Chapitre 7
J'étais dans la mouise. Profond. Trèèès profond. ( NDA :Pas dans le sens ou vous le voyez, bande de petits pervers.Cric, crac. Okk, ok, ok je la ferme. Posait ses pistolets. ) Dans une énorme galère.
Et c'était bien le cas de le dire. Les paires d'yeux qui me regardaient avec insistance en attestent. Les miens au contraire, étaient absorbés par la contemplation de mes pieds.
Très jolies bottes. Oui vraiment… avec des lacets bien serrés et bien enroulés sur eux même...
…
Non ! Je déconne ! Elles étaient couvertes par les bouts de métal que cet abruti à produit tout à l'heure. Elles sont foutues et donc… je suis pied nue. C'est pas particulièrement agréable mais bon ça passe. Merveilleux.
Et en plus mes armes étaient tombées à l'eau. J'étais donc démunie devant les personnes les plus fortes de tout Grand Line ! Tout va bien. Je n'allais pas mourir, tout se passait pour le mieux...
I love my life !
Pour une fois ma curiosité était restée bien planquée dans mon estomac avec mon sens de l'humour et ma répartie. Et il n'était pas question que ceux-ci remontent !
« Cesse dont de te plaindre ! »
Eh, Gémini Criquet ! La ferme ! Je sais que tu te sens seule et que tu es seule, mais tu n'es vraiment pas obligé de te plaindre dans mes oreilles !
Pire que Sugar quand elle n'a eu pas sa dose de raisin quotidien. Non mais je vous jure elle est intenable quand elle a faim. Elle a beau être bien plus âgée que moi ( malgré son apparence d'enfant de 10 ans qu'elle assume parfaitement, ELLE ), elle a parfois un comportement vachement puérile. En plus, elle y est accros. Pourtant, moi je trouve ça immonde.
Comment faisait-elle pour digérer cette horreur ? C'est moche, violet, mauvais et … plein d'autres trucs.
Le seul avantage que cet horrible chose, c'est que c'est rond. Ce qui est rond est cool. Au même titre que tout ce qui est rose est le mal et que tout ce qui est noir et rond est le bien.
( NDA : vous souvenez de l'obsession qu'à notre petite Raph's pour les taches-/ * elle esquive un coup de couteau* lâchez ses armes tout de suite ! Sinon je ne pourrais pas écrire convenablement.)
...
Bizarrement, mon corps aime ce que les autres détestent et vice-versa. Il faut constamment que je me dirige dans l'autre sens. Que je me détourne des sentiers battus. Mais dès que je fais un pas à côté quelqu'un se charge de me emmetre dans le " droit
Par exemple, j'adore le pain ( surtout avec du beurre salé et du miel trempée dans du lait au chocolat saupoudré de...Hum, stop ! ) et mon petit plaisir c'était d'en mettre dans la chambre de Law pour le faire rager. Bon après, évidemment, je me prenais des trucs dans la tête ou alors me faire disséquer.
Mais c'était de sa faute après tout ! Il a qu'à aimer ! Eh na !
« Je crois que je vais arrêter de faire des commentaires. Être de si mauvaise foie… n'est pas humain.»
Ace et Marco m'ont lâchement abandonné à mon triste sort et exposé comme un vulgaire morceau de jambon aux yeux de l'équipage tout en entier. Mon cœur battait à cent à l'heure et mes jambes ne pouvaient cesser de trembler. Et Roger sait à quel point j'adooore être le centre de l'attention. Presque autant qu'une séance de torture avec Vergo-sama. Bien que ce soit qu'en même assez partagé.
Je frotta mon nez dans mon écharpe. Et enfouis mon visage dans ladite écharpe.
J'avais attaché mon gilet bleu autour de ma taill. Mes mèches noires devaient ressembler à un nid de pie à force de faire des trucs débiles ( comme courir à fond la caisse sur 300 mètres ou faire des vol plané , des choses comme ça ) qui pourraient me compter la vie.
Je n'en pouvais plus juste après mon vol plané sur le dos d'Ace, Barbe Blanche avait appeler tous ses commandants ( à cette heure-si, ils ne dormaient pas ?!) et depuis je me retrouvais coincer sur ce pont entourée de personnes capables de me tuer en levant le petit doigt.
J'étais au milieu de l'immense pont et si je n'étais dans une situation si délicate, j'aurais pris tout mon temps pour apprécier la vue que nous offrait ce monument élevait à la gloire des charpentiers, des constructeurs de navires et, évidemment, de Barbe Blanche. L'immense construction donnait une vue imprenable sur l'océan et seul Gold. D. Roger sait à quel point j'aime l'océan. Car si depuis que je suis née, j'ai une certitude c'est que l'océan, est la plus belle chose au monde !
Les vagues qui se brisent contre les roches dans un fracas de tout les diables, l'air salé et si frais le matin que tu t'y pique rien qu'en le sentant dans tes narines. Ces merveilles que renferment les abysses.
