccompagné jusqu'à ma chambre pour que je puisse dormir mais je n'avais pas réussi. Je n'avais cessé de me retourner dans mon lit sans parvenir à trouver les bras de morphée. Toute cette histoire me rendait folle: les vampires, les loups garous, cette vieille rivalité qui semblait sur le point d'exploser. Et moi qui me retrouvai en plein milieu sans pouvoir faire quoi que ce soit. Une mauvaise fée s'était-elle penchée sur mon berceau pour me maudire? On me l'aurait dit que j'aurai pu le croire, rien ne pouvait plus m'étonner.

J'attrapai un paquet de biscuit avant de sortir de ma chambre. J'aurai aimé passer le reste de ma journée dans mon lit mais il avait été décidé que je devais continuer mon travail comme si de rien n'était. A cela, il fallait rajouter le fait que je devais rencontrer Jones régulièrement en espérant qu'il finirait par me parler.

Des bruits de pas se firent entendre derrière moi et je me retournai pour voir Demetri. Nous étions censés nous retrouver à mon bureau pour qu'il m'accompagne voir Jones. Il n'avait, sans doute, pas voulu perdre du temps.

- J'apprécie que tu t'annonces, lui dis-je, essayant d'être la plus gentille possible.

- Que veux-tu dire?

- Vous avez la sale manie d'arriver à l'improviste. Un jour, vous me provoquerez une attaque cardiaque. Je ne t'aurai pas entendu si tu ne l'avais pas voulu.

Il ne répondit rien, se contenta de son éternel sourire énigmatique alors que nous reprenions notre marche. Pour une fois, ce n'était pas moi qui le dévisageait mais l'inverse. Il ne fallait pas être devin pour savoir ce qu'il pensait. J'avais fondu en larmes dans ses bras et il devait tout un tas de question sur ma santé mentale. Je pouvais au moins être contente qu'il s'intéresse à moi.

- Je vais bien, lui fis-je remarquer.

- Je n'ai rien dit.

- Ton visage parle pour toi. Je pensai que les vampires savaient mieux cacher leurs intentions que les humains. Finalement, c'est tout aussi facile de lire en toi.

- Je ne crois pas non.

Je levai les yeux au ciel alors qu'il se postait devant moi. Qu'est-ce-qu'il pouvait être susceptible parfois.

- Si je suis si transparent, qu'est-ce-que je pense là tout de suite?

- Je ne suis pas télépathe, me moquai-je. Il suffit juste de s'intéresser aux gens pour comprendre ce qu'ils veulent.

- Je ne te savais pas si observatrice.

- Il y a pleins de chose que tu ignores. Maintenant si tu le veux bien, on a... des choses à faire.

Je le contournai pour continuer alors qu'il restait en arrière. Peu importait, je pouvais bien prendre un peu d'avance, il me rattraperait sans aucun mal.

- Très bien, dis moi ce que j'ignore alors, s'exclama t-il soudainement en venant se placer à mes côtés.

- Que veux tu que je te dise? ris-je.

- Parles moi de ta vie.

- Il n'y a absolument rien d'intéressant à raconter. J'ai eu une enfance banale, une adolescence banale. La seule chose palpitante dans ma vie, c'est Felix qui a défoncé ma porte.

- Ton ancien travail, il te plaisait?

- Plutôt mais mon patron était insupportable. Même si au moins, il ne risquait pas de me tuer pour boire mon sang.

Ma petite blague ne sembla pas avoir l'effet escompté. Pas l'ombre d'un sourire. Au contraire, son regard se voila alors qu'il semblait... désolé.

- Je plaisantai, essayai-je de m'expliquer. C'était une plaisanterie. Qu'est-ce-que je pourrai te dire d'autre? continuai-je en essayant de changer de discussion. Ma sœur est marié à un américain et je me suis retrouvée toute seule après le lycée. Je n'ai jamais eu beaucoup d'amis, personne à qui raconter ma vie si excitante, ironisai-je.

- Pas de fiancé?

- Pas même une ombre. Pourrai-je savoir pourquoi cette question?

