Note de l'auteur : Coucou me re-voilà !

Désolé pour l'attente, mais j'ai dû reprendre beaucoup de chose dans ce passage et ça a été une galère phénoménale ! Enfin bref, voici enfin le chapitre 8 ! Amusez-vous bien ! Et encore merci à vous tous de me suivre dans cette histoire !

Bonne lecture !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Place dans la famille

Chapitre 10


Son père se tint sur son côté gauche et observer sévèrement ses mouvements.

Il posa son pied droit sur le tatami dans la bonne position et chercha à enchaîner en jetant son autre jambe dans le bon angle. Il trembla sous l'effort et rata complètement l'enchaînement suivant. L'enfant essaya de se rattraper, mais chuta en avant sur ses genoux et ses mains.

Un bruit sourd de canne frappant le sol retentit, il tourna la tête vers son père et trembla devant les yeux rougeoyants. « Tu t'es encore trompé dans l'enchaînement ! Le faits tu exprès ? »

Donatello secoua vivement la tête, le souffle court par l'exercice répété depuis des heures. Ses membres lui faisaient mal d'avoir tant travaillés, il entendit avec envie ses frères qui mener leurs activités de jeux de l'autre côté de la porte coulissantes du dojo.

Son attention fut ramenée par le bout du bâton de marche de son sensei qui s'arrêta devant ses yeux.

« Donatello. »

La petite tortue leva timidement la tête vers son père dont les yeux brûlés, littéralement de colère. « Vous me décevez ! Vous êtes une honte pour moi et cette famille ! »

L'enfant tortue put seulement regarder son père avec des yeux ronds tant il fut choqué par les paroles prononcées, puis il sentit un coup violent sur sa joue.

Quand il retrouva la vue, il fixé le plafond sans comprendre, puis il sentit sa joue lui cuire très fort et le goût du sang dans sa bouche. Il pleura à cause de la douleur et son père se précipita sur lui, le berçant dans ses bras en pleurant.

Donatello fut choqué de voir son père pleurer, c'était la première fois qu'il le vit comme ça. Il essaya d'embrasser son père de ses deux bras pour le consoler, mais n'arriva pas, ses bras étant trop petits. Il murmura à son père. « Je n'ai pas réussi les katas, pardon. Je suis désolé, je vais réessayer tout de suite. »

Son père lui tapota la carapace et se releva en s'essuyant les yeux. « On va arrêter pour aujourd'hui. Tu as bien travaillé. »

L'enfant tortue protesta. « Mais vous avez dit qu'il faut que se soit parfait, si je veux sortir du tatami ! »

Son père le dirigea vers la porte coulissante du dojo, d'où ils sortirent ensemble. « Je pense que je ne peux pas te faire faire quelque chose qui soit aussi compliquer pour toi. »

Ses frères qui avaient entendu la phrase, rigolèrent. « Donny est un nul ! Nous, on y est arrivé les yeux fermés ! » Dit Raphaël en parlant au nom de ses frères.

« Raphaël ! » La petite tortue se tassa sous la réprimande de son père.

« Ton frère ne peut pas forcément réussir tout ce que vous faites, alors ne vous moquez pas de lui ! »

Raphaël baissa les yeux et hocha la tête au sermon paternel.

Splinter laissa partir Donatello qui bercer toujours sa joue meurtrie, il passa devant son frère au masque rouge qui lui murmura. « Si même Mikey y arrive, alors que toi non, c'est parce que tu es trop faible pour réussir. »

Donatello continua son chemin jusqu'à son coin où étaient entassés ses livres. Il ouvrit celui qu'il avait commencé, mais lut sans faire attention aux sens des mots. Ses pensées le tourmenter sur ce qui c'était passé, il avait causé du chagrin à son père. « Je promets de tout faire pour que papa n'est plus à pleurer à cause de moi ! » Il se cacha derrière son livre pour essuyer ses larmes qui dévalèrent d'un seul coup de ses yeux. « Je vais tout faire pour ne plus le décevoir ! Comme ça, il ne pleura plus ! »

Quand Donatello abaissa son livre, il était dans une pièce blanche familière qui lui fit peur. « Où êtes-vous ? » Questionna-t-il dans le vide.

