Scène 10
Ses mains étaient posées confortablement sur ses genoux. Ses yeux étaient fermés et il se battait pour tenter de respirer normalement. Il n'avait jamais eu à subir ce genre interrogatoire et l'idée le dégoutait presque.
« Vous êtes prêt ? »
Il essaya tant bien que mal de chasser toutes pensées, toutes craintes qui pouvaient courir et envahir son esprit. Une seule chose l'importait : une soirée, pas si lointaine, où il avait décider de sortir seul. Nulle envie de voir ses proches, il cherchait à tourner la page, à commencer quelque chose de nouveau. Essayer une échappée vers des lieux inexplorés, voulant oublier les événements de ces derniers dix huit mois…
Une journée, il n'a fallu qu'une seule journée pour qu'il perde tout ce qui l'avait rendu des plus stables tout au long de sa vie, femme et dignité. Dans ses plus durs moments de détresse, il était persuadé que de là où il pouvait se trouver, Foyet riait, jouissait de la descente de son ennemi, même si ce dernier l'avait achevé en à peine quelques minutes. Ce temps qui avait parue si long, où Hotch n'était plus lui même et qu'une folie pure s'était emparé de son corps.
Mais tous ceci devait se terminer. Fini les enquêtes qu'il liait sans le vouloir à celui de l'éventreur. Fini les soirs passé à regarder les vidéos de leur mariage, ou de leur première représentation des Pirates de Penzance. Quand à Jack, il était parti pendant une semaine en vacances sur les côtes de Floride avec sa tante Jessica. Et c'est ainsi qu'il choisi ce soir là de sortir, dans un restaurant à l'autre bout de la ville, un quartier qu'il n'avait jamais eu idée de fréquenter. Ses seules excursions dans ses lieux étaient dues aux nombreuses affaires sur lesquelles il avait travaillé. À travers sa voiture, il pouvait voir les passant le dévisager. Aux feux, hommes lui suppliaient de l'argent, et femmes de la compagnie. Cet endroit n'était pas des plus réputés de la ville, isolé de tout signe de richesse et du rêve américain des maisons individuelles. Une voiture de la taille de la sienne ne pouvait qu'attirer l'attention. Il sillonnait chaque restaurant jusqu'à un nom lui réveilla l'esprit… Le Sun. Surement pour aller en contradiction avec son humeur quotidienne. Il y entra et fut en premier frappé par l'odeur peu accueillante d'huile usagée. La porte s'effritait par un simple geste d'une poussée et la poignée qu'il tenait menaçait de lui rester entre les mains. Evitant les regards malveillants il s'installa sur le bar et commanda une bière. C'était peu être le restaurant le moins recommandé de la ville mais il était sûre d'une chose : personne de sa connaissance ne croiserai son chemin ce soir là. Tous étaient concentrés sur un énième match de football américain et les gémissements des plus passionnés faisaient guise d'animation. Pour camoufler ces mécontentements, une radio, posée peu loin d'un comptoir à alcool presque vide hurlait les derniers succès du moment. Il n'entendit le son de cette dernière lorsqu'une femme à coté de lui chantonnait quelques paroles, voulant suivre la chanson du mieux qu'elle pouvait.
« Quelle était la chanson ? »
« Je ne connais pas le titre. »
« Vous pouvez essayer de la chanter ? »
Hotch surprit par la requête de son collègue ouvrit les yeux.
« T'es pas sérieux Morgan »
« Hotch, ça peu aider »
Il referma les yeux et essaya de placer quelques notes qui fut amplement suffisantes pour que Morgan reconnaisse et il ne put s'empêcher de rire. Cette chanson était connue de tous de nos jours et peu de personne n'avait pas entendu parler de cette jeune chanteuse italiano américaine qui vendait autant de disques que de scandales…
« Vous écouter des fois la radio ? »
« Pourquoi tu me dis ça ? »
« A pars peu être Reid, tout le monde a déjà entendu Poker Face. Lady Gaga ça vous dit rien ? »
Mais il n'était rien de plus normal pour lui de ne pas connaître, son univers musical étant plus proche de quatre garçons dans le vent*.
