Salut à tous!

Après une semaine de pause (les études m'empêchant de continuer), voici le chapitre 10 de ma fanfic. Au risque de me faire mal voir, je tiens à répéter que je ne posterai plus qu'au compte-goutte jusqu'à la fin du mois de juin, pour la bonne et simple raison que j'ai une session d'examen assez fournie et que je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à ma fic que j'écris au fur et à mesure. Donc, désolée pour le retard!

Comme promis, les RAR se trouvent à la fin du chapitre. J'ai préféré ne répondre qu'à celles du dernier chapitre. Pardon à ceux à qui je n'ai pas répondu et merci de me lire, en espérant que ma fic continuera à vous plaire!

Fustella

Chapitre 10: Réactions

A Poudlard le jour se levait. Peu à peu les élèves se levaient, prêts à affronter une nouvelle journée de cours et…

-rrrrrrrr

Ah ? Tiens ? Non…

- Ron ? Ron ? RONALD BILIUS WEASLEY !

Réveillé en sursaut, le rouquin tomba de son lit aux couleurs de sa maison pour se retrouver la tête en bas, aux pieds d'une jeune brunette au regard sévère.

- Que ? Quoi ? Qué qu'y a ? Euh ? Her…Hermione ?

- Tu as vu l'heure ? Nous allons être en retard pour le petit-déjeuner !

Maugréant, le jeune garçon reprit une position plus correcte et commença à s'étira. Dans le dortoir des garçons de première année de Gryffondor, ce type de réveil était devenue une habitude et personne ne s'étonnait plus de la présence de la meilleure élève de la promotion à cette heure de la matinée au chevet du plus jeune des fils Weasley et – de temps à autres- du jeune Longdubat. Les deux garçons avaient un sommeil lourd, particulièrement Ron, et leur amie se faisait un devoir de les réveiller à l'heure pour leur permettre de manger avant de se rendre en cours.

- Il est sept heures, les cours commencent dans une heure, je vous attends dans la salle commune, magnez-vous !

Et sous les regards endormis des deux garçons, elle quitta la pièce en quatrième vitesse.

- Euh… C'est moi, où elle est plus nerveuse que d'habitude ?

Neville releva la tête de sa malle, où il cherchait ses vêtements, et regarda son ami de travers.

- T'as oublié ? Demain, c'est Halloween ! Et donc…

- La visite de Phénix… C'est vrai. J'ai hâte de lui faire visiter le château !

Ils se sourirent et se dépêchèrent de se préparer avant de succomber aux foudres d'Hermione. Ils descendirent dans la salle commune où ils trouvèrent la jeune fille en grande conversation avec Fred et Georges Weasley, les frères aînés de Ron. Les jumeaux adoraient ennuyer les trois amis et passaient leur temps à fouiner partout, curieux comme personne. Ils risquaient de découvrir l'existence des Ombres, et cela ajoutait un problème. Comme si camoufler la présence de Phénix ne s'annonçait pas assez compliquée comme cela !

- Hermione !

-Ah, vous voilà enfin ! Dépêchons-nous, je meurs de faim !

- Et moi donc ! Allez, à table !

Riant, les trois amis passèrent le portrait de la Grosse Dame et parcoururent les couloirs en direction de la Grande Salle.

Une fois rentrés, ils se rendirent compte que les élèves paraissaient étrangement agités, les rumeurs de conversations se faisaient plus bruyantes que d'ordinaire. Intrigués, ils s'installèrent à leurs places habituelles et constatèrent que tout le monde semblait discuter au sujet d'un article de la Gazette du Sorcier.

Les hiboux apportant leur courrier se posa devant eux, dont la chouette qui livrait quotidiennement à Hermione un exemplaire de la Gazette. Elle s'en empara vivement, désirant comprendre les raisons de tant d'agitation.

Elle n'eut pas à aller chercher bien loin… Un coup d'œil en première page, et surtout au gros titre la fit se figer. Elle devint pâle comme la mort et se mit à trembler.

- Non…. C'est impossible…

Les garçons, lisant par-dessus ses épaules, s'assirent lentement, sous le choc. Ils étaient aussi pâles que des cadavres et semblaient incapables de parler. D'un seul mouvement, ils se regardèrent et ne purent que constater les larmes qui perlaient aux yeux de chacun d'entre eux.

- C'est impossible…

Ils ne remarquèrent pas les regards étranges des jumeaux, assis à côtés d'eux, ni même la réaction du jeune garçon assis en face d'eux, à la table des Serpentard.

