Blabla de l'auteur : Salut à tous. Désolée de ne poster que maintenant mais ça devrait bientôt revenir à la normal. J'espère que tout le monde profite de ses vacances avant la reprise. Merci à aureliascott (Salut la miss. Ravie que mon chapitre te plaise. J'espère que ça continuera. Bisous), nouna, et Vicky-1864 pour leurs reviews qui me font chaud au cœur.
Disclaimer : L'univers, ainsi que ses lieux, et ses personnages, ne m'appartient toujours pas ! (Hélas) C'est toujours la propriété de Disney ! Je ne fais que l'emprunter un court instant ! Et naturellement, je ne touche absolument rien, mais vous avez le droit de me laisser votre avis ! :p Et les corrections sont de chris87
PS : Je ne le précise pas mais on ne voit que la version de Mitchie. Bon si finalement, je le précise !
Chapitre 09
La semaine qui suivit passa à une vitesse affolante. En fait, perdue dans les préparatifs du voyage à Augusta, je ne la vis pas passer. Il fallait faire les sacs, trouver et emballer les derniers cadeaux, m'arranger pour que mes chaussures se fassent à mes pieds. Mais surtout convaincre mes parents d'emmener ma guitare. Ce fut laborieux, mais je réussis finalement à lui réserver une petite place dans le coffre. Faut dire que la famille étant grande, il y avait surtout les cadeaux dans notre coffre de voiture. Maman a même décidé que le jour où j'aurais des enfants, elle achèterait un camion, histoire de pouvoir gâter ses petits enfants, sans soucis de place.
Ce soir, j'étais seule, puisque mes parents allaient à la fameuse soirée de son travail. Ils étaient donc en train de se préparer, et je bouillais d'impatience de voir maman. J'avais ordre de la prendre en photo seule. Cependant, j'avais aussi prévue de faire une petite photo de couple. Papa est déjà prêt et il est tout beau dans son costume. La porte de la salle de bain s'ouvrit, et maman sortit, enfin. Cela dit, ça en valait la peine. Celui qui a dit que les femmes perdent leur temps à se pomponner des heures, n'ont pas vu ma mère, vous pouvez me croire ! Elle portait une robe bordeaux à bustier, qui lui caressait les genoux, et légèrement fendue sur le côté. Elle s'était fait un chignon compliqué à première vue, mais qui dégageait ses oreilles pour mettre en valeur ses bijoux. Sans compter qu'elle n'avait pas mis beaucoup de maquillage. Juste du noir sur ses cils, un coup de crayon, un peu de fard à joues et du gloss.
« - Olala, tu es vraiment trop trop belle, m'exclamais-je sincère. Tu vas voir, papa va faire des jaloux ! Et maintenant, prends la pause !
Je mis l'appareil en place et pris la fameuse photo.
« - Merci ma chérie. Ton père est prêt ?
« - Depuis une demi-heure. Il attend au salon.
Elle descendit, moi sur ses talons, et je les pris en photo. Ils sont trop beau mes parents ! J'aidais maman à mettre la main sur son sac, et les mis dans la voiture en leurs promettant d'être sage et de fermer à clé derrière eux.
Quand la voiture ne fut plus en vue, je rentrais, les bras sur ma poitrine, complètement gelée malgré mon manteau. A priori, ce n'était pas une bonne idée de sortir en chaussons. La fondue était prête, et les clémentines épluchées depuis le début de l'après-midi. J'enclenchais donc simplement le premier film, et voulus m'asseoir quand on sonna à la porte. Evidemment ! Dès que je mets Titanic, on me dérange. Pestant contre ce visiteur importun, j'allais ouvrir pour faire face à Shane.
« - Salut. Je peux entrer deux secondes et demi ?
« - Ouais ! Que puis-je pour toi, demandais-je en fermant la porte.
« - Voilà, maman a oublié ses clés chez toi hier, et comme elle s'en aperçoit que maintenant, elle m'a envoyé les chercher. Ne me demande pas pourquoi elle en a besoin ce soir, alors qu'elle ne sort pas, mais bon. T'es seule ?
« - Ouais, mes parents viennent de partir.
Fouillant dans notre bric-brac, j'y dénichais un trousseau de clé inconnu et lui montrais.
« - T'es la meilleure, dit-il en les prenant. Bon je te laisse à ta soirée vidéo. Juste par curiosité, t'as mis quoi ?
« - Titanic, avouais-je.
Il rit de mon choix, et feignant d'être vexée, j'ouvris la porte et le poussais dehors.
« - Allez ouste, puisque tu te moques de moi. Je veux plus te voir !
