Nobody Can Live Without Heart

et oui encore un nouveau chapitre!! ^^ c'est l'avant dernier avant l'épilogue!! la suite sera posté samedi normalement voir dimanche!

J'espère que ce chapitre va vous plaire!

Bisouus

Elodie Malfoy

Chapitre 9

Je me suis réveillée en sursaut, la sensation de ses mains encore sur mon corps, comme s'il était encore derrière moi. Encore en train de m'enserrer, encore en train de me tenir en son pouvoir. Son emprise était sans borne sur moi, et j'ai su à ce moment là, de la plus sûr des façons que je ne pourrais jamais me libérer de lui…

Mais en avais-je vraiment envie ? Vraiment envie de me libérer de lui ?

J'ai douté pour la première fois de mes sentiments envers lui cette nuit là mais je n'ai pas cesser de le haïr de toute mon âme... loin de là.

N'était-il pas l'homme qui m'avait poussée à assassiner mes propres parents ?

N'était-il pas l'homme qui m'avait fait perdre tout mes repères, tout ceux en qui et en quoi je croyais ?

Mais en même temps je me suis rendu compte qu'il était aussi l'homme qui m'avait ouvert les yeux sur mon existence que je pensais si parfaite alors qu'elle était tellement loin de l'être. Draco, Pansy, Blaise auraient-ils réagis comme Harry et Ron ? M'auraient-ils rejetée aussi brutalement que les deux autres ? Ou bien m'auraient-ils comprise ?

Tant de questions que je me suis posée cette nuit là, questions qui m'ont accompagné pendant de nombreuses soirées, jusqu'à ce que ce deuxième rêve ne vienne balayer toutes mes craintes, et m'accorde les réponses que j'attendais...

Je me réveille pour la seconde fois dans cette salle, elle est toujours égale à elle même, un trône qui siège au milieu, un courant d'air frais qui agite mollement les tapisseries suspendues aux murs…

Je ne vois personne, mais je les sens tous autour de moi, ils sont là aussi surement que ce vent sur ma peau, tout m'apparaît si réel que j'en viens à me demander si tout n'est vraiment qu'un rêve…

Il me semble entendre le doux rire de Draco à mon oreilles.

Les paroles rassurantes de Pansy.

Les plaisanteries de Blaise...

Je me retourne déjà le sourire aux lèvres certaine de les trouver derrière moi…

Mais il n'y a personne

Je ne comprends pas, j'ai peur de les avoir perdu, j'ai peur de me retrouver encore seule…

Je cours dans cette salle, je les cherche sans jamais les trouver…

Je me laisse tomber à terre à bout de force, fatiguée comme je ne l'ai jamais été, fatiguée de ne pas les avoir trouvé…

Je suis étendue sur les dalles, couchée sur le coté…

Je sens le froid du sol sur mon corps, et en même temps la brûlure de cette douleur, de cette tristesse qui vibre en moi, depuis bientôt 2 mois…

Je voudrais m'éteindre sur ce sol glacé en même temps que ce feu qui me ronge…

Je voudrais les récupérer, je voudrais qu'ils soient près de moi, parce qu'ils font partis de moi, parce qu'ils soulagent à leur manière la blessure de mon cœur, parce qu'ils sont tout simplement là pour moi…

Un bruissement de vent vient me chatouiller les narines…

Je lève les yeux, et ils sont là, ils me tendent la main, je souris, je viens de trouver les réponses à mes questions, ils sont différents d'eux, parce qu'ils me comprennent, parce qu'ils ne me laisseront jamais…

« Mais toi, ne les laisseras-tu pas un jour seul à eux même… »

Un murmure, comme le vent, je l'entends à mes oreilles, et en même temps je le sens au plus profond de moi…

Je ne le vois pas mais il est là couché à coté de moi…

Je ne vois pas son corps, mais je sens son torse contre mon dos

Je ne vois pas son visage, mais je sens son souffle sur ma nuque

Je ne vois pas ses mains, mais je les sens autour de ma taille.

