Thème: Liquidités
Personnages: Mme Granger, Arthur Weasley, des Gobelins
Rating: Aucun
Madame Granger avait toujours apprécié les Weasley.
Bien entendu, elle reconnaissait - au début - avoir eu parfois de la peine à retenir tous les prénoms de leurs enfants à l'exception de Ronald ou de Ginerva. Les sorciers, de leurs côtés, avaient éprouvé des difficultés à saisir les nuances de la vie moldue, elle se rappelait notamment d'un débat sur l'électroménager.
Dès la première rencontre des deux couples parentaux, une fois le choc culturel passé, Abigail s'était forgée une opinion vive à leurs propos qui était demeurée intacte : il s'agissait de personnes chaleureuses, toujours enclines à rendre service.
Arthur avait une curiosité intellectuelle particulièrement développée - mais difficile à canaliser - qui avait fascinée les dentistes Molly une sympathie naturelle – un soupçon autoritaire nécessaire pour avoir élevé sept enfants - qui les avait instantanément charmée.
Oui, Abigail avait toujours beaucoup apprécié les Weasley.
Ils étaient à présent passés officiellement du statut d'amis à membres d'une seule et même famille, une fois Hermione et Ron mariés. Cela avait consolidé leurs rapports de manière plus probante. Et depuis les départs de leurs enfants de leurs domiciles, ils avaient pris plaisir à découvrir et partager leurs deux cultures respectives de façon plus poussée.
Elle ne pu réprimer un soupire amusé en songeant qu'ils n'avaient aujourd'hui rien fait de ce qui était prévu, à savoir aller dans une parfumerie moldue pour trouver un présent pour l'anniversaire de Molly.
Quelqu'un de l'assistance se racla la gorge, l'arrachant à ses réminiscences nostalgiques. Il s'agissait d'un tout petit homme avec une peau particulièrement blanchâtre au bout de ses oreilles pointues brillaient deux magnifiques boucles d'oreilles serties de rubis, il avait une canine acérée en or qui sublimait un sourire intéressé, et ses yeux calculateurs étaient couronnés par une paire de lunettes finement ouvragée.
« Ainsi, vous ne serez plus autant importunés par les allers et venues des sorciers pour accéder à leurs coffres. Ces derniers n'auront pas avoir besoin de se rendre à vos guichets pour effectuer des changes de monnaies étrangères lorsqu'ils voyagent... expliqua-t-elle.
- Nous pourrions trouver un moyen d'affilier des comptes bancaires moldus aux nôtres pour faciliter les transferts de fonds et conversions en galions de notre clientèle Née-Moldue ou Sang-Mêlée, proposa une des créatures savamment habillée.
Des huit banquiers présents, six hochèrent positivement la tête, alors qu'Abigail poursuivit :
- C'est un gain de temps lorsque l'on part faire des emplettes imprévues, et une sécurité car personne ne peut s'en servir sans code d'activation contrairement à une bourse qui peut facilement être subtilisée. La chose la plus pratique est surtout de ne pas être obligé d'avoir de la liquidité sur soi pour faire ses achats.
Ils opinèrent de nouveau, comme conquis.
- Et comment cela se nomme, dîtes vous ? »
Elle jeta une œillade à Arthur qui était assis à sa droite. Obnubilé par l'intelligence du mode de fonctionnement, il l'avait traîné à Gringotts pour faire partager aux Goblins cette « avancée technique considérable ».
- Une carte bancaire, acheva-t-elle.
