Disclaimer : Le monde de Harry Potter n'appartient à nulle autre que notre chère auteure adorée, J.K. Rowling.
Ce passage a été demandé à de nombreuses reprises, c'est donc plus sur demande que je le fais (parce que si j'avais une vague idée de ce qui s'est passé durant ce travail, j'avoue ne pas avoir réfléchi plus que cela à ce qui est arrivé ^^)
Travailler avec James Sirius Potter.
Je n'étais pas certaine d'être contente de ce travail. Enfin, le sujet était intéressant, c'était certain. Non, ce qui me gênait plus, c'étaient les personnes avec lesquelles je devais partager le travail. Roxanne et Fred étaient le genre d'élèves qui, bien qu'étant à Serdaigle, ne travaillaient pas de façon conventionnelle. Ils préféraient travailler en pleine nuit plutôt que de jour, et déjà, ça, c'était problématique. Mais il fallait ajouter à cette difficulté leur cousin, James Sirius Potter.
Je lui avais à peine parlé de toute ma scolarité, et cela faisait déjà cinq ans que j'étais à Poudlard. Mais, à sa décharge, il était toujours entouré de dizaines de personnes – cousins, amis… Alors, forcément, il n'y avait pas de raison que je lui parle – je n'étais ni de sa famille, ni une amie. Pour autant, je n'avais pas confiance. Je n'aimais pas travailler avec des gens que je ne connaissais pas. Fred et Roxanne, en revanche, ne m'avaient pas laissé le choix. Ils avaient avancé l'argument qu'en travaillant ensemble, je pourrais les surveiller, et donc m'assurer qu'ils ne seraient pas en retard aux entraînements de Quidditch. Vu que le Quidditch était une chose très importante pour moi, je m'étais rendue à leur argument. À présent, je commençais un peu à le regretter.
Un peu beaucoup, à vrai dire.
…
Premier jour de travail en groupe.
- Tu n'as qu'à dire que tu veux travailler toute seule, proposa Mélina.
Je soupirai.
- Je ne vais pas faire ça ! C'est juste que…
Je me mordis la lèvre, incertaine de ce que je pourrais bien dire.
- Que tu n'es pas certaine de savoir comment t'adresser à la branche Potter du groupe ? pouffa Mélina.
Je grommelai, agacée de la réflexion de Mélina. Et puis, je compris ce qu'elle voulait dire. Affolée, je me tournai vers elle, lâchant mes livres sur mon lit.
- Il y a une manière spéciale de s'adresser à un Potter ? demandai-je d'une voix étrangement aiguë.
Mélina roula des yeux.
- Non. Je plaisantais. J'oublie souvent que tu ne les connais pas…
- Merci de retourner le couteau dans la plaie…, soufflai-je en reprenant mes livres.
Elle m'adressa un sourire désolé. Selon elle, ce n'était pas grave de ne pas connaître les Potter. Mais elle, au moins, elle savait pourquoi les gens se retournaient et chuchotaient sur le passage de James, Albus et Lily Potter ! Moi, je ne faisais que le deviner, à travers les quelques informations que je glanais en laissant traîner une oreille, de temps à autre.
Je rendis tout de même son sourire à ma camarade de dortoir, avant de me faire à l'idée qu'il était temps pour moi d'aller rejoindre mon groupe de travail.
- Bon. Il est temps que j'y aille. Souhaite-moi bonne chance, et invoque Merlin pour que Potter soit du genre à travailler !
Mélina m'adressa un vague signe de la main, et je quittai le dortoir, le cœur battant. Je n'étais pas douée pour les relations humaines. Enfin, si. Je n'étais pas asociale. Mais je rougissais rapidement, je ne savais plus parler lorsque je ne connaissais pas la personne, j'étais incapable de la regarder directement… Bref, je perdais tous mes moyens. Et connaissant les jumeaux, ils allaient tout faire pour que je perde mes moyens en face de leur cousin – c'était un moyen comme un autre de se venger de mes entraînements de Quidditch qu'ils jugeaient trop ardus.
J'arrivai à la bibliothèque, notre lieu de rendez-vous, pile à l'heure, et me dirigeai vers la section de Métamorphose, trouvant Fred, Roxanne et James dans le rayonnage.
- Pile à l'heure ! s'exclama joyeusement Fred en me voyant.
Il se laissa tomber sur une chaise, aussitôt imité par sa sœur et son cousin. Je pris place à côté d'eux.
- On fait comment, pour travailler ? demanda James à peine installé. On cherche chacun de son côté, puis on met tout en commun, ou…
Roxanne l'interrompit.
