Coucou tout le monde! Je vous laisse apprécier le tête à tête entre nos deux héroïnes préférées!
Je vous souhaite une excellente lecture!
Chapitre 10 : Une vue imprenable sur mes jambes
Je me sens assez bien pour m'asseoir, mais ce n'est toujours pas bien glorieux.
- Merci de prendre soin de moi, Regina. J'ai l'impression qu'à chacun de mes mouvements, je vais finir par me cogner quelque part.
- Je ne fais que mon boulot.
(Eh bien, je suis bien contente qu'elle soit là.)
Un silence étrange s'installe entre Regina et moi, mais je sais pas vraiment quoi dire.
(Je ne sais pas grand chose d'elle, excepté le fait qu'elle soit médecin. Elle est jolie et semble un peu plus âgée que moi. Killian et elle semblent bien s'entendre, je crois. Elle a été calme et a eu la tête sur les épaules pendant tout ce temps. C'est comme si elle savait immédiatement comment gérer chaque urgence. C'est vraiment impressionnant. Peut-être qu'elle pourrait me donner quelques conseils.)
- Tu as l'air de particulièrement bien gérer le fait d'être coincée ici. T'es sûre que c'est ta première fois ?
Regina me regarde avec son visage sérieux habituel et mon cœur se serre. J'espérais vraiment que ce serait le début de conversation qu'il fallait, mais il semblerait que ma petite touche d'humour soit tombée à plat.
- L'alternative serait de paniquer et ce ne serait bénéfique pour personne. C'est peut-être ma première fois sur une île déserte mais je connais bien ça.
Je ris, et lorsque je le fais, un petit sourire s'esquisse sur les lèvres de Regina. Elle n'a pas ignoré ma blague, elle a blagué avec moi à sa manière.
(Ce qui se trouve être vraiment charmant. Je commence à bien apprécier son humour pince-sans-rire.)
- Si je semble calme, c'est parce que ma formation médicale m'a appris comment réagir.
- Je pense que je ne survivrais jamais à l'école de médecine. J'ai à peine pu disséquer une grenouille au lycée. Mais c'est certain que j'aimerais emprunter un peu de ton sang-froid. Tu penses qu'il y a des cours intensifs pour ça ?
- Pas que je sache. Comment tu te sens ? À part, les blessures diverses et variées, bien sûr.
Je rougis un peu face à sa petite moquerie. Mais si elle se sent assez à l'aise pour me taquiner, ça veut dire qu'elle s'ouvre un peu, non ?
- Je crois que je n'arrive toujours pas à réaliser qu'on soit coincés ici. Tout semble surréaliste, comme si je regardais toutes ces choses arriver à quelqu'un d'autre. Puis quand j'arrête et que je me souviens que c'est vraiment en train de se produire, je commence à paniquer. Je suis contente que les garçons soient partis chercher à manger, mais c'est essentiellement tout ce que nous avons pour le moment. On ne sait toujours pas combien de temps on va rester là, ni si on va parvenir à survivre pendant la durée indéterminée que ça va prendre pour que quelqu'un nous retrouve.
(Wow, je n'avais réalisé à quel point ça m'inquiétait jusqu'à ce que je commence à parler. Puis j'ai simplement tout déblatérer.)
Je suis sur le point de m'excuser pour mon débit de parole mais Regina s'exprime en première.
- Eh bien, ce doit être le moment précis où je dois t'encourager à être optimiste.
- Nous n'avons pas de réserve de nourriture, d'eau potable ou d'abri. Est-ce que tu as quelque chose à me dire pour que je sois optimiste ?
- Pas vraiment. Mais le pessimisme te déshydrate plus vite.
Je ris à nouveau.
- Est-ce que c'est un avis professionnel ?
- Je dirais même un ordre du médecin.
- Dans ce cas, je suis reconnaissante pour tes connaissances médicales.
Je ne peux pas m'empêcher de lui sourire, et je suis contente de voir qu'elle m'offre un petit sourire en retour.
- Laisse-moi voir ta plaie. Cette île est probablement truffée d'agents infectieux.
- La nature était beaucoup plus attrayante avant que je découvre qu'elle pouvait me tuer de mille et une façons.
- Ne vas jamais à la fac de médecine alors. Tu découvriras que tout peut te tuer.
Si je ne l'avais pas regardée droit dans les yeux, j'aurais manqué la petite étincelle amusée ainsi que le subtil étirement au coin de sa bouche.
(Attends, elle blaguait. C'était une vanne.)
Un gloussement m'échappe, un peu plus fort que je ne l'aurais voulu. Après tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui, j'ai vraiment besoin de rire.
- C'est inspirant.
- Je suis d'accord. Maintenant, tends ta jambe.
Elle remonte ma jupe sans hésitation et je sens la chaleur monter. Le toucher de Regina est tout à fait professionnel, mais ce n'est pas tout les jours qu'une jolie femme a une vue imprenable sur mes jambes.
- Hmm.
- Ça ne ressemble pas à un bon 'hmm'.
- C'est pas mal irrité et gonflé. Sans désinfectant et un bon bandage, c'est inévitable.
- On ne peut rien y faire ?
- Ça dépend. Tu peux te lever ?
- Je peux essayer.
Une douleur me traverse la jambe lorsque je me mets soigneusement debout, la sensation d'étourdissement qui m'a remise à terre tout à l'heure semble m'offrir un répit.
- Bien. Alors on retourne à la plage. L'eau salée est peut-être imbuvable, mais ça peut-être utile pour désinfecter les plaies.
Et voilà! Je vous laisse écrire une petite (ou grande hein, comme vous voulez) review!
Je vous fais des bisous et je vous dis à la prochaine!
