BONJOUR!!!!! (Eh! Vous avez-vu???? J'ai dit bonjour!!!!! C'est pas tout le temps que ça rrive ça! Profitez) Je pourrais vous faire 10 chapitres en écrivant que je suis désolée pour le retard HONTEUX de la parution de ce chapitre, je ne suis qu'une pauvre feignasse indigne qui ne mérite pas de vivre. Alors voilà pour vous, la suite. J'annonce, prochain chapitre: LEMON (voilà, ça ça va attirer le regard, et hop! Je le mets en gras et en plus gros, histoire de pas le louper)

Bon si je vous dis que j'écrirai la suite très prochainement, vous n'allez évidemment pas me croire alors, sans plus attendre :

Enjoy!____________________________________________________________________________________________________

Kurogane s'extirpait lentement de sa torpeur, son esprit éveillé mais son corps non décidé à bouger. Ce matin-là avait quelque chose de différent aux autres et de beaucoup plus agréable. Il n'ouvrit pas les yeux, il fallait qu'il cerne ce qu'il y avait en plus aujourd'hui pour qu'il soit ainsi de si bonne humeur.

Les vacances ?

Non, ça il connaissait, oui c'était bien, mais pas à ce point-là.

Une fille dans son pieu ?

Oulah non, il se serait levé aussitôt pour lui préparer un truc à avaler afin qu'elle déguerpisse le plus vite possible.

Un peluche ?

Impossible, elles étaient loin, loin, loin en Amérique et devaient servir de punching-ball ou de défouloir pour Hokuto, sauf son chien favori qu'il avait dissimulé dans le placard pas loin pour que personne ne le voit. Mais il ne l'avait tout de même pas ressorti quand-même, ou alors s'il l'avait fait c'était qu'il avait dû boire tout seul la veille.

Bon alors ni peluche ni nana ni vacances. C'était quoi ce foutu truc en plus ?

En tout cas c'était doux, c'était chaud et c'était vivant car il sentait un cœur qui battait près du sien. D'un coup, les souvenirs de la veille et des évènements précédents lui revinrent en mémoire : ça devait être Fye.

Mais oh !

Minute !

Fye, il devrait pas être à l'autre bout du lit, comme il était sensé l'être hier soir ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne l'était plus : son petit corps était pressé voire enfoncé dans le torse de Kurogane, ses jambes étaient entremêlées aux siennes et que Fye remercie Dieu d'avoir fait le brun plus grand que lui sinon, sa tête aurait servit d'oreiller. En tout cas, Kurogane pouvait sentir l'odeur des cheveux du blond tout près de son nez, c'est à ça qu'il put déduire que le pauvre jeune homme avait manqué de peu de servir de repose-tête.

Le brun tendit l'oreille afin de deviner si Fye dormait encore, ce qu'il espérait fortement, dans le cas contraire, il ne saurait que dire ou faire face à son ami qui visiblement, n'avait pas eut son mot à dire en ce qui concernait cette étreinte « passionnée ». un souffle pratiquement inaudible lui fit savoir que d'une, soit il était mort, et de deux, soit il était parfaitement réveillé et attendait. Lentement, Kurogane ouvrit un œil avec le plus de discrétion possible et regarda vers le bas pour voir si ses soupçons étaient confirmés… et il tomba sur une paire d'yeux qui le dévisagèrent d'un air accusateur.

Bon, grillé. Le brun ouvrit donc son deuxième œil et étudia sérieusement l'expression de la victime : celle d'un type qui a pas beaucoup dormi, qui a dû sentir le brun lui tomber dessus sans le voir venir, qui a dû essayer par tous les moyens possibles et inimaginables de lui faire lâcher prise, et finalement, qui a dû attendre pendant des heures à moitié étouffé que son agresseur veuille bien se réveiller.

Le blond allait ouvrir la bouche pour lui sommer de le lâcher prestement, mais le brun s'exécuta avant-même qu'il ne le fasse, ressentant une honte jusque là sans précédents. Le blond soupira de soulagement en s'étirant et grogna sous la douleur de ses membres meurtris. Kurogane se racla la gorge difficilement en regardant à l'opposé de Fye, la fenêtre présentant un intérêt inimaginable à ce moment précis et bafouilla en se décalant du corps frêle de son ami :

- Hum… désolé. C'était …pas volontaire. J'ai… j'ai pas fais exprès.

