Bonsoir tout le monde.
Me revoila avec un nouveau chapitre. Décidément, en ce moment, ça fuse beaucoup pour cette histoire. Bon, faut dire que ma bêta me donne pas mal d'idées et me pousse toujours à faire mieux (d'ailleurs, j'en profite pour la remercier encore de son aide précieuse ^^).
Place aux reviews :
Madoya : heureusement que tu es là pour que cette fic continue ^^
SeriesAddict76 : ouais, j'adore ce côté de Castle qui fait tout pour elle mais qui a trop peur d'en faire trop XD Merci de continuer à suivre ^^
Elisalef : j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances ^^
Un petit point avant de vous lâcher le chapitre :
Je sais que cette histoire n'est pas la 8ème merveille du monde et qu'elle en est encore très très loin mais il serait sympa de poster ne serait-ce qu'une petite review. C'est le seul (maigre) salaire que nous avons, les auteurs, quand on écrit des fics. C'est ce qui nous motive à continuer et à progresser. Quand je vois que les derniers chapitres ne récoltent que 3 voire 4 reviews, ça ne donne pas envie de continuer ou même de poster autre chose. Surtout que ca ne prend pas beaucoup de temps et que ca fait toujours plaisir à l'auteur.
Voici le chapitre 10. Nous ne sommes plus loin de la fin qui, si j'arrive à faire ce que je veux, risque d'être assez chaud ^^
Chapitre 10
POV de Rick
Nous étions arrivés, tranquillement, sur les coups de onze heures. Nous ne voulions pas nous précipiter car nous avions toute le jour pour nous amuser et pourquoi pas la soirée. Cette période de l'année nous donnait l'occasion de vagabonder plus tard dans les journées. De plus, profiter de l'air marin ne nous ferait pas de mal. Bien au contraire et surtout à ma belle qui avait bien besoin de reprendre quelques couleurs après son hospitalisation et son immobilité forcée.
Nous nous stoppions devant l'entrée. Une sorte de porte blindée multicolore rappelant les couleurs de l'Amérique et des quartiers de lune, le rêve enfantin. Certes, rien de très transcendant. Cependant, nous étions prêts à regagner cette période chère à nos yeux.
Elle esquissa un sourire. Sincère, réaliste, doux et charmant. Un sourire empli de tendresse. Et ce regard, plein d'étoiles, enfantin, rêveur. Elle était heureuse, en ce moment précis. Devant cette entrée, cet armada de ferraille, rénovée il y a peu de temps – un an voire deux, tout au plus -, elle était vraiment heureuse. Mon cœur s'emplit de joie, face à telle constatation. Il fit même un bond de trois mètres quand elle emprisonna sa main dans la mienne, enlaçant nos doigts entre eux. Dieu que je ne survivrai pas si à chacune de ses actions, mon principal organe se mettait à défaillir.
POV de Kate
Arrivés devant la bâtisse, nous nous étions arrêtés, non pas parce que je voulais faire demi-tour ou quoi que ce soit d'autre. Juste pour m'imprégner de l'instant présent. La dernière fois que j'étais venue ici était avec mes parents, il y a de ça une quinzaine d'années. C'était notre rituel de début de printemps et renouer avec me faisait sentir bien. Pour la première fois, je pensais à ma mère et j'étais heureuse. Parce qu'au final, je n'avais que des bons moments avec elle et surtout je créais de nouveaux souvenir dans des lieux qui me plaisaient énormément. Je pris donc la main de Rick et allais aux caisses, payant ainsi nos entrées. Enfin, il m'invita, ce qui ne m'étonna pas. C'était du Castle tout craché.
Enfin entrés, je souris de nouveau devant tant d'attractions que j'avais pu faire. Mais cela fut de courte durée puisque mon téléphone se mit à sonner. En voyant l'appelant, je ne pus m'empêcher de penser que, depuis ma sortie de l'hôpital, je n'aie pas donné beaucoup de nouvelles à mes amis.
- Salut Lanie !
- Salut girl ! Ben alors, je sonne depuis tout à l'heure, tu pourrais me faire rentrer quand même, maugréa-t-elle.
- Je vais bien merci. Et toi ?
- Arf, désolée.
- Dure matinée, on dirait.
- Un peu, oui. On a une nouvelle enquête et comme j'ai fini l'autopsie et que les analyses sont en cours … Enfin, j'espérais te voir un peu.
- Désolée, je ne suis pas chez moi.
