Voilà le chapitre tant attendu! La nuit de noce, les retrouvailles entre Lulu et Siri^^. Un petit mot pour dire que même si le mariage est passé, la fic ne va pas s'arrêter brutalement dans un ou deux chapitre. J'ai encore deux trois petites idées pour torturer mes deux chers époux^^. Enfin, pas mes époux à moi, mais les deux époux ensembles... enfin, vous avez compris^^.

Je vous laisse lire! Kisa-kun à corrigé le chapitre, merci à elle!

Bonne lecture!


Chapitre huit la nuit de noce

« Pendant plus de deux mille ans, jusqu'à la Révolution de 1789 en fait, les Veelas furent pourchassés. Ceux qui étaient déjà liés étaient exterminés alors qu'on jetait sur les autres un sort pour empêcher ce lien. Par la suite, ils étaient vendus pour devenir courtisan ou courtisane, leur avenir enchainé à un harem et à leur maître sans aucune chance de trouver un jour leur âme sœur. »

Histoire des Créatures de ce monde, André Gida.

Lorsque Sirius posa le pied dans le salon du manoir Malfoy, un Elfe vint immédiatement à sa rencontre. L'hideuse créature était vêtue d'une taie d'oreiller sale et déchirée. Une grosse coupure, au dessus de ses yeux globuleux, laissait couler un flot important de sang.

- Mais qu'est-ce que… Il avisa le tisonnier ensanglanté posé sur le sol et grogna. Quoi que t'ait dit Malfoy, tu vas te soigner et te coucher, c'est un ordre !

- Winy a ordre de conduire Monsieur Sirius à sa chambre. Si Monsieur veut bien suivre Winy.

- Je… Sirius abandonna, sachant parfaitement que les elfes pouvaient être de vraies têtes de bois. Mais ensuite, tu vas te soigner et te coucher, compris ?

L'elfe acquiesça et mena Sirius à travers le manoir. Sa chambre était située dans l'aile sud, à l'étage. Les couloirs qui y menaient étaient lumineux, leurs murs recouverts de peintures animées. Les personnages, les ancêtres de la famille Malfoy, fixait Sirius d'un œil critique.

À mesure qu'ils approchaient, le pas du Gryffondore ralentissait. Il était intimidé et craignait ce qui allait se passer. Au cours du mois écoulé, il n'avait pas pris la peine de se renseigner sur l'amour gay. Mais il savait une chose : dans un couple homosexuel, un des deux hommes devait être en dessous, et lui ne se sentait pas d'occuper cette place. Et il se doutait que Lucius ne voudrait pas non plus.

Finalement, à quelque mètre de la chambre, Sirius s'arrêta complètement. Ce qui allait se passer dans cette chambre, il ne s'y était pas préparé. Plus que jamais, il se sentait l'âme d'une vierge offerte en pâture à un barbare chef de guerre. Et ça ne lui plaisait pas. Cette maison ne lui plaisait pas. Ce mariage ne lui plaisait pas.

- Juste ciel, que tu sens mauvais !

La voix de Lucius, près de lui, le fit sursauter et reculer de trois pas. L'elfe de maison avait disparu, sans doute avait-il prévenu son maître de sa présence puis s'était enfuis. Lucius eut un sourire en voyant la réaction de son presque-époux et s'avança, sourire aux lèvres :

- Hey bien, mon cœur, je te fais peur ?

Sirius le détailla d'un regard avant de répondre. Malfoy portait une robe de chambre blanche brodé de vert, ses longs cheveux étaient relevés et retenus par un bâton d'argent finement ouvragé –Sirius trouva cela dommage puis se baffa mentalement pour cette pensée. L'animagus remarqua que Lucius faisait une tête de moins que lui, ce qui lui fit reprendre courage : il était Gryffondore, non de nom !

- Bien sur que non, amour !

- Parfait. Alors va prendre une douche et viens te coucher.

- Quoi ! Mais quoi ! Je me suis laver à l'hôpital, se défendit Sirius.

- Tu n'as pas frotté assez fort, répondit Lucius en reculant. Hors de question pour toi d'entrer dans mon lit.

- Comme si ça allait me gêner.

- Si tu ne veux pas que se mariage soit valide, libre à toi de quitter ma demeure immédiatement, sinon, à la douche !

Sirius grogna en regardant son presque-époux regagner ce qui allait devenir leur chambre. Lucius ne voulait pas être touché sans qu'il se soit lavé, c'était sa chance. Il avait une excuse pour partir. Mais le mariage devait être validé ou Remus...

Mécontent, il gagna la chambre puis la salle de bain attenante. Il prit soin de verrouiller la porte avec les sorts les plus puissants qu'il connaissait avant de se déshabiller et d'entrer dans la douche. Il y resta de longue minute, savourant pour la seconde fois de la journée la chaleur de l'eau sur lui. Mais il finit par sortir, ne pouvant s'y réfugier éternellement.