­­­


Les rayons du soleil d'automne réchauffaient à peine la peau pâle du jeune garçon. Ses cheveux blonds volaient sous la brise fraîche du matin. Comme à son habitude, Drago Malefoy commençait sa journée par une ballade matinale, avant de rejoindre la Grande Salle puis les salles de cours.

Il parcourait le parc de Poudlard, profitant de la solitude qui lui permettait à ses pensées de vagabonder. Il n'avait pas beaucoup dormi. Depuis la veille, il avait un étrange pressentiment, comme si quelque chose allait se produire. Quelque chose d'important.

Depuis son rêve avec l'étrange homme et sa rencontre avec Harry, le garçon était sujet à de nombreux pressentiments, toujours vérifiés. Et il savait que Licorne, Fléreur (1) et Griffon connaissaient les mêmes choses. Et ce n'étaient pas la seule manifestation curieuse qu'ils constataient.

Tous les quatre pouvaient ressentir la présence des autres et, depuis peu, ils étaient même parvenus à capter leurs émotions les plus violentes. Ils avaient alors compris que le sort dont Harry avait fait usage sur eux à leur première rencontre les avait en quelque sorte liés, ce qui présentait de sacrés avantages. Et depuis qu'ils avaient compris la nature du sort, ils passaient du temps à en chercher les applications et les limites. Hermione avait même découvert que leurs gourmettes augmentaient les effets du sort, les liant encore davantage. Ce qui expliquait que Draco ait pu retrouver Neville quelques jours plus tôt, perdu dans le château, à la recherche de Trévor qui s'était encore échappé.

Son estomac lui fit revenir à l'instant présent et il se dirigea vers le château. Une fois arrivé dans la Grande Salle, il fut accueilli par une Pansy Parkinson qui « s'inquiétait de ne pas l'avoir vu ce matin » et par ses gorilles. Tandis qu'il écoutait d'une oreille distraite les dernières histoires de sa camarade de classe, le courrier entra comme d'ordinaire et le hibou grand-duc de sa famille se posa devant lui. Les conversations cessèrent un instant, puis quelqu'un poussa un cri de surprise et tout le monde s'agita. Draco s'étonna d'une telle agitation quand il vit arriver ses amis de Gryffondor. Il retint de justesse un sourire en constatant que Ron avait –une fois de plus- sa cravate de travers et que Neville avait l'air d'avoir été jeté à bas du lit – ce qui avait sans doute été le cas-. Il remarqua qu'eux non plus ne comprenaient pas l'ambiance bizarre qui régnait.

Il remarqua ensuite l'absence – rare !- de Dumbledore, les traits tirés de certains professeurs et même la pâleur de son propre directeur de maison.

« Que se passe-t-il donc ? »

Comme pour lui répondre, il sentit une douleur dans la poitrine, accompagné d'une grande tristesse. Il mit quelques minutes avant de comprendre qu'il venait de capter les émotions de ses trois amis.

« Mais qu'est-ce qui peut bien les mettre dans cet état ? »

Il leva le regard vers les Gryffondor et constata l'air perdu des trois étudiants. Il pouvait sentir leur tristesse et même percevoir leurs tremblements. Son regard tomba ensuite sur le journal qu'Hermione tenait fermement.

Il s'empara alors de son propre exemplaire, qu'il avait mis de côté, et le déplia. Son regard tomba immédiatement sur la cause de cet émoi et il sentit son cœur manquer un battement. Il ne pouvait y croire, pourtant, c'était écrit en gras sur toute la largeur de la page :

« Le Survivant meurt soudainement en tentant de fuir ses bourreaux »

Il mit un moment avant de reprendre pied dans la réalité. Par chance, personne n'avait constaté sa réaction, trop occupés à commenter l'article. Il pouvait entendre la joie mal dissimulée de la plupart des membres de sa maison et il avait envie de vomir. Il allait parcourir l'article, espérant y trouver un quelconque signe d'espoir – il connaissait assez bien Harry et ses dons d'illusion -, quand un mouvement attira son attention.

En retard sur ses congénères, une chouette venait d'entrer dans la salle. Elle tourna un moment sous le plafond enchanté puis descendit vers la table des Serpentard pour se poser devant lui.

Il n'attendit pas de voir le sceau fermant le message pour comprendre d'où elle venait.

C'était une chouette blanche.

Hedwige.

La chouette d'Harry.