Une ombre tomba sur lui en même temps qu'on l'attrapa par les bras. Une sensation de brûlure se déversa de ses membres supérieurs jusque dans sa colonne vertébrale, lui coupant le souffle. Et l'empêcha de crier, quand il fut claqué dans le mur. Il leva les yeux sur son agresseur et croisa les yeux de feux de Shredder. « Tu es une honte pour ta famille ! »

Donatello sentit ses yeux se remplir de larmes de désespoir face à l'accusation, était-il si faible pour que même son ennemi le remarque ? Il chercha à se défaire de la prise du Destructeur, les mains métalliques se resserrèrent encore plus fort. Il entendit ses os se briser, la douleur se répercuta jusque dans les tréfonds de sa carapace. Il hurla en se débattant contre Shredder, qui lui susurrer à quel point qu'il était inutile et sans valeur.

L'adolescent tortue réalisa soudainement qu'il était dans une étreinte de bras différente, douce. On lui caressait la carapace pour l'apaiser. Ses yeux s'ouvrirent difficilement et vit trouble un moment à cause de ses larmes. Il leva une main pour s'essuyer les yeux, mais une pression douloureuse sur ses bras l'immobilisa.

« Calme-toi Donny, tout va bien… chut… tout va bien… » La voix murmurée trop bas pour qu'il la reconnaisse, mais c'était l'un de ses frères.

La tortue mutante tourna la tête vers le son de la voix, cherchant à voir qui était là. Donatello remarqua qu'il était couché sur le côté et qu'on lui tenait les mains en étau assez doux, quelqu'un d'autre lui frotter sa carapace, deux de ses frères étaient là. Il chercha à percer les ténèbres, malgré ses yeux larmoyant avant de tenter par déduction qui était là.

« Léo ? » Sa voix croassante, fit sursauter la tortue qui lui tenait les mains.

« Donny ? »

Il sourit intérieurement, c'était bien son grand frère qui le tenait avec tant de douceurs, une ombre tomba sur son visage et une main lui essuya doucement les yeux du pouce. Voyant plus clair, Donatello put voir le visage de Léonardo qui était marqué par la fatigue et l'inquiétude.

« Léo… qu'est-ce qui se passe ? » Demanda la tortue vert olive confuse.

Son grand frère lui sourit tendrement en caressant sa joue de sa main qui n'avait pas quitté son visage. « Tu as fait un cauchemar, Leather Head est parti cherché ton injection dans le labo, il ne va pas tarder à revenir. »

Il relâcha les mains de Donatello qu'il avait retenu pour l'empêcher se blesser. La tortue vert olive resta allongée sur son côté trop fatiguée pour bouger, Léonardo se coucha à côté de lui en glissant prudemment son bras sous le cou de son petit frère. Il l'amena contre son plastron, la tête sous son menton et posa un baiser dessus. « Tu nous as fait peur. »

Donatello resta silencieux, s'interrogeant à qui appartenaient les mains sur sa carapace qui continuer de le frotter doucement.

« Mikey ? » Interrogea-t-il, la main s'immobilisa et Léonardo gloussa doucement. « Tu ne devineras jamais qui est là ? »

« Raph ? » Demanda circonspect Donatello.

« Nous avons un gagnant, comme dirait Mikey. » Ris son grand frère.

La tortue vert olive vit le poing de Raphaël sortir de derrière son dos et frapper Léonardo à l'épaule.

« Je t'avais prévenu ! » Grogna la voix profonde de son frère au caractère emporté.

Donatello grimaça quand la secousse que son aîné reçu, se répercuta dans son corps en vague douloureuse. Léonardo se figea quand il s'en rendit compte. « Donny ? »

Le jeune mutant souffla lentement pour chasser la douleur de sa voix avant de répondre. « Oui ? »

Son grand frère le lâcha en douceur et se releva en jetant un regard furieux sur Raphaël. « Fait plus attention la prochaine fois ! »

Donatello craint qu'une dispute éclate, mais Leather Head entra juste à temps. « J'ai trouvé le dernier flacon de morphine, il faudra demander à April de nous en re fournir. »

Léonardo et Raphaël se levèrent du lit, laissant la place au grand crocodile. Pendant que celui-ci préparé l'injection, il parla à Donatello. « J'ai eu une discussion assez intéressante avec votre père, c'était au sujet d'un exercice de kata que vous n'arriviez pas à réaliser enfant. »

Il regarda surprit Donatello qui s'été crispé aux images de son cauchemar qui ressurgirent très nettement à cette évocation. « Les katas… je ne voulais pas le rendre triste, mais je n'y arrivais pas… je l'ai déçu… encore… » Bégaya son jeune ami.