- On ne fait pas ça à la façon des Gryffondor, James. Vous travaillez toujours au dernier moment, et sans aucune méthode…
Je me mordis la lèvre pour ne pas rire. Les clichés, ce n'était pas joli, mais de ce que j'en savais, celui-ci était loin d'être faux. Mon excès de bonne humeur passa inaperçu, parce que James était en train de se récrier que non, c'était totalement erroné de croire cela des Gryffondor.
- Ouais, si tu le dis, souffla Fred en levant les yeux au ciel. Mais nous, à Serdaigle, on fait autrement. On travaille méthodiquement. Ce qui veut dire que…
- Je sais ce que veut dire méthodiquement, bougonna James.
Sérieusement, comment est-ce qu'ils pouvaient encore se supporter, tous ? Pourtant, tout ce beau monde était toujours ensemble. Les cousins se disputaient toujours et, en même temps, ils semblaient incapables de ne pas être les uns avec les autres. C'était vraiment bizarre.
- Et donc, comment est-ce que vous voulez travailler méthodiquement ? singea James en insistant lourdement sur le dernier mot.
- On n'y a pas encore réfléchi, répondit Roxanne, resplendissante.
Typique des jumeaux, ça. Ils sortaient les beaux mots, les belles phrases, mais n'appliquaient pas leurs principes. Je pris pour la première fois la parole.
- Euh… On pourrait déjà se mettre d'accord sur les points à aborder.
Trois paires d'yeux se posèrent sur moi, me faisant instantanément rougir. Le silence qui suivit fut un peu trop long à mon goût, et je n'arrivais vraiment pas à arrêter de rougir. C'était franchement désagréable.
- Elle a raison, dit alors James en me quittant du regard.
C'est gentil, de parler de moi comme si je n'étais pas là…
- Eh bien, il n'y a plus qu'à se mettre d'accord sur ces points-là ! dit Fred en arrêtant lui aussi de me regarder, pour chercher ses notes dans son sac. Non, James ne te donne pas cette peine, dit-il en voyant son cousin faire de même. Ce sera plus rapide si je les cherche moi…
Roxanne étouffa un ricanement, écopant d'un regard noir de la part de James. Moi, je fis comme Fred, et plongeai mes mains dans mon sac.
Au moins, comme ça, personne ne pouvait les voir trembler.
…
Troisième jour de travail en groupe.
- Alors, comment ça se passe, avec les jumeaux et Potter ? demanda Chuck.
Je haussai les épaules.
- Eh bien, ça pourrait être pire. Même si je me demande ce qui pourrait être pire que de travailler avec quelqu'un qui ne s'adresse jamais directement à soi…, avouai-je songeusement.
Chuck me lança un regard surpris, et je rougis sans plus tarder, avant de lui donner un semblant d'explications.
- C'est assez perturbant ! me plaignis-je. James ne me regarde jamais. Je ne plaisante pas. Il regarde toujours ses cousins, jamais moi, et lorsqu'il doit me parler, il le fait par le biais de Roxanne ou de Fred. Comme si je n'existais pas…
Chuck grimaça.
- Ça ne doit pas être très agréable, en effet.
- Je ne te le fais pas dire, soupirai-je. Oh, non, cache-moi ! soufflai-je.
- Hein ? s'étonna Chuck, sans faire cas de ce que je lui demandais.
Ce qui fit que nous entrâmes presque en collision avec Stiles Stuart, Serpentard en même année que nous.
- Stuart ! s'exclama Chuck, en me lançant un regard désolé. Quelle surprise de te voir !
Je savais que la phrase de Chuck avait une suite. Elle devait se terminer par quelque chose comme « Enfin, ça serait une surprise si ça n'était pas déjà la troisième fois aujourd'hui qu'on te croisait à un endroit improbable du château »
- Salut, vous deux ! s'exclama joyeusement le Serpentard. Astrid, reprit-il en me regardant. Je te cherchais, justement. Est-ce que tu aurais le temps de…
- Discuter ? proposai-je. Non, vraiment pas, désolée. J'ai, euh… tu sais, ce devoir. En Métamorphose, précisai-je. Et… je suis déjà en retard sur l'heure de rendez-vous. Je dois y aller. Tout de suite. À plus tard !
J'adressai un signe de main aux deux garçons, et m'éloignai rapidement, sans trop m'en vouloir de causer ce chagrin chez Stiles. Il devait vraiment arrêter d'essayer de me parler à chaque instant de la journée. Ça devenait légèrement lassant.