- Je vois ça. Ça fait quinze minutes que j'attends en bas, appuyant comme une malade sur la sonnette. Tu ne devais pas rentrée chez toi avant-hier, après ta période probatoire chez ton écrivain ? Me fit-elle, en insistant bien sur le « ton écrivain ».
Depuis que nous nous connaissions, elle savait mon admiration pour le romancier. Mais depuis que ce dernier était devenu mon partenaire, elle ne cessait de vouloir me mettre en couple avec lui. Si seulement elle savait qu'aujourd'hui, c'était chose faite, elle n'en se remettrait pas. Cependant, je n'étais pas encore prête à lui dire.
- De une, ce n'est pas MON écrivain. Et de deux, nous sommes juste partis faire un tour, entre amis, à Coney Island.
- Tous les deux … Entre amis ?
- Oui, tu as tout compris.
- Tu sais que cette phrase ne peut exister, ma belle. Va falloir qu'on se fasse une soirée entre filles, tu le sais ça ?
Je souris face à la ténacité de ma meilleure amie. Elle n'allait pas lâcher l'affaire de si tôt.
- Lanie, je vais te laisser mais promis, on se programme ça un de ces soirs.
- Tu ne perds rien pour attendre, toi.
- Je ne te dirai rien de plus que ce que je raconte d'habitude. Lui est moi sommes juste amis.
- C'est ce que tu dis mais je sais qu'il y a plus … Enfin, passe une bonne journée en sa compagnie.
- Bonne journée à toi aussi et bon courage pour cette affaire.
C'est sur cette dernière phrase que nous nous quittions.
POV de Rick
Je la regardais s'éloigner fortement de moi, levant les yeux au ciel quand quelque chose l'exaspérait. J'avais pu lire le nom de son contact et connaissant cette dernière, je supposais qu'elles devaient parler de moi, et d'une future et possible relation entre nous. Chose qui était déjà en place depuis peu. Cependant, connaissant ma coéquipière, elle n'en divulguerait pas une seule miette. Et quelques minutes plus tard, je la vis revenir.
- Désolée. C'était Lanie et tu la connais, tant qu'elle n'a pas ce qu'elle veut, elle ne te lâche pas.
Elle fit une moue, digne d'un grand acteur de cinéma, haut comme trois pommes et qui n'a pas plus de cinq ans.
- Elle peut être très convaincante, c'est sur, répondis-je, en soulignant ainsi tous les objets coupants dont elle disposait à la morgue.
Elle me tendit sa main, que je pris volontiers, ne pouvant plus me passer de sa douceur, ni de sa chaleur. Doigts entrelacés, nous partîmes en direction du premier manège à faire. J'en profitais même pour passer mon bras autour de son épaule, le sien se retrouvant ainsi en travers de sa poitrine, me rapprochant ainsi d'elle et de son odeur enivrante de cerise. N'ayant aucune objection de sa part, je resserrais un peu l'étreinte. Elle semblait au comble du bonheur, ce qui me gonfla de joie. La voir ainsi méritait d'être souligné et photographié, tant le chemin fut long et sinueux. Mais quel résultat ! Je ne l'avais jamais vue si heureuse, si épanouie que ça en était renversant.
- Tiens, un chamboule-tout, ça te tente ? Me fit-elle, en me montrant de sa main libre l'endroit convoité.
- Seulement si tu me promets de t'amuser et surtout de tout dégommer. Je souhaite. Que dis-je ? J'exige de repartir d'ici avec une grosse peluche, fis-je théâtralement.
Elle roula des yeux.
- Quoi ? Continuai-je, en souriant.
- Ne change pas.
Je plissais des yeux avant de comprendre que mon attitude mi-homme mi-enfant lui changeait les idées. Je décidai donc d'aller déposer un léger baiser sur ses lèvres, lui montrant ainsi toute ma gratitude.
POV de Kate
Ce n'était que notre troisième baiser depuis que j'avais décidé de notre relation. Et il me faisait autant frissonner qu'un bonbon à la menthe glaciale, glissant dans ma gorge, refroidissant celle-ci de par sa saveur intense mais sucré. Celui de notre enfance. Celui que nos parents nous laissaient manger, arrêtant par la même occasion de penser aux futures caries, celui qui lorsque vous l'aviez manger réfrigère tout ce que vous buvez, vous faisant frémir mais en redemander tant la sensation est grisante.
