Nous revoilà pour le 10ème chapitre! Déjà?! Ouah, je ne m'étais même pas rendue compte qu'on avait dépassé la moitié...
Bref! Le voici rien que pour vous. Vous avez apparemment choisi votre camp concernant les deux Sasuke, cool! Vous êtes toujours passionés par l'histoire, point pour Hon'yaku!
Bonne lecture ;)
Traducteur: Jen-Uchi
CHAPITRE 10
— C'est ironique, n'est-ce pas? Que ce renard soit à la fois une bénédiction et une malédiction ?
— La plupart des choses le sont, déclara Sasuke.
— Heu.
Naruto ne répondit pas, remarquant comment le temps passé ici avec Sasuke était le même – s'apercevant de ce qu'avait pu avoir une partie de lui.
Sasuke se tourna vers lui de nouveau après que Naruto ait mis de côté le dernier plat et l'observa attentivement, comme s'il l'évaluait sur quelque chose que Naruto ne pouvait pas voir.
— Je serais à côté, mais essaye de lui parler face à face d'abord.
Naruto hocha la tête, poussant son ami vers l'escalier. Ce dernier lui renvoya la pareille en le poussant vers le salon. Naruto gloussa, marmonnant un « Imbécile » et attendit jusqu'à ce qu'il entende la porte de sa chambre à l'étage se refermer avant de rejoindre son père dans le salon.
Le Quatrième était assis sur le canapé, des parchemins entassés à ses pieds et un ouvert sur ses genoux.
L'attention de Naruto fut immédiatement attirée par ce qu'il faisait.
— Qu'est-ce que c'est que ça? demanda-t-il, s'agenouillant près d'un des rouleaux et le ramassant.
Le Quatrième lui sourit.
— Je regardais simplement certaines vieilles lois. Je vais rencontrer un dignitaire du Pays de la Foudre plus tard cette semaine.
Il soupira.
— La Foudre et Konoha n'ont jamais été sur de bons termes.
— Oh. Je pensais que peut-être tu essayais de trouver comment arranger notre ... situation.
Le Quatrième mit de côté le parchemin en entendant l'intonation dans la voix de Naruto.
— J'ai passé autant de temps que possible à rechercher de vieilles légendes. Mais je suis aussi Hokage, Naruto. J'ai des devoirs.
Son fils rougit et détourna les yeux.
— Ouais, je sais ça, dit-il. Tsunade-Baachan essaye de trouver des moyens pour m'aider avec Kyûbi et tout, mais elle ne s'attendait pas à réellement être Hokage.
Il sourit.
— Je l'ai poussé à revenir à Konoha.
— Je sais que tu es capable de le faire, fit le Yondaime avec un sourire. Peut-être que tu devrais commencer à les lire aussi, hein? C'est une bonne préparation pour l'avenir.
Naruto fit une grimace.
— Tsunade m'a dit la même chose, il y a quelques semaines.
— Eh bien, Naruto, si deux Hokages te conseillent de lire ces lois, alors c'est probablement une bonne idée.
— Je peux toujours les lire plus tard. Je suis plus jeune alors mon esprit conservera les renseignements plus longtemps et plus vite que le tien ou celui de la vieille sorcière.
Il esquiva la claque que son père allait lui donner.
— C'est un indice, gamin.
Il le frappa sur la tête avec le parchemin.
— Je doute que Tsunade te les aurait fait lire si elle n'avait pas voulu te préparer à quelque chose.
Naruto le regarda bouche bée pendant un moment, un peu abasourdi par la prise de conscience soudaine.
— Hé ... Je suppose que cela ne fera pas de mal.
Le simple fait de lire à côté de son père attirait Naruto, et il voulait en savoir plus sur cet homme. Il y avait des questions qui fourmillaient dans sa tête sur la jeunesse du Quatrième et de son équipe et ... et s'il avait assez de courage, sur sa mère.
Mais pour l'instant, il s'apaisa en disant :
— J'ai toujours été curieux de savoir comment Kakashi-sensei a obtenu le sharingan et pourquoi il est tellement perverti et toujours en retard. A-t-il toujours été comme ça ?
Son père se tut un instant, évidemment, il pesait ses mots.
— La plupart de cela, il l'a obtenu de son coéquipier, Obito Uchiha.
Il hocha la tête avec un léger sourire en voyant l'air étonné que Naruto eut en entendant le nom.
— Oui, Kakashi a eu un Uchiha dans son équipe aussi. Ils étaient amis, mais... le genre d'amis que toi et Sasuke étiez. On avait l'impression qu'ils se détestaient la plupart du temps plus qu'ils ne s'aimaient.
Déposant les rouleaux de côté, il considéra quoi dire à Naruto.
— Et il a reçu le sharingan d'Obito.
— Mais cela signifie... murmura Naruto.
— Oui. Obito est mort très jeune, dit-il avec un petit hochement de tête et un air étrange dans ses yeux.
Naruto savait ce que c'était que de perdre un camarade, mais il se demanda quels fantômes hantaient son père pour avoir perdu quelqu'un dont il était censé être responsable.