Tantôt tempête, tantôt calme, cet océan au milles facettes me fait penser à Traff's avec ces défauts qui vous énervent au possible et toutes ses qualités bien cachés sous la surface.
C'est ça que j'ai toujours voulu : ce secret si beau que l'on ne le trouve jamais. La contemplation de cette pure merveilles de la nature est la plus belle qu'il existe au monde.
Mon esprit se tourna entièrement vers l'immensité bleutée et abandonna l'espace mortel.
Et puis de toute façon, je ne me sentais pas vraiment en état de parler. Et pourtant les questions qui fusait comme des oiseaux dans les airs. Elles traçaient sans s'arrêtaient pour rencontrait ma masse de cheveux emmêlés et être stoppés par celle-ci.
Comme des grands oiseaux qui frôlent les vagues pour s'y plonger mais qui ne peuvent y rester, n'étant point poisson, lassé de ce ciel si connue.
Les pensées qui cogitaient dessous ne devaient pas vouloir sortir.
Mon corps refusait de répondre à mes appels plutôt insistants.
Enfer de solitude.
Gold. D. Roger, je suis sûr que de l'endroit d'où tu es, tu te fous de ma gueule, complet !
La torture gratuite t'aime ça, hein ? Pour m'en vouloir à ce point faut qu'en même avoi ! C'est certainement une histoire de karma…
Peu probable et puis de toute façon, Traff's n'y croyait pas le moins du monde à ce genre de conneries.
En revanche Baby Five elle y songeait parfois. Elle pensait que notre avenir était tracé d'avance… ça ne se voit pas à sa tête ni à rien du tout d'ailleurs mais elle y croyait dur comme le fer de ses pistolets qu'elle affectionnait tant.
En revanche, elle n'était superstitieuse : passée sous une échelle, rencontrée un chat noir ou brisée un miroir ne l'a dérangeait pas le moins du monde.
Je me demandais si Ace était superstitieux ? Shishishi, les scène bizarres que ça devait donné !
« Concentre toi, bordel ! Tu ne répondais pas à leurs questions ».
Je le savais. Mais si je le faisais que ce passera t-il ? Ils sauront qui je suis et ça je n'en ai aucune envie.
« Dois-je te rappeler que ta vie est entre leurs mains. Le titre de Barbe Blanche n'est certainement pas tomber du ciel… et tu le sais… Law te la répéter suffisamment de fois pour que ce petit détail entre dans ta cervelle de dégénérée…Raph's, il faudrait aussi que tu assumes un peu… tu n'es plus une enfant.»
…
Je reportai mon attention sur mes mains. Striées de brûlures. Elles étaient encore brûlées par le contact avec l'allumette. C'est de sa faute. Comme si je n'avais pas suffisamment de marques. Mon dos en est déjà plein.
« Alors... »
Ah… j'ai pas vraiment suivit et le mec qui venait de m'adresser ne m'avait pas l'air du genre à laisser quelqu'un se ficher. Et c'est justement ce que je venais de faire. Dérogeant ainsi à un de mes plus fidèle principe:ne se faire remarquer sous aucun prétexte, quelque qu'il soit !
Un grand roux avec un foulard jaune autour de son cou habillé avec un costume de cuisinier. On voit ses longues jambes couvertes d'un duvet de fins poils roux qui lui couvre la majorité de ses jambes à l'aire. Il a une barbiche noire. Et un sourire de psychopathe. Ou d'obsédé sexuel. Au choix.
Satch. Le commandant de la 4eme division de Barbe Blanche. Flippant.
Je m'attire vraiment les pires emmerdes. Je crois que je dois répondre… mais j'ai pas suivit.
« Quel dommaaage ! Nous te regreterons… peu être !»
Tiens, toi aussi tu as des problèmes de personnalité.
« Euh… vous pouvez répéter. ...euh, s'il vous plaît ! J'ai… pas euh… suivis. »
Ace éclata de rire sous les yeux offusqué des commandants à part évidemment de Marco qui depuis le départ n'affichait aucune expression faciale particulière.
Je crois que je vais lui changer de surnom. A la place je vais le surnommait autrement... Sans-réactions !… non c'est moche !
Barbe Blanche sourit. Avec sa moustache blanche en croissant de lune, ça faisait un effet bizarre.
« Pas bon signe du tout... »
Aurais-je oublié de précisé que lui aussi était présent ?!
Toute foi, apparemment pas plus choqué que ça, Marco eu la délicate obligeance de réitérer la question. Il semble presque avoir l'habitude des gens qui ne l'écoute pas. Pas étonnant vue le cas social chapeauté qui s'étouffe dans sa salive depuis tout à l'heure.
« Dis petit, comment en es-tu à arriver à te faire poursuivre par les sous-fifres de Dofamingo ?
-…
-C'est mieux de répondre au gens qui nous posent des questions…
-…
-Sinon les gens en questions ont une grandes tendance à s'énervaient…
-…
-Genre rapidement.
-Sais pas.