« Ça lui a fait rire. »
« Comment ça ? »
« Rachel, elle a rigolé elle aussi quand je lui ai dit que je ne connaissait pas. Cette femme qui chantait, c'était elle. »
« J'adore cette chanson » Il l'avait entendu dire au barman qui avait passé la plus part de son temps à poser ses yeux en dessous de son collier. Ne voulant pas la décevoir, ce dernier, toujours fixé sur son décolleté lui avait répondu « Moi aussi ».
Il n'était pas dans la nature de Hotch de parler aux inconnus, encore moins lorsqu'il était totalement étranger des lieux et surtout si il s'agissait d'une femme. Mais lorsqu'il avait tourné la tête pour voir d'où venaient les murmures, il voulu sans comprendre pourquoi, faire exception à ses habitudes. Certes, elle était jolie, mais elle dégageait en plus une vitalité qui pourrait faire frémir le nom de ce restaurant. Elle devait surement avoir sentie que son regard était posé sur elle car ce fut sans le regarder qu'elle lui demanda
« Et vous ? »
« Je ne connais pas. »
Surprise par la réponse, elle se tourna vers lui et approcha sa chaise de la sienne. « Vous vous moquez de moi ? »
« Qu'est-ce qu'elle portait sur elle ? »
Ce fut comme si il dut faire un arrêt sur image. Morgan à coté de lui, Rachel le fixant, tout ça devenait de plus en plus désagréable et embarrassant.
« Short en jean, t-shirt blanc trop large, des bottes courtes, un bandeau sur la tête et un collier avec le symbole de paix. »
La description semblait totalement insensée pour Morgan.
« Une hippie ? »
« Tu peux pas mieux dire »
« Ça… ça ne vous ressemble pas. »
« Parce que toi tu penses savoir ? » lui lança t'il sèchement
Il ne répondit pas, il se contenta d'avaler sa salive et de continuer. Il se doutait que ce genre d'interrogatoire n'allait pas être d'une grande facilitée avec Hotch, mais à ce point. Ses réponses étaient vagues et rapides, montrant qu'il voulait absolument cacher quelque chose…
« Un signe distintif ? »
« Elle avait… une léger accent » soupira t'il
« Vous arrivez à déterminer la provenance de cet accent ? »
« Tu veux savoir si son accent a déclencher quelque chose notre homme »
« Exact. On sait tous qu'elle est israélienne, mais imaginez que vous l'ignorer. Quelle aurait été votre première hypothèse sur son accent. »
Il serra plus fermement ses paupières comme voulant se concentrer sur une seule chose… sa voix. Aussi douce qu'elle pouvait paraître, elle cachait quelque petite imperfection de fluidité.
« Je vous assure, je ne connais pas ! »
« Vous n'avez jamais entendu parlé de Lady Gaga ? »
« Si »
« Vous écoutez quoi ? »
« Entre autres, Les Beatles »
« J'adore les Beatles, ils sont mythiques. »
« Moyen Orient. »
« Vous êtes sure que c'est si simple à déterminer ? »
« Sur ! Par contre impossible comme ça de savoir si à la base, elle parle arabe ou hébreu »
Tout les gestes et remarques qu'elle faisait sonnaient comme une alarme. Comme si il doutait des affirmations de Rachel.
« Qui est le bassiste ? »
« Paul McCartney. »
« Votre album préféré ? »
« Magical Mystery Tour. Vous êtes en train de me tester ? »
Elle approcha de nouveau vers lui, et Hotch fut surpris de ne pas voir du désir dans son regard mais plutôt de l'incompréhension et la volonté d'en apprendre plus. Il avait décrit à Morgan que des briffes de son allure mais il se souvenait parfaitement de chaque détails. Elle avait fait son short elle même, il venait surement à la base d'un vieux jean trop usagé. Elle avait du le découper aux ciseaux car il semblait s'effiler au fur et à mesure qu'elle jouait avec. Ce t-shirt qu'il avait dit trop grand sur elle, lui tombait en dessous de son épaule laissant apparaître sa bretelle au grand bonheur du barman et les autres poivrots et elle ne cessaient de la remettre en place, gênée par ces regards désobligeants. Le bandeau qu'elle portait sur la tête, totalement couvert de plumes repeintes, plaçait ses cheveux ondulés près du visage. Quand à la sobriété de ses mèches, elle ne faisait qu'accentuer la couleur verte émeraude de ses yeux. Elle était complexée par sa petite taille, elle devait faire dans les « un mètre soixante-cinq ». Elle tournait souvent ses chevilles à cause de la douleur que lui causaient les talonnettes de ses bottes. Et rien ne laisser prouver qu'elle avait une quelque conque attirance pour lui.