« - Ok bon film. A bientôt ! Et merci pour les clés, ajouta-t-il à la porte.
Pour ma part, j'éteignis l'entrée et retournais sous ma couverture. Je mis deux autres films, tout aussi triste, puis dus m'endormir, puisque lorsque j'ouvris les yeux, le soleil était levé. Bon tout pâle mais présent. M'étirant, je sortis de mon lit, en me demandant comment j'avais fait pour passer du salon à ma chambre, puis descendis saluer mes parents. Je les prévins que Shane était venu récupérer les clés de sa mère avant de leur demander un compte-rendu de leur soirée.
Les deux jours qui me séparaient de mon voyage à Augusta passèrent si vite que je ne vis rien. J'avais terminé tous mes sacs, et j'avais même un cadeau bonus pour ma grand-mère préférée. La seule encore en vie, disons.
Nous étions, à présent, en train de charger la voiture, quand Shane arriva à l'improviste, comme il en avait pris la mauvaise habitude. Bon, ceci dit il ne pouvait pas me joindre, puisque le numéro de la maison était sur liste rouge, et il n'avait pas mon portable.
« - Salut petit oiseau. Vous partez aujourd'hui, demanda-t-il surpris.
« - Salut. Comme tu vois ! Au revoir Akron, à dans dix jours !
« - Aie ! Tu ne reviens pas avant, demanda-t-il en se mordant la lèvre. Moi qui comptais venir le vingt-six, te souhaiter un joyeux Noël, c'est raté.
« - Désolée. Je rentre dans la journée du deux. On se verra en cours le quatre. Ah quoique non, me rattrapais-je soudain en me souvenant des cadeaux, tu crois que Nate, Jason et toi, pourriez venir le trois ?
« - Moi oui, et pour eux, en logique ça devrait être bon. Pourquoi ?
« - Pour vous souhaiter la bonne année, éludais-je.
Mon père arriva à ce moment-là, ma guitare dans une main, ma valise dans l'autre.
« - Voilà ma puce, toutes tes affaires sont là. Bonjour Shane.
« - Bonjour Steve. Vous partez à quelle heure ?
« - Dès que la voiture sera chargée !
Ayant une envie de dernière minute, je sortis rapidement du garage, et lorsque je revins, il était parti. Quand j'en demandais la raison à papa, il m'expliqua qu'il devait juste faire un saut chez lui, et que nous attendrions son retour pour quitter la ville. Haussant les épaules, je rangeais les derniers sacs sur la banquette arrière. Ils allaient me manquer c'était certain. Tout comme c'était certain que je n'allais pas apprécier complètement mon séjour là-bas. Sauf si bien sûr, il n'était pas présent ! Secouant la tête pour chasser mes pensées, guère reluisantes, je m'assis sur le siège du conducteur, les pieds hors de la voiture, et attendis sagement que notre presque voisin revienne. Il n'habite vraiment pas loin, en fait. A trois ou quatre rues, je ne sais plus vraiment. En bus, ça fait beaucoup d'arrêt mais c'est parce qu'il fait un détour, je crois. Enfin bref, on s'en moque. J'avais hâte de revoir ma famille, c'était un peu ma bouée de secours, avec tous les changements qui s'étaient opérés dans ma vie, depuis mon déménagement. C'est vrai, avant je n'avais aucun ami masculin, fuyant les hommes comme la peste. A présent, c'est de filles dont mon entourage manquait. Je fus interrompue dans mes pensées par un bruit de pas. Sortant la tête de la voiture, je vis Shane revenir, un paquet dans les mains. Lorsqu'il me vit, il rit, en arguant qu'il trouvait mon chapeau adorable. Il ressemblait à un bonnet phrygien avec un pompon que j'avais rajouté au sommet, et deux grandes tresses de laines me permettaient de l'attacher dans mon cou.
« - Te moque pas de mon couvre-chef. Moi je l'adore !
« - Moi aussi. Ça te donne un air de petite fille totalement adorable, dit-il les joues rouges.
Je devais être dans le même état, et afin de changer de sujet, je lui demandais ce qu'était le paquet.
« - Ton cadeau de noël. Je comptais te l'offrir le vingt-six, en fait. Mais comme tu ne seras pas là… Enfin bref, Joyeux noël, dit-il en me le tendant.
Fronçant les sourcils, je me levais et le rejoignis. C'était une caisse de transport pour animal, avec juste un bout de tissu la couvrant. L'ouvrant, je craquais en découvrant une adorable boule de poil couleur crème.
« - Oh ! Il est adorable, dis-je en le prenant contre moi. C'est un mâle ou une femelle ?