Enroulé dans une serviette, il prit le temps de détailler chaque fresque, chaque carreau, chaque pierre précieuse qui sertissait les robinets, chaque reflet d'argent qui composait la décoration. Il finit par soupirer : la buée s'était évaporée depuis longtemps, lui-même avait séché et même ses cheveux ne gouttaient plus.

Avisant un autre peignoir blanc, brodé de rouge cette fois-ci, il l'enfila, inspira puis déverrouilla la porte. Dans la chambre, assis à son bureau, un parchemin sous les yeux, Lucius l'attendait. Lorsqu'il sortit, son presque-époux eut un sourire :

- C'est presque mieux.

En vérité, pour effacer l'odeur que Sirius portait, Lucius savait qu'il lui faudrait prendre plus qu'une douche mais au moins d'être passé sous l'eau l'avait un peu estompé.

Le Serpentard se leva et gagna le bord de l'immense lit à baldaquin. Il retira son peignoir, dévoilant une courte robe sorcière blanche, légèrement transparente. Lucius se retourna, fit face à son presque-époux et retira le bâton qui retenait ses cheveux. Ces derniers tombèrent autour de son visage et dans son dos en cascade dorée, semblant former un halo lumineux autour de son visage.

Le Gryffondore ne voyait pas la décoration de la chambre, qu'il aurait trouvée bien trop verte à son gout. Non, son regard restait irrémédiablement posé sur Lucius. Dans un premier temps parce que tout duelliste se devait de ne pas quitter pas son ennemi du regard, dans un second temps parce qu'il avait été captivé : Lucius était peut-être un homme, mais Sirius le trouvait magnifique, surtout depuis que ses cheveux étaient libres.

Sirius se renfrogna. Il avait trouvé Lucius beau. « J'aime les femmes ! Je fais ça pour sauver Remus ! J'aime les femmes ! » se répéta-t-il pour se rassurer.

- Je te fais peur ? demanda Lucius, un sourire amusé apparaissant sur ses lèvres.

Le Gryffondore ne répondit rien même si cette simple phrase l'avait énervé. Il n'allait pas se faire avoir aussi facilement par ce fourbe Serpentard. Comme si le traiter de lâche allait suffire pour qu'il lui saute dessus.

Et d'un autre coté, c'était un peut vrai. Sirius avait conscience que Lucius avait sur lui une attraction anormale et n'ayant aucune expérience dans les relations gay, il craignait l'avenir proche. Que pouvait lui faire Lucius ? Sur l'instant, le Serpentard ressemblait à un démon de la tentation.

Malfoy soupira et repris la parole, s'asseyant sur le lit avec grâce :

- Je me doute que tu ne veux pas de ce mariage. Je te rassure, c'est pareille pour moi. Mais ni toi, ni moi n'avons intérêt à ce qu'il soit déclaré invalide.

Voilà qu'il jouait la carte du confident. Ça aurait put marcher, si Sirius n'était pas aussi écœuré à l'idée de couché avec un, un homme, deux, avec un Mangemort. Avec un sourire peu engageant, il décida de jouer sur le même terrain que lui :

- Montre-moi ton bras gauche.

Les yeux de Lucius se réduisirent à deux fentes alors que ses lèvres se pinçaient. Il inspira puis dit, de la colère dans la voix :

- Crois-tu que ce soit le bon moment ?

- J'en suis persuadé, amour.

Alors, les dents serré, clairement en colère, le blond releva sa manche. Sirius écarquilla les yeux de surprise lorsque son regard se posa sur l'avant bras de Lucius, vierge de toute marque.

- Tu es un Mangemort. Affirma-t-il, déconcerté.

- Je répondrais à toutes tes questions lorsque ce mariage sera valide.

Donc, lorsque la loi empêchera Sirius de porter toute accusation contre lui. L'aurore grogna, mécontent. Il allait faire savoir qu'il n'était pas d'accord avec cet arrangement lorsqu'il sentit une poussé de désir en lui. Déstabilisé, il s'adossa à la porte en essuyant les quelques gouttes de sueurs qui s'étaient formé sur son front.

- Qu'est ce que…

- On ne va pas y passer toute la nuit, mon cœur !

Une autre vague de désir le submergea, lui coupant le souffle. Sirius avait chaud, il tremblait, et surtout, il était excité… par Lucius. Refusant un tel fait, il ferma les yeux, tentant de se calmer.

- Regarde-moi.

- Qu'est-ce que… que tu as… fais ?

- Je te motive, Sirius.