« Et vous ? Votre album préféré ? »
« L'album blanc »
« Vraiment ? » ricana t'elle « C'est vrai que c'est un excellent album. Surtout la chanson Helter Skelter. » Elle ajouta avec une certaine arrogance.
« Soit elle savait que vous étiez de la police et elle vous lançait un pic, soit elle vous a dit ça innocemment »
« Je ne lui avait même pas dit mon nom. »
« Surprenant... » Essaya t'il de répondre « Elle n'est pas trop… »
« Trop quoi ? » Lui coupa t'elle avec un grand sourire « Trop aimé par Charles Manson ? »
« Oui c'est un peu ça. Donc vous connaissez… »
« L'histoire de Helter Skelter ? Une chanson toute innocente des Beatles, un poil hard rock, qui a servis de nom pour la mission d'un leader narcissique considéré par beaucoup comme le plus terrifiant tueur en série des Etats-Unis. Glauque vous ne trouvez pas ? »
Même si il avait connu de plus terrifiants et plus sordides tueurs en séries que Manson il ne put s'empêcher de répondre « Oui, très glauque ». Peu être lui aussi voulait il lui faire plaisir.
« Au fait on ne s'est pas présenter. Vous vous appelez … »
« Aaron »
« Moi c'est Rachel. Mais appelez moi Dylan »
« Pourquoi ? »
« Tout le monde m'appelle Dylan. Même ma famille. C'est parce que c'est peu commun chez nous que quelqu'un croit plus en Bob Dylan qu'en Dieu. Et puis son vrai nom est Zimmermann, le mien aussi. »
Il se surprit à sourire. Mais ce qui le troubla le plus, c'est qu'il n'avait même pas eu à se forcer comme à son habitude. Il eu un bref silence et elle lui renvoya un sourire, plus discret et plus gênée. Elle baissa les yeux avant de bégayer « C'est un prénom magnifique Aaron. Ça vient de l'hébreu. C'était le prénom du frère ainé de Moïse. »
« Comment vous le savez ? »
« Je vais être sincère avez vous » et elle s'approcha vers lui pour éviter d'être entendue par le reste du restaurant « Je ne suis pas Américaine. Ça va faire six mois que j'essaye d'avoir la nationalité et je viens tout juste d'avoir cette toute petite carte de séjour. » Fit elle en sortant l'objet en question. « Je suis une simple Israélienne née à Jérusalem d'où mes brèves connaissances de la Torah. »
« Faux ! »
« Quoi ? »
« Garcia a fait des recherches. Il est bien écrit sur sa carte de séjour qu'elle n'est pas née à Jérusalem, mais à Gaza. »
« Pourquoi elle m'aurait menti pour ça ? »
« Hotch, dans les descriptions que vous me donnez, elle cherchait à se rapprocher de vous. »
« J'avais clairement remarqué » répliqua t'il sèchement
« Vous savez très bien Gaza est le centre médiatique sur les conflit. Et c'est pas en partant dans ce genre de débats qu'elle allait réussir à sympathiser. »
« Pourquoi avez vous quitter Israël ? »
Son intérêt soudain pour elle la fit sourire de nouveau. Depuis le début c'était elle qui le questionnait, elle qui faisait en sorte de cette discussion n'ait pas de silence et pour la première fois, ce fut lui qui prit les rênes de la conversation.