Trois ? Etais-je en train de compter le nombre de fois où nos lèvres se touchaient ? J'avais l'impression, à cet instant précis, d'être une adolescente à son premier amour. Cependant, il me faisait sentir ainsi. Tous mes sens étaient en éveil, à ses côtés. Il était d'ailleurs le premier et le seul homme à me faire cet effet.
Il paya la première partie.
- A toi l'honneur ! Me dit-il, en me donnant la première balle.
Je l'en remerciais d'un hochement de tête et me préparais à la lancer. Je l'avisais du coin de l'œil. Il avait ce regard pétillant d'un garçon de neuf ans, prêt à déballer ses cadeaux d' quel sourire. Je ne l'avais jamais vu si resplendissant. Cela me donnait du baume au cœur car j'en étais sûrement l'instigatrice. Et qu'un sentiment de bonheur total m'envahit soudainement.
- Allez, c'est parti ! T'es prêt à te prendre une raclée ?
- Qui te dit que je perdrais ?
- Hum … parce qu'à ce jeu, mon cher, je suis imbattable.
- Pour ma part, il y a bien un jeu dans lequel je suis imbattable mais pour cela, ma chère, je préfère être à l'écart des regards indiscrets, me souffla-t-il.
Il était là, près de moi, seuls quelques centimètres nous séparaient. Il me teasait, j'en étais sûre. Et il en jouait, de surcroît. Mais je restais impassible face à ses avances et le poussais légèrement, la paume de ma main aplatie de tout son long contre son torse.
- Cela reste à prouver. Mais ceci est une autre histoire. Maintenant, laisse-moi te montrer comment dégommer cette pyramide en deux coups.
POV de Rick
J'étais un peu déçu de ne pas la voir défaillir. Mais en y réfléchissant, on parlait de Kate Beckett, pas de n'importe qui. C'était une femme extraordinaire, forte et incroyable et elle me le démontrait tous les jours. Et depuis lors, je la découvrais câline, avide de douceur et de tendresse. De quoi en être dérouté. On pourrait se demander comme une femme aussi indépendante et forte peut sembler aussi frêle et légère chez elle.
Premier lancé, elle vise au milieu. Mauvais choix tactique, pensai-je. Bien au contraire, elle en dégomma quatre sur les six, les deux dernières restant en équilibre l'une sur l'autre. Elle me regarda du coin de l'œil, sourire aux lèvres, guettant ainsi ma réaction. Haussant les épaules, je soupira d'aise. Elle allait réussir son coup et pour mon plus grand bonheur, nous n'avions pas parié. Car je la savais joueuse et souvent gagnante, il m'aurait donc été difficile de lui réclamer mon dû. De plus, elle m'aurait charrié, me permettant faussement de bouder, ce qui l'aurait fait rire et lever les yeux aux ciels. Elle aurait prétexté que tout ceci n'était pas une coïncidence ni une suite logique de tout ce qui constitue notre partenariat.
Deuxième lancé. Elle dégomma les deux dernières boites de conserve. Ce qui lui donnait l'occasion de montrer sa fierté et moi de m'incliner. Le forain nous propose de choisir une peluche et comme ma notoriété publique est plutôt en côte (et ce, de plus en plus), il nous laisse décider. Elle fit de même, prétextant vouloir ne pas blesser mon ego plus qu'il ne l'était. Je lui souris et demandai au propriétaire du stand de décrocher le panda en peluche qui me faisait de l'œil depuis le départ. Ce n'était pas un « petit » animal mais un de ceux qui faisaient parti des gros lots.
- Alors, content de cet … immense cadeau ? Me demanda-t-elle, après avoir salué notre interlocuteur.
- Venant de ta part, toujours. Et je crois que j'ai déjà trouvé son nom.
- Parce que tu comptes lui donné un prénom ? Me regarda-t-elle, prête à se moquer de moi.
- Eh bien, oui. Tout comme mes autres compagnons de route, il aura quelque chose sur lequel se raccrocher.
Je réfléchissais à tous ses noms donnés et repris avant de lui en laisser le temps.
- Il y a eu Billy, Tommy, Charlie …
- Me dit pas que tu vas l'appeler Kiki.
- Mieux ! ...
Elle me jaugea du regard.
- Yin-Yang, clamais-je, fièrement. Et il pourrait être notre mascotte.
Elle roula des yeux.
- Tu en as d'autres des idées comme ça ?
- Pas vraiment. Mais l'idée est quand même plutôt bonne, non ?
Elle haussa les épaules. Il m'en faudrait plus que ça pour la convaincre.