— Kakashi se le reproche. Je pense que pour qu'Obito continue de vivre, il a pris certaines de ses habitudes. Il faudra le lui demander toi-même, bien sûr, pour être certain.
Le Quatrième sourit tristement.
— Le cadeau de départ d'Obito pour son ami était le Sharingan.
— Il disait que les gens qui ne prenaient pas soin de leurs coéquipiers sont des moins que rien, dit Naruto en tripotant l'un des rouleaux. Mais il ne nous a jamais dit pourquoi ou quoi que ce soit.
Il força un sourire sur son visage.
— Donc, Kakashi-sensei a pris les habitudes de son ami ? C'est une drôle de façon de se souvenir de quelqu'un.
Il ne pouvait pas imaginer perdre Sasuke... et encore moins agir comme ce dernier. Il frissonna. Il ne pensait pas pouvoir être un jour aussi chiant, même en deuil.
Le Quatrième semblait savoir exactement ce que Naruto pensait, car il commença à rire.
— Toi et Sasuke êtes différents, comme Kakashi et Obito l'étaient. Tu serais surpris de voir combien un décès peut changer une personne.
Il examina un rouleau, l'air pensif, laissant le silence s'attarder un peu plus longtemps, n'étant pas vraiment certain de ce que son père voulait lui dire d'autre, et mal à l'aise d'avoir engagé la conversation sur un sujet aussi douloureux.
— Comment est Konoha dans ton monde, Naruto ? Paisible ? demanda-t-il, vraiment curieux.
— Tout va bien. Les choses sont toujours incertaines, mais au moins nous ne sommes pas en guerre, dit Naruto avec un léger haussement d'épaules.
Depuis que le Son avait été vaincu, il y avait eu peu de perturbations ces dernières années. Naruto était tout à fait reconnaissant pour le calme, mais il savait que, sous le protocole politique, il y avait une vague de mécontentement, une inquiétude qui allait bientôt rompre le silence. Bien qu'il n'ait rien dit de tout cela à son père. L'homme était le Hokage, il savait déjà à quel point la paix était fragile.
Il préféra examiner les rouleaux.
— Est-ce que tu es en train d'entraîner ton fils pour qu'il devienne Hokage un jour ? demanda-t-il avec curiosité. Je veux dire, je suppose que ce serait étrange pour toi de me faire la lecture de ces lois et tout, si tu ne penses pas que j'étais prêt pour ça.
— Naruto...
Son père poussa un profond soupir et mit de côté sa collection de parchemins, il voulait éviter la question, mais y répondit quand même.
— Penses-tu que tu serais prêt pour une telle position ?
Naruto semblait considérer sérieusement sa réponse.
— Oui, dit-il enfin.
Le Quatrième hocha la tête, heureux, par la conviction qu'il avait entendu dans la voix de son fils.
— Eh bien, tu devrais passer autant de temps à apprendre les lois, même les plus insignifiantes, dit-il en faisant un geste vers les rouleaux à ses pieds. On ne sait jamais quand une petite loi peut faire la différence dans un conflit.
— Ça a déjà servi ? demanda Naruto doucement en regardant les rouleaux avec un dégoût apparent.
Il n'avait jamais eu la patience pour lire et il y avait juste trop de kanji à retenir d'après lui.
— Gamin.
Il ébouriffa les cheveux de son fils affectueusement.
— Même les plus petites choses peuvent faire une différence.
Sa bouche se crispa, il était évident qu'il cherchait à retenir un petit rire.
— Même pour un enfant comme toi.
Naruto le regarda, il ouvrit la bouche pendant un moment, mais aucun son n'en émergea jusqu'à ce qu'il attaque son père.
— Ça, ce n'est pas juste !
— Mais ce n'en est pas moins vrai, dit le Quatrième avec un rire, se débarrassant de lui avec une facilité embarrassante. Tu étais le garçon le plus petit dans ta classe jusqu'à ce que tu aies eu 15 ans. Même Sakura était plus grande.
Naruto croisa les bras, le menton s'avançant avec pétulance.
— Eh bien, s'il y a quelqu'un à blâmer, c'est toi. J'ai tes gènes, après tout.
— Oh, c'est tout ce que tu arrives à dire, gamin ?
Le Quatrième ricana et lui enfonça un doigt dans les côtes.
— Au moins tu es d'une taille respectable maintenant.
Il avait l'air fier.
— Et tu ressembles de plus en plus à ton père.
Naruto gémit et mit une main sur ses yeux.
— Dieu merci, j'ai plus de cerveau que toi.
— Je pensais que nous étions d'accord hier pour dire que c'était ce qu'il te manquait le plus, dit son père, une lueur incontestablement moqueuse dans ses yeux bleus.
— Aimes-tu l'idée d'avoir un idiot comme fils? demanda le jeune homme.
— Ne sois pas stupide, je sais que tu ne l'es pas. Tu as juste tendance à laisser cette impression à tout le monde.