Oh j'avais bien une idée mais j'avais peur de trop espérer. Comment un homme comme Demetri – un vampire de surcroit – pouvait bien s'intéresser à une fille comme moi? Même dans mes rêves les plus fous, je n'avais jamais osé croire qu'un homme comme lui puisse poser un seul regard sur ma seule personne. Bien entendu, il pouvait y avoir un tas d'autres explications mais je préférai croire celle-ci. Oh certes, je n'étais pas repoussante mais à côté de femmes vampires, je devais paraître bien fade. Alors pourquoi me regarderait-il?

- Simple curiosité, m'expliqua t-il.

- Ça, c'est toi qui le dit.

- Mettrais-tu ma parole en doute?

- Je dis simplement que même si je te plaisais, tu ne me dirais rien.

Pourquoi avais-je dit ça? N'aurai-je pas pu tenir ma langue bon sang? J'aurai mieux fait de rester sur son explication. Même si je savais qu'il mentait parce qu'on ne posait pas ce genre de question sans être un minimum intéressé.

- Moi qui pensais que tu étais plus intelligente que les autres humains. Ne crois pas une seule seconde que j'ai ce genre d'intérêt pour toi. Je m'en voudrais de briser tous tes espoirs. Non je rectifie, je m'en ficherai totalement.

Le dur et cruel Demetri était de retour pour mettre fin à tous mes rêves. Comment pouvait-il se montrer aussi mesquin alors qu'il avait été sympathique la minute d'avant? Je détournai le regard, préférant ne pas voir son fichu sourire. Il devait être ravi de m'avoir remit à ma place. Bien entendu, je ne lui adressai pas un mot durant le reste du trajet et il en fit de même. Ce qu'il pouvait m'agacer parfois.

Comme la dernière fois, nous nous retrouvâmes devant la lourde porte de la geôle de Jones. Les mains moites, le cœur tambourinant à une vitesse anormale, la respiration haletante, Jones réussissait à me mettre dans un état de stress que je n'avais jamais connu jusque là. Je pris une grande inspiration, pris le peu de courage qui me restai et entrai. Il n'avait pas bougé d'un pouce, il était resté posté au même endroit mais contrairement à notre précédente rencontre, il ne prit pas la peine de me parler. Comment pouvais-je le faire parler alors qu'il n'y avait que de la haine qui se reflétait dans ses yeux quand il me regardait? Aro était convaincu que Jones ne pouvait qu'à une seule personne et il avait fallut que ça tombe sur moi. Le vampire se trompait, je ne tirerai rien de lui.

- Tenez! lui dis-je en lui tendant le paquet de biscuit qu'il ne prit pas la peine d'attraper. Bien, si vous choisissez de faire le difficile, tant pis pour vous. Mais je regrette, je n'ai rien d'autres à vous proposer. Malheureusement, j'étais en train de faire quelques courses quand votre copain m'a gentiment proposé de l'accompagner alors mes placards sont vides. J'espère que vous comprenez.

- Vous devriez partir et profitez du peu de temps qu'il vous reste à vivre.

- Vous savez quoi? Je crois que je m'en fiche. On meurt tous un jour et à force de côtoyer ce monde, la mort ne me fait plus peur.

- Qui essayez-vous de convaincre? Vous ou moi?

- Ne me croyez pas, ça n'a pas d'importance. Ça fait quelques temps que je côtoie les vampires maintenant. J'étais vraiment terrorisée au début, je me voyais mourir à chaque instant mais à présent, je crois que j'ai accepté mon sort.

- Ce n'était pas totalement vrai. J'avais, certes, accepté l'idée de vivre avec des vampires mais je n'avais pas accepté de mourir, pas encore du moins. Je savais que cela risquait d'arriver mais si je pouvais reculer ce moment, je ne me gênerai certainement pas.

- Tout comme j'ai accepté le mien. Alors partez.

Je détestai cet air de défi qui ne disparaissait pas de son visage. Comment pouvait-il être aussi confiant alors qu'il avait été fait prisonnier, qu'il risquait de mourir à tout moment? D'une certaine façon, je l'admirai de le voir résister avec autant de courage.

- Vous n'avez jamais douté une seule seconde quand... Hector vous a parlé de sa nature.

- Je n'en avais aucune raison. Je savais ce que j'avais vu cette nuit là.