Je pris la direction de la bibliothèque. Je n'avais pas totalement menti, hein. Nous devions réellement travailler, aujourd'hui. Seulement, j'avais près de quarante minutes d'avance… Tant pis. Tout, plutôt que de croiser Stiles Stuart.
J'allai vers le rayonnage où nous devions nous retrouver, et tombai sur James, déjà installé. Tiens, je n'étais pas la seule à être en avance…
Sauf que, la différence, c'était que James n'était pas en avance pour travailler. Il était en avance pour… dormir ?
Le Gryffondor était allongé sur une table, la tête posée sur ses mains en coupe, les yeux fermés. J'aurais pu croire qu'il se reposait simplement, si je n'avais pas entendu un léger ronflement.
Bouche bée, je ne sus quoi faire. Le réveiller, pour lui éviter une humiliation dans la bibliothèque ? Ou le laisser dormir, quitte à ce que tout le château sache qu'il dormait à la bibliothèque, et ronflait, en plus de cela ? Je n'étais pas certaine de la marche à suivre.
Je l'observai un long moment. Il y a quelques jours de cela, j'ai entendu deux filles de sixième année, à Gryffondor, dire que James Potter avait une sacrée prestance.
Elles avaient peut-être raison, mais si je devais être honnête, en le voyant comme ça, je n'arrivais pas à lui trouver la moindre prestance. J'essayais, vraiment, de comprendre ce qu'elles pouvaient lui trouver, mais en réalité… je n'y arrivais pas.
Bon, d'accord, je disais ça parce qu'il ne m'adressait jamais la parole. En réalité, il était possible que James ait une certaine prestance, et que je l'aie déjà remarquée. Mais toute l'école l'avait remarquée, alors ça ne comptait pas. Je n'avais pas besoin de le dire, ou de justifier cette idée que je me faisais de lui. Il était certain que James avait de nombreuses qualités. J'avais pu en voir un grand nombre, en trois séances de travail avec lui.
Et avant qu'on me prenne pour une folle qui passait son temps à l'observer, je tiens à préciser que chacune de nos séances de travail avait duré une demi-journée. Ça laisse largement le temps de se faire une idée d'une personne. Et autant être honnête avec moi-même, voir en James Potter rien de plus que le garçon qui partage une table à la bibliothèque avec moi, de temps à autre, était de plus en plus difficile, pour ne pas dire impossible. J'étais incapable de le voir simplement comme un Gryffondor. J'avais envie qu'il me parle directement, qu'il arrête de s'adresser à ses cousins pour me transmettre une information. C'était viscéral, et un peu malsain – ou simplement la réaction d'une fille de tout juste seize ans, qui trouve un garçon à son goût.
- Il dort ?
La voix de Roxanne me sortit de mes réflexions. Je sursautai.
- Je crois, chuchotai-je.
- Et tu ne l'as pas réveillé ? me demanda-t-elle, suspicieuse.
Je rougis.
- Non…
Elle me lança un regard songeur. Je crus qu'à cet instant, elle savait que je venais de penser à son cousin d'une façon qui n'avait rien à voir avec ce qu'on pouvait penser d'un camarade de devoir.
- Pourquoi ? C'est le meilleur moment de le surprendre ! dit-elle dans un rire.
Je m'efforçai de rire avec elle, et la laissai réveiller son cousin avec fracas.
Quand est-ce qu'on aurait terminé notre travail de groupe, déjà ?
…
Sixième jour de travail en groupe.
- Bon boulot, dit James en prenant le parchemin que je lui tendais, sans même lever les yeux vers moi.
- Merci, dis-je faiblement.
Je tentai de faire abstraction du regard entendu que Roxanne posait sur moi.
Elle savait, je le sentais. Elle se doutait que lors de nos séances de travail, je ne faisais qu'observer son cousin. Merlin, non, tout sauf ça ! Si Roxanne commençait à se douter de quelque chose, j'étais fichue. Déjà que Chuck et Mélina avaient su me faire avouer que je trouvais James mignon, si Roxanne apprenait ça, je n'aurais plus jamais la paix. Je ne voulais surtout pas qu'elle le sache. Je ne voulais surtout pas que Roxanne sache que je trouvais son cousin attirant, et que j'avais très envie qu'il s'adresse à moi directement.
Pathétique ?
Oui, merci, j'ai déjà pu me traiter de cet adjectif toute la soirée. Et celle d'avant aussi. J'étais fichue. Terriblement fichue. Aucune chance que je me sorte de ce bourbier.