Il risqua un regard en direction du concerné qui, rouge comme une brique, sûrement presque autant que lui-même, prit une mine boudeuse.

- Kuro-tan m'a broyé les os ! En tout cas je risquait pas d'avoir froid, j'aurais pût dormir dans un four ça aurait été pareil, c'est dingue ce que tu peux dégager de chaleur, lui déclara le blond en se massant l'épaule.

- Ouais je sais. Désolé, répéta le brun, ne sachant plus où se mettre.

Mais Fye se rapprocha de lui et lui sourit timidement sans pour autant le regarder dans les yeux.

- Outre le fait que tu aies faillit m'étouffer, c'était loin d'être désagréable.

- Ah bon ? Je ne t'ai pas fait peur au moins ?

- Au début, non, mais après quand t'as commencé à me serrer très fort, j'ai eut peur pour ma vie, plaisanta le blond.

- Je pense qu'il en faut plus que ça pour en venir à bout de toi. Les chieurs sont toujours les plus coriaces, répliqua le brun avec son sourire prétentieux.

- Exactement. En tout cas, tu peux te vanter de m'avoir gardé éveillé toute la nuit, ironisa Fye en bâillant, impossibilité de bouger, voire de respirer, je peux te dire que j'ai eut le temps de compter les moutons, et le nombre de chaussettes qu'il y a dans cette pièce.

- Ah ouais ? Alors combien ?

- Les moutons y en a eut 2 millions huit soixante six mille neuf cent cinquante cinq et les chaussette y en a treize. J'ai pas pu voir sous le lit, tu m'excuseras.

Kurogane ne pouvait se sentir plus honteux. Si Fye ne dormait pas par terre la nuit prochaine ce serait qu'il aurait de la chance. Il se jura intérieurement de ranger la moindre chaussette qui traînait sitôt levé. En tout cas, le blond était toujours là et il en riait, il y avait peut-être encore de l'espoir. Ce dernier bâilla à plusieurs reprises et cala mieux sa tête sur les oreillers, ce qui n'échappa pas au brun.

- Sérieusement, je suis désolé, grommela-t-il en s'asseyant et en attrapant à tâtons son pantalon non loin, mais rendors-toi, je vais aller faire 2-3 courses à côté, tu vas pouvoir roupiller tranquillement.

Le blond le regarda, curieux et le suivit du regard alors qu'il se levait et allait vers la salle de bain.

- Tu reviens quand ? demanda-t-il d'une voix pré-sommeil.

- Tout à l'heure, j'en ai pas pour longtemps, répondit son ami avant de refermer la porte.

Quand il en ressortit 20 minutes après, lavé, habillé, coiffé, Fye s'était déjà rendormi, la tête fourrée dans l'oreiller. « Et c'est moi qui manques de l'étouffer » songea le brun en soupirant. Il saisit ses chaussures ainsi que sa veste, les enfila puis s'empara de ses clés et de son portefeuille avant de se diriger vers la porte. Il résista à la tentation de prévenir le blond de son départ par une pression de ses lèvres sur sa joue et le plus silencieusement possible, sortit en verrouillant la porte.

Fye fut réveillé par un bruit d'eau.

Au premier abord, quand il ouvrit les yeux, il se demanda pendant 5 seconde où il pouvait être, ne reconnaissant pas du tout la chambre ni le lit dans lesquels il se trouvait. Lorsqu'il entendit un fracas provenant de la pièce à côté suivi d'un juron poussé par une voix rauque et parfaitement reconnaissable, tout lui revint en tête. Il bâilla en s'étirant comme un chat qui s'extirpe de sa sieste mais s'interrompit dans son soupir de béatitude quand sa main rencontra quelque chose de mou, rugueux et qui faisait du bruit, un bruit plus que familier, un bruit semblable au bruit des vagues sur une plage.