- Je me rappelle être tombé sur une émission une fois où une femme prétendait que les enfants voyaient des choses qui échappaient totalement aux adultes. On a tous été témoin de chose plus ou moins étrange mais en grandissant notre cerveau a trouvé une explication logique à tout cela. Je n'en ai pas cru une miette, je n'ai jamais cru une seule seconde à tous ces trucs paranormaux mais vous, vous n'avez jamais cessé d'y croire. Vous auriez pu vous dire que c'était votre imagination qui vous avez joué un tour mais ça n'est pas le cas.

- Venez en au fait.

- Vous croyez qu'inconsciemment, vous saviez que vous étiez différents?

Jones parut réfléchir sérieusement à ma question sans pour autant me donner une réponse. Savoir cela ne m'avancerait en rien. Mais je devais l'amener à me faire confiance. Si j'avais su que je terminerai dans cette situation, j'aurai peut-être étudié la psychologie.

- Parce qu'après tout, si vos parents avaient su pour... pour tout ça, les loups garous, ils vous en auraient parlés, non?

- Lorsque les vampires ont tentés d'exterminer ma race, certains ont réussi à fuir. Une partie a continué en vivre en communauté dans le plus grand secret tandis que d'autres ont préférés se mêler aux humains et vivre aussi normalement qu'il était possible. Je suppose que c'est ce qui s'est passé avec un de mes ancêtres.

- Il y a une chose qui m'étonne à propos de votre ami: Hector. Lorsque j'ai parlé de lui, un des vampires semblaient le connaître ce qui est assez étrange. Cela voudrait dire que vous ne vieillissez pas, du moins, ceux qui sont réellement des loups.

- J'avais profité d'être seule pour ressasser les derniers évènements et je revoyais l'expression étrange de Caïus lorsque j'avais évoque le nom du loup. Pourquoi aurait-il eu un intérêt soudain pour un prénom qui lui aurait été inconnu?

- Vous êtes une femme intelligente.

- Je vous remercie du compliment. On ne m'a pas expliqué grand chose sur votre condition mais je dois dire que cela m'intrigue. Finalement, il y a plus d'avantages à être un loup garou. Vous vous mêlez aux humains, vous pouvez avoir une vie normale et en prime, vous ne mourrez pas. Mais c'est là que ça m'intrigue. Vous devriez être plus nombreux. Et si c'était le cas, vous n'auriez pas attendu toutes ces années avant d'attaque et les vampires ne seraient pas surpris de votre présence.

- Seriez-vous intéressé pour faire parti des nôtres? ricana t-il.

- Pas vraiment. Me transformer en bête à poil à chaque pleine lune, très peu pour moi. Si vous voulez mon avis, ce n'est pas votre truc non plus. Vous êtes bien plus distingué que ce grand costaud. Alors? Pourquoi n'êtes vous pas plus nombreux?

- Qu'est-ce-qui vous fait dire que ce n'est pas le cas?

- Je vais changer ma question, parce que je veux bien vous croire quand vous dîtes être nombreux. Pourquoi est-ce-que cela a mit autant de temps? Cela n'a aucun sens.

- Tout le monde ne peut devenir un loup, ce n'est pas aussi facile que de devenir une sangsue.

- Et vous n'avez pas les capacités, c'est cela?

Jones se releva soudainement bien que cela lui sembla douloureux. On dirait bien que c'était la question à ne pas poser. Il s'approcha de moi menaçant mais je ne bougeai pas. Il ne me faisait pas peur. Demetri était derrière cette porte et au moindre faux pas de l'avocat, il entrerait.

- Non! gronda t-il. J'en suis tout à fait capable. Le sang des loups coulent en moi, mais si j'avais été transformé, vos petits vampires adorés auraient sentis mon odeur et je n'aurai jamais pu vous approcher.

- A ce propos, continuai-je en lui lançant un petit sourire narquois, pourquoi avoir perdu du temps pour jouer avec moi. Vous saviez que les vampires étaient à Volterra alors pourquoi vous être fait passé pour un avocat.