Rapidement, il prit le message qu'elle portait et lui donna un morceau de son déjeuner qu'elle avala avant de s'envoler et de quitter la salle sans que personne ne l'ait remarquée. Pas même les trois Gryffondor qui sursautèrent en captant la joie et le soulagement émanant de Draco au fur et à mesure qu'il découvrait le message.

Draco leva les yeux vers eux et se leva le plus rapidement possible, sans se faire remarquer de ses camarades, puis quitta la salle. Quelques minutes plus tard, les trois autres l'imitèrent, sans se rendre compte du double regard qui suivait leurs mouvements.


Enfermé dans son bureau, à Poudlard, la tête entre les mains, le Directeur de Poudlard pleurait. Lui qu'on nommait « plus grand sorcier du siècle » pleurait comme un enfant sur la plus grande erreur de sa vie.

Il revoyait le nouveau-né que ses fiers parents avaient posé dans ses bras, le jour de sa naissance. Il voyait le bambin qu'il s'amusait à voir babiller le jour de son premier anniversaire. Mais par-dessus tout, il voyait le bébé dans son tas de couvertures, ses yeux ouverts emplis de confiance qui le regardaient alors qu'il le déposait sur le pas de la porte de cette maison...

Cette maison… Comment avait – il pu passer outre les commentaires de Rémus sur la sœur de Lily, les réflexions de Minerva sur la famille Dursley ? Si seulement il avait bien voulu y voir un avertissement, rien de tout cela ne serait arrivé. Harry serait à Poudlard, au milieu de gens qui l'aiment, entouré d'amis.

Pour la première fois de sa vie, le Directeur de Poudlard regrettait d'avoir fait entièrement confiance, de ne pas avoir fait plus pour veiller sur Harry. Même les rapports d'Arabella Figgs ne laissaient pas présager ce qu'ils avaient découverts la veille, en utilisant le véritasérum sur les Dursley. Ceux-ci avaient d'ailleurs étaient horrifiés en apprenant qu'ils allaient devoir rendre compte, non seulement aux services de la Jeunesse moldus, mais également au Ministère de la Magie, pour de nombreux chefs d'accusation.

Eux qui haïssaient la magie et les sorciers allaient devoir leur rendre des comptes et les cotoyer un bon bout de temps. C'était peut-être là la pire des punitions pour eux.

Mais il était trop tard, maintenant. Le garçon était mort. Ils n'avaient même plus son corps, car un phénomène étrange s'était produit, leur enlevant le corps disloqué de l'enfant.

Le vieil homme en était là de ses lamentations, s'enfermant dans une douleur bien sincère, quand il entendit Fumseck, son phénix, siffler de surprise. Il se tourna alors vers la fenêtre et y fit un merveilleux phénix, rouge et or, qui tapait du bec sur la vitre.

Surpris, il ouvrit la fenêtre et laissa entrer la magnifique créature qui laissa tomber sur son bureau un rouleau de parchemin scellé avant de partir aussi vite qu'il était venu. Seul la missive prouvait sa venue dans ce bureau.

Intrigué, Dumbledore tenta de sécher ses larmes et remit ses lunettes en demi-lune pour observer méticuleusement le sceau. Il lui était étrangement inconnu. Il représentait un lion et un serpent, séparés par un éclair. Le tout était enserré dans un cercle surmonté d'un phénix aux ailes déployées.

Il ouvrit précautionneusement la lettre et ce qu'il y lut le laissa surpris.

Cher professeur Dumbledore

Je sais que cette lettre peut vous paraître aussi étrange que son porteur, mais je tenais à vous écrire.

Nous ne nous connaissons pas, pourtant nous aurions pu. Mais le destin en a voulu autrement, et j'en suis sincèrement navré.

Je ne suis pas votre ennemi, mais votre allié. Dans les évènements à venir, je serais toujours à vos côtés, aussi longtemps que nous garderons un but commun. Aussi est-ce en ami que je tiens à vous prévenir de certaines choses de première importance.

Tout d'abord, ne prenez pas en compte ce que vous voyez ou entendez. Ecoutez votre cœur, vous y trouverez la réponse à une question que vous vous posez peut-être en ce moment. N'oubliez pas que notre première impression n'est pas toujours la bonne, d'autant plus si on ne possède pas de dons magique. Vous comprendrez sans nul doute un jour l'importance de ce conseil.