« - Un mâle. Je me suis dit qu'avec un chat femelle, tu risquerais d'avoir souvent des petits et… Enfin, je ne voulais pas que tu sois ennuyée pour les donner, enfin les vendre si elle s'accouple avec un chat de sa race. Mon oncle adore les chats et plus spécialement les British shorthair comme celui-là. Il est né un mois tout pile après ton arrivée, et il était toujours dans son coin. Ce qui m'a fait penser à toi ! Comme tu n'es pas fan des contacts humains, je me suis dit que, peut-être, les félins ne te poseraient pas de problèmes. Enfin, si tes parents ne sont pas d'accord, tu me le dis.
Il ne put aller plus loin, maman venait d'arriver. Quand elle vit ma petite boule de poil, elle eut la même réaction que moi, à savoir craquer, devant sa petite bouille d'ours en peluche. Il n'avait pas encore de nom, et je décidais de l'appeler Mysotis. Tis, pour les intimes. Je fis donc les présentations. Maman le prit contre son cœur, et je notais que Shane avait posé la caisse dans la voiture. Me tournant vers lui, je me mordis la joue, et me forçant, me penchais vers lui pour lui faire la bise.
« - Merci, c'est un super cadeau. A côté le mien va faire pitié. Je monte le chercher, attends-moi !
Je disparus, et allais sous mon lit, récupérer le bon paquet. Quand je revins maman présentait Tis, à papa, et celui-ci grogna, pour la forme, qu'il ne voulait pas d'animaux dans la maison. Enfin vu son sourire, je sais que Mysotis est déjà accepté. Rejoignant donc mon ami, je lui tendis le sac en souriant. Il me remercia et me demanda s'il pouvait l'ouvrir.
« - T'as plutôt intérêt !
Riant, il s'exécuta, et arqua un sourcil en découvrant le pull que j'avais jugé affreux. Il me demanda des explications, et je rougis.
« - En fait, je ne savais pas quoi t'acheter alors, quand je t'ai vu dans ce pull, que tu semblais adorer, j'ai décidé de te dire exactement le contraire de ce que je pensais. En priant naturellement pour que tu le reposes ! D'ailleurs, ça a été plutôt facile de te convaincre. Après, j'ai juste profité que tu étais en cabine pour le payer. Je n'ai jamais eu d'oncle James, fan de fringues.
Il rit et amorça un geste avant de se rétracter, comme l'autre fois quand j'avais acheté les cadeaux. Intriguée, je lui demandais ce qu'il avait, et il sourit tristement.
« - Bah je voulais te faire la bise pour te remercier, quand je me suis souvenu que, tu détestes qu'on t'approche de trop près, donc…
« - Non, mais… Je peux faire une exception, va. Et puis, depuis que je te connais, t'es celui avec qui j'ai eu le plus de contact !
Nous rîmes, puis il se pencha vers moi, pour embrasser ma joue, en me chuchotant un « merci je l'adore » à l'oreille. Je rougis, et papa me prévint que nous devions partir. Shane comprit le message et me promit de faire son possible pour que Nate et Jason viennent le trois, puis me souhaita de bonne vacance. Je me retins de lui dire qu'à présent, elles allaient être interminables, puis lui demandais son numéro dans un élan subit. Non pour communiquer toutes les vacances avec lui, mais simplement pour le prévenir quand je serais de retour. Nous échangeâmes donc nos coordonnées, puis je montais, avec Tis, dans sa caisse.
Le trajet, pourtant plus court, me parut durer une éternité, tant j'avais hâte d'arriver. Naturellement, histoire d'être dans l'ambiance, nous mîmes des chants de noël, durant tout le trajet, puis quand, enfin, la voiture se gara, j'eus un grand sourire. La bâtisse était énorme. Enfin, elle m'avait toujours donné cette impression, tant l'amour qui y régnait, était étourdissant, mais aujourd'hui, plus qu'avant, j'étais heureuse d'y être. Maria, et Jeanne, mes deux cousines vinrent à ma rencontre, et me serrèrent dans leurs bras. Y a pas à dire, la famille, c'est agréable. Nous déchargeâmes la voiture, et chacun planqua ses cadeaux là où ils dormaient. Pour ma part, je partageais celle des jumelles, ce qui me convenait. Autrefois, étant une des plus âgée, j'avais eu droit à une chambre juste pour moi, mais après y avoir passé deux nuits, j'avais manifesté le désir de dormir avec les filles. Personne n'avait jamais compris pourquoi, mais personne n'avait su. J'avais juste dit que j'avais l'impression de rapetisser et ça était passé. Drôle de mensonge ! Assise sur le lit, j'écoutais Jeanne me raconter comment Salt Lake était très ennuyeux sans moi, et souris. C'était agréable d'avoir des nouvelles de la ville. Soudain mon portable sonna. Maria sauta dessus, et décrocha.
