Chapitre 9
Il était déjà là. Assis près de la rivière. Je m'avançais furtivement pour qu'il ne m'entende pas et je posai mes mains sur ses yeux.
-Qui c'est ? demandai-je.
-Aya, répondit-il. Il n'y a que toi qui viens ici !
-Oui c'est vrai, dis-je. Donc tu as triché !
-Mais qu'est ce que tu racontes encore ? rigola-t-il. Décidemment tu me feras toujours autant rire la naine.
-Répète un peu ! plaisantai-je.
Je me levais en disant cette phrase.
-Naine, répéta-t-il. Naine. Naine.
Je m'avançais vers la rivière et l'éclaboussait. Il ne s'y attendait pas et fit la grimace devant la fraicheur de l'eau. Il se leva brutalement.
-Tu vas voir, me dit-il.
Je me mis immédiatement à courir et il fit de même. On aurait dit deux gamins en train de jouer au loup. Il fut vite essouffler et dû s'arrêté. Je m'avançais jusqu'à lui.
-Alors ? proclamai-je. Qui a gagné ?
-Pas toi, répondit-il.
Il m'attrapa le bras et m'envoya valser dans la rivière. Je lui retenu le poignet si bien qu'il tomba aussi. L'eau n'était pas profonde. Elle nous arrivait au genou quant nous étions debout. Il m'aida à me relever mais je trébuchais et tombais dans ses bras. Je relevais la tête pour le remercier mais quand nos regards se croisèrent je ne pus prononcer le moindre mot. Je rougis légèrement et il fit de même. Je finis par m'éloigner à contre cœur.
-Je m'avoue vaincu ! s'exclama-t-il.
-Finalement nous avons tout les deux perdu, dis-je.
Nous nous regardâmes et nous explosâmes de rire comme deux gamins. C'est surement ce que nous étions. Mais on se sentait bien. Nous sortîmes de la rivière et nous étalâmes dans l'herbe au soleil pour sécher. Je finis par lancer le sujet de la fille qu'il aimait. Je voulais savoir si j'avais une chance.
-Alors, commençais-je, tu lui as dit ?
-Non, répondit-il, je n'ose pas. Je voulais lui dire la dernière fois qu'on s'est vu mais je n'en ai pas eu le courage.
Mon cœur se sera quand je compris qu'il faisait aussi des sorties avec elle. J'avais été bête de croire que j'étais privilégiée.
-Tu compte lui en parler quand ? demandai-je.
-Surement aujourd'hui, dit-il. Ou dans la semaine…
Je ne dis rien. C'était foutu. Je n'avais aucune chance face à elle. Il se redressa soudainement et me fixa.
-Qu'est-ce qu'il y a ? le questionnais-je. J'ai un truc sur le visage ou quoi ?
Je me redressai pour mieux le voir.
-Aya, dit-il, tu as toujours des conseils géniaux et tout, mais tu n'es vraiment pas très perspicace !
-Pourquoi tu dis ca ? demandais-je.
Il rigola doucement puis tourna la tête vers moi. Il plongea son regard dans le miens et là plus rien n'existait autour de moi. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. Soudain il se pencha vers moi et ses magnifiques yeux bleus disparurent derrière ses paupières. J'étais complètement paralysée. Ses lèvres touchèrent finalement les miennes et il m'embrassa tendrement. J'ai cru que mon cœur allait lâcher tellement il battait vite. J'aurais voulu que ce moment dure pour l'éternité. Il finit par s'éloigner lentement de moi et détourna la tête.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il.
-De quoi ? demandai-je avec une voix encore un peu tremblante.
-De t'avoir embrassé, dit-il. Je sais que tu ne m'aimes pas comme moi je t'aime. Tu ne me donnerais pas tout ces conseils sinon. Je ne voulais pas te forcer mais je voulais tellement que tu comprennes…
-Tu n'as pas à t'excuser, répondis-je.
Il tourna la tête vers moi. Il fallait que je l'embrasse à ce moment. Mais je ne savais pas quoi faire. Je restais comme paralysée. Il interpréta mal ma réaction et se leva.
-Excuse-moi, recommença-t-il. Je n'aurais pas dû…
Il commença à s'éloigner. Il fallait que je fasse quelque chose. Je me levais à mon tour et lui courait après.
-Tarô attend ! hurlai-je.
Il se retourna au moment même où j'arrivais sur lui. Il perdit l'équilibre et je tombais sur lui. Je me redressais pour voir son visage. Les larmes coulaient toutes seules le long de mes joues pour une raison qui m'échappait totalement.
-Je t'ai autant choqué que ca Aya ? demanda-t-il.
-Je suis désolée, commençais-je. J'aurais dû te le dire avant mais…
-Tu as un copain ? me coupa-t-il.
-Tarô, continuais-je, tu es un idiot.