Cela, malheureusement, est aussi valable pour ceux qui vous entourent. Je sais à quel point vous pouvez faire confiance aux gens, mais veillez à ce que personne ne puisse en tirer profit. Je vous dis ceci, parce qu'il y a à Poudlard des gens sur lesquels vous devriez vous pencher. Quoi que vous cachiez, il est très convoité. Assez pour qu'aux abords de l'école rôde ce qui ne devrait pas s'y trouver.

Je ne peux vous en dire plus, car mes informations ne sont guère claires. Je vous tiendrais au courant. N'hésitez jamais à me contacter, monsieur, car j'aimerai sincèrement faire de vous un ami plus qu'un allié.

Cordialement vôtre

Votre ami

Feng Shadow

Dumbledore relut plusieurs fois cette lettre avant de faire naître un léger sourire sur ses lèvres tandis que ses yeux se remplissaient de nouveau de larmes, de joie cette fois, et que son cœur se sentait gonfler d'un espoir fou. Depuis qu'il avait appris le sort de son jeune protégé, il avait l'espoir, complètement fou, que l'enfant était toujours en vie.

Il enferma cet espoir dans un coin de son cœur et se munit d'une plume et de parchemin pour immédiatement répondre à son mystérieux correspondant.


Dans un coin reculé du pays, dans la prison d'Azkaban, les responsables du ministère qui quittaient l'horrible endroit frissonnèrent. Un horrible cri de douleur venait de retentir entre les murs froids et humides, suivi de hurlements entrecoupés de pleurs et de sanglots.

Dans sa cellule, les doigts serrés convulsivement sur un exemplaire de la Gazette du jour, un prisonnier pleurait et hurlait sa rage et sa douleur au monde, faisant frissonner même les plus endurcis des prisonniers que contenait Azkaban.

Le cœur brisé, les joues ravagées par les larmes, il était tombé à genoux, incapable de supporter l'horrible nouvelle placée en première page.

« POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ? »


Loin de tous ces émois, Rémus Lupin était assis à la table du petit-déjeuner, dans la cuisine de Godric's Hollow. L'esprit ailleurs, il se remémorait les évènements de la veille.

Il allait sortir du manoir Potter, comme chaque matin, pour une petite ballade dans la forêt toute proche, quand, en ouvrant la porte, il vit atterrir Harry sur son balai. Il semblait sous le choc, les yeux grands ouverts. En le voyant s'approcher, le garçon avait sauté dans ses bras et ses larmes s'étaient mises à couler sans s'arrêter. Il l'avait conduit à l'intérieur, et l'avait assis sur le divan du salon. Il l'avait pris dans ses bras et l'avait consolé toute la journée, écoutant ses révélations entrecoupées de sanglots et de larmes.

Harry s'était confié à lui. Il lui avait raconté sa vie chez les Dursley, les coups, les insultes. Et Rémus ne devait qu'à la présence du petit garçon apeuré de ne pas libérer le loup en lui pour courir chez les moldus qui avaient osé s'en prendre à son petit louveteau. Arrivé au récit de son départ, il ne sut comment réagir. Si la situation n'était pas si grave, il aurait sifflé de surprise.

En quittant la maison des Dursley, Harry avait utilisé un sortilège d'illusion de la plus grande puissance. Il avait enchanté sa cape rouge, de façon à ce qu'elle prenne son apparence, et avait vu Vernon courir après son double, qui lui hurlait ses quatre vérités devant tous les témoins de la scène, à commencer par Arabella Figgs. Puis, il avait profité du passage d'un chauffard pour faire croire à sa propre mort. Puis, une fois sa mort constatée par tous, il avait usé d'un autre sort afin d'alerter les autorités sorcières et les Oubliators. Pendant que l'attention de tous était attirée par l'apparition de phénomènes étranges (serpents, hiboux, lueurs colorées,…), il avait pris son envol, reprenant son habituelle cape vert et argent (pour ne pas prendre froid). Godric, de son côté, avait emmené le « corps » sous les yeux des sorciers du ministère. Ainsi, les sorts étaient expliqués par un dernier sursaut d'énergie du garçon, et son « enlèvement » par un phénix ajoutait un nouveau détail aux « particularités » du Survivant.

Rémus se rendait seulement compte maintenant à quel point le garçon était puissant et surdoué. Il saisissait aussi sa sagesse dans la façon de punir ceux qui lui avaient fait du mal. Mais il tenait à lui dire que Dumbledore ne méritait pas autant de tristesse.

- Eh bien, tu rêves, Lunard ?

Le loup-garou sursauta et son regard tomba sur le petit garçon au regard fatigué mais – pour la première fois depuis qu'il l'avait retrouvé – serein, tous les nuages ayant quitté momentanément son regard émeraude.