« J'ai voulu fuir les conflits. Je savais qu'ici, quelqu'un comprendrait mes idées non violentes. Martin Luther King a bien dit « La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l'homme qui la manie. C'est une épée qui guérit »»
« Oui mais Martin Luther King a aussi dit « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. » Vous avez fuie l'ennemie. »
« J'ai besoin d'aide pour cette lutte, et je ne la trouverai pas là bas. »
« Ce ne sera que l'avis extérieur ici, et ce n'est pas plus utile. »
Il marquait un point. Elle semblait impressionnée par ses connaissances et se sentait humiliée par ses remarques. Il avait sentie que la discussion la gênait et il essaya de rebondir sur un nouveau sujet
« Vous êtes à Washington depuis combien de temps ? »
« 2 jours ! Je suis venue ici pour fêter mon arrivée. C'est pas un palace, mais c'est déjà ça. »
Hotch scruta de nouveau les alentours, les murs décolorés, les portes effritées, les toilettes qui n'avait jamais réellement servies pour leur usage courant et soupira « C'est déjà ça »
« Donc c'est une femme totalement clandestine et hippie, non croyante mais éduquée par la religion judaïque et cultivées. » Conclu Morgan
« Oui c'est à peu près ça » acquiesça Hotch, pas satisfait de ce bref profil de Rachel.
« Vous êtes sortis ensembles du restaurant ? »
« Oui »
« Que s'est il passé ? »
Ils marchèrent vers le parking. Elle avait les bras croisé, grelotant de temps en temps, tête baissée.
« Il fait quand même frais pour un mois de Septembre. » Prononça t'elle entre deux tremblement.
« Ça doit vous changer d'Israël »
Dès qu'il arrivèrent au milieu du parking, elle s'arrêta.
« Ma voiture est de ce coté » fit elle en hochant la tête
« La mienne de celui la ». Il pointait du coté opposé du sien
Elle tremblait de plus en plus, se mordait les lèvres, et avait l'air plus nerveuse que frigorifiée. « Bon… bah… heureuse de vous avoir connue »
Lui, ne bougeait pas et était calme. Il répondit sur un ton plus froid « Moi aussi heureux de vous savoir connue ».
« Je me souviens qu'une voiture est rentré dans le parking puis je lui ai donnée ma carte et je suis parti »
« Vraiment ? »
Il acquiesça d'un hochement de la tête.
Mais en vérité nuls ne voulaient partir. Aucun d'eux ne bougeait, l'une figée par l'anxiété, l'autre par la gêne. Le parking était totalement vide, personne pour troubler un nouveau silence des plus incommodes. Seul le vent, avec sa mélodie grisante, rendait l'atmosphère plus dramatique qu'elle ne l'était déjà.
Elle décida finalement d'agir. Elle respira abondamment, et ce fut très peu sûre d'elle qu'elle s'approcha tremblotant vers lui et qu'elle lui vola un rapide et sensible baiser. Elle se retira et baissa de nouveau la tête, honteuse de son geste. Elle se mit à se ronger maladroitement les ongles, tout en se torturant les lèvres. Elle pouvait sentir ses joues rougir abondamment et n'osait pas le regarder, le pensant surement dégouté.
« Désolée, c'était totalement déplacé » balbutia t'elle.
Il ne savait pas quoi dire pour la rassurer, pour l'aider à calmer un stress qu'il l'avait envahie depuis qu'il lui avait proposée de l'accompagner au parking. Il était surpris par ce qu'elle venait de faire, mais en aucun cas ça le déplaisait. La situation était presque nouvelle pour lui et elle devint sa chance de démarrer quelque chose de nouveau. Et il ne supportait non plus de la voir si confuse, trouvant tous les moyens possible pour s'enfuir.