En parlant, le Serpentard s'était levé pour s'approcher de son époux. Sirius put sentir sa présence, tout près de lui, aussi ferma-t-il encore plus fort les yeux, se concentrant sur une image affreuse. Peter en tutu. Peter en tutu. Peter en tutu…

- Regarde-moi.

La voix de Lucius, si proche de son oreille qu'il avait sentit son souffle glisser sur sa joue, était douce et suave. Sirius se retint de gémir et ouvrit les yeux. Il vit alors que la robe de son époux était plus transparente qu'il ne l'avait cru au premier regard, ce qui la rendait plus sexy encore.

- Les aphrodisiaques sont interdit le soir des noces, réussit-il à articuler en détournant le regard.

- Tu n'as pas pu boire d'aphrodisiaque, tu n'as pas assisté à la pagaille qu'était la réception. Assura Lucius en levant la tête pour l'embrasser.

Alors qu'il tentait de combattre le sentiment étranger et dérangeant qui grandissait en lui, le Gryffondore sentit une nouvelle vague de désir. N'y résistant plus, il répondit au baiser du blond avec fougue. Se laissant envahir par ses sensations, il glissa une main dans les longs cheveux excessivement doux et tira. Le gémissement de douleur qu'il obtint le fit frémir de plaisir.

Sirius n'était pas un tendre, il était du genre bestial. Surtout lorsqu'il n'y avait aucun sentiment. Lucius allait l'apprendre à ses dépends. Exciter par il ne savait quelle magie noire employé par le Mangemort, Sirius tira encore sur les cheveux tout en appuyant sur une épaule pour forcé son mari à s'agenouiller.

Attention LEMON

S'il n'avait pas eu les neurones embrumé par le désir, Sirius aurait pu s'étonner de la coopération du blond mais le brun était perdu dans un océan de sensation et de volupté. Ne pensant qu'à la soif qui lui tiraillait le bas-ventre, il dégagea rapidement son membre qu'il poussa entre les lèvres de son mari. Sans se soucier qu'il le suce ou non, Sirius fit plusieurs mouvement de hanche pour l'enfoncer au plus profond de la gorge de Lucius, jusqu'à sa libération, puis il tira encore sur ses cheveux d'un geste violent pour jeter au sol le bond.

Son plaisir en parti rassasié, il reprit un peu conscience de la personne qui était en face de lui :

- Qu'est-ce que tu… m'as fait ?

Lucius, occupé à recraché le sperme de son presque-époux entre deux toux pour reprendre sa respiration, à quatre pattes sur la moquette de luxe, ne répondit pas. Et Sirius ne s'en préoccupa pas. Son désir était toujours présent, se faisant douloureusement sentir au niveau de son bas-ventre.

S'agenouillant près de Lucius, il lui saisit les hanches et releva la mini robe que portait le Serpentard et qui, pour le coup, était tout de même trop longue. Une fois encore, le blond ne protesta pas, ce qui aurait surpris Sirius s'il avait été en état de s'en apercevoir.

Le brun releva les hanches de son mari puis, dans un mouvement brusque, le pénétra. Ignorant des gémissements de douleur de, on peut le dire, sa victime, il se mit à se mouvoir avec force et vitesse. Une de ses mains quitta les hanches de Lucius pour gagner la chevelure d'or sur laquelle il tira une nouvelle fois pour le redresser. Son visage perdu dans la masse blonde, il ne vit pas les larmes de douleurs qui coulaient sur les joues de Lucius. Rapidement, Sirius atteignit le septième ciel, seul, éjaculant au plus profond de son époux.

Fin LEMON

Epuisé, il se retira et se laissa tomber sur le sol, à coté de Lucius, ou il s'endormit.

Le blond se laissa lui-même tomber au sol, ne bougea pas pendant plusieurs secondes, le corps perclus de douleurs, tremblant et honteux. Il maudissait silencieusement son père et ses ancêtres. Puis, après de longues minutes pour se calmer, Lucius releva la tête et appela Winy pour qu'il lui ramène une potion de soin.

- Tous des brutes, murmura-t-il en essayant de se relever.

Mais la douleur fut trop grande et il retomba en jurant. Dans un effort surhumain, il parvint à se retourner sur le dos. Il ne savait pas si c'était vraiment une bonne idée de s'appuyer sur ses reins mais de voir la fresque animée du plafond qui représentait un serpent étouffant un lion le calmait.

- Mais qu'est-ce qu'il fait avec cette potion, il la fabrique ?

A peine eut-il dit cela que l'Elfe réapparut, se tordant les oreilles de peur. N'osant approcher pour aider son maitre, il se contenta de lui signaler, les larmes aux yeux qu'il n'y avait plus de potion de soin.

- Hey bien trouve m'en ! Et dépêche-toi ! Incapable !

Tremblant de peur, l'Elfe disparu à la recherche de potion, laissant Lucius à sa contemplation.

A suivre…