Leather Head secoua la tête avec tristesse et lui fit l'injection en le prévenant. « Ça va piquer… Michelangelo avait raison. Je savais que vous possédiez une excellente mémoire photographique, mais je n'aurai jamais soupçonné que vous êtes hypermnésique. Comment je ne m'en suis pas rendu compte plus tôt !? Comment avez-vous pu cachez cela à tout le monde ? »

Donatello le regarda confus et désolé. « Je… je… j'étais… je suis tellement habituer à tout dissimiler, même mes sentiments… pour ne pas les ennuyer… » Il rougit, avala difficilement et essaya de tourner la tête. « Oublié, ce que je viens de dire ! »

Il enfuit sa tête sous l'oreiller, en étouffant un sanglot. Donatello sentit qu'on lui toucha le bras, on ne chercha pas à lui retirer le coussin de force, mais on demanda son attention. Il releva un coin de l'oreiller pour voir que Léonardo et Raphaël étaient à nouveau à ses côtés.

Son frère aîné prit la parole. « Leather Head nous a expliqués ce que c'était une hypermnésie et ce que tu as dû vivre… je ne sais pas ce que je ferai si je devais me souvenir de tout ce que j'ai fait aussi précisément que si ça venait de se produire. Co… comment fais-tu ?! Moi, je n'arrête pas de me reprocher toutes les fois où j'ai pris des décisions qui ont failli vous tuez ou vous ont blessés. Je serai sans doute en train de devenir fou ! »

Donatello s'assis dans le lit, tenant l'oreiller serré contre son plastron, il resta songeur aux paroles de Léonardo. « Je pense que tu auras fini par trouver la même solution que moi, sans doute en plus créateur. »

Raphaël l'observa curieux et le questionna. « Comment tu fais alors ? »

Son frère vert olive rougit timidement et rentra la tête dans ses épaules en avouant. « Je…. J'écris et dessine parfois dans mon journal… »

« Tu tiens un journal intime ?! » S'écria Raphaël.

Donatello devint carrément rouge de la tête aux épaules, il dissimula son visage dans l'oreiller dans la honte de ce qu'il venait de dire et hurla à travers celui-ci. « Je voudrais vraiment que vous oubliiez tout ça ! Faites comme d'habitude ! Comme quand je vous dis quelque chose d'important et que vous l'ignoriez ! Je préfère même que vous m'ignorez totalement comme à votre habitude ! Vous n'avez rien d'autre à faire, à part me ridiculiser ! »

Léonardo et Raphaël se regardèrent éberluer, puis ils se mirent à rire à gorge déployée.

Donatello releva la tête, les yeux brillants de larmes et de rage, leur coupant le sifflet. « Dehors ! » Grogna-t-il.

Léonardo comprenant leur bêtise s'expliqua à toute allure. « Non ! Excuse-nous ! Si on a rigolé comme ça, c'est parce que tu es passé en mode Raph colère, dans ta dernière phrase ! Et on ne s'y attendait vraiment pas. Pardonne-nous, on n'aurait pas dû. »

Donatello essaya de respirer à fond pour calmer la rougeur de ses joues et sa fureur. Mais il resta énervé quoi qu'il fasse. « Dehors ! » Ordonna-t-il d'une voix sévère.

Cette fois, ses frères obtempérèrent sans protester, une fois sur le seuil, ils se retournèrent une dernière fois vers lui.

« Je suis désolé. » Lui murmura Raphaël les yeux brillants de remords.

Ils s'en allèrent et Donatello enfouit sa tête dans l'oreiller en soupirant.

Leather Head qui n'avait pas bougé durant la conversation effaça sa voix pour indiquer sa présence.

Donatello releva assez la tête de l'oreiller pour laisser voir ses joues rougies et ses yeux emplis de larmes. « Désolé pour tout ça Leather Head, je… je… ne m'attendais vraiment pas à ça ! J'ai tellement l'habitude qu'ils m'ignorent et ne s'intéressent à moi que quand ils veulent que je leur construise ou répare quelque chose. En général… je suis... inexistant… » Les larmes coulèrent plus fort et il replongea la tête dans le couffin.

