Bonjour,
nouveau chapitre de cette fic :-)
bonne lecture
Gellert, assit sur une corniche, le repéra de loin. Albus était là, à quelques mètres de lui et transplanait d'un toit à un autre sans se soucier d'être observé ou pas. Le mage noir hésita à peine une seconde, puis il transplana jusqu'à Albus, lui agrippa le bras sans ménagement et transplana jusqu'à une rue déserte et cachée dans un coin.
Baguette levée, l'air menaçant, Dumbledore tint en joug la personne qui l'avait agrippée et il réalisa qu'il se trouvait en face de celui qu'il cherchait.
- Mais… qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il, étonné au plus haut point.
- Dis-moi si me trompe, mais ce n'est pas moi que tu cherchais par hasard ?
- Oui je te cherchais, mais je ne m'attendais pas à me faire agrippé par toi au détour d'un toit.
- Un ami à moi m'a dit que tu étais à Paris, j'en ai conclu que tu venais pour moi.
- Efface ce sourire narquois. Je ne suis pas venu par plaisir. Le Ministère de la magie m'a forcée la main. Je n'ai pas eu le choix.
- C'est pas prudent de te balader dans le coin tout seul sans faire attention à ce qui se passe autour de toi. Je me suis mis à ta recherche dès que j'ai su que tu étais ici avant que mes fidèles ne décident de le faire eux-mêmes.
- J'aurais su me débrouiller face à eux.
- Oui, j'en doute pas. J'ai pu constater que tu maîtrisais la situation comme personne, grinça Gellert, un brin amusé, et donc, t'es censé faire quoi une fois que tu m'a trouvé ? Me livrer au Ministère pour qu'il m'enferme dans une prison quelconque ?
- Non, je suis censé me battre contre toi, mais comme tu le sais, je ne peux pas, dit Albus en chuchotant la fin de sa phrase.
- Nous avons le même problème sur ce point, dit Gellert, un fin sourire moqueur aux lèvres.
- Sauf que je ne peux plus repousser longtemps la confrontation avec toi. J'ai tout le Ministère qui veut ta tête sur un plateau sinon je remets plus les pieds à Poudlard. Je peux pas me permettre de perdre la seule chose à laquelle je tiens. Ce travail, je l'aime, je ne le sacrifierai pas au nom d'une amitié qui n'existe plus.
- Je t'ai déjà dit qu'on ne peut pas détruire le pacte. On peut le changer, mais tu sais ce que ça peut nous coûter.
- J'attendais de tes nouvelles d'ailleurs à propos de ce pacte, mais tu t'es fait plutôt discret ces six derniers mois.
- J'étais occupé par d'autres projets plus importants que celui de changer un pacte qui me convient très bien comme il est.
- On a mis le doigt sur le problème. Il te convient à toi, tu l'as récupéré, donc tu ne comptes pas du tout le défaire et le changer. Pourquoi le ferais-tu si cela ne te rapporte rien au final. J'ai été bête de croire que tu voulais vraiment changer ce pacte.
Gellert tendit sa main à Albus qui le regarda sourcils froncés, sans comprendre.
- La nuit va bientôt tomber sur Paris et j'aimerais te montrer quelque chose. Tu aimes toujours les belles vues ?
Albus acquiesça un peu malgré lui et Gellert lui agrippa le bras, laissant d'un coup la rue à nouveau déserte.
oo00oo
Gellert et Albus réapparurent alors que la nuit était tombée sur Paris sur le toit d'un bâtiment immense et le mage blanc regarda tout autour de lui en tournant sur lui même.
- Le Grand-Palais, dit simplement Grindelwald et Albus s'immobilisa. Je n'ai pas oublié que les hauteurs, c'est ton truc. C'est pas ici que je compte t'amener au final, mais là, c'est encore un peu tôt. Mieux vaut qu'on l'on reste ici pour le moment.
- Je suis censé trouver le moyen de t'arrêter dans ton ascension au pouvoir, pas te suivre en virée nocturne dans une capitale que je ne connais pas.
Gellert approcha et posa ses mains sur les épaules d'Albus. Il se plaqua contre son dos et lui montra des points qui brillaient à plusieurs endroits de la ville.
- Accorde-moi juste une nuit à te faire visiter la ville et ses merveilles. Ensuite, on parlera du pacte et on se décidera sur ce qu'on va faire ou ne pas faire. Profite de te détendre un peu.
- Je joue mon travail sur ma réussite à te faire tomber. Je n'ai pas le temps de m'amuser.
- Tu as toujours été le plus sérieux de nous deux. Tu n'as pas changé.
Grindelwald fit glisser l'une de ses mains sur la hanche d'Albus et ce dernier frissonna en sentant les doigts de son ancien ami sur son corps.
- Je ne suis pas censé…, commença Albus, le souffle plus court qu'auparavant, mais il ne termina pas, ne sachant pas vraiment ce qu'il voulait dire.