« - Allo ?… Non, ce n'est pas Mitchie, désolée ! Qui est-ce ?… Oh, je vois ! C'est donc un certain Shane ? Comment connaissez-vous ma cousine et où habitez-vous monsieur à la voix chaude et agréable ?
« - Maria rends-moi ça où je te jure que je te fais manger tes dents, criais-je alors qu'elle sortait de la chambre en courant.
Je la poursuivis durant cinq minutes, avant de réussir à mettre la main sur elle. Je repris mon portable et fis semblant de vouloir la frapper. Naturellement, il avait raccroché, mais tant pis. Je m'enfermais dans les toilettes, et lui envoyais un message pour m'excuser, de l'attitude de ma cousine. Il me rappela, presque aussitôt, et je décrochais. Il me promit de ne pas me déranger longtemps puisqu'il voulait juste savoir si j'étais bien arrivée. Souriant, je lui racontais mon voyage, et alla même jusqu'à lui avouer où je m'étais enfermée quand il me demanda pourquoi ça semblait raisonner. Nous rîmes et je lui souhaitais un joyeux Noël, avant de raccrocher. Quand je sortis, Dylan était là. J'avais toujours été proche de mes cousins, aussi je lui fis la bise malgré que je m'étais promis de ne plus embrasser personne. J'avais bien laissé Shane embrasser ma joue, je pouvais donc bien laisser mon cousin, me serrer dans ses bras. Repensant à mon nouvel ami, je m'écartais de mon cousin, et remontais à l'étage pour voir mes jumelles en extase devant Mysotis. Quand elles me demandèrent depuis quand j'avais un chat, je leur racontais la scène du garage. Aussitôt, Jeanne, la plus romantique des deux, décréta que c'était un gage d'amour, et que j'avais été vraiment nulle de lui avoir acheté un simple pull. Mouais ! Elle ne l'a pas vu dedans, pour dire que mon cadeau est nul. Je me mordis la lèvre en repensant à ce moment, et me laissais tomber sur mon lit. Grâce à mon cadeau, il allait faire le bonheur de plusieurs filles. Je soupirais et pris mon chat sur mon cœur. Je le sentis ronronner de plaisir et le caressais doucement.
La soirée fut agréable, et je la passais dans le grand salon à écouter ma famille se raconter mille et une histoires, sur l'année qui s'était écoulée. J'aime beaucoup cette pièce. A la base, c'était un salon plus une salle à manger, mais grand-père a cassé le mur pour en faire une pièce immense, qui peut contenir toute la famille. Mamie a fait poser du papier d'un rose très doux, avec des doubles rideaux dans les mêmes tons, ce qui donne à la pièce un côté protecteur. Sans compter la grande cheminée, qui réchauffe l'atmosphère. Malgré moi, je montais chercher mon appareil numérique et fis une vidéo de ma famille. Du moins de la scène que j'avais sous les yeux. Ça pouvait paraître nul, aux yeux des autres, de passer Noël dans sa famille, mais les soirées que nous passions ici, à parler de tout et de rien en riant de nos boulettes, étaient mille fois plus agréable qu'une soirée en boite avec pleins de jeunes. Enfin, à mon avis, après ce qu'il en vaut… A un moment, j'entendis maman parler de mes nouveaux amis, et tout le monde se tourna vers moi, surpris. Héhé, c'est de notoriété publique que je n'apprécie pas trop les garçons de mon âge alors pensez-vous, passer mon temps avec trois, dont un qui m'offre un animal de compagnie, c'est… Surprenant, je crois ! Rougissant comme une tomate trop mûre, je baissais les yeux, et pris 'Tis sur mes genoux. Dylan, le seul cousin de mon âge vint s'asseoir près de moi, et me demanda de lui parler de mes nouveaux amis. Je m'étais toujours évertuée à ne rien montrer de mes sentiments, à ma famille, ne voulant pas qu'ils sachent qui j'aimais, et qui je détestais, aussi je restais vague sur le lien que j'entretenais avec eux. Seulement Maria décréta que si c'était un simple ami de quartier, il avait une voix à faire rêver. J'étais complètement d'accord avec elle, puisque dès le départ, j'avais trouvé sa voix mélodieuse, mais je me gardais bien de donner mon avis, me contentant de hausser les épaules, pour signifier clairement que je n'avais pas d'avis.