Avant de tourner la tête pour confirmer ses hypothèses, il secoua la tête fermement comme pour se réveiller complètement. Non, aucune chance qu'il puisse trouver un truc comme ça dans l'appartement de Kurogane Suwa, impossible. Pourtant la chose en question était bien là, sous ses doigts, et apparemment, à en juger par le volume qu'il sentait par le toucher, elle était plutôt consistante. Le blond allait tourner la tête pour le vérifier quand un autre détail lui revint à l'esprit : en admettant que cette chose soit là, en aucun cas elle ne lui appartenait, il n'avait donc aucun droit d'y toucher. Mais en même temps, sachant que Kurogane en avait horreur, qu'elle était là juste à côté de lui comme un cadeau du destin… en plus elle était seule, sans défense et sans personne pour s'occuper d'elle, il semblait n'y avoir que lui qui soit qualifié pour le faire, non, il ne pouvait pas la laisser là, vraiment pas.

Il scruta la pièce autour de lui pour vérifier que Kurogane ne l'observait pas quelque part tapis dans un coin, histoire ne pas se taper la honte du siècle, et d'un geste vif, il se redressa sur le lit en se mettant à quatre pattes et bondit sur le pauvre sac de bonbon, tel Gollum sur l'anneau de pouvoir. Il brandit son trophée devant ses yeux, le contemplant comme la 7ème merveille du monde : un énorme sachet de bonbon, peu visibles dans la pénombre de la pièce mais à peu près reconnaissable au toucher par l'expert qu'était Fye. Il résista à la tentation de l'ouvrir et de vider son contenu dans sa bouche ou de le cacher dans son caleçon, mais il n'en fit rien, après tout, ce sachet ne lui appartenait pas. En tout cas Kurogane était rentré de ses courses. « Zut, pensa Fye, j'aurais dû me réveiller plus tôt pour l'aider à ranger les courses, je suis vraiment un fainéant moi ». Sur ces pensées, le blond se leva et sortit de la chambre, toujours habillé de son t-shirt et de son caleçon et se dirigea vers le salon/cuisine où le brun s'affairait, tenant le paquet de bonbon contre lui comme une mère avec un nouveau-né.

Kurogane était en train de faire la vaisselle, « d'où le fracas » pensa le blond en souriant. Il s'approcha doucement du brun, qui sentit sa présence et se retourna vers lui.

- T'es déjà debout ? Je pensais que tu te lèverais pas avant 4 heures au moins, lança le brun avec son sourire prétentieux, puis il remarqua ce que le blond avait dans les mains et reporta son attention sur sa vaisselle avant d'ajouter, je les ai achetés pour toi, je me suis dit que tu serais de meilleure humeur après le peu d'heures de sommeil de cette nuit.

Fye regarda le sac d'assortiment de ses bonbon préférés avec émotion et répondit à son ami :

- Tu n'étais pas obligé, tu sais… Je devrais pas accepter…

- Oh je m'inquiète pas, tu vas le faire, tu ne pourras leur résister, je te connais suffisamment !

- Oui, je vois ça, mais, tu n'aurais pas dû, en plus y en a une tonne, et…

- Ouais alors les mange pas d'un coup sinon tu prends mon pied au cul parce que je sais que quand il s'agit de l'alcool et des bonbon, t'es un vrai trou, alors savoure, ok ?

- Mais enfin Kuro…

- Bon, écoute le blond, je vais pas les rapporter parce que la boulangère m'aime bien, mais je suis pas sûr qu'elle apprécie que je lui rapporte ce pourquoi je l'ai fait chier pendant 3 heures et je compte pas les bouffer non plus. T'as qu'à te dire qu'ils traînaient dans un coin et que tu les as trouvés par pur hasard, capiche ?

Fye sourit avec gêne, le rouge lui montant aux joues et posa une main sur le bras puissant de Kurogane.

- Merci, Kuro-chan, lui dit-il avec sincérité. En réponse, le brun soupira de lassitude pour cacher sa satisfaction.