Leather Head vint à ses côtés et lui tapota l'épaule, le temps que passe la crise de larmes. Quand l'adolescent put enfin se calmer, il repoussa l'oreiller et s'assit au bord du lit, les yeux dans le vide.

« Est-ce que ça va aller mon ami ? » Demanda le grand reptile.

Donatello hocha la tête et se frotta les yeux. « La dernière fois que j'ai pleuré comme ça, c'était parce que Raph m'avait poussé trop fort dans un accès de rage et que ma tête à claquer au sol. » Devant l'expression choquée du crocodile, il s'empressa de préciser. « On avait 8 ans, c'est vieux maintenant. »

Leather Head hocha la tête en comprenant, il se gratta la tête gênée. « Je n'aurai peut-être pas dû les laisser avec vous, mais ils ont été impossibles à raisonner. Ils voulaient être là, pour veiller sur vous et quand vous vous réveillerez. Je n'ai pas eu le cœur de leur refuser. »

Donatello secoua la tête, il repensa au moment où Léonardo lui avait fait un câlin. Et de savoir que lui et Raphaël avaient veillés sur lui, sans se battre, comme quand il était malade enfant, le fit sourire malgré sa colère contre eux. « Ça m'a fait du bien de les revoir comme ça, mes adorables frères… il existe donc encore ce côté-là en eux. Celui qui aime et protège sans aucune contrepartie, juste parce que vous êtes frère. »

Leather Head comprenant qu'il se dévalorisait à nouveau s'empressa de lui dire. « Donatello, vous n'avez pas vu vos frères comme je les ai vus, les fois qu'on vous a ramenez blessé et inconscient ou quand vous aviez disparu. Ils étaient sincèrement inquiets pour vous, pour une seule et unique raison, parce que vous êtes frères et qu'ils vous aiment. J'ai bien cru que votre père allait faire une crise cardiaque quand je lui ai raconté que vous aviez tenté de vous tranchez la gorge quand je vous ai retrouvé. »

Donatello le regarda choquer. « J'ai fait quoi ! Oh non ! Je me rappelle… je, j'étais désespéré, je croyais que c'était mon seul espoir pour les protéger. Je ne voulais pas que Shredder puisse me faire dire où était cacher notre foyer. Et ce n'était plus qu'une question de temps vu ce qu'il me faisait dire… »

« Voulez-vous en parler ? » Demanda Leather Head.

Donatello le regarda inquiet et secoua la tête en avouant. « J'ai peur ! Peur de changer votre regard sur moi ! Je ne veux pas perdre votre amitié. »

Leather Head fut touché par les paroles de son ami, mais il savait qu'il devait le faire parler pour évacuer le stress et l'aider à réaliser qu'il n'était pas en tort dans cette histoire, seulement la victime. « Donatello, vous m'aviez aidé, quand je n'arrivais plus à me contrôler. Vous avez vu la pire de mes facettes et vous êtes resté mon ami. Vous n'avez jamais eu peur de moi, quand j'avais mes crises et vous m'avez soutenu. Vous n'avez pas à craindre pour mon amitié, vous ne la perdrait jamais. »

La jeune tortue baissa la tête et finit par hocher la tête, convaincu. « Par quoi je commence ? »

Leather Head s'assit par terre, Donatello sorti de son lit et en fit de même.

« Je pense que l'on peut commencer par, pourquoi vous avez tant voulu croire ce que Shredder vous disiez quand il vous conditionnez. » Propose le grand reptile.

Donatello s'agita mal à l'aise en cherchant une réponse dans ses souvenirs. « Je… je crois que ça refléter ce que je pensé de moi-même sans m'en rendre compte. J'ai toujours été le plus faible de mes frères, je tombe toujours le premier malade et j'en suis le dernier à en sortir, comparer à eux, je suis vraiment pitoyable. »

« Vous vous comparez toujours à vos frères en toute chose ? » S'enquit le crocodile.