Lorsque Naruto continua de le fixer, il sourit et dit :
— Il suffit de demander à Sasuke. Il sera heureux de te l'expliquer.
Naruto croisa les bras sur sa poitrine.
— Hum, et bien, je ne suis pas stupide et je vais faire en sorte que tout le monde réalise quel bon travail je vais faire pour les protéger.
Il fit une grimace.
— Même si la lecture de ces lois est ennuyeuse.
Il tendit la main vers l'un des rouleaux et l'ouvrit pendant que son père l'observait. Il fronça les sourcils vers le contenu.
— C'est ...
— Qu'est-ce que c'est? demanda son père avec curiosité.
— ... tellement ennuyeux ! s'écria le plus jeune d'un air incrédule.
Ses yeux balayaient ligne après ligne les lois imprimées dans la langue la plus ennuyeuse et la plus complexe qu'il n'ait jamais lu. Il y avait là, des mots dont il n'avait jamais entendu parler auparavant.
Le Quatrième le frappa derrière la tête.
— Tu es en train de traiter les lois de la ville dont tu vas t'occuper un jour comme si elles étaient une corvée.
Il essaya d'avoir l'air sérieux, mais un sourire tout à coup éclaira son visage.
— Je ne peux pas les supporter, moi non plus, confia-t-il. Mais regarde le bon côté des choses, ajouta-t-il avec un clin d'œil. Après avoir lu l'un d'entre eux, tu pourras impressionner tout le monde avec ton vocabulaire soutenu.
Naruto lui lança un regard qui disait clairement qu'il pensait que son père était fou d'envisager qu'élargir son vocabulaire pouvait être considéré comme le « bon côté des choses ».
Le Quatrième haussa les épaules.
— Eh bien, ça impressionne les dignitaires étrangers en tout cas.
— Je garderai cela à l'esprit, marmonna Naruto.
Qui dans la ville serait impressionné par le fait que je sache le sens des mots importants ? se demanda-t-il vaguement. Même Sasuke dirait quelque chose sur le fait que même les singes pouvaient imiter les choses autour d'eux.
— Que fais-tu d'autre en tant que Hokage? interrogea-t-il à voix haute. Je veux dire, pour que tout le monde soit sous ton charme et impressionné autour de toi ?
— Vraiment ? demanda-t-il d'un ton désinvolte.
— Allons, tu essayes d'être modeste. Ouais, ça ne fonctionne pas après que tu te sois appelé toi-même le magnifique.
Son père se mit à rire au ton condescendant de Naruto.
— Eh bien, personne n'a jamais rien dit en ma présence, mais j'ai entendu des rumeurs.
— Généralement parce que tu t'es sacrifié face à Kyûbi, dit Naruto, réfléchissant brusquement. Tu es mort ce jour-là.
— Naruto, son père devint solennel et reposa doucement sa main sur son épaule, je suis désolé de t'avoir laissé un si terrible fardeau, murmura-t-il, je n'aurais jamais pensé que des choses aussi terribles arriveraient si je t'avais quitté.
Son fils haussa les épaules, embarrassé sur le coup.
— Hé, je peux y faire face, d'accord ?
Il se força à sourire.
— Ce n'est pas comme si j'étais tout à fait seul. Je veux dire, Kakashi-sensei se soucie de moi un peu, je crois, Iruka-sensei, et… Sasuke.
Il se mit à rire nerveusement.
— Et la vieille sorcière est un peu plus méchante avec moi qu'avec les autres ninjas mais c'est parce qu'elle s'attend à plus de ma part, c'est sa façon de montrer de la compassion.
Il pensa à Sasuke, à leur façon de toujours s'échanger des remarques blessantes mais ils se faisaient confiance et savaient que leurs insultes étaient destinées à être défiées, s'attendant à ce que l'un monte dans l'estime de l'autre.
— Et Sasuke est là pour être sûr que tu ne te perdes pas de vue toi-même, dit le Quatrième judicieusement. Même si vous n'êtes pas aussi proches. Enfin, physiquement du moins, dans ton monde, Sasuke et toi partagez quelque chose de très spécial dans la façon dont vous communiquez.
Naruto rougit légèrement et détourna le regard.
— C'est mon meilleur ami, dit-il rapidement, puis il se leva, essayant de briser l'ambiance solennelle. Je… Je vais euh… m'entraîner et tout. Ces rouleaux me donnent envie de dormir.
Il ne voulait pas donner l'impression qu'il fuyait mais la façon dont toutes leurs conversations viraient sans cesse sur Sasuke le déconcentrait. Il se promit d'avoir une conversation correcte avec son père une fois les choses réglées avec l'Uchiha.
— Naruto, tu n'es même pas en train de les lire, dit son père en souriant.
— Les regarder et y penser est suffisant pour m'assommer pendant une semaine, dit le jeune homme, croisant ses yeux pour montrer à quel point il était sérieux.
Le Quatrième rit de nouveau et se leva pour prendre Naruto dans ses bras.