- Je vois pas pourquoi je me tue à vouloir te le faire rentrer dans le crâne, de toute évidence, ça veut pas imprimer : C'EST KU-RO-GA-NE !

- Oui, vraiment désolé, des fois, les choses qui m'échappent Kuro-tan, en rajouta le blond avant de s'éloigner du brun, voyant « l'attaque-éponge » profiler au loin et qui le rata de peu.

- J'espère que t'as faim, parce que j'ai acheté tout plein de trucs dont j'ai horreur et dont tu me feras l'honneur de te remplir le bide avec. C'est sur la table, indiqua le brun, en regardant avec un intérêt soudain son torchon qui essuyait un bol.

Le blond regarda là où lui avait dit et faillit lâcher son précieux butin : devant lui, un gros paquet en papier renfermait une tonne de croissants et de pains au chocolat dont le beurre imprégnait l'emballage, ce qui signifiait qu'ils ne sortaient pas d'un super marché mais de chez un bon boulanger. A côté d'eux se trouvaient deux pots de confiture, un à la fraise, l'autre à l'abricot, cachées derrière, quelques plaquettes de chocolat et enfin plusieurs bouteilles de lait. Pendant quelques secondes, le blond crût qu'il était bel et bien en plein rêve, car voir tout ce dont Kurogane avait saintement horreur, au point de le faire vomir, sur la table de son propre appartement n'attendant que lui, le blond gamin, chieur de première catégorie, gourmand, trouillard, chialeur et hypocrite par-dessus le marché, qui, accessoirement était devenu l'objet du désir de son antithèse aux cheveux bruns, pour les manger sous son nez ! Non, vraiment, ça ne devait pas être réel.

- J'y crois pas, on est chez qui, là ? fit le blond ébahit.

- Non, tu rêves pas, t'es bien chez moi. Moi même, j'ai du mal à me faire à l'idée, bougonna le brun en poursuivant sa besogne, bon, fais en sorte qu'ils soient hors de ma vue rapidement, bougonna Kurogane, comme à son habitude.

- Noël c'est quand déjà ?

- Rha, pourquoi je perds mon temps ? Ferme-la et débarrasse-moi de ça ! En vitesse ! bougonna le brun en allant ranger la vaisselle.

Le blond sourit en voyant son ami s'énerver et en l'entendant râler tout seul dans son coin comme le font les personnes âgées aigries. Jamais personne lui lui avait porté autant d'attention, pas même Ashura, que ce soit au début ou vers les moments les plus sombres de leur relations. « Si c'est comme ça tous les matins, Ashura pourra bien se taper toutes les muses qu'il veut sans que j'en ai quelque chose à faire » plaisanta le blond pour lui-même, alors qu'il savait pertinemment que ce ne serait pas aussi facile que cela, on ne conquiert pas les gens avec des petits déjeuners. Ca se saurait sinon. Tout en songeant, Fye alla s'asseoir et commença à enchaîner ses viennoiseries avec un appétit féroce.

Kurogane en eût la mâchoire qui touchait le sol. Lui qui se croyait au top niveau de la capacité de s'empiffrer, venait de se faire détrôner de sa première place. « Bah, de toute façon, ce mec n'est jamais logique dans sa façon d'être, faut que j'arrête de chercher à comprendre » se dit-il en secouant la tête.

- T'as envie de faire quoi aujourd'hui ? demanda-t-il au blondinet.

- Aucune idée. Ce que tu veux, répondit ce dernier après avoir avalé ce qu'il avait dans la bouche.

- Bah, si t'as envie y a les consoles, la télé, l'ordinateur…fais comme tu veux, mais à 20h45, tu me laisse l'écran, c'est l'heure de Prison Break.

- Qui l'eût cru ! Je croyait que tu avais tout simplement horreur des feuilletons télé ? se moqua le blond en le pointant du doigt.

- Ca, c'est bien ! C'est un truc de mecs. Moi je ne regarde pas des trucs avec des histoires aussi pourries que cette saleté de bouquin que je t'ai donné ! se défendit le brun.

- Un peu de douceur ne fait pas de mal, Monsieur J'aime-Voir-Les-Gens-Se-Cogner-Dessus !

