Chapitre 10

Au menu: Spaghetti bolognaise ou Hachis parmentier. Quel dilemme !!! J'adore les deux, ce sont mes plats préférés.

- On prend une assiette différente chacun et on partage ?

Je reconnus cette voix immédiatement. C'est Edward qui me fit cette proposition. Quand je me suis retournée, il me faisait un beau et large sourire.

- Tu t'en rappelles ?

- Que ce sont tes plats préférés ? Bien sûr !

- Ouah ! S'exclama Rosalie. Vous êtes vraiment sur la même longueur d'onde tous les deux.

Je pris une assiette de spaghetti et, lui, il prit une assiette d'hachis.

- J'en conclus que je réserve une table pour quatre. Déclara Alice, en passant devant nous.

- Si ça ne vous dérange pas. Répondit Edward.

- Non, c'est cool, tu pourras répondre à toutes les questions que je te poserai à propos de Jasper.

- Tu le vois ce soir ! Tu lui demanderas tout ce que tu veux, toi-même. Lui dis-je avec un petit sourire amusé.

- Très drôle ! Tout compte fait, Rosalie et moi, on va vous laisser manger en tête-à-tête. Profitez-en bien !

Alice attrapa le bras de ma camarade de chambre et l'emmena s'attabler un peu plus loin.

- Toujours aussi agressive ta copine ! Tu ne m'en veux pas de m'être incrusté avec vous ?

- Mais, non ! Elle a fait cette petite scène exprès, pour nous mettre mal à l'aise. Je suis certaine qu'elle a dû éclater de rire avant de s'asseoir.

Pendant le repas, on a discuté de ce soir et des examens. On a échangé nos assiettes à la moitié, c'était marrant, j'avais l'impression que l'on avait toujours fait ça.

- Tu n'as toujours pas conclu avec Jacob ? M'interrogea-t-il après avoir fini sa mousse au chocolat.

Je crois que mon visage a fait "clignotant" pendant quelques secondes. J'ai au très chaud tout à coup.

- Non et toi, tu es sorti avec combien de filles depuis notre rupture ? Lui répondis-je du tac-au-tac.

Il ne changea pas de couleur, lui. Il posa son verre d'eau et me regarda droit dans les yeux.

- Zéro. Ca t'étonne peut-être et tu n'es pas obligée de me croire, mais je sais ce que j'ai fait et je n'ai pas peur de t'avouer la vérité.

- Il n'y a pas de honte à avoir. Tu n'as pas à te justifier, d'ailleurs.

A ce moment-là, son visage se mit rougir légèrement. Mon compliment l'avait touché.

- On se voit tout à l'heure. Lui dis-je en voyant mes deux copines se lever.

- Tu n'as pas le choix de toute façon. On se rejoint à 19h30 dans l'entrée.

- J'y serais.

En entrant dans ma chambre, je me suis imaginée à la porte de la salle de bal, ce soir. Mon coeur accéléra ses battements, j'ai même eu l'impression, à un moment, que j'allais m'évanouir. D'un côté, j'étais pressée d'y être et donc me retrouver avec Edward, dans ses bras, mais d'un autre côté, j'avais peur. Peur de me tromper sur ses sentiments, de mal interpréter son comportement envers moi.

Je suis réellement amoureuse de lui. Lorsque l'idée, de ne plus le revoir après les examens, me traversa l'esprit, les larmes me montèrent aux yeux et je me mis à pleurer sans pouvoir me retenir. Rosalie ne chercha pas à me consoler, elle me connait. Elle sait que je n'ai pas vécu de mauvaises choses ces derniers temps, donc si, là, je versais quelques larmes, elle se doutait bien que ce n'était que de la joie. Car, même si je paniquais à l'idée de perdre Edward, mon coeur ne bat que pour lui, et c'est ce qui me rend heureuse.