— Pas sûr que tu doives t'entraîner à cette heure, mais fais ce que tu veux.
Naruto hocha la tête contre l'épaule de son père et détesta la sensation derrière ses yeux. C'était soit l'entraînement soit monter à l'étage où Sasuke (heureusement) dormait déjà.
L'entraînement avait toujours était son moyen de relâcher la tension, dirigeant son énergie afin qu'il ne s'enfonce pas dans la dépression qui régnait en lui quand il était plus jeune. C'était mieux maintenant, il s'entraînait moins pour oublier que pour atteindre son but.
— Tu viendras me voir demain, non? demanda-t-il timidement.
— J'avais dit que je pouvais, non? dit son père.
Naruto hocha la tête et sourit, se frottant la nuque, gêné d'avoir besoin d'être rassuré. Comme un enfant.
— Euh, oui, bref. Bonne nuit, déclara-t-il et se détacha de l'emprise de l'adulte.
Ce dernier lui dit d'être prudent et, touché par cette préoccupation – chose dont il n'avait pas l'habitude – Naruto hocha la tête avant de partir de la maison vers la rue sombre.
Il y avait peu de villageois dehors, maintenant que le soleil était tombé et il se rendit compte que c'était quelque chose qu'il appréciait. Il ne pouvait pas prétendre que les choses étaient normales, dans la mesure où il ne quittait pas son appartement pour aller s'entraîner, en évitant les regards de tout le monde. Il avait besoin d'épancher sa confusion et son inquiétude, et d'être certain qu'il était prêt à affronter Sasuke quand l'autre garçon apparaîtrait.
Il ôta sa veste et se dit que la meilleure façon de s'échauffer, ce serait de faire des tours autour du champ, juste assez pour que son corps pompe rapidement du sang. Son gilet vert tomba dans un sifflement doux de tissu contre la terre alors qu'une brindille se cassait sur la gauche. Il s'accroupit et se pencha, réalisant tardivement qu'il n'avait porté aucune arme sur lui depuis qu'il était arrivé dans ce monde et était, par conséquent, désarmé.
Bien joué, Uzumaki, pensa-t-il sèchement. T'es un véritable génie. Mais, un ninja ne comptait pas sur ses armes seules. Il posa donc ses mains dans la préparation d'un jutsu. Ses sens se concentraient entièrement sur son ouïe. Il se demanda s'il pouvait s'agir de ninjas, vu qu'ils ne faisaient aucun bruit généralement.
— Naruto.
Ce dernier se redressa, abandonnant sa position. Il connaissait cette voix.
— Shikamaru?
Et comme il le soupçonnait, le ninja se promenait sur les arbres, comme si rôder autour d'un terrain d'entraînement la nuit était tout à fait normal.
— Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Naruto.
— Je commençais à me demander si jamais tu sors quelque part sans Sasuke attaché à tes hanches, dit Shikamaru d'une voix traînante, j'attendais le moment où je te trouverai seul et je n'aurais pas à supporter son humeur.
Shikamaru le regarda dans l'expectative. Naruto leva un sourcil, se demandant ce que l'homme s'attendait à entendre.
— La mission, Naruto, dit enfin Shikamaru avec impatience, comment ça se passe ?
Le blondinet cligna des yeux vers lui en pleine confusion.
— La mission ? demanda-t-il d'un air absent.
Il scanna son cerveau à propos de ce qu'il savait concernant des missions impliquant Shikamaru et il eut soudain le déclic.
— Oh! Celle avec cet imbécile qui n'a pas pu effectuer un jutsu? demanda-t-il vivement. Et celui qui m'a envoyé dans ce monde parallèle et qui est en train de jouer avec ma tête pendant que nous parlons?
L'autre ninja hocha la tête, la lumière de la lune, juste assez forte pour éclairer sa tête et l'étendue de ses épaules.
— Je vais bien, en fin de compte.
Naruto ne pouvait pas voir son visage clairement mais il imagina que l'inclinaison d'un sourcil était probablement la seule réaction de Shikamaru.
— Et qu'est-ce que ça veut dire ?
— Cela signifie que si je devais tout te résumer, l'état de mon bien-être physique ne serait pas un problème.
Shikamaru grogna doucement.
— Depuis quand as-tu commencé à éviter les réponses claires ?
Depuis toujours, pensa Naruto, mais il haussa juste les épaules.
— Cela signifie qu'il y a quelques petites choses brouillées ici.
Il tapota sa tête.
— Mais rien d'autre n'a été blessé.
Shikamaru grogna de nouveau, mais son regard faussement paresseux resta fixé sur Naruto, comme s'il savait quelque chose.
— J'ai parlé à ton père, dit doucement Shikamaru, jaugeant la réaction de Naruto.
Les yeux bleus s'agrandirent nettement, mais si son ami pouvait le voir dans l'obscurité, il n'en donna aucune indication.
— Il m'a appelé dans son bureau le lendemain de notre mission. Il disait que tu agissais d'une manière particulière... que tu ne pouvais pas te souvenir des choses.