- Ouais, et j'en suis fier !

- Dans ce cas, viens donc prendre ta pâtée à Tekken, Kuro-puu, on verra si tu en mènes aussi large que ce que tu prétends ! le défia Fye.

- Parfait, amène-toi le blond, ça va saigner ! répondit le brun avec un sourire de loup.

Le blond posa ce qu'il avait dans les mains, sauta sur le canapé face à la télé et attrapa une mannette. Il fut imité par le brun qui mit en route la console et s'assit à côté de lui. le duel commença entre les deux amis, enfin, plutôt entre les deux personnages animés qui s'affrontaient sur l'écran.

Au bout d'une heure de jeux, Kurogane, qui avait essuyé pas mal de défaites, décida qu'il était impératif qu'il nettoie un peu l'appartement de son bordel. Après avoir insinué que cette envie était due au fait qu'il se faisait laminer, Fye lui proposa son aide, mais le brun refusa, ne voulant pas trop dévoiler de ce qu'il pouvait bien traîner dans l'habitacle qui pourrait le mettre dans une situation gênante. Alors, ainsi abandonné, le blond éteignit la console et lança un film en attendant, tout en profitant de l'occupation de son ami pour mettre la misère au paquet de bonbon qu'il lui avait acheté.

Autant dire que lorsque le brun eut fini, le paquet avec diminué de moitié, et, évidemment, losqu'il lui proposa de faire la cuisine pour le midi, le blond gourmand n'avait plus faim, comme par hasard. Après lui avoir beuglé dessus pendant au moins un quart d'heure comme quoi un repas, c'était entrée, plat, dessert et non 500 grammes de sucre, Kurogane alla se préparer un sandwich et revint prendre sa place à côté de son ami et ils regardèrent la suite du film que ce dernier avait commencé.

Jusqu'ici, le brun n'avait esquissé aucun geste pour le séduire. Il s'était largement retenu, car ô combien de fois il avait voulu renverser ce petit corps si près du sien sur le canapé. Son odeur qui lui taquinait les narines à chaque seconde, et quand il riait ou qu'il parlait, il ne pouvait repenser à lui au moment de leurs ébats dans la maison du blond, ses petits cris et ses gémissements passionnés… tout ceci lui tournait dans la tête et dans le corps, mais à aucun moment il ne laissa ses pulsions prendre le dessus. Il devait laisser son ami prendre ses marques, se mettre à l'aise chez lui et en sa présence, sinon, tout serait perdu. Mais il fallait veiller à ce qu'il ne tarde pas trop non plus, sinon, il ne pourrait plus se contenir, et là, ce serait un carnage.

- Ouah, je m'étais jamais autant enchaîné d'heures de télé de toute ma vie, j'ai l'impression d'être un geek renfermé, déclara le blond en s'étirant comme un chat, faisant redescendre Kurogane sur terre, ce dernier s'apercevant, qu'ils en étaient au générique de fin.

- Ouais, je sais, mais sortir pour toi n'est pas prudent, je préfère que tu restes ici. Les acolytes d'Ashura traînant dehors, vaut mieux que tu ne mettes pas les pieds dans les parages pour le moment. J'irais faire les courses seul.

- Est-ce que tu insinues, par hasard, que je dois rester enfermé ici ?

- Biensur que non, je t'ai déjà dit que si tu voulais t'en aller, tu le pouvais. Mais si tu restes ici, il vaut mieux ne pas trop sortir, ou alors, les jours où il n'y a personne, c'est plus prudent.

Fye se tut, oui, le brun avait raison, c'était plus sage de rester ici, si jamais on apprenait que le blond était ici, Ashura organiserait des représailles, et il était hors de question que Kurogane en soit le sujet, il ne le permettrait pas. Mais rester ici à jouer aux jeux vidéos, à regarder la télévision, à l'ordinateur, à jouer ou à travailler, les geeks en rêveraient mais ce n'était pas du tout le genre de Fye. Rester cloîtré irait bien 5 minutes, mais toute la semaine, ça non. Cependant, s'il fallait le faire pour protéger le brun et lui-même des emportements d'Ashura, alors il le ferait.