Après deux heures de coiffure et une demi heure de maquillage, je n'avais plus qu'à enfiler ma robe, mes chaussures et mes bijoux. Quelques gouttes de parfum finirent ma préparation. Je me contemplai dans le miroir. En fait, je dirai, plutôt, que j'étais complètement hypnotisée par le reflet qu'il me renvoyait. Je me trouvais sublime. A tel point que je me demandais si c'était vraiment moi.

Je n'ai même pas vu Alice et Rosalie habillées. Comme je dois être la dernière fille à entrer dans la salle, j'ai également été la dernière à être prête. J'ai hâte de les voir.

Plus que dix minutes avant de rejoindre Edward, dans le couloir. La tension monte !

Comment allait-il m'accueillir ?

Allait-il me proposer de sortir avec lui ?

Allait-il m'embrasser ?

De toute façon, c'est décidé, s'il ne m'embrasse pas sur la bouche avant que j'aille me coucher, je lui saute dessus.

Si je n'agis pas, je ne m'en remettrai jamais...

- Bella ?!!

C'était la voix d'Edward. Il me cherchait. Bon, c'est vrai que je devrais sûrement sortir des toilettes des filles, mais je n'y arrive pas. Je ne peux plus bouger.

La porte s'ouvrit.

- Bella, tu es là ?

- Non ! Répondis-je doucement.

J'entendis ses pas arriver. Il s'agenouilla face à moi.

- Tu vas abîmer ta robe. Le carrelage est sale. A ta place, je me serais assise sur la cuvette des toilettes, en essayant de ne pas tomber dedans. Plaisanta Edward.

- La femme de ménage vient juste de nettoyer les sols. Et puis, je n'ai pas pensé à ma tenue.

Il me tendit la main et m'aida à me relever.

- Tu es magnifique ! S'exclama-t-il en me regardant de haut en bas.

- Merci, tu n'es pas mal non plus.

C'est vrai qu'il était encore plus beau que d'habitude. Ses cheveux venaient d'être légèrement coupés, un peu domptés, et il était vêtu d'un pantalon noir droit et d'une chemise blanche où était dessiné un ange. Ce dessin était sublime. "IL" était sublime !!!

- Tu me racontes ce que tu fais ici alors qu'on devrait déjà être rentré dans la salle ? M'interrogea-t-il.

Je me suis dirigée vers le lavabo pour me laver les mains et, au moment de prendre du savon, j'ai levé la tête. Je nous ai vu dans le mirroir. Il se situait derrière moi et, de là où j'étais, c'était comme si Edward me tenait dans ses bras. Je nous voyais en couple et cette image me plaisait beaucoup.

- Alors, tu ne veux rien me dire ? Insista-t-il.

- C'est juste que j'ai un peu paniqué, c'est tout ! Ai-je menti, en m'essuyant les mains.

- On peut y aller ? On est en retard, je te signale.

- Ok.

Prenant un air assuré, je suis sortie de mon refuge. Devant la porte, Edward me prit par le bras et, avant même que j'ai pu dire un mot, il l'ouvrit.

Tous les regards se tournèrent dans notre direction. J'étais complètement perdue. Jamais je n'avais ressenti ça...

La musique se fit entendre. Quand la voix de Robbie Williams entamma se première phrase, Edward m'emmena jusqu'à la piste de danse, me fit faire un tour sur moi-même et m'enlaça.

Quelques secondes après, j'ai croisé le visage radieux d'Alice, et c'est à cet instant-là que j'ai repris mes esprits. J'ai, enfin, réalisé que je dansais un slow dans les bras d'Edward. Je ne rêvais pas !

- Ca va mieux ?

J'ai relevé mon visage pour le regarder droit dans les yeux. Il me souriait.

- Oui. Merci d'être venu à mon secours. Lui répondis-je.

- Tu ne raconteras à personne que je suis entré dans les toilettes des filles, n'est-ce pas ?

- Ne t'inquiète pas, ton secret sera bien gardé.

La chanson prit fin, une autre enchaina immédiatement.

- On peut échanger nos cavalières ?