Je montais me coucher, en feignant d'être fatiguée. Seulement, je restais habillée, en attendant qu'une des jumelles montent également. J'en profitais donc pour terminer d'écrire une chanson. J'avais décidé de faire un chant de Noël, pour ma famille. Vous savez, pour leur dire à quel point je les aime. La porte s'ouvrit doucement, et je sentis mon cœur s'accélérer. Sans un mot, il entra en me regardant, et je déglutis. Je crois bien que ça allait recommencer ! Il s'avança vers moi, et il me fit penser à un prédateur. Il avait le regard du tigre victorieux en voyant sa proie acculée, sauf que la proie c'était moi et que je n'allais pas me faire manger. Comme chaque fois, la peur me paralysa, et je me laissais faire lorsqu'il m'embrassa. J'avais envie de hurler, de lui mordre les lèvres à sang, de le faire souffrir, seulement, je n'en fis rien. Il savait très bien que je ne broncherais jamais, aussi il passa rapidement, ses mains sous ma tunique, caressant ma peau, alors que j'avais envie de vomir. J'ai souvent entendu ou lus des récits, de filles racontant leur première fois, comme un moment magique, dont elles se souviendraient toujours, tant c'était beau. Dans ces histoires, les garçons faisaient preuve d'imagination pour qu'elles se sentent à l'aise, et je crois que j'aurais aimé avoir la même chose. Seulement, si je m'en souviendrais effectivement toute ma vie, ça ne sera pas comme un moment magique. Juste un acte violent sans amour.
Nous fûmes dérangés, par des pas dans l'escalier, alors qu'il déboutonnait mon jeans et il sortit précipitamment. Pour ma part, je savais que ce n'était que partie remise. Maria entra peu après, me laissant juste le temps de me rhabiller convenablement et me demanda si je n'étais pas malade, vu la pâleur de mon visage. Je la rassurais, j'avais juste chaud. Je me changeais rapidement, et me couchais, en me promettant dorénavant d'aller toujours me coucher avec une des jumelles, quitte à m'épuiser.
Les dix jours passèrent à une vitesse folle. J'avais tout fait pour ceci dit. Des randonnées dans les petites montagnes avoisinantes, des batailles de neige, à me congeler les os, des soirées interminables, à parler de tout, ou à jouer à des jeux débiles à souhait. Cependant, j'étais ravie de mon Noël dans l'ensemble. J'avais été plus que gâtée, et tous mes cadeaux avaient plus, pour le moment. J'avais même réussit à un coup de maître, avec la montre gousset à papa, puisque comme prévu, presque tout le monde lui avait offert des trucs de jardinages. Sauf maman, elle lui avait offert une lunette pour voir les étoiles, moins puissante qu'un vrai télescope, cependant. Nous étions à présent le trente et un, et j'étais censée aller me faire belle. Pour Noël, je n'avais pas fait trop d'effort, puisque nous nous couchions souvent aux alentours de trois heures du matin. Seulement pour le Nouvel an, c'était autre chose ! Les filles passaient la journée dans la cuisine, pour faire le repas, et les garçons faisaient la déco, puis une fois que tout était prêt, on allait tous se changer, et la fête durait jusque pas d'heure. Je terminais de décorer ma bûche pâtissière, puis me lavais les mains, avant de monter m'habiller. Je sortis ma robe blanche, les chaussures, et mon maquillage. J'aurais préféré passer la soirée en combinaison de ski informe mais les adultes risquaient de se poser des questions, aussi, je fis comme avant. Je filais sous la douche, bloquant un meuble devant la porte, afin qu'il n'entre pas, et me lavais avant de commencer à me maquiller. Rien de trop cependant, juste du noir autour des yeux, un peu de gloss, puis j'enfilais mes chaussures, avant de replacer la colonne à sa place. A peine ouvrais-je la porte, que Maria, me sauta dessus. Elle avait toujours adoré jouer à la poupée, et me proposa de me maquiller. Paraît qu'elle a appris à faire des yeux charbonneux, ou je ne sais pas trop quoi ! Je souris, et acceptais. Cela dit, à la place de me faire des yeux de pandas, elle accentua juste mon maquillage de base avant de me mettre du blanc sur les paupières. J'avais appréhendé le résultat, mais son travail me plut, et je la remerciais avant de l'aider. Elle voulait se lisser les cheveux, et je commençais à passer la pince chauffante quand maman arriva. Se plaçant derrière moi, elle me proposa de me faire des anglaises. Je ris en arguant qu'on allait ressembler à une famille de singes qui se mange sur la tête, mais donnais mon accord.