Je voudrais être loin de lui, et pourtant je me retourne vers lui

Je le vois, tout contre moi,

Je vois une de ses mains sur mon visage,

Je vois ses yeux qui me scrutent, et je ne peux les quitter…

« Ne luttes pas mon ange… »

Je voudrais le repousser mais je ne peux pas bouger, et il le sait…

Il ne me demande pas la permission, il n'en a pas besoin, je suis en son pouvoir, et je ne peux même pas détourner les yeux…

Il pose ses lèvres sur les miennes et j'arrive à sentir son sourire sur mon visage…

Je ne peux le repousser, mais je peux au moins me refuser à lui… Je ne bouge pas, je voudrais qu'il me croit telle une poupée entre ses bras, je voudrais qu'il n'espère rien de moi…

« Stupide petite fille… tu m'appartiens… »

« Mon corps, ma tête, mes actions, tout cela vous appartient… mais vous n'aurez jamais mon cœur… je peux vous le jurer… »

« Si c'était si simple tu ne m'intéresserais pas, Pourtant la haine qui brûle dans ton cœur m'appartiens déjà… Ne l'oublies pas mon cœur »

Ses lèvres encore une fois sur les miennes, ces lèvres qui me blessent… et puis plus rien que cette salle de trône vide…

J'ai ouvert les yeux sur les rideaux de mon lit, avec encore la sensation de ses lèvres sur les miennes, et avec des larmes sur le visage.

J'ai rêvé de lui tout les soirs, et tout les soirs il a affaibli mes barrières, il voulait que je le rejoigne et moi j'avais de plus en plus de mal à repousser ses avances. Je ne supportais plus tout ces rêves…

« Rejoins moi et tout s'arrêtera… »

C'est sûrement ce qu'il aurait dit…

Heureusement à coté de cela, j'avais toute une maison qui m'aidait à avancer chaque jour. Draco et moi étions devenus comme des frères et sœurs, il était sans doute la personne dont j'étais le plus proche. Nous n'avions pas besoin de mot pour nous comprendre. C'est étonnant comme notre lien s'était crée en l'espace d'à peine quelque semaine alors qu'il avait fallu des années entre Harry, Ron et moi. Nous étions fait l'un pour l'autre, pas au sens de deux âmes sœur, comme Pansy et Blaise, notre lien était plus fort qu'une amitié mais différent de l'amour qui unit un couple. J'ai passé des instants merveilleux avec lui, je ne compte pas les après midi que nous avons passé allongé dans l'herbe près du lac à contempler les nuages, les soirées sur les canapés de la salle commune à parler inlassablement ou à fixer tout simplement les flammes de la cheminée, tendrement enlacé comme seul peuvent l'être des frères et sœurs, les promenades dans le château la nuit, les farces tendus à Rusard lors de ces sorties… Et tant d'autres choses que je n'oublierais jamais, car je ne le peux pas, car ils font partis de moi, car ils font de moi ce que je suis vraiment.

Nous sommes devenus le quatuors infernal, avec Blaise et Pansy, nous étions inséparables, et respecté par nos co-disciples, nous étions une maison unie.

Je me souviens, nous étions alors la veille de noël, cela faisait maintenant un peu plus de 3 semaines que j'étais une Serpentard, et mes amis avait décidé de rester à Poudlard avec moi. Les professeurs avait organisé un repas ou nous n'étions alors qu'une dizaine. Harry n'était pas là, et j'en fus assez contente, en fait depuis que Pansy m'avais fait parvenir ses excuses, je n'avais pas eu l'occasion et ni l'envie de lui parler. Il avait sans doute dû aller passer Noël chez les Weasley. Ron avait été exclu de sa famille et avait disparu du jour au lendemain. Je n'avais aucune idée de l'endroit où il était et j'avoue que je m'en fichais, depuis qu'il était loin de moi, je me portais à merveille.

Après le diner, tout les Serpentards qui étaient resté pour les fêtes avaient organisé une petite fête dans notre salle commune. Nous avons ouvert nos cadeaux, nous avons bu, nous avons dansé, nous avons rigolé, nous avons même chanté. C'était une soirée superbe, c'était la soirée de tous les espoirs, et à ce moment là nous étions loin de nous douté que dans une année jour pour jour, nous serions sur le champs de la bataille final, oui nous étions loin de nous en douter. Nous étions heureux et le reste nous importé bien peu, la guerre, les morts, la tristesse des familles, tout cela nous passé bien loin au dessus de la tête.