Je me penchais sur lui et l'embrassais passionnément. Je sentais sont cœur battre dans sa poitrine. Je ne sentais plus rien à part son odeur. Je n'entendais plus que le bruit de sa respiration. Comme s'il n'existait rien à part nous, allongés dans l'herbe. Je voulais rester comme ca tout le reste de mon existence. Ses bras m'enlaçaient tendrement. Mes larmes s'étaient arrêtées quelques secondes auparavant. Je relevais ensuite la tête et plongeais mon regard dans le sien.
-Je t'aime Tarô, dis-je.
Il ne répondit rien. Je vis une étincelle au fond de ses yeux. Il me caressa la joue puis se redressa pour me serrer dans ses bras.
-Moi aussi je t'aime Aya, chuchota-t-il.
Le lendemain je racontais tout à Kazumi. Celle-ci était très enthousiaste quand au fait que j'avais eu le coup de foudre pour un garçon.
-C'est comme dans les films romantiques, commença-t-elle. J'en ai la tête qui tourne, rien que d'y penser !
Elle se tenait la tête comme on voit partout à la télé quand quelqu'un est en plein fantasme amoureux. Je rigolais rien qu'en la voyant. Ca lui donnait un côté mignon. Elle sortit soudain de son rêve et me regarda avec un air joyeux.
-Tu vas le voir ce soir ? demanda-t-elle. Ou tu vas t'entrainer avec Shana et Yûji ?
-Je vais m'entrainer, répondis-je. Il faut vraiment que je me remette au niveau sinon je ne pourrais jamais affronter Julia SWEET. Et en plus Shana m'a invité à me joindre à eux. Je ne peux pas leur faire faux bond.
-Tu l'as appelé Shana ! s'exclama-t-elle. C'est la première fois que je t'entends l'appeler comme ca !
-Il faut bien un début à tout, riais-je.
Je me rendais au pont quand je croisais la petite fille que nous avions sauvée quelques jours auparavant. Elle était en train de pleurer seule dans un coin. Je m'avançai vers elle et une fois à sa hauteur je m'accroupis.
-Et bien, commençais-je, pourquoi ce gros chagrin ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ma jolie ?
-J'ai… Perdus Maman, pleura-t-elle.
-Tu veux que je t'aide à la retrouver ? demandais-je.
La petite fille me regarda et me fit oui de la tête. Je lui pris la main et nous partîmes toute les deux à la recherche de sa mère. Je pensais savoir où la trouver. Nous nous rendîmes au commissariat le plus proche où effectivement nous retrouvâmes la mère de la petite. Quand cette dernière l'aperçut, elle se mit à pleurer et à courir vers elle. La jeune femme était assise sur une chaise la tête baissée en attendant son tour. Elle était seule dans la salle. Quand elle entendit des pleurs, elle releva la tête. Je lâchais la main de sa fille.
-Mizuki ? demanda-t-elle.
-Maman ! hurla la petite.
-Mizuki ! dit la jeune femme.
Elle se leva d'un bond et prit sa fille dans ses bras. Elle était grande et mince. Elle portait des habits élégants surement taillé par un styliste français. Elle avait de magnifiques cheveux blond attachés en chignon et des yeux d'un bleu intense. C'était vraiment une belle femme. Elle parlait avec sa fille qui finit par arrêter de pleurer. La jeune femme s'avança vers moi et s'arrêta à ma hauteur.
-Comment puis-je vous remercier de m'avoir ramené ma petite Mizuki ? demanda-t-elle.
-Je n'ai pas besoin de remerciements vous savez, répondis-je. La voir avec vous est déjà suffisant.
-Non, dit la jeune femme. Je tiens vraiment à vous remercier. Que diriez-vous de venir chez nous, jouer avec ma fille. Je suis sûre qu'elle serait ravie.
-Vous savez je…, commençais-je.
-Oh oui alors ! s'exclama la petite fille. Moi je veux jouer avec grande sœur !
Comment ne pas résister à ce sourire ? J'acceptais alors. La jeune femme me donna sont adresse et me dit de venir quand je le souhaiterais puis elle repartit avec sa fille dans les bras. Je les regardais s'éloigner et me rappeler soudainement que Shana et Yûji m'attendaient. Je courus alors les rejoindre jusqu'au pont.
-Qu'est ce que tu faisais ? s'énerva la Flame Haze.
-Calme-toi Shana ! s'exclama Yûji. Elle a surement une bonne raison.
-Désolée, m'excusais-je, j'ai dû retrouver une maman perdue.
-Bon maintenant que tu es là, se calma Shana, on commence l'entraînement.
En terminant sa phrase, elle lança un Fuzetsu.
Bonjour !
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Ça va commencer à bouger dans les prochains chapitres ! J'espère que ça vous plaira. :)