- Juste une nuit. Tu ne le regretteras pas et moi non plus, souffla Gellert dans son oreille et Albus ferma les yeux, tentant par tous les moyens connus de ne pas se laisser aller, même si c'était fortement tentant.
Gellert recula de lui-même et Albus se retourna brusquement, surpris par le froid qui soudain semblait être venu l'envelopper d'un coup. Il ouvrit la bouche, regarda Gellert et murmura :
- Une soirée et une nuit et demain aux premières lueurs de l'aube, on règle cette histoire de pacte.
Grindelwald sourit, mais pas de son sourire triomphant habituel. Ça n'avait rien d'une victoire, certainement pas, c'était plus doux et Albus fut troublé un instant. Cet air sur le visage de son ancien ami, il ne l'avait pas revu depuis presque trente ans.
- Quel est le programme ?
- Tu verras.
Gellert s'assit au pied du dôme du Grand Palais et Albus en fit de même. Ils restèrent immobiles à regarder la ville jusqu'au moment où Gellert agrippa le bras d'Albus et qu'ils transplanèrent pour se retrouver aux pied du bâtiment.
- Tu veux qu'on marche en pleine rue ? On risque de se faire repérer, dit Albus, sur ses gardes.
- Je suis passé maître dans l'art de la métamorphose, mon cher Albus. Ne l'as-tu pas déjà remarqué ? Tu as cru que j'utilisais du polynectar à chaque fois que je venais à Poudlard sous les trait de Mister Scamander, mais non, il s'agit de magie. Toi, tu me vois maintenant en tant que l'homme que je suis, mais pour les autres, je suis juste un type lambda qui ne ressemble à personne en particulier. Ne te fais pas de soucis, on ne nous arrêtera pas. Allez viens, on va rater le dernier voyage si on ne se presse pas un peu. On ne transplane plus pour le moment et cache ta baguette avec un sortilège de dissimulation, ce serait mal venu qu'un non-maj qui nous fouillerait tombe dessus.
- Pourquoi un non-maj nous fouillerait-il ?
- Tu ne sors pas assez, Albus. Là où je t'emmène, certains non-majs contrôlent ce que les gens ont sur eux avant de les laisser aller là où je veux qu'on aille. Alors, dissimule tout ce qui fait de toi le sorcier que tu es, sinon on va avoir des problèmes plus importants qu'un pacte de sang, crois-moi.
Albus acquiesça en silence, Gellert avait raison sur ce point. Les moldus contrôlaient certains endroits en Angleterre, c'était clair qu'ils le faisaient à Paris aussi.
Dumbledore marcha en silence aux côtés de Grindelwald puis au détour d'une ruelle, Gellert prit la bras d'Albus et ils transplanèrent pour réapparaître quelques rues plus loin. Ils marchèrent encore un moment puis tout à coup, au bout d'une ruelle, Albus vit la tour Eiffel. Il s'arrêta net et regarda l'édifice en fer de plus de 300 mètres de hauteur qui dominait le quartier.
- C'est là qu'on va ? demanda-t-il, même s'il se doutait déjà de la réponse.
- Les hauteurs, Albus. Toujours les hauteurs. Allez viens, c'est bientôt l'heure de la dernière montée, si on la manque, ce serait dommage.
oo00oo
- Cette vue est sans contexte l'une des trois plus belles que j'ai vue dans ma vie, dit Albus, regardant Paris du haut de la tour Eiffel.
- J'en connais une bien plus belle ici à Paris.
Albus se retourna pour regarder Gellert, ne croyant pas à ce qu'il venait de dire.
- Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus beau que cette vue de Paris ? On est sur le toit de la ville.
Gellert sourit, sûr de lui. Il s'approcha d'Albus, le prit par les épaules pour le retourner face à la vue et lui souffla à l'oreille :
- Je peux te faire voir une vue plus époustouflante que celle-ci.
Gellert se recula prestement quand il entendit un homme se racler la gorge juste à côté de lui et d'Albus. Évidemment, il n'avait pas fait attention au fait qu'il était aussi près du mage blanc. Bien trop près pour que ce soit acceptable pour la société dans laquelle il vivait. Il partit plus loin, laissant Albus continuer d'admirer la vue et attendit que celui-ci le rejoigne vers les ascenseurs pour redescendre sur la terre ferme et partir de cet endroit, certes magnifique, mais bien trop fréquenté à son goût.
- Où est-ce qu'on va comme ça ? Ne pourrait-on pas transplaner ? questionna Albus, un brin énervé de devoir parcourir les rues de Paris, de nuit, avec Gellert. Le mage noir se retourna et posa un doigt sur les lèvres d'Albus qui faillit d'ailleurs le percuter.
- Non pas ici, on ne peut pas transplaner dans ces rues. Beaucoup d'Aurors qui travaillent au ministère français ont leurs appartements dans ces quartiers chics de la capitale, mais nous sommes obligés de passer par ici pour se rendre là où je veux t'emmener. Au fait, je t'ai voilé aux yeux des autres sorciers. Ce serait bête qu'on tombe sur des fans du grand sorcier que tu es.