- Il fut un temps où je t'avais raconté que le yin avait besoin de son yang. Que deux êtres semblables ne pouvaient pas former qu'un. Que cela ferait un yin-yin et que tout ceci ne pouvait fonctionner. A l'époque, il y avait cet agent du FBI …
- Will.
Elle l'avait dit son nom, dans un regret presque perceptible. Je la regardais, l'air coupable. Comment pouvais-je lui faire rappeler cet homme ?
- Tu m'avais dit qu'entre lui et moi, ça ne pouvait pas coller puisque nous nous ressemblions trop. Mais je ne vois pas la connexion avec ce panda ?
Son regard passa à la douceur, balayant ainsi ses souvenirs enfouis depuis déjà quelques années.
- Eh bien, depuis le début de notre partenariat, tu as su me rendre un peu plus sérieux dans tout ce que j'entreprends. Et j'aime à croire que j'ai apporté un peu de gaieté dans ton quotidien. Nous sommes le yin et le yang, les deux faces indissociables du monde.
Mon cœur battait de plus en plus vite, mes mains devenaient moites. Je sentais que la situation m'échappait et j'angoissais de dire quelque chose de travers. Et dès lors, elle s'enfuirait pour ne jamais revenir.
- C'est comme ça que tu nous vois alors ? En un symbole chinois caractérisant la complémentarité de deux choses ou de deux êtres.
- On peut dire ça, oui.
Elle poussa un souffle de contentement, acceptant ainsi ce choix de nom, ainsi que mes explications. Je n'aurai jamais pensé qu'un jour, tout ceci se passerait. D'ailleurs, depuis ce fameux accident, les événements me dépassaient. Positivement, bien sûr.
POV de Kate
« Tu es le plus beau des rendez vous lorsque tu me dis que tu m'aimes »
Après moult attractions et autres jeux, nous nous étions mis d'accord pour un tour de grande roue. Ou plutôt devrai-je dire que j'avais accepté de monter avec lui. Il n'avait cessé de faire l'enfant toute la journée et, intérieurement, je l'en remerciais car il me faisait rire et me faisait revenir en enfance. Et les regards des passants l'épiant avec cette peluche dans les bras me faisait sourire doucement. Donc, pour le remercier de tous ses efforts, j'avais plié.
Une fois encore.
Et puis, c'était un moyen subtil de me blottir dans ses bras, ne serait-ce que quelques secondes. Cela me fit sourire. Parce que j'acceptais enfin d'être heureuse. De vivre enfin ma vie comme j'aurai dû le faire depuis bien longtemps. Il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte mais l'histoire n'en sera que plus belle. Il a su m'ouvrir les yeux et détruire ce mur qui me bouffait de l'intérieur. Il a été l'électrochoc d'une vie, mise sur pause.
La première fois m'avait permis de rester en vie. Une bouée de secours sur laquelle s'accrocher. La seconde, celle d'une ouverture, d'une nouvelle histoire. Le gong retentissant, obligatoire à ma vie.
- Allez, viens !
Légère pression sur ma main, il me tira de mes songes et m'entraîna dans la boite en métal. Peluche assise en face de nous, elle nous fixait tel un chaperon venu spécialement nous empêcher de sombrer dans des contrées interdites aux moins de 18 ans. Nous étions assis l'un à côté de l'autre, sans vraiment se toucher. Aucun mot ne sortait de nos bouches et le silence devenait lourd, pesant. A croire que ce panda allait nous séparer au moindre geste.
Le manège commença sa route vers les étoiles et je le sentais se rapprocher de plus en plus. Il avait l'air de me laisser décider du moment opportun.
- Regarde ! Me dit-il, en montrant de son index l'horizon maritime.
De par la vitre nous pouvions voir le coucher du soleil. Je collais ma tête contre son torse et c'est à ce moment-là, que son bras m'encercla et me transporta vers des contrées de douceur et de tendresse que jamais je n'avais connu. Je respirais d'aise et humais, au passage, son odeur si envoûtante. Quant à lui, il déposa un baiser sur le sommet de mon crâne.
- Je t'aime, me souffla-t-il.
Nos yeux se croisèrent. Et pour le remercier d'être à mes côtés et de n'avoir jamais abandonner, je l'embrassais passionnément, de la façon la plus intense et forte que je puisse le faire nous transportant tout deux au pays des merveilles, là où seuls les âmes sœurs comme nous étions pouvaient aller sans que le monde extérieur ne les déranges...