— Eh bien, pas besoin de continuer à s'inquiéter. Nous avons tiré les choses au clair, dit Naruto, tournant son visage vers la lune de telle sorte que son expression soit éclairée par sa douce lueur.
Il semblait étrangement mélancolique.
— Je vois, Shikamaru fit une pause et considéra les mots qu'il allait dire. Ce jutsu m'était destiné, Naruto. Tu sais très bien que j'étais sur cette mission avec toi afin que tu ne sois pas blessé.
Sa voix exprimait un état de fait. Il n'avait jamais caché la raison pour laquelle les gens le veillaient avec tant de soin.
Les yeux de Naruto s'agrandirent une fraction de secondes.
— Je n'ai jamais demandé quelque chose d'aussi stupide que ça, trancha-t-il, se détournant de Shikamaru et croisant les bras sur sa poitrine. Je suis content de t'avoir protégé. Un remboursement pour toutes ces fois où tu m'as aidé.
— Je devais garantir ta sécurité. Je n'ai pas fait mon travail, soupira Shikamaru. C'est une telle prise de tête de te protéger lorsque tu es toujours aussi résolu à en faire autant avec tout le monde.
— Es-tu en train d'essayer de me dire que ta priorité dans cette mission était juste de me maintenir à l'abri? demanda le fils du Quatrième, incrédule.
— Eh bien, non. Le Hokage m'a juste demandé de garder un œil sur toi avant que nous partions.
— Quoi ?
Les mains de Naruto tombèrent à ses côtés.
— Pensait-il que j'avais besoin d'être protégé ?
Shikamaru leva les mains, détectant la colère bouillir à l'intérieur de son ami.
— Tu es son fils. Ce n'est pas comme s'il ne devrait pas s'inquiéter pour toi.
Le concerné grogna, en secouant la tête en signe d'incrédulité.
— Je ne suis pas quelqu'un qui a besoin d'être dorloté et protégé, et je n'ai tout simplement pas l'intention de laisser cela se produire ! Laisser les gens être blessés autour de moi…
Ses yeux se fermèrent brièvement car il se rappela le corps inerte de Sasuke dans ses bras.
— Je suis tout aussi fort que n'importe qui d'autre ici.
Il avait beaucoup de choses à discuter avec son père. Après lui avoir dit qu'il était fort, il envoyait des gens pour le surveiller comme un enfant ?
— Et ton père le sait, Naruto. Ne vas pas lui sauter dessus juste parce qu'il était un peu inquiet. Regarde ce qu'il s'est passé. Il avait raison de s'inquiéter, n'est-ce pas ?
Naruto tourna les talons et se mit à marcher. Shikamaru fit la grimace. Lorsque le blondinet agissait de la sorte, c'était toujours un mauvais signe.
— Je suis son fils, et je croyais qu'il connaîtrait mieux mes points forts, murmura-t-il, rôdant à travers la pelouse sombre.
Il se tourna pour dévisager son camarade.
— Et rien ne s'est passé d'autre à part le fait que j'ai eu quelques souvenirs brouillés. En ce qui concerne ce que sait Shikamaru, pensa-t-il.
Il se mit à arpenter à nouveau le jardin.
— Je ne le laisserai pas me faire ça. Ce n'est pas comme si être son fils me rend plus spécial que n'importe quel autre ninja.
Shikamaru roula des yeux, souhaitant qu'il ait attendu une autre nuit pour chercher le ninja blond dehors.
— Je pensais que tu avais réglé tes problèmes avec la surprotection de ton père il y a longtemps. Rappelle-toi quand il refusait de t'envoyer sur des missions solitaires ? Sois heureux qu'il ait dépassé ce stade.
Naruto continua seulement de fixer les arbres noyés d'ombre, alors qu'il se promenait. Il était bon de savoir que l'autre Naruto n'aimait pas non plus être mis sous une protection non nécessaire. "S'il était moi, que ferait-il?" pensa-t-il maussade.
— Ce n'est toujours pas nécessaire, dit-il farouchement. Je suis fort et je vais protéger les autres personnes. Je n'ai pas besoin qu'ils sortent de leur chemin pour me protéger.
Il adressa à Shikamaru un regard fier et confiant.
— Après tout, un jour je serais le Hokage.
Shikamaru soupira légèrement. Le jeune homme n'avait aucune idée de combien il ressemblait à son père en ce moment.
— J'en suis sûr, dit-il sèchement. Mais il est de notre devoir de veiller à ce que tu puisses éventuellement arriver jusque-là.
— Si je ne peux pas me garder en vie lors d'une simple mission alors je ne mériterais pas ce statut, dit-il cassant.
Shikamaru haussa les épaules, en concédant ce point. Les deux hommes tournèrent la tête alors qu'une autre présence approchait. Naruto soupira et Shikamaru se tendit, se débattant avec le fait de disparaître dans l'obscurité.
Un instant plus tard, il était trop tard, la figure de Sasuke se détachant de l'ombre. Il jeta un regard entre les deux hommes.