- Oh mais je le suis vraiment. Lors de la première guerre, les loups étaient désorganisés. Il y avait plusieurs meutes qui se combattaient entre elles. Ils auraient bien été incapable de repérer les lieux. Ils n'étaient pas sûrs qu'ils aient vraiment établis leur quartier général ici alors il fallut faire des recherches. Mes amis se sont chargés de trouver quelques vampires à qui arracher les informations, ce qui nous a conduit à cette petite ville si tranquille. Et voilà que je découvre l'existence d'un homme d'affaires du nom de Volturi. D'ailleurs, laissez moi vous dire que vos auriez pu trouvé mieux comme nom d'emprunt, pas très original. Et quel est ma surprise de ne trouver aucune trace de lui. Il n'a pas été difficile de vous berner bien que j'ai été très étonné de tomber sur vous la première fois. Une humaine à leurs services, ça me semble totalement inconcevable.

- Je suis navré pour vous, dis-je sincèrement. Vous n'avez pas mérités de perdre vos parents dans ces conditions. Si ce vampire ne les avait pas choisi comme cible, tout aurait pu être différent, vous ne croyez pas?

- Non, cette guerre aurait eu lieu avec ou sans moi. Les loups veulent se venger et reconquérir la liberté qu'ils ont perdu depuis tant d'années. Ils vont débarrasser la terre de vos monstres pour pouvoir enfin vivre en paix.

- Mes monstres? Laissez moi rire. Qu'en est-il de vos amis? Je n'y connais pas grand chose en loup mais enfin, j'imagine qu'à la pleine lune, vous ne jouez pas au poker.

Avant que je ne puisse réagir, il avait placé ses deux mains autour de mon cou. J'avais, sans doute, été trop loin. Je l'avais poussé à bout. Je me débattis essayant de me soustraire à sa poigne. Je me sentais étouffer au fur et à mesure des secondes. Bon sang, que faisait Demetri quand on avait besoin de lui? Dans un geste automatique, je lui donnai un coup de genoux à l'endroit le plus sensible connu de l'homme. Sous la douleur, il relâcha la pression et je le poussai au sol avant de sortir le plus rapidement possible. Je refermai la lourde porte derrière moi et tournai la clé qui était resté dans la serrure. Aucune trace de vampire. N'était-il pas censé rester derrière la porte au cas où. Ça m'apprendrait à faire confiance. Je respirai péniblement encore sous le choc de ce qu'il venait de se passer. Il n'avait encore jamais eu ce genre de geste envers moi même lorsque j'avais été à sa merci. Il n'avait pas supporté que je m'en prenne à sa meute.

Un sifflement lointain se fit entendre mais ce ne fut pas Demetri qui arriva mais la dernière personne que j'aurai aimé voir. Heidi... A croire que le destin avait choisi de la mettre sur ma route.

Elle sembla surprise de me voir mais se reprit bien vite, reprenant son petit air supérieur et son sourire mesquin.

- Tu es déjà sorti? J'espère que tu as tiré quelque chose de cette larve.

- Pas grand chose. J'ai arrêté de le questionner quand il a essayé de m'étrangler.

- Oh!

Et c'était la seule chose qu'elle trouvait à dire. A croire que ça lui semblait normal qu'on essaye de me tuer. D'accord, c'était déjà arrivé quelque fois depuis que j'étais arrivée ici mais tout de même.

- Il y a eu une réunion d'urgence, des mouvements étranges à l'Est, m'expliqua t-elle. Demetri a été appelé en urgence, et j'ai été chargé de le remplacer. Mais enfin, si tu as déjà fini, tu peux retourner à ton bureau, Aro te convoquera lorsqu'il en aura besoin. Tu connais le chemin?

Avant que je ne puisse répondre que non, elle avait déjà disparu. Je n'avais jamais eu un grand sens de l'orientation et dans un endroit aussi sombre et sordide que les sous sols de Volterra, ça ne faisait qu'empirer. Je fis appel à ma mémoire pour retrouver mon chemin, me perdant dans des couloirs inconnus. Il me fallut presque une demi heure pour remonter vers mon bureau où je pris place rapidement. Bizarrement, cela me faisait du bien. Je me sentais presque en sécurité. Dans un geste machinal, je me mis à ranger le désordre qui traînait lorsqu'un raclement de gorge me sortit de mon travail. Trois hommes se tenaient devant moi. Je ne les avais jamais encore vu ici mais quelque chose me disait qu'il ne faisait pas parti des Volturis. Non, ils semblaient beaucoup trop posés, beaucoup plus humains et plus modernes dans leur façon de s'habiller. Je me relevai pour les accueillir. Celui placé au centre, un grand blond très séduisant me dévisagea, son regard passant sur chacune de mes blessures. J'essayai de reprendre contenance lorsque je remarquai ses yeux. Ils n'étaient pas rouges et pourtant je n'avais aucun doute sur leur condition de vampires. Comment étais-ce possible?