« Je n'ai pas vraiment d'autres tortues mutantes avec lesquelles je peux me comparer. Alors… vous voyez… ils sont ce que j'aimerais devenir par moment. Ils sont courageux, forts, téméraires et impulsifs. Ce sont des maîtres dans leurs disciplines. Et moi… c'est simple à part réfléchir sur mes inventions et réparer les appareils, je ne suis rien, je suis un piètre ninja. Tout le monde s'en est rendu compte, maintenant, je ne peux plus tromper personne. Si je sors aux prochaines patrouilles, je serai la cible privilégiée des ninjas Foot et je mettrai mes frères en danger ! Je vais arrêter de prétendre d'être ce que je ne suis pas, je vais arrêter ma formation de ninja. Ça sera mieux pour tout le monde. » Conclut avec détermination la jeune tortue.

Inquiet de la tournure des événements, Leather Head tenta de le raisonner. « Donatello, je ne suis pas vraiment un exprès en art martial, mais s'il y a une chose dont je suis sûr, c'est que vous n'êtes pas faible. Par rapport à vos frères, peut-être, avez-vous cette impression. Mais vous êtes, vous aussi un maître dans votre domaine et … »

Donatello leva la main le coupant. « Leather Head, merci. Mais j'ai pris ma décision… est-ce que vous pouvez me laissez ? J'ai besoin de me reposer. »

Leather Head se releva. « Vous devriez en parler avec votre famille pour savoir si c'est la bonne décision. Vous pourriez être surpris par leur réponse. » Il offrit sa grande main à son ami. « Venez. »

Le plus jeune mutant le regarda confus. « Maintenant ? »

Leather Head lui attrapa doucement le bras, le faisant se lever. « Si vous avez pris votre décision définitive, il vaut mieux leur dire maintenant. »

Donatello se laissa conduire par son grand ami, ils sortirent de la chambre et descendirent rejoindre les autres au salon.

April et Casey étaient rentrés se reposer chez eux entre temps. Raphaël et Léonardo étaient en train de parler avec Splinter au salon, Michelangelo était hors de vue pour le moment.

Lorsqu'ils furent arrivés jusqu'à eux, Léonardo renouvela ses excuses pour l'accident de tout à l'heure, Donatello hocha la tête, les acceptant cette fois-ci. Ses frères se décontractèrent de soulagement à ce signe, ils s'étaient inquiétés que Donatello puisse leur en vouloir encore. Mais ils froncèrent des sourcils quand ils virent l'expression grave sur son visage.

« Vous savez où est Mikey ? J'aimerais que tout le monde soit là pour éviter d'avoir à le répéter. » Leur demanda leur frère vert olive.

« Répéter quoi, mon fils ? » Demanda Splinter inquiet de la gravité des traits de son fils.

Donatello soupira de lassitude avant de les regarder. « Je vais arrêter la formation au Bushido. »

Tous regardèrent choquer, l'adolescent qui s'efforça à rester stoïque face à leur réaction.

Léonardo avait les yeux écarquillés cherchant à comprendre ce qu'il venait de dire, Raphaël en faisait autant, le plus dur pour le jeune mutant fut la réaction de Splinter. Il le regarda les yeux voilés, puis courba la tête, la main sur ses yeux, les oreilles plaquées sur sa tête.

Donatello sentit son cœur coulé, il avait encore déçu son père. Il chercha à lui démontrer que tout ce qu'il faisait été logique et pour le bien de leur famille. « Splinter si… si j'arrête la formation, vous aurez plus de faciliter pour avancer sans moi. Je serais plus utile à l'entretien de la sécurité du repaire. Maintenant que Shredder sait à quel point je suis faible, je vais avoir une cible dans le dos. Dès que je sortirais en patrouille, les ninjas Foot vont m'avoir pour cible privilégiée et je vais être une source de danger pour mes frères. C'est la seule chose à faire pour… »

Il s'arrêta quand il remarqua horrifier que les épaules de son père se secouer dans un sanglot silencieux.

Donatello hébété, fixa son père. Sans s'en rendre compte l'adolescent glissa au sol quand il vit que celui-ci pleurer. Un chaos formidable régner dans son esprit qui sentait son monde se craqueler et s'écrouler sous lui, malgré sa ferveur d'y maintenir un certain ordre.

« J'ai échoué… je suis désolé… je pensais que ça vous ferez plaisir de ne plus avoir à vous souciez de moi, je ne fais que ralentir la formation de mes frères en étant un incapable. Je voulais juste ne plus vous affligez dans votre rôle de sensei, vous êtes un bon maître ! Mais je ne suis pas digne de vous… je ne voulais plus vous voir pleurer à cause de moi…. » Excusa pitoyablement la tortue à Splinter.