Maintenant que j'y repense j'aimerais retourner à ce temps là, nous étions tellement insouciant du futur qui nous attendait. Nous étions jeunes, plein d'espoir, plein de vie…

Chemin faisant nous sommes arrivé au mois de Février, mois des amoureux, je crois que la lettre qui m'a le plus ému le jour de la saint Valentin était celle de Draco. Nous n'étions pas des amoureux, nous n'étions même pas amant, nous étions juste deux enfants, deux enfant qui ne comprenait pas le monde, deux enfants sans peur, deux enfants qui s'aimaient d'un amour fraternel. Je me souviens encore de chacun des mots de cette lettre.

Chère toi,

Je voudrais que tu n'ais jamais souffert,

Je voudrais que l'on se soit connu plus tôt

Je voudrais faire de ta vie le plus beau des rêves

Je voudrais que tu ne m'oublies jamais

Je voudrais que tu souries tout les jours de ta vie

Alors,

Je te promets de ne jamais te faire souffrir

Je te promets de te connaître à jamais

Je te promets de faire de ta vie un rêve

Je te promets de ne jamais t'oublier

Je te promets de toujours te faire sourire

Même si,

Je ne t'aime pas comme un mari aime sa femme

Je ne t'aime pas comme un ami aime son amie

Je ne t'aime pas comme un père aime sa fille

Je ne t'aime pas comme un frère aime sa sœur

Mais parce que,

Je t'aime parce que tu es toi et que je suis moi

Cette lettre a scellait notre lien aussi sûrement que l'aurait fait le plus fabuleux des cadeaux.

Je me suis couché sur le sofa, Draco me tenant dans ses bras, mon cœur était emplis de promesse pour l'avenir, je me sentais tellement forte, tellement insouciante de ce qui pouvait nous arrivé, mais il était là… Il n'avait pas disparu, Tom Elvis Jedusor, et comme chaque nuit il est venu me rejoindre, à défaut que ça soit moi qui le fasse.

J'ouvre les yeux, et je le vois déjà tout contre moi, son visage trop proche du mien, sa main serrant trop fort mon poignet pour que je ne me sauve pas…

Son visage est froid, le sourire narquois habituel qu'il arbore a disparu, ses yeux me transpercent comme des lames…

« Je ne peux plus attendre… »

Je sais que je ne viendrais pas… et il le sent…

« Tu m'appartiens, toi et tout ce qui te compose, je ne supporterais aucun geste de fuite devant moi, tu m'obéiras, tu vas venir très vite ! »

Je ne veux pas

« Tu n'es pas là pour vouloir Hermione… »

Et là je le repousse… et je cours, je cours comme si ma vie en dépendais, comme si il était vraiment derrière moi, j'arrive à une porte, je sens une pointe d'espoir au fond de mon cœur.

Pourtant c'est Son rêve, c'est lui qui décide, la porte ne s'ouvre pas, je suis bloquée et il est déjà derrière moi.

Je me retourne et essaye de le repousser, il se saisit de mes mains et me plaque contre le mur en suspendant mes deux mains au dessus de ma tête…

Je suis à sa merci…

« Ne refais plus jamais ça ! Maintenant tu vas venir, parce que sinon tu perdras tout pour la deuxième fois ! Tes si précieux amis, ton château, tes professeurs, TOUT ! Je t'enlèverais la plus petite des choses en quoi tu comptes, toutes ces choses qui peuvent te rendre heureuse je les ferais disparaître, tu vas comprendre mon ange qu'on ne se refuse pas à moi, JAMAIS ! »

Je vois déjà sa main prête à me frapper, je vois déjà la fureur dans ses yeux, Je sens déjà sa main qui serre trop mes poignets,…

Et puis,… Tout disparaît

Je me suis réveillé, secouée par Draco.

-« Non …Non s'il vous plait ne me frappez pas, … Non … noon Je veux pas avoir mal, … Laissez moi… »Sanglotais-je

-« Chuuut, Hermione c'est moi, c'est Draco, c'est fini… » Me rassura-t-il alors que je me réfugié contre son torse.