- Je suis Carlisle Cullen, se présenta t-il poliment en m'adressant un sourire poli.

Cullen? Ce nom me disait quelque chose? Où l'avais-je entendu? Je me rappelai soudainement d'une conversation avec Corin lorsqu'elle m'avait expliqué que personne n'échappait à Demetri hormis une certaine Isabella Cullen. Mais elle ne semblait pas être ici. Je me demandai à quoi elle pouvait ressembler.

- Et voici Edward et Jasper.

Le dénommé Edward semblait prêt à tout donner pour se trouver ailleurs qu'ici. Il faisait plutôt jeune physiquement même si je me doutai bien que je ne devais pas me fier à son apparence. Il était plutôt séduisant comme beaucoup de vampires finalement. Des yeux dorés, des cheveux tirant sur le roux, les traits parfaits, il était même trop beau pour que ce soit réel. Je jetai un coup d'œil au troisième homme qui était davantage en retrait. Il possédait des cheveux blonds mi longs et les mêmes yeux dorés. Alors que les deux autres me fixaient sans sourciller, celui-ci regardait partout sauf dans ma direction. J'aurai pu me sentir offensé mais je n'y arrivai pas. Il avait cet air torturé sur le visage qui m'empêchait de lui en vouloir. On aurait pu croire que quelqu'un était en train de le torturer.

- Nous aimerions nous entretenir avec Aro, m'expliqua Carlisle Cullen qui semblait être le chef.

- Je regrette, il est en pleine... réunion. Mais vous pouvez patienter.

- Je crois qu'il voudra entendre ce que j'ai à dire. Dîtes lui seulement que Alice a vu quelque chose.

- Vous devriez être plus précis.

- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde, me lança sèchement le rouquin qui me semblait tout de suite moins séduisant.

- Je fais seulement mon boulot et je ne vais pas interrompre Aro juste pour vos beaux yeux.

- Je comprends, essaya Carlisle dans une tentative de détendre l'atmosphère. C'est à propos de loups garous.

- Et bien ça change tout. Veuillez attendre.

Je soufflai un grand coup avant de me diriger vers les lourdes portes. Je frappai trois coups timides attendant que l'on m'ouvre. Aro allait me tuer pour les avoir interrompus. J'avais déjà assez joué avec le feu. Pourquoi ne pouvais-je pas me tenir à l'écart? Dans un fracas immense, je fis un pas en avant pour entrer et vis tout un groupe de vampire rassemblés autour des trois maîtres. Je ne me rappelai pas avoir vu autant de créatures ensemble au même moment. Jusqu'à aujourd'hui, j'ignorai même qu'ils étaient aussi nombreux.

- Calliopé, j'ose espérer que tu as une bonne raison de nous interrompre, dit Aro d'une voix aussi langoureuse que terrifiante.

- Bien entendu maître Aro. Je ne me serai jamais permise dans le cas contraire. Des personnes demandent à vous voir, à propos des loups.

- Et qui donc?

- Carlisle Cullen...

- Fais les entrer, me coupa t-il avant même d'attendre que je prononce les noms des deux autres.

Sans attendre que je vienne les chercher, ils étaient déjà apparus près de moi. Les autres vampires chuchotèrent à leur arrivé mais j'étais bien incapable de décrypter la moindre parole. Pourquoi leur faisaient-ils autant d'effet? Avant même d'avoir la réponse à ma question, Aro me fit signe de quitter la salle. Il me rappelait que je n'étais qu'une humaine, je n'avais pas ma place parmi eux.


Ah je suis sûre que vous ne vous y attendiez pas à celle-là. Je me trompe? Même si c'est le cas, laissez moi croire que j'ai réussi à vous surprendre. ^^ Je m'attelle de ce pas à la préparation du prochain chapitre, je fais au plus vite et j'espère vous retrouvez dans les reviews. ;)