Lorsque nous descendîmes, je sus que j'avais mal joué mon coup. Le regard qu'il posa sur moi, me donna envie de vomir, et déclencha de très désagréables frissons en moi. Seulement voilà, tout le monde dut remarquer ma beauté, à en croire maman, puisque je reçus une montagne de compliment, et rougis. Rougissement qui s'accentua lorsque Maria prit la parole.
« - Ma parole, si ton Shane te voyait comme ça, il craquerait, obligé !
« - C'est juste un ami, marmonnais-je embarrassée.
Nous fîmes la fête, et elle perdura jusque pas loin de cinq heures du matin. Pour ma part, je n'avais pas envie de me coucher, tant qu'il ne serait pas endormi. Maman nous prit tous en photo individuellement, par surprise, avant de faire une photo de famille. On ne tiendra pas tous dans le cadre, si vous voulez mon avis mais bon. A minuit, nous nous souhaitâmes tous la bonne année, et mon pire quart d'heure arriva. Embrasser tout un groupe de gens, sur les deux joues. Enfin, heureusement que c'est ma famille, je supporte beaucoup plus facilement. Néanmoins, à partir de trois heures du matin, ce fut plus agréable. Les plus jeunes avaient été couchés, et prétextant, avoir froid, j'avais mis une grosse couverture sur moi. Je montais me débarbouiller rapidement, puis me rejoignis à la conversation. Elle continua tranquillement, jusqu'au moment où mamie nous demanda si nous nous plaisions à Akron. Mes parents furent unanimes. Ils adoraient cette ville, et j'avouais, qu'elle était très plaisante. Même sans les garçons. J'avais pris plaisir à me balader dans les rues, découvrant des coins superbes. D'ailleurs, si j'avais été peintre, j'aurais pris plaisir à reproduire ce que je voyais. La ville semblait en perpétuelle vacances, c'était agréable, enfin quand il y avait du soleil ça va de soit. Ne tenant plus, j'abandonnais la partie, à cinq heures, et gravis les marches rapidement, en entendant qu'il semblait aussi fatigué, d'un coup d'un seul. Je m'enfermais donc dans la salle de bain, la bloquant en m'appuyant contre la porte. Il chercha à entrer durant deux minutes, puis sembla abandonner la partie. Je décidais cependant d'appeler Shane rapidement. Je ne sais pas pourquoi lui en particulier, puisque j'aurais pu appeler Sierra, mais bizarrement c'était avec lui que je voulais parler. Il décrocha et j'éloignais l'appareil de mon oreille, tant la musique était assourdissante. Il cria de rappeler dans deux minutes, le temps qu'il s'éloigne, et je raccrochais. Deux minutes plus tard, je récidivais, et souris en entendant juste la musique en bruit de fond. Nous discutâmes quelques minutes, où je lui donnais mon avis, sur la fête géniale que je semblais louper.
« - Tu aurais détesté de toute façon. Y a la moitié du lycée, se moqua-t-il. Et on a obligé tout le monde à se faire les quatre bises comme en France !
Vu sous cet angle, ça me semble bien moins attrayant. Lorsqu'il me demanda la raison de mon appel, je restais silencieuse quelques secondes avant de mentir prétextant que je voulais simplement lui souhaiter la bonne année. Il me la souhaita également, puis appela ses deux amis, qui me crièrent dans les oreilles. Apparemment, la fête battait encore son plein, aussi je décidais de les laisser en profiter, priant pour qu'il soit couché et endormi lorsque je sortirais.
Fort heureusement, je fus entendu, et me couchais rapidement, en mettant mon réveil pour me réveiller dans six heures. J'aurais une petite nuit, mais hors de question qu'il se lève avant moi. Si jamais, je suis seule dans ma chambre, il risque d'en profiter.
Les deux derniers jours passèrent rapidement. Je lisais beaucoup prétextant un tas de contrôle à la rentrée, ce qui me permit de rester souvent avec papa, pour qu'il m'aide en math. J'avais fait des progrès énormes certes, mais c'était plus pour ne pas être seule que je lui demandais de l'aide. S'il le comprit, il ne dit rien et m'aida avec plaisir. De toute façon nous nous mîmes, rapidement, à parler de l'ouverture prochaine du service traiteur de maman. Il ne restait plus grand-chose à faire, et en toute logique, elle ouvrirait en temps et en heure. Mamie nous demanda notre aide. Comme chaque année, nous avions fait beaucoup de chantier durant ses vacances, et hors de question de repartir et de laisser ma pauvre mamie tout ranger toute seule. La dernière journée fut donc utilisée pour tout ranger, et remplir le coffre, puisque nous étions les premiers à repartir. Autant dire que cette nouvelle me ravissait.