- Excuse-moi, bonhomme, je pensais à tes exploits d'hier…

- Ah ? Et bien ?

- J'aimerai qu'on discute, toi et moi. Sérieusement.

L'air sérieux de son oncle inquiéta le jeune garçon. Il s'assit à table, face à lui, et attendit les reproches. S'il avait tant pleuré, la veille, c'était pour une bonne raison. En voyant la punition ainsi donnée à ses bourreaux, il avait ressenti un plaisir malsain. Il avait presque eu envie de leur faire mal. Et ça lui avait fait peur… Avait-il mal fait ? Etait-ce une erreur ? Pouvait-on le punir pour cela ? Etait-il méchant ?

Rémus ne lui avait pas répondu, préférant d'abord le calmer. Aussi s'attendait-il à de lourds reproches pour ses actions d'hier.

- Harry. Tu m'entends ? Bien… Tout d'abord, sache que j'ai été très triste. Très déçu. Pourquoi ne nous as-tu rien dit sur ce que tu vivais ? J'aurais pu t'aider, tu sais ? As-tu si peu confiance en nous, en moi ? Harry ?

- C'est pas ça, oncle Rémus… Je… J'avais peur. Peur que tu m'aimes plus. Que tu rigoles que je sois pas capable de me défendre…

Harry s'était mis à pleurer, et Rémus s'approcha de lui, se mettant à genoux pour lui relever la tête et le regarder dans les yeux. A ce moment, Harry ressemblait vraiment à un enfant.

- Mais je t'aime, mon bonhomme. Et je n'aurai jamais pu rire de ça, crois-moi. Ce qu'ils t'ont fait était horrible, tu comprends ? Aucun petit garçon ne devrait connaître ça…

- C'est vrai ?

- Mais oui, c'est vrai.

Ils se sourirent et se serrèrent dans les bras l'un de l'autre. Puis Rémus se recula un moment et le regarda dans les yeux.

- Tu sais Harry, je suis très fier de toi. Tu as très bien puni ces idiots… Très maraudeur de ta part, mon grand !

Ils se mirent à rire de concert, puis Rémus continua sur un sujet qui lui tenait à cœur.

- Harry, en ce qui concerne les Dursley, je n'ai rien à dire. Tu t'es vengé de la meilleure manière qui soit en les obligeant à vivre leurs craintes. Plus de respectabilité, après ça, surtout avec les Services Jeunesse Moldus aux trousses. Et, cerise sur le gâteau, ils devront rendre des comptes aux sorciers et les côtoyer un bon bout de temps. C'était très bien joué ! Mais…

- C'était trop pour Dumbledore, c'est ça ?

- Comment as-tu…

Le garçon sourit.

- Dumbledore a toujours agi dans mon intérêt, je le sais bien. Je sais qu'il faisait confiance aux Dursley et qu'il a toujours cru choisir le mieux pour moi. Je ne lui en veux pas beaucoup, tu sais. D'autres auraient pu faire la même erreur, ou pire encore ! Mais je voulais qu'il comprenne les conséquences de ses erreurs. Maintenant, il sait. Et je viens d'envoyer Godric chez lui avec une lettre qui lui rendra un peu d'espoir, sans lui révéler la vérité. Tu es content ?

Rémus sourit. Merlin qu'il était fier de ce gamin ! Il était adorable !

- Très content… Bravo, bonhomme.

- Je vais peut-être même correspondre avec lui, sous le nom de Feng Shadow. Tu en penses quoi ?

- Que tu es vraiment le meilleur !

L'adulte embrassa l'enfant sur le front, lui ébouriffa les cheveux, puis se prépara à sortir pour sa promenade. Il en profiterait pour terminer son installation. Il avait tout fait « à la moldue », et cela avait pris du temps, mais maintenant il était prêt à emménager. De toute façons, il ne pouvait rester ici, maintenant qu'Harry allait y vivre.

Harry le regarda partir puis se mit à manger, en pensant à sa visite du lendemain à Poudlard. Il était impatient de découvrir cette école !

Le repas terminé, il nourrit sa ménagerie puis se dirigea vers les salles spéciales, prêt à entendre le nouveau programme d'étude de ses maîtres et professeurs.

Il ne se doutait pas qu'au même moment, dans la Forêt Interdite, une ombre venait de quitter Elanore, un sourire aux lèvres en pensant à lui.

