Chapitre 10 : Le départ

A mon réveil, J'étais toute seule. Je resta assise dans mon lit, tête entre mes mains. Puis je me rallongea et mis de la musique, je ne pouvais plus arrêter d'écouter les chansons que Rob m'avait enregistré. Je me rendormis alors involontairement. Quelques minutes après, je sentis quelqu'un s'allonger prêt de moi, ce qui m'éveilla. J'ouvris alors les yeux et découvrit Rob me regardant avec un sourire.

-Je t'ai réveillé?
-Nan, euh je l'étais déjà. Tu viens d'arriver?
-je suis resté toute la nuit avec toi, je ne pouvais pas te laisser seule pour ta dernière nuit!
-Je suis contente que tu sois là!
-Moi aussi...
-Bon, je vais devoir finir ma valise! dis-je en commençant à me lever!
-Non! Reste avec moi! dit-il en me prenant par le poignet et m'attirant vers lui.

Je me retrouva alors sur son torse. Il rit avec moi avant de poser ses lèvres contre les miennes. Je passa mes mains sous son tee-shirt, caressant de mes paumes son torse nu.

-J'aime bien quand tu fais ça, t'as les mains froides, ça fait du bien, remarqua-t-il en esquissant un sourire.
-J'aime bien te tripoter! dis-je en riant. Mais, il n'y a que moi qui puisse faire ça!
-Ne t'inquiètes pas pour ça, il n'y a que toi qui y est autorisée! Et tu seras toujours la seule.

Gardant mes mains sous son tee-shirt, il m'embrassa de nouveau passant ses mains dans mes cheveux.

Il me laissa seule un peu plus tard pour aller régler la fin de sa location d'appartement. Il m'a dit qu'il serait vite de retour pour m'emmener à l'aéroport. Je profita de ma matinée pour m'amuser avec les enfants.
Le moment du départ vers l'aéroport arriva et Rob vint me chercher. Tout le monde m'accompagna. Je monta en voiture avec mon amoureux, qui pendant le trajet jusqu'à l'aéroport ne voulais pas lâcher ma main. Moi non plus je ne voulais pas le lâcher.
On arriva à l'aéroport, je pris mes bagages et lui les siens, car il partait peu de temps après moi pour Vancouver. J'enregistrai mes bagages , ainsi que Rob, puis je dus dire au revoir à toute la famille car ils ne pouvaient pas me suivre. Ils me prirent dans leurs bras et m'embrassèrent. J'étais triste de les voir partir, j'espérais les revoir un jour.

-Viens là, dit Rob en me prenant dans ses bras et frottant mon dos.

Des paparazzis étaient présents, mais ils ne nous dérangèrent plus lorsque nous eûmes passé la douane. On se retrouva devant ma porte d'embarquement. Rob était toujours avec moi, il me serrait par la taille.
Soudain, on annonça dans les hauts-parleur mon numéro de vol et mon embarquement.
Je regarda Rob et ne pus empêcher des larmes de couler sur mes joues. avec ses deux mains, il essuya toutes mes larmes.
Puis une dame vint me voir, celle qui allait m'accompagner dans les aéroports, afin de me guider.

-Vous êtes Caroline Bernard?
-Oui, dit Rob à ma place, C'est elle.
-Vous allez devoir m'accompagner.

J'acquiesçai par un signe de la tête.

-Vous pouvez nous laisser deux minutes encore? demanda Rob
-Bien sur mais ne traînez pas, dit l'hôtesse.
-Ecoutes moi, commença Rob, Je t'aime et t'aimerais toute ma vie. Dans deux mois nous serons réunis de nouveau, je te le promets.

Il marqua une courte pause et repris

-Je t'appellerais demain, tu vas tellement me manquer.
-Toi aussi, Je t'aime, dis-je.

Il m'embrassa alors avec beaucoup de vigueur, mais je ressentais sa tristesse jusque dans ses lèvre. Il décolla ses lèvres des miennes et caressa mon visage.

-Tu dois y aller..
-Oui..

Ma main droite était toujours entrelacée avec la sienne, alors, au fur et à mesure que je m'éloignais, nos mains se détachaient petit à petit. Il me regarda partir, tant dis que je reculais, je ne regardais pas derrière moi. Je ne voulais pas le perdre de vue. Puis une main vint se poser sur mon épaule. Je me retourna et vis l'hôtesse me faisant signe de l'accompagner. Je refis un tour sur moi même et revis Rob, immobile m'envoyant un baiser avec sa main. Je voulais lâcher mon sac à dos et courir vers lui, mais j'étais retenue par la dame qui tenait mon bras et me tirait vers la porte, qui se referma soudain derrière moi. C'est alors que je ne le vis plus.