Je trouvais attirant le seul garçon qui ne me regardait jamais. Comment est-ce que je pouvais être stupide comme ça ? Je veux dire, si au moins il se comportait plus gentiment que d'autres, s'il prenait le temps de discuter avec moi, mais… même pas ! Il était sympa, m'adressait un regard et un sourire quand nous nous retrouvions, puis un autre quand nous nous séparions, mais ça s'arrêtait là, et moi, j'arrivais à être toute impatiente de le revoir le lendemain.
Je crois que je peux être classée dans la même catégorie que les adolescentes de mon âge : je peux m'emballer pour un rien. Et là, typiquement, c'était le cas.
- Euh…, commençai-je. Je… dois voir Chuck. Et Mélina.
- Et moi, dit Roxanne en se levant à ma suite.
- Non, protestai-je faiblement.
- Si, dit-elle avec un grand sourire. On vous laisse ranger les livres ! dit-elle à Fred et James.
Je me rembrunis tandis que Roxanne m'emboîtait le pas.
- Roxanne, pourquoi est-ce que tu veux venir ? soufflai-je.
- Parce que tu vas parler de mon cousin, dit-elle tranquillement. Je me trompe ?
Je rougis.
- Je ne me trompe pas, donc ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire. Astrid, c'est génial !
- Ah ? Moi, je ne trouve pas ça génial, pestai-je en sortant de la bibliothèque. Il ne me parle jamais, ne me regarde jamais… Je trouve ça plutôt désespérant, en fait, grommelai-je.
J'enfonçai mes mains dans mes poches. Roxanne me suivit en soufflant.
- Bah… C'est James, et c'est un garçon, dit-elle. Il est bizarre, c'est tout, m'expliqua-t-elle alors que je lui lançai un regard surpris. Mais il est plutôt sympa, sinon.
Je soupirai. Ça, je l'avais déjà bien remarqué. Parce que, oui, je travaillais avec lui, mais je faisais aussi attention à lui en dehors de nos séances de travail. Ce qui prouvait que j'étais atteinte. Et bizarre. Qui donc regarde son camarade de travail quand il n'est pas en train de travailler avec lui ? Rah, Merlin, si seulement ça pouvait être plus simple…
- Qu'est-ce que Mélina et Chuck en pensent ?
Je haussai les épaules.
- Eh bien… Ça les amuse, avouai-je.
Ça, c'était certain.
- Mais sinon, ils ne sont pas d'une grande aide…
Roxanne souffla.
- Ouais… En même temps, quand on ne connaît pas James, donner des conseils est difficile.
Je lui lançai un regard interrogateur.
- Tu sais, il fait partie de ma famille. Ça veut dire qu'il n'est pas normal, me dit-elle en guise d'explications.
Ah bah, c'était bien ma veine, tiens. Être attirée par un garçon pas normal.
Je baissai les yeux.
Je n'avais jamais demandé à être attirée par un garçon, moi ! Je voulais simplement une Coupe de Quidditch, et une vie simple. Pas d'un garçon. Ça devenait toujours compliqué, après.
Et puis, franchement, sortir avec James Potter, qu'est-ce que ça pourrait m'apporter ?
Beaucoup de choses, si j'écoutais Roxanne. Mais selon ce qu'elle me disait, pour que James me remarque, il aurait fallu que je sois beaucoup plus sûre de moi. Que je me mette plus en avant. Ce genre de choses.
Autant vous dire que je n'allais pas sortir avec James Potter avant un long moment.
Note d'auteur.
Bonsoir ! Désolée pour l'heure tardive, mais c'est un peu la folie pour moi, depuis deux jours, mais je vais en parler un peu plus après.
Déjà, merci à tous pour vos reviews, elles me font super plaisir !
Ensuite, je suis au regret de vous annoncer qu'il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, mais j'espère en avoir un pour dans deux semaines. Pour vous expliquer la petite histoire... Quand j'écris les bonus, j'en fais généralement plusieurs en un seul jet, ou, plutôt, j'en écris plusieurs d'un coup, et ensuite, je fais une pause en écrivant autre chose. J'alterne, quoi. Il s'avère que là, j'avais prévu d'écrire deux, trois bonus la semaine qui se termine ce soir. Mais j'ai tout bonnement oublié... Et étant en vacances dans ma ville natale, j'ai tout sauf le temps d'écrire. Bah oui, en 24h, j'ai fait plus de restau et (presque) bu plus de coups que je n'en ai fait ces deux derniers mois... J'ai du monde à voir, et du temps à rattraper ! Du coup, c'est mort, je n'arriverai jamais à écrire un chapitre pour la semaine prochaine. Pas avec le planning prévu, à l'heure actuelle.
Voilà ! Du coup, je vous dis à dans deux semaines, même si je ne sais pas encore sur quoi ça va tomber, hum ^^