- Je ne reviendrai pas sur ma décision. J'ai promis d'essayer, alors, je m'y tiens. Je ferai ce que tu me dis, déclara le blond, tout air joyeux disparût.

Le brun soupira en fermant les yeux, se leva et s'approcha de son ami qui fixait le sol.

- Ecoute-moi, le blond, dit-il en relevant ce dernier par le menton pour qu'il le regarde dans les yeux, on a décidé ensemble qu'on se donnait une chance, ça veut dire que ce que l'on fait, on le fait pour nous, ce que JE fais, ce que JE décide, je le fais pour toi et moi. Ne crois pas que je veuille t'enfermer et décider de ton sort comme une certaine personne le fait, je ne te demanderai jamais de me vouer une obéissance aveugle, je ne te forcerai jamais à te plier à mes décisions. Si je t'ai fait venir ici ce n'est pas pour t'enchaîner à moi, ni pour que tu sois malheureux. Ici est autant chez toi que chez moi, sois libre d'y faire ce que tu veux.

Le blond eut énormément de mal à contenir l'émotion qui le submergeait. Depuis un certain jour, il n'avait plus jamais décidé seul : soit on décidait pour lui, soit il refusait de le faire. La plupart du temps, ça avait été plutôt la première proposition. Plus Kurogane lui parlait et lui restait à ses côtés, et plus il lui montrait que tout était possible, il n'y avait qu'à essayer et persévérer.

Il allait lui déclarer toute sa reconnaissance, mais sa gorge trop nouée ne fit sortir aucun son, et il resta ainsi la bouche ouverte sans pouvoir prononcer un mot. Mais Kurogane, comme toujours, alla chercher le fond de sa pensée dans le miroir bleu qu'étaient ses yeux, ces deux billes aussi profondes et colorées que l'océan qui lui permettaient de lire dans le cœur du blond comme dans un livre ouvert. O comme il préférait ce regard aux mots qu'il aurait bien pût dire, si Fye avait été muet, Kurogane n'aurait eut aucun mal à savoir ce qu'il ressentait. Le blond cherchait sans arrêt à dissimuler ses véritables émotions, il était tout sauf fiable, pourtant, un de ses principaux atouts de séduction le trahissait irrémédiablement, il suffisait de s'y plonger pour savoir la vérité.

Pour un regard comme celui que lui adressait Fye, Kurogane pourrait tuer, tout abandonner, renier tout ce qu'il possédait ou avait pu posséder, jeter tout ce qu'il avait bien put vivre jusqu'ici. Mais ça, en revanche, le brun se refusait de le montrer. C'est pourquoi, avant que son ami ne retrouve l'usage de la parole, il lui lança :

- Moi je vais prendre une douche.

Et là-dessus, il laissa Fye planté là encore perdu dans les méandres sinueux de son cerveau et alla s'enfermer dans la salle de bain, où il pourrait se libérer de toutes les pulsions qui avaient pu l'assaillir depuis l'arrivée du blond dans sa tanière.

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Voilà, voilà, j'espère que ça vous a plû. Je me remets doucement de ma tentative de suicide dûe aux histoires de SANASHIYA

(comme ça elle non plus on va pas la louper!!! Niark!) Si des novices ne connaissent pas encore ses tueries de fics, qu'ils aillent faire un tour et me rejoindre dans mes dépressions et suicides collectifs de ses lecteurs! Sana, si tu nous lis, hommage à toi!

Aujourd'hui, il fait beau, alors Fye en a profiter pour aller faire un tour dehors. Bizarrement, Kurogane est parti quelques minutes après en me disant qu'il allait m'acheter les tomes de Tsubasa qui me manquent afin que je sois inspirée quand je les verrai... Mais ça me laisse sceptique cette attention soudaine, j'ai des soupçons... surtout que j'ai reçu un coup de fil pour une confirmation de réservation dans un hôtel pas loin...

Quelqu'un a une caméra? ( ^o^)

Bonne semaine à tous et à toutes, allez dans la paix (cherchez pas) et au prochain chapitre!