Ses frères se rapprochèrent de lui, Donatello craint qu'ils le chassent et le frappent pour avoir causé autant de peine à leur père. Quand Raphaël le prit dans ses bras, il resta figé dans la peur de ce qu'il allait lui faire.

« Tu penses sincèrement que tu nous gênes et que tu es un danger pour nous ? Tu es un crétin ! Tu ne te rappel pas le nombre de fois où tu nous as sauvé la carapace grâce à ton intelligence ou tes inventions ? Si nous sommes encore en un seul morceau, c'est grâce à toi ! Si tu nous en veux parce qu'on ne t'écoute pas, dis-le ! Hurle-le ! Je ne sais plus à quand remonte la dernière fois où tu nous as expliqué quelle géniale invention tu avais fini. Tu ne nous dis plus rien, et ça me manque de ne plus entendre ta voix réjouis et fier de ce que tu as fait. Je veux retrouver mon frère qui ne se tait seulement que quand il a fini de parler. Tu me manques…. » Confia Raphaël d'une voix roque.

Donatello se raidit dans l'étreinte avant de marmonner. « Comment peux-tu dire ça ? J'avais bien vu que je vous ennuyé plus qu'autre chose. Vous aviez même commencé à me fuir dès que je sortais du labo, pour me pas m'entendre. Alors pourquoi dis-tu que ça te manque ? C'est ce que vous vouliez non ? Que j'arrête de raconter des choses que vous ne compreniez pas ! Quand j'ai arrêté de parler de mes inventions, personne ne s'en est plaint ! » Conclut en criant la jeune tortue.

Raphaël trembla à la plus grande stupeur de Donatello qui sentit quelque chose de mouiller dans le creux de son épaule. Il tourna les yeux vers son visage et resta gelé par le choc. Son frère pleurait à grosses larmes en disant. « Je suis un crétin fini, pardonne-moi Donny. Pardonne-moi de ne pas avoir compris qu'on te faisait du mal. Pardonne-moi d'avoir était un si mauvais frère ! Je n'aurais jamais dû te faire ça ! Au début, ce n'était pas censé se passer comme ça, c'était juste une blague ! Mais tu n'as pas réagi, tu as changé et je n'ai rien fait pour réparer la situation ! »

« Une blague ?! Tu veux dire que... ! » Bégaya Donatello qui ne sut plus comment réagir. Il finit par ricaner de façon assez convulsive qui finit par des éclats de larmes incontrôlables, devant les regards inquiets de sa famille et de son ami reptilien. « Je suis pitoyable… j'ai rien compris…. » Accablé, il voulut s'en aller.

Raphaël refusa de le lâcher et le serra plus fort contre lui, Donatello se retrouva tête contre le plastron de son frère. Il s'immobilisa en entendant un cœur battre très vite contre la plaque de kératine, il réalisa que Raphaël avait peur. « Pourquoi tu as peur ? » Le questionna-t-il.

Son frère au masque rouge lui caressa l'épaule tout en s'assurant qu'il était dans une position confortable, il lui dit. « J'ai peur pour toi…. Je n'ai pas fait un bon travail en tant que frère et j'ai fait n'importe quoi, au lieu de faire attention à toi. »

« Parce que je suis faible ? » Bougonna Donatello en étant sûr de connaître la réponse.

« Parce que tu es mon frère ! Et rien d'autre ! Tu n'es pas faible ! » L'engueula à sa plus grande surprise son frère au masque rouge.

Donatello se redressa autant que Raphaël le lui permettait pour croiser son regard et siffla de rage. « Je vous ai entendu ! Vous étiez tous en train de rire en pensant que je ne vous entendais pas ! Vous vous moquiez de moi parce que je suis faible ! Même Mikey disait que j'aurais dû être le petit dernier parce qu'il pouvait me battre d'un seul bras… »

Agacer, Donatello se dégagea de l'étreinte de son frère, ne se sentant plus à l'abri entre ses bras et regarda ailleurs. Il soupira de lassitude en disant. « Je pense que c'est la bonne solution, pour arrêter avec toute cette blague que je vous sers en essayant d'être un ninja…. »

« Donatello ! »

à suivre...