Naruto dirigea ensuite son regard vers Sasuke, et Shikamaru était content d'être hors de sa portée. Faire face à Naruto était toujours problématique, mais la présence de l'Uchiha rendait les choses d'autant plus difficiles.
— Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? exigea Naruto, marchant pas à pas jusqu'à Sasuke et piquant un doigt dans sa poitrine. Que mon père n'avait pas assez confiance en moi et qu'il avait des gens pour me garder ?
— Ne sois pas un crétin. Je ne te l'ai pas dit parce que tu le savais...
La voix de Sasuke se fana alors qu'il réalisait immédiatement que ce Naruto ne savait pas. Il roula des yeux.
— Eh bien, en tout cas, tu as encore une réaction excessive. Personne ne te surveille comme un bébé… Tes camarades veulent juste te garder en vie. C'est que… ajouta Sasuke rapidement en voyant le blond ouvrir la bouche pour protester, tu parviens toujours à tout faire toi-même, même si tu as tendance à revenir un peu amoché.
Naruto se baissa pour attraper son gilet, le débarrassant de la poussière brutalement avant de bousculer Sasuke en passant.
— C'est mon travail de les garder en vie, dit-il rapidement.
Il n'était plus d'humeur à s'entraîner, alors il remit sa veste.
— Personne ne doit mettre sa vie en danger pour me sauver.
L'Uchiha roula des yeux.
— Ta réaction est excessive comme d'habitude et tu en abuses. Rentrons, Naruto.
Il hocha la tête brièvement vers Shikamaru.
Ce dernier, après s'être assuré du bien-être de Naruto, n'avait que trop hâte de partir. Il retourna le geste et disparut.
Sasuke prit le bras de son ami et l'amena loin du champ d'entraînement. À mi-chemin, ce dernier lutta pour qu'il le lâche et résista à peine à l'envie de pousser puérilement l'homme plus loin. Sasuke, trop irrité par le comportement absurde de son compagnon, le laissa marcher devant lui, attendant son heure avant que Naruto s'essouffle.
Les mains du jeune homme tremblaient à ses côtés.
— Donc la raison pour laquelle mon père a dit que vous deviez venir avec moi sur des missions simples est parce que j'ai besoin d'une nounou ?
Il ricana.
— De quoi a-t-il peur ?
— Utilise ta tête, Naruto, craqua Sasuke, tu es son fils. Comment te sentirais-tu si tu avais envoyé ton fils dans des missions dangereuses ? Sois heureux qu'il t'ait un peu lâché ces deux dernières années.
Naruto savait, bien sûr, que s'il devait voir son propre enfant partir sur des missions où perdre la vie était toujours une possibilité, il aurait probablement envoyé une équipe entière en soutien. Il soupira. Il était toujours ennuyé, et surtout en colère, mais il se sentit un peu contrit.
— Je n'ai jamais eu quelqu'un qui me l'a fait, dit-il sèchement, agacé par le ton de Sasuke. Tu t'attends à ce que je comprenne ? demanda-t-il.
— Eh bien tu viens juste de parler avec ton père, non ? Si les deux derniers jours ne t'ont pas montré ce que c'était que d'être protégé, alors tu es aussi stupide que tout le monde pense.
Sasuke accéléra son rythme, passant devant Naruto, sans vraiment lui prêter attention.
— Je crois que je vais rentrer ce soir. Apparemment, tout ce qu'on s'est dit et fait n'est pas bien passé puisque tu agis toujours comme si tu étais seul, comme si tu n'arrivais pas à croire que qui que ce soit puisse t'aimer, comme si à chaque seconde qui passe, tu t'attendais à ce que ton père et moi…
Sasuke s'arrêta soudainement.
— … disparaissions.
Naruto, sa colère soudainement retombée en voyant du remord dans les yeux sombres de Sasuke, tendit la main pour parcourir de ses doigts la joue pâle. Il lui adressa un sourire triste.
— Je suis désolé si je n'arrive toujours pas à accepter l'idée d'être protégé, comme si ma vie avait plus de valeur que celle des autres. J'ai écouté tout ce que toi et mon père m'avez dit ces deux derniers jours. Et… j'en suis heureux. Mais je ne peux pas prétendre que c'est de cette façon que les choses sont parce qu'à chaque moment qui passe, tout cela peut ne devenir plus qu'un souvenir pour moi et je ne peux pas m'empêcher de croire que ce n'est pas le cas. Et aussi, dit-il, caressant de son pouce la lèvre inférieure de Sasuke je sais que tu es toujours Sasuke, mais l'autre toi me manque.
Le brun ne répondit pas, se contentant de le regarder contemplatif, et se retourna pour continuer à marcher, Naruto suivant ses pas.
— Je suppose, dit-il finalement, je dois avouer que l'autre toi me manque aussi.
Naruto baissa le regard, regardant la terre passer sous ses pieds, et se demanda pourquoi il ne ressentait pas la douleur dans sa poitrine. Au lieu de cela, une sorte de chaleur enroulée confortablement dans son ventre comme si c'était ainsi que les choses devait être.