Quand nous fûmes enfin sur la route, je souris en songeant que j'y avais échappé cette année encore. Prions que l'année prochaine, il ne soit pas là. A moins que ce soit moi, qui ne vienne pas. Ça ferait de la peine à mamie, c'est certain, mais je ne pouvais pas revenir indéfiniment ? Tis miaula fortement et je me concentrais sur lui. Durant le trajet, j'avais ordre de ne pas le sortir de sa caisse de voyage, mais rien ne m'interdisait de passer ma main dedans pour le caresser. J'écoutais mes parents parler de leur projet et de leurs résolutions annuelles. Pour ma part, j'en avais fait qu'une que je comptais mettre en place dès mon retour à Akron. J'eus un grand sourire en voyant le panneau nous souhaiter la bienvenue dans la ville, et je le remerciais. Le panneau, hein ! De nous dire « Bienvenue » ! Maman rit de ma bêtise, et un quart d'heure plus tard, nous garions notre voiture dans le garage. J'envoyais un rapide message à Shane le prévenant que j'étais revenue, et il me prévint qu'ils passeraient demain, comme prévu. Parfait tout ça ! En attendant, je devais déblayer le coffre, ranger tous mes cadeaux, et leurs trouver une place. Ça me prit toute la soirée, et je me laissais tomber sur mon lit, morte de fatigue à vingt et une heures. Il faut dire que j'avais peu dormi, puisque je m'arrangeais pour me coucher après lui, et me lever avant. La galère, si vous voulez mon avis. Je m'endormis donc rapidement, et rêvais, sans trop savoir pourquoi, que je sortais avec Shane. Un contrecoup de l'insistance des jumelles, sans doute. Elles m'avaient harcelé pendant toutes les vacances pour que je leur avoue que je l'aimais. Sauf que ce n'était qu'un ami. A part dans mon rêve ! Et puis, quand bien même je craquais, ce qui n'est pas le cas, je n'ai aucune chance. Il pourrait sortir avec quasiment n'importe laquelle des filles du lycée, pourquoi s'encombrerait-il avec moi, qui ne supporte même pas qu'il me tienne la main ?
Lorsque j'ouvris les yeux, je souris, à la nuit que j'avais passée. Je me levais rapidement, et descendis déjeuner. Nous avions convenu qu'ils viennent pour quatorze heures, et il ne me restait qu'une demi-heure. Ça va être serré, mais je peux le faire ! J'embrassais maman rapidement, et montais prendre une douche. Quand j'en sortis, je m'habillais d'une robe blanche en laine avec un large col roulé, sur un sous pull noir, avec des leggins bleu, puis je filais faire ma chambre. J'étais en train de sortir ma couette, pour la faire prendre un peu l'air, quand je les vis arriver. Je ris en les imaginant déjà le nez tout rouge, et les lèvres presque bleues, comme à chaque fois. C'est qu'il fait froid en ce moment, paraît. Deux minutes après, ils sonnèrent alors que je terminais de faire ma chambre. Je souris en les entendant monter, puis frapper à la porte. Je leur dis d'entrer, étant occupée, à ranger du linge propre, que maman avait déposé sur mon bureau, durant mon sommeil. Par habitude, ils me saluèrent de loin, puis s'assirent. Pour ma part, je leur fis un grand sourire, avant de fermer les portes de mon placard et de leur faire face. J'avais posé les deux cadeaux sur le bureau, mais fis comme si ce n'était pas pour eux. M'asseyant sur mon fauteuil à roulette, je les questionnais sur la fameuse fête, quand d'un coup, Jason se leva, un grand sourire aux lèvres.
« - Un conseil, petit oiseau, cours, me cria Shane.
Je ne réfléchis pas, me contentant d'obtempérer, quand il me poursuivit, en me jurant de recevoir pleins de bisous s'il me rattrapait. Fort heureusement, j'étais chez moi, et connaissais la maison par cœur. Je tournais donc et m'enfermais dans le bureau de papa. Il frappa à la porte, complètement hilare, décrétant que je trichais. Seulement, je promis de ressortir s'il me promettait de ne pas mettre sa menace à exécution. Il grogna mais finit par accepter, et je tins parole. Nous rejoignîmes ma chambre, et en chemin, j'attrapais Mysotis, par la peau du cou, le plaçant sur mon épaule, comme à chaque fois. Nous rejoignîmes les deux autres, et Nate nous demanda qui avait gagné. Je répondis tout sourire :
« - Moi ! Vive les femmes, criais-je avant d'aller sur le bureau prendre les fameux paquets pour les tendre aux garçons. Tenez, joyeux Noël, avec un peu de retard.