Albus leva les yeux au ciel et se remit en marche quand Gellert le fit aussi et ils continuèrent leur chemin dans les rues peu fréquentées à cette heure-ci. Ils passèrent devant des hôtels, des restaurants, des pubs, des vitrines de magasins, croisant des voitures ça et là et quelques personnes qui les saluaient chaleureusement et d'autres qui ne les regardaient même pas. Au bout d'un moment, Gellert s'arrêta, regarda autour de lui, puis saisit la main d'Albus et transplana, enfin.
oo00oo
- Je ne vois aucune vue digne de ce nom par ici, maugréa Albus, une fois qu'il fut réapparu dans un nouveau coin de Paris avec Gellert.
- C'est parce qu'il faut monter. Quel est, selon toi, le plus beau monument de Paris ?
- Euh… je connais surtout la tour Eiffel parce que je l'avais vu en photo dans les journaux, mais… la Cathédrale Notre-Dame me paraît être un bel édifice aussi.
- Oui, et il y a aussi, le Sacré-Coeur.
Gellert se décala de quelques pas sur sa droite et tira Albus vers lui. Le mage blanc vit ce que les maisons et les arbres lui cachaient. Une colline au sommet de laquelle était plantée une énorme basilique blanche.
- Qu'est-ce que tu en penses ?
- C'est très beau, mais c'est pas tout à fait la vue à laquelle je m'attendais.
- Je sais. Viens, on monte.
Gellert prit la main d'Albus et transplana pour gagner quelques mètres et ensuite, il le lâcha pour qu'ils terminent le reste de la montée à pied, l'endroit grouillait de trop de monde pour se servir de la magie. Albus monta en suivant son ancien ami, sans regarder derrière lui et quand il furent arrivés devant les escaliers de l'entrée de la Basilique, il se retourna lentement et sa bouche s'ouvrit d'elle-même face à la beauté du paysage.
- Je dois reconnaître que tu avais raison sur la vue qu'on a de cet endroit. On voit tout Paris et avec la tour Eiffel, cette fois.
- Je te l'avais dit.
Albus admira la vue en silence, quelques longues minutes, puis il murmura :
- Je suis hébergé chez un ami, je devrais sans doute rentrer.
Gellert fronça les sourcils, pas très content de cette idée.
- Ce n'est pas ce qui était convenu. Pourquoi veux-tu t'en aller ?
- J'ai vu ce que tu voulais que je voie, dit Albus en se tournant vers Gellert, légèrement en retrait derrière lui.
- On devrait aller boire un verre dans un bar non-maj. J'en connais un qui-
- Je déteste quand tu fais ça. Tu ne m'écoutes pas du tout.
- Et je déteste quand tu te défiles sans raison. Ton ami, tu le verras demain. Si ça avait été si important que tu passes ta nuit avec lui, tu ne m'aurais pas suivis dès le début.
- Et pourquoi veux-tu aller dans un bar moldu ? chuchota Albus, s'approchant un peu de Gellert pour ne pas devoir parler trop fort.
- Parce que je serais sûrement démasqué très rapidement dans un bar sorcier. Et toi aussi, d'ailleurs. T'as vraiment envie de voir demain dans les journaux des gros titres avec nos noms dedans ?
- Non, je n'en ai pas envie. Si quiconque apprend que j'étais avec toi cette nuit et que je ne t'ai pas arrêté, je peux dire adieu à mon travail et certainement à ma baguette aussi.
- Albus Dumbledore, le traître, partisan de Grindelwald, sourit Gellert et il haussa les épaules quand il vit que son ancien ami ne trouvait pas cela très drôle. Allez viens avec moi.
Albus hésita, puis il céda et Gellert passa devant lui pour se diriger vers la butte Monmartre et ses petites rues tellement jolies et si vivantes à cette heure-ci de la nuit. Albus s'émerveilla de voir tant de monde, tant de musiques, de couleurs, de lumières. D'entendre tant de voix, de rires.
- C'est moins animé dans ton école, n'est-ce pas ? s'amusa Gellert, voyant l'air émerveillé de son ami.
- Je suis bien obligé de le reconnaître. Alors, où veux-tu aller boire quelque chose ?
- Pas ici, trop de monde. Je connais un bar très discret et très ouvert sur la clientèle et là je ne te parle pas de notre côté sorcier.
Albus fronça les sourcils, pas certain de comprendre ce que Geller avait voulu lui dire. De quel côté parlait-il et de quelle ouverture sur la clientèle ? Il ne voyait pas. Il suivit donc son ami en silence sans cesser de s'émerveiller de la vie de la nuit autour de lui.
Il était clair que Gellert et Albus se retrouveraient à Paris, c'était obligé.
Du coup, ils vont passés un peu de temps ensemble et on verr si c'est pour le meilleur ou pour le pire.
à bientôt pour la suite
KitsuneA