Il ignorait que les journaux allaient, quelques jours plus tard, lui jeter au visage une nouvelle inquiétante.

Il ignorait que, cette nuit, une licorne venait de tomber sous les assauts d'un être qui n'était pas à sa place.

Mais il n'allait pas tarder à l'apprendre

Et commencera sa destinée véritable.


(1) Tiré de « les animaux fantastiques », de Newt Scamander. Voici la définition qui y est donnée : « A l'origine, le Fléreur (Kneazle, en Anglais) a été élevé en Grande-Bretagne, bien qu'il soit à présent exporté dans le monde entier. Ressemblant à un petit chat, la fourrure tachetée, mouchetée ou ocellée, les oreilles gigantesques, la queue semblable à celle d'un lion, le Fléreur est intelligent, indépendant et agressif à l'occasion, sauf lorsqu'il s'attache à une sorcière ou à un sorcier dont il devient alors un animal de compagnie très apprécié. Le Fléreur possède l'étrange faculté de détecter les personnes louches ou peu recommandables et son maître peut compter sur lui pour retrouver le chemin de la maison s'ils viennent à s'égarer. (…) » Je trouvais que cet animal convenait bien à Neville !


RAR :

D'abord, à tous ceux qui lisent :merci ! Et pour ceux qui laissent des reviews : mille fois merci ! Je n'ai pas beaucoup de temps, je ne pourrai répondre qu'à certaines reviews…désolée ! Je ne réponds qu'à partir de celles au chapitre 9, parce qu'autrement, j'en sortirais pas !

Gryffondor : Comme tu le vois, Harry n'est pas mort ! Et c'était bien lui, aux couleurs de Serpentard… Tu as bien constaté le changement de couleur de sa cape !

Lisia : C'est fait exprès ! Et comme tu le vois, personne n'est mort…ou presque. Je trouve que les Dursley sont morts…de honte. Pas toi ?

La Belle de Caddix : Désolée ! Mais comme tu vois, j'ai quand même pu poster malgré mon blocus ! Mais pour le prochain, tu devras attendre encore…désolée encore

Valiane d'Avalon : Ben oui, la mort est une bonne cachette…. Mais tu vas voir qu'elle risque d'être dure… à vivre…

Flo : Quand va-t-il revenir ? Ca, je n'en suis pas sûre moi-même ! Quand aux couples… Pour le moment, il est trop jeune, non ? Mais je pense qu'il n'y aura ni slash, ni yaoi ni marysue….pour le moment !

Thealie : confidence… c'est aussi un de mes préférés !

mariL : comme tu vois, tout le monde l'a cru… même Dumbledore ! Quand à la vengeance… celle d'Harry est finie… Les Dursley n'en ont pas fini d'en voir!

Adenoide : tu es devin ? Parce qu'en gros, c'est ça ! Même si je compte encore surprendre…

Jully Reed : j'ai beaucoup apprécié ta review, car elle m'a donné le coup de pouce qu'il me manquait pour ce chapitre ! Comme tu le vois, Harry n'est pas si méchant, il a même peur de sa réaction (tu avoueras qu'elle était justifiée !). Quant à la panique…. Tu l'as !

Nymphodora Tonks : si tu aimes les « tortures de Dursley », tu n'es pas au bout de tes surprises… Niark niark

roi rouge : waouh ! J'adore de telles reviews ! Comme tu le vois, j'ai suivi ton conseil au sujet des Dursley : ils risquent de le sentir passer ! Je tiens à faire une précision : seul Harry connaît pour le moment l'existence dans la maison des tableaux de sa famille et des grands sorciers… J'aimerai avoir ton avis dessus, d'ailleurs (tu as de bonnes idées !). Pour ce qui est de la cabane hurlante, je l'ai écrite… mais elle n'apportait rien de neuf ni de spécial, alors je l'ai sautée… peut-être pourrai-je l'utiliser en flash-back ? A part cela, aucun problème : les barrières de protection de Godric's Hollow empêchent toute reconnaissance (sinon, il se serait déjà fait prendre !). Quant à un manque de civilisation… je pense qu'il n'en souffrira pas. Tu vas comprendre très vite ! Et merci pour ton message, c'est lui qui m'a « rappelée à l'ordre » ! Et comme tu vois, je ne risque pas de cesser cette fic ! J'espère que tu continueras à l'aimer !

dreydreymeli : j'aime ce type de personnage… Comme toi, on dirait ! Pour la suite, tu devras malheureusement attendre un moment : je suis en exam !


Voilà, à plus!