L'ouvrant, Jason se moqua et lista tout un tas de cadeau plus stupides les uns que les autres, mais se tut en sortant la ceinture.
« - Exactement celle que j'allais acheter, quand Shane m'a demandé mon avis, sur un pull atroce, s'exclama-t-il.
« - J'étais en mission pour Mitchie, expliqua ce dernier. Elle m'avait demandé de t'éloigner le temps qu'elle te l'achète.
« - T'es la meilleure la belle, dit-il en me prenant dans ses bras.
Je me tendis et il s'éloigna presque aussitôt.
« - Oh ! Désolé ! J'avais oublié.
« - Je… Ce n'est pas grave ! J'ai… J'ai décidé qu'il fallait que je change ce point en particulier, éludais-je avant de me tourner vers Nate afin d'avoir son avis sur son cadeau.
De son côté, il s'était stoppé quand Jason m'avait sauté dessus, et reprit donc tranquillement l'ouverture du paquet, le plus lentement possible. Je soufflais d'impatience, et il sourit. En plus, il le fait exprès, je suis sûre ! Shane rit de mon impatience, et je me tournais vers lui. Il donna un coup de menton vers son ami, et je reportais mon attention sur lui. Nate me regardait, le paquet presqu'entièrement ouvert. Je croisais les bras, et il termina. Sortant la chemise, il la déplia. Elle était d'un bleu très doux, avec une broderie sur le col. Une sorte de tout petit dragon. Il la remit dans son emballage, et me remercia de vive voix, décrétant que j'avais bon goût. Nous rîmes en sachant tout deux que c'était celle qu'il comptait acheter après les fêtes. Ravie que mes cadeaux aient tous plus, je me rassis sur mon fauteuil, quand Jason se leva d'un bond.
« - J'allais oublier, dit-il en fouillant dans un sac. Au fait, tu lui as acheté quoi à Shane ?
« - Un pull que j'adorais, et que j'allais m'acheter avant qu'elle me dise qu'il m'allait plus que mal.
Il acquiesça simplement puis se tourna vers moi, un petit paquet dans les mains, qu'il me tendit.
« - Joyeux Noël jeune fille !
Intriguée, je le déballais, et regardais le journal intime, dont la couverture montrait une colombe.
« - Vu que tu parles peu, et que tu réfléchis trop, je me suis dit que peut-être, tu aurais envie de partager tes pensées avec quelqu'un, m'expliqua-t-il.
Je ris et le remerciais du cadeau. Je me forçais à aller vers lui, et à l'embrasser sur la joue. A peine je m'étais tournée que Nate me tendit un paquet à son tour.
« - Dis donc, je suis gâtée cette année, souris-je avant d'ouvrir mon dernier cadeau.
C'était une pince à cheveux toute simple, en forme de guitare. Plusieurs guitares similaires de toutes les couleurs, étaient à côté, et je regardais le jeune homme, intriguée.
« - Tu peux changer ce morceau, dit-il en désignant l'instrument violet pour le moment, de manière à harmonier ta pince avec ta tenue du jour, m'expliqua-t-il. Pour le moment, j'ai mis la violette, vu que c'est ta couleur préférée, mais libre à toi de changer. Vu que tu as toujours tes cheveux dans les yeux.
Une nouvelle fois, je me forçais à aller vers lui pour lui faire la bise, puis me rassis. Je notais le regard qu'ils échangèrent, mais refusais de les interroger. A tous les coups, ils devaient se demander depuis quand je supportais de les embrasser. Depuis avant-hier ! C'était ma résolution. Les laisser m'approcher, plus près. Pas tout le monde, juste eux trois ! Etrangement, même maintenant que j'étais avec eux, enfermée dans ma chambre, je n'éprouvais pas le besoin d'ouvrir la porte. Je me sentais en sécurité, d'une certaine manière.
Deux heures plus tard, ils prirent congés, et une fois seule, je branchais mon synthé. Le cadeau de Noël que je préférais. J'avais hâte de pouvoir y jouer toute la journée. Pour le moment, je voulais jouer un peu. Utilisant ma nouvelle pince, que j'assortis à ma robe, je commençais à jouer quelques chansons que d'autres, bien avant moi, avaient composé. Je repris de mémoire, certaines mélodies que j'avais du apprendre durant mes dix ans de piano, puis enchaînais sur mes compositions, en terminant, par le chant de noël que je n'avais toujours pas fini...
Et voilà, un autre de terminé. J'espère qu'il vous a plu ? Bon, je devais l'axer, au départ, sur la fête en elle-même, mais je me suis dit que ça serait mieux ainsi !
Miss Tagada (L)