-« Non, Il me laissera jamais, je… je… j'ai peur … Je voudrais qu'il disparaisse, je voudrais qu'il ne me fasse pas mal… Je veux pas le rejoindre… »

-« Je comprends rien à ce que tu dis, qui est-ce que tu dois rejoindre, qui te fait du mal ? »

-« Non je peux pas, je peux pas t'en parler… » M'écriais-je avec affolement, tout en essayant vainement de m'échapper de ses bras. Je ne voulais pas qu'il me voit dans cette état, je ne voulais pas qu'il sache que chaque nuit était pour moi un calvaire, je ne voulais pas qu'il sache que j'avais peur de le perdre, de tout perdre. J'aurais voulu le repousser, j'aurais voulu qu'il me laisse à mon chagrin, j'aurais voulu qu'il ne soit jamais mêler à tout cela….

-« Tu sais bien que tu peux tout me dire, Hermione racontes-moi ! »Fit-il en me prenant le visage entre les mains.

-« Je peux pas… » Je posai ma main contre la sienne pour essayer de l'enlever, c'est à ce moment là qu'il remarqua que mon poignet était violacés, marque de ce qu'il m'avait fait…

-« Qu'est-ce que c'est ? » Me questionna-t-il avec surprise.

J'en profitai pour m'enfuir plus loin…

-« Ne regardes pas… Je ne veux pas que tu vois ça… »

Je lui tournais le dos, je n'avais même pas remarqué qu'il s'était approché de moi, jusqu'à que je sente sa main sur mon épaule…

-« Tu peux tout me dire Hermione, je peux tout entendre, et tout comprendre, je ne te jugerais pas, je t'aime Hermione, n'ais pas peur de croire en moi s'il te plait… »Me supplia-t-il presque.

C'est à ce moment que je lui ais tout dit, le jour de la mort de mes parents, l'impero de Voldemort, sa curieuse malédiction, son envi que je le rejoigne, et ces rêves qui me hantaient depuis. Je les lui racontai, dans les moindres détails, jusqu'à ce qu'à bouts de souffle je ne m'arrête pour murmurer.

-« Je te dégoûte n'est-ce pas ? »

-« Idiote ! » Me répliqua-t-il « Ecoutes moi bien, jamais tu ne me dégoûteras, jamais tu comprends ? Tu aurais dû m'en parler plus tôt, mais peu importe, maintenant je veux que tu te mettes bien dans la tête que je suis là pour toi, et que je serais toujours là pour toi ! Ne l'oublies pas, tu ne seras plus jamais seule ! » Finit-il en me serrant dans ses bras.

Après quelques minutes il cessa de me serrer dans ses bras.

-« Dray… »

-« Hm »

-« Je dois partir… Non ne dit rien, tu le sais aussi bien que moi, je n'ais pas d'autre choix, je ne le laisserais pas tout détruire une seconde fois ! »

-« Alors je viens avec toi ! »

-« Quoi ? »

-« Et nous aussi ! » S'écria Blaise, en sortant de derrière la porte des dortoirs.

-« Mais qu'est-ce qui m'a fichu un petit copain aussi stupide ! » se lamenta Pansy qui sorti à son tour.

-« Bah quoi ? »

-« Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans les mots « Ecouter aux porte à l'insu des personnes pressentes dans la pièce ? » lui répliqua-t-elle en lui donnant une claque sur la tête.

-« Bon bah maintenant, au moins tout est clair, tu ne partiras pas toute seule, on viendra avec toi ! Jamais on te laissera, on se sert les coudes entre Serpentards, nan mais oh ! » Rigola Blaise !

Et c'est ainsi, que le soir de la St valentin, le soir de tout les amoureux, nous avons quitté Poudlard, nous avons quitté notre vie si paisible pour entrer dans la sienne…dans celle de cet homme qui m'avait tout pris .

Alors que la nuit éclairer Pré-au-Lard, je me souviens avoir levé la tête vers la lune, et avoir murmuré tout bas…

-« Me voilà… »