Et peut-être que c'était le cas.
Naruto sourit et se tourna à nouveau vers Sasuke quand tout à coup le monde s'inclina sous ses pieds.
Sasuke, ayant remarqué les signes, dit calmement :
— Idiot, tu es un peu vert.
— Essaie d'échanger d'endroits plusieurs fois par jour et regardes comment tu seras, murmura Naruto, tenant sa tête, un peu nauséabond à cause de la transition.
Sasuke, laissant de côté cette dernière, continua de marcher, faisant confiance à son ami pour se dépêcher quand il serait prêt. Ce dernier, attendant que son ventre se calme, l'attrapa assez rapidement et regarda autour de la rue sombre.
— Alors qu'est-ce que vous faisiez tous les deux à cette heure-ci ?
Sasuke ignora le ton suggestif de Naruto.
— Il a voulu s'entraîner pour se changer les idées et j'ai trouvé raisonnable de l'accompagner au cas où il se tue accidentellement.
Naruto le fusilla du regard.
— Merde, Sasuke, ça reste moi et tu me fais confiance pour jouer avec des objets pointus.
Sasuke lui jeta un regard assassin et demanda :
— Et puisque tu ne sembles pas fatigué à cause de l'entraînement, qu'est-ce que vous deux faisiez si tard ?
— Intéressé ? demanda Naruto, levant un sourcil blond.
L'Uchiha haussa les épaules, montrant qu'il n'en avait probablement rien à faire d'obtenir une réponse ou non. Son camarade roula des yeux.
— J'étais sorti m'entraîner et j'ai croisé Shikamaru. Il voulait juste vérifier si j'allais bien et savoir ce qui s'est passé pendant la mission. Tu sais qu'il était dans cette mission juste pour faire ma nounou ? Et quand je te l'ai demandé, tu m'as dit que tu savais tout ce temps que l'intention de Shikamaru était juste de surveiller mes arrières ! Et puis tu m'as dit que tu m'avais souvent accompagné en mission pour la même raison ! Comme si j'étais incapable de prendre soin de moi ! cria-t-il avec indignation.
Sasuke lui jeta un regard platonique.
— Shikamaru t'a accompagné en mission parce que tu avais besoin de son intelligence. Ne sois pas idiot. L'Hokage sait très bien que tu es capable de prendre soin de toi-même.
Naruto grogna.
— Au moins ici, je peux faire n'importe quoi sans avoir peur que quelqu'un me regarde de derrière les buissons. Je peux aller à mes propres missions. Personne ne se soucie de si je meurs - euh, attends, il secoua la tête au regard sombre de Sasuke c'est pas ce que je voulais dire.
— Tu voulais dire, dit Sasuke avec impatience qu'ici, on comprend tes capacités et on ne te sous-estime pas.
Naruto hocha la tête et sourit avec appréciation.
— Exactement. Alors, à propos de l'autre moi ? Comment agissait-il avant qu'on se soit échangé nos places ?
Le brun haussa les épaules.
— Comme je l'ai dit plutôt, plein de question. Malheureusement, le Hokage a insisté pour que je reste en sa compagnie alors je n'ai pas pu me débarrasser de lui. Il est tellement exigeant et collant, c'est grave.
Naruto sembla légèrement insulté, considérant que Sasuke était techniquement en train de le critiquer aussi. Il se souvint également de l'autre Sasuke appelant son autre lui collant aussi.
— Qu'est-ce que tu veux dire par collant ?
— Eh bien, vu qu'il n'a pas l'habitude d'être aussi seul que toi normalement, il ne m'a jamais laissé sortir de son champ de vision.
Naruto ricana au regard mécontent de Sasuke.
— Et puisque tu as à peine fait le petit ami attentionné, cherche-t-il toujours à te sauter dessus ou il est enfin passé à autre chose ?
Sasuke fronça un peu les sourcils.
— Passé à autre chose ?
— Ouais, comme Neji ou Gaara, dit-il avec désinvolture.
Quelque chose de similaire à de la haine passa sur le visage de Sasuke.
— Quoi, ne me dit pas que tu es encore en colère de ne pas avoir botté le cul de Gaara.
Sasuke haussa fièrement le menton.
— Je m'en fous de Gaara.
— Bon, très bien, alors que dis-tu de Neji ? Il est assez beau, dit Naruto en ricanant.
Il se souvint de ce baiser irréfléchi qu'ils avaient partagé quelques années auparavant et se demanda s'il le dirait un jour à Sasuke. C'était un témoignage de leur amitié si Neji et lui avaient passés outre ce moment embarrassant. L'Uchiha le regarda brièvement.
— J'ai remarqué que tu n'as même pas mentionné Sakura, Ino ou d'autres filles du village. Que des garçons.
Il sourit à Naruto.
— Quelque chose que tu ne m'as pas dit ?
Naruto rougit.
— Bah, vu que l'autre moi reste pendu à toi, j'ai pensé qu'il ne serait pas intéressé par les filles.