« Répondez quelque chose, sinon je crois que je vais partir en courant. » disait elle à grande vitesse, mangeant la plus part de ses mots « Vous m'entendez ? Aaron ? Aaron ? Ne me laissez ... »
Elle n'eut eu le temps de terminer qu'Aaron avait déposé ses mains contre ses joues et l'avait embrassé, pensant que ce sera la plus agréable solution. Elle sursauta légèrement, totalement surprise, persuadée qu'il était de personnalité trop distante pour réagir ainsi. Elle répondit à son baiser et plaça doucement ses bras autour de son cou. Elle ne tremblait plus, mais il pouvait sentir son cœur battre à toute allure contre lui. Tout avait disparue aussi bien autour d'eux qu'au plus profond de leurs êtres. Aucune arrières pensées, aucune craintes, et pour la première fois depuis si longtemps, Aaron ne s'était pas sentie aussi détendue et heureux. Loin de tout stresse du quotidien, des meurtres des profils, des familles en détresse, il vivait le moment présent. Il passa délicatement une main dans ses cheveux comme si voulais se prouver à lui même que son esprit ne lui jouait pas des tours et que ce qu'il était en train de vivre était bel et bien réel. Il se rendit à l'évidence que ce n'était pas un rêve. Il ne s'agissait que de cette jeune femme Rachel, bourrée de charme et de tendresse. Il souriait à chaque baiser qu'elle lui donnait. A cette instant, tout lui plaisait chez elle : ses yeux qui brillaient de reconnaissance, sa façon de se tenir contre lui, en demi pointe sur ses talons, la manière à laquelle elle s'était réfugiée sous sa veste, ses petits frissonnements à chaque qu'il osait bouger ainsi que la douceur de ses lèvres bien qu'étant légèrement gercées.
Ils furent stoppés par la voiture qui entra dans le parking. Elle rit et ils se décalèrent pour la laisser passer. Elle resta un moment contre lui, ne voulant se détacher de son étreinte et un semblant de chaleur humaine. Elle l'embrassa à nouveau et recula, ses mains posées contre sa veste, un sourire béat sur les lèvres. Elle bégaya énormément enchainant fragments de mots et phrase rapides.
« wh.. whoa… euh… je… je sais pas quoi dire… je crois que…que.. peu être il… se.. serait mi..eux… qu'on en reste là pour l'instant... je… je … enfin vous comprenez ? »
Il n'osa pas dire qu'il savait et qu'il comprenait. Il n'avait connu qu'une seule aventure, ce fut au lycée, dans une mentalité différente et tous ça était presque nouveau pour lui. Il eu un soudain moment de recul lorsque la moindre idée de penser au lycée lui rappela Haley. Il regretta presque les sensations qu'il a ressentie ces 5 dernières minutes et fut retissant lorsque Rachel lui demanda calmement.
« Je ne peux pas avoir votre numéro ? »
« Oui je t'assure c'est tout. »
« Donc vous l'avez ramener au parking, donner votre carte et vous êtes partie »
« Exact ! »
Morgan fronça les sourcils. Hotch avait répondu si rapidement et il le connaissait trop longtemps pour penser qu'il ne cachait pas quelque chose.
« Sa réaction, lorsque vous lui avez donner la carte ? »
« Et elle avait l'air… déçu. »
« Pourquoi ? »
« Je ne lui avais pas dit que j'étais de la police. Les hippies détestent la police. Trop d'armes. »
« Revenons sur la voiture. Vous la voyez passer. Qu'est-ce que vous pouvez me dire ? »
« Une voiture noire, ou bien sombre, il faisait nuit. De taille normal. Une Ford surement. »
« Et le conducteur vous l'avez vu »
Hotch se concentra un court instant avant d'affirmer « Blanc, la quarantaine, brun. »
« Ça peu être notre homme. »
« Et je l'ai laissé seule avec ce salopard. »
« Hotch. Vous aviez rien à vous reprocher et vous le savez. »
La porte s'ouvrit et ce fut Roy. Il avait l'air plus calme que lors de leur première rencontre.
« Vous pouvez sortir. On m'a envoyé des alibis pour les deux premiers meurtres, ça me suffis. »
Il se leva et Roy lui serra la main
« Je vous dois des excuses. »
« Ce n'est rien. Vous faîtes votre boulot. »
Roy se sentit mal à l'aise lorsqu'il demanda « Qu'est-ce que je peux faire pour me rattraper ? »
« Laissez moi retrouver Rachel. »
