Note de l'auteur: ouaw, après plus d'une semaine de blanc complet, j'ai enfin eu un petit éclair d'imagination. Parce que, en plus, être super pressé d'être noël, ça aide pas. Alors voilà la suite. Bonne fête à tous, et à vos reviews.
Xoxo
Lili
PS: écoutez le groupe de la citation: One Night Only. Best group ever !
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« It must be the chemistry, tonight
I hope that you know
I won't let you go this time. »
[ One Night Only -Chemistry- ]
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Mes sanglots qui entre-coupent mes cris sont couverts par les échos de ces derniers. Je me débat comme une démente.
_Arrête...je t'en supplie...
_Détends-toi.
Pendant les six mois qu'on duré mon calvaire, j'ai put noter trois facettes différentes de Ron que j'ai eu tout le plaisir de découvrir au cours de nos « petites entrevues ». Au départ, il était doux et il se confondait en excuses mais ça ne durait jamais bien longtemps. Il commençais alors à perdre patience et ses gestes se faisaient plus brusques. Mais, malheureusement pour lui -ou pour moi-, me laissait faire n'avait jamais été un plan envisageable. Et dans ces cas là, il ne tentait même plus de se contrôler. Il devenait incroyablement violent et des fois, je lui surprenais un sourire carnassier accroché aux lèvres. Dans ces moments là, j'avais l'impression qu'il prenait sa revanche sur quelque chose dont je n'avais pas connaissance, comme s'il nourrissait une haine sans limite pour moi et que ces instants étaient l'occasion de me faire payer. Mais je ne supporterai pas d'être abusée une fois de plus par lui. Les crises sont déjà assez de preuves de la coquille presque vide qu'il a fait de moi. Et, dépassant toute logique, j'arrive à le repousser. Mais, je ne me pose pas la question du comment et me met à ramper, essayant de saisir ma baguette qui gît un mètre plus loin et que j'ai aperçu quelques minutes plus tôt. Il m'attrape soudain la jambe et me tire vers lui, la folie brillant dans ses yeux, faisant échos à la rage qui déforme ses traits. Et alors, tout se passe rapidement. Je pointe ma baguette sur sa tête et le sort franchit la barrière de mes lèvres sans que j'ai vraiment à y réfléchir.
_ENDOLORIS !
Rémus nous a dit un jour que pour que le sort Doloris soit vraiment efficace, il fallait réellement le vouloir. Du plus profond de ses tripes. Souhaiter vraiment faire mal. Faire souffrir à un seuil au delà de toute limite. Et en voyant le vol plané qu'il fait à travers la pièce avant de s'écraser durement contre le mur, mon désir est à la hauteur. Je tente de calmer ma respiration, rabattant tant bien que mal les pans de ma robes en lambeaux, pointant toujours ma baguette, fermement emprisonnée dans mon poing, sur la masse inerte. Dans le silence dérangeant de l'après-bataille, plusieurs éclairs verts illuminent la pièce. J'entends un cri d'horreur, Ginny certainement. Des pas précipités emmènent Drago dans mon champs de vision. Sa main se pose sur la mienne restée en suspens.
_Hermione...ma chérie. Baisse ta baguette, s'il te plait.
J'obtempère. Et sans que je m'y attende, je craque. Les sanglots me secouent de toutes parts. Il se sépare de sa veste et m'emmitoufle dedans, avant de me serrer dans ses bras. Ginny est penchée au dessus de Ron, inquiète. Harry se tient debout, à ses côtés, me fixant sans relâche. Il a l'air complètement dévasté. Il esquisse un pas, puis se ravise. Drago a l'air de mener un combat intérieur des plus féroce. Mais, je n'ai pas envie de me préoccuper de qui que se soit à cette instant. Alors je me laisse bercer par le balancement de Drago qui monte les marches jusqu'à notre chambre. Et je n'ai le temps que d'apercevoir l'embrasure que déjà je sombre dans les ténèbres, là où la douleur n'est qu'un lointain souvenir.
Mais malheureusement, c'est une migraine qui me réveil, effaçant les bienfaits de toutes ces heures où je suis restée inconsciente. J'ouvre les yeux sans mal. Harry est là. Son regard toujours posés sur moi.
_Où est Ron ?
Je ne reconnais même pas ma voix éraillée. Je ramène plus haut la couverture qui repose sur moi, ce qui me donne l'occasion de voir les horribles marques violacées qui s'étalent sur mes poignets et avant-bras de façon insolentes.
_Il est inconscient. On n'arrive pas à le réveiller. Et c'est pourtant pas faute d'avoir essayé.
J'essaie de bouger mais j'abandonne rapidement. Harry se lève finalement et vient s'asseoir à mes côtés. Le lit s'affaisse légèrement, me collent un peu plus à lui.
_Drago est parti se calmer dehors. Il ne supportais plus de te voir comme ça.
Le silence retombe. Insupportable. Lourd de sens.
_Écoute Hermione, je suis vraiment désolé. Je n'aurais jamais dut fermer les yeux. J'aurais dut voir qu'il y avait tellement plus. Je...
Ma main s'enroule autour de son bras.
_Arrête de te fustiger, Harry. Personne n'aurait put deviner ce qu'il m'avait fait.
_Parce qu'il l'a déjà fait avant ? Quand ?
_J'aurai tout le temps de te raconter.
Je peux voir toutes ses questions au bord des lèvres. Mais, il s'abstient. Il passe une sur son visage fatigué, comme si tout le poids du monde venait de brusquement s'écraser sur lui.
_Tu veux bien t'allonger avec moi...un petit peu ?
_Aussi longtemps que tu voudras.
_Tu t'engages pour des années.
_Ça fait déjà presque 10 ans, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
J'esquisse un sourire triste. Il s'allonge contre moi, et je me réfugie dans son étreinte rassurante, esquissant un soupir de soulagement.