— S'il n'est pas intéressé par les filles, ça signifie que tu ne l'es pas non plus ? demanda le brun.
— Je… aucune fille dans ce village du moins, dit Naruto, et comme tu le sais bien, mon coup de cœur sur Sakura a disparu depuis plusieurs années.
Il se retourna pour regarder le profil pale de son ami, illuminé par les lampadaires de la rue.
— Si l'autre toi est intéressé par moi et les autres mecs, ça veut dire que tu l'es aussi ? demanda-t-il en retour. Je veux dire… pas moi, mais… d'autres mecs ? Tu mattes le cul de Neji et tout ?
Il sourit.
Sasuke lui lança un regard exaspéré.
— Pourquoi demandes-tu ? Est-ce que TU fixes le cul de Neji ?
Naruto réussit à garder un visage impassible.
— Bien sûr que non.
— D'accord. Et si ton autre toi est, comme tu le dis, intéressé par les mecs, ne veut-il pas dire que tu l'es aussi ? répondit Sasuke.
Naruto frissonna.
— Qu'est-ce que tu en as à foutre de mes préférences de toute façon ?
Il détourna le visage.
—Beaucoup de villageois sont contre moi sans leur donner plus de raison de me haïr, dit-il.
Sasuke secoua la tête.
— Personne ne se soucie de ta vie amoureuse, Naruto.
— Et je préfère que ça reste le cas, merci, dit-il.
Il regarda le visage calme du brun pendant quelques instants avant d'ajouter :
— Tu sais, Sasuke, tu n'as toi-même pas montré exactement beaucoup d'intérêt pour les filles ici non plus.
Ce dernier grogna dédaigneusement.
— Comme si j'ai le temps pour quelque chose d'aussi banal que l'amour.
Naruto cligna des yeux, incrédule.
— Banal? Comment l'amour peut être banal? Personnellement, j'aime bien l'idée de ressentir ce genre d'affection pour quelqu'un, et de l'avoir en retour.
Sasuke ne répondit pas, son regard sombre restant figé.
Naruto continua à le regarder alors qu'ils passaient en bas de la rue vers l'appartement du brun. Il se souvint de la dernière fois qu'il avait échangé de place, plus tôt ce jour-là, et sentit presque le contact fantomatique des doigts de Sasuke presser contre sa joue. Il regretta d'avoir reculé et brisé le contact. Il se demanda... Sasuke le laisserait-il le toucher comme ça ? Il se mordit les lèvres. «Le toucher de Sasuke... Ca n'avait pas été qu'un coup de chance. Je devrais me le prouver. Et s'il me casse la gueule pour ça plus tard, j'aurais au moins ma réponse. »
Provisoirement, il tendit la main, ses doigts effleurant l'épaule de Sasuke.
Les pas de ce dernier ralentirent avant de s'arrêter complètement. Il se retourna pour le regarder, une expression curieuse sur le visage.
— Naruto ? demanda-t-il doucement.
Ce dernier sentit la chaleur monter à ses joues, mais il se força à rencontrer le regard noir.
— Je... te retourne juste le geste de tout à l'heure, dit-il, grimaçant à cause de son air idiot.
— J'ai cru un moment que vous aviez échangé de place, dit Sasuke, sa voix paisible dans la nuit.
— Et si c'était le cas ? demanda Naruto, ses battements de cœur s'accélérant.
— Je t'aurais forcément déjà frappé.
Le brun déglutit distinctement et Naruto nota qu'il devrait le taquiner sur ce sujet plus tard, quand ils agiraient plus comme eux-mêmes de nouveau.
— Pourquoi tu n'es pas toi-même de toute façon ?
Naruto força sa main à rester stable tandis qu'il faisait un pas en avant, en les rapprochant, ses doigts glissant du cou de Sasuke jusqu'au long d'une mâchoire ferme. Naruto attendit avec impatience tandis que les yeux sombres de son vis à vis fixaient les siens, comme s'ils cherchaient des réponses longtemps refusées. Il engloba gentiment la joue de ce dernier et attendit, se demandant s'il devait simplement briser la distance et embrasser l'homme, en espérant qu'il n'interprétait pas les signes d'une mauvaise façon.
— Devrais-je ? demanda Sasuke, quelque chose de caché scintillant soudainement sur son visage.
La dernière chose que Naruto désirait en ce moment, c'était que les doutes de Sasuke prennent le dessus.
Le souffle du brun réchauffait sa joue, ils étaient tellement proches. Son index caressa la lèvre inférieure du brun, lâchant juste un souffle, assez pour que ses lèvres s'entrouvrent. Il ferma les yeux. À n'importe quel moment ils pouvaient échanger de place et cet instant serait perdu. La décision prise, il se pencha et pressa sa bouche contre celle de Sasuke.
A suivre...
Je crois que les choses se précisent... Qu'en dites-vous?
Encore merci à Jen-Uchi et aux bêtas pour ce chapitre!
See you next week ;)