J'ai dis ça sans réfléchir. Vraiment navrée même si je n'irais pas jusqu'à le dire à voix haute. Sincèrement faudrait que j'apprenne à tenir ma maudite langue.
Ace repartit dans son fou rire. Les autres se contentèrent de tomber par terre.
Très classe. Je ne pensais pas que la répartie de cet équipage si connu et redouté soit aussi inexistante.
Peu-être n'ont-ils pas l'habitude des personnes comme moi…
Quoique, pensai je, vu le détraqué qui est entrain de se briser les côtes à force de rire…
Je soupira intérieurement. Je n'aime pas la foule même si j'étais souvent obliger de m'y fondre depuis quelques jours pour ne pas me faire voir. Mais là je ne pouvais me fondre nul part. Juste me faire observer au crible par des personnes que je ne connaissait même pas.
J'étais juste un grain de sable dans l'immensité de leur vie. Un souffle, un rien et je suis sûr que je m'envolais.
Barbe Blanche leva sa main et le silence se fait. Autorité de folie. Et parentale vu ce qu'ils ont dit tout à l'heure.
« T'es un petit malin, toi. Mais répond aux questions de mes fils si tu ne veux avoir de problèmes… »
Compris chef ! Fut la seule pensée qui me vint à l'instant.
« Pourquoi je suis la conscience d'une conne ?! Je n'aurais pas pu tomber sur son frère ?! »
Tu voulais avoir a t'occuper d'un psychopathe en force qui dissèque des gens encore vivants pour voir comment ça remue à l'intérieur ?
«...Non. Pas particulièrement. »
Ce type n'a rien du croulant que Baby Five m'a décrit plus jeune. Ce type Il inspire la force, le respect et tout tas d'autres choses indescriptibles. Dans ces yeux, brille l'onyx que je vois souvent dans les avis de recherches. Cet onyx qui veut tout et ne rien.
Les yeux d'Ace au contraires sont charbons. Je m'en souviens car il y a quelques minutes nous étions seulement à quelques centimètres l'un de l'autre, je les ai vue brillants infiniment.
Je m'étais d'ailleurs trompé en le regardant la première fois : ses yeux sont loin d'être gris, mais complètement noir, pétillants.
« Euh, un petit problème avec les… et … et puis j'ai fais une… enfin voilà quoi...c'est compliqué, dis-je en m'embrouillant dans mes explications.
Ace pencha le tête sur le côté. Les autres suivirent le mouvement.
Ouiiii… j'écoute !
« On va commencer par plus simple, dit Marco, complètement hermétique aux réactions de ces namakas. Tu t'appelles ? »
Il sortit un petit carnet de sa poche et un crayon. Mphh.
Snobinard.
« Raphaëlle. »
Il nota.
J'ai presque envie de me foutre de sa gueule en lui faisant remarquer que quand même faut vraiment être débile pour ne pas être capable de retenir trois pauvres informations. Ce que je ne fis pas parce que 1) c'aurait été de l'hypocrisie étant donné mes petits/gros/énormes/gigantesque/gargantuesques ( barrez les mentions inutiles ) de mémoire et que 2) il n'est certainement pas devenue 1er commandant de Barbe Blanche, ce ne doit pas être parce qu'il savait faire du tricot.
Et il ne me l'avait pas déjà demander à la taverne tout à l'heure...?
« Tu viens de ?
- North Blue »
Il leva les yeux du carnet, surpris. C'est vrai, après tout, que fait une gamin ( NDA : je rappelle qu'ils ne savent pasque notre petite Raph's est une fil/ PAN/ je suis désolé, j'n'ai pas fait exprès, vous suivez parfaitement et vous avez pas besoin de moi, oui ! En plus je dois me la boucler à cause de mon retard, pitié ! ) de North Blue à peine en âge de tenir une épée dans le Nouveau Monde, sur une des îles réputées comme être un dépotoir humain.
« Age ?
- 14 ans ? »
Encore une fois il leva la tête, abandonnant une nouvelle fois son expression placide. Il devait s'attendre à moins, bien moins. Genre quelques chose comme 11 ans.
« Je pencherais pour bien moins à sa place… et si tu me réponds que tu ne parles que du physique je boudes pendant une semaine »
Ace et le roux dont j'ai déjà oublier le nom semble aussi surprit. Et les autres… y a une… un…une personne ! Bref ! qui me regardait du coin de l'œil occupait qu'il était à s'appliquer du maquillage sur ses lèvres déjà bien garnit de la substance. Il portait un kimono comme une femme mais ses yeux -magnifiques, précisons- étaient ceux d'un homme. Ses longs cheveux étaient montés en un magnifique chignon lâche ce qui avait pour résultat de lui faire une crinière de cheveux tombant sur ses épaules couvertes de son kimono bleu nuit.
Ca doit être le travestit des avis de recherches. Izou, je crois. Il est beau.
Mais par contre, sa mâchoire inférieure était collée au sol depuis que j'ai dit j'avais 14 ans.
Je n'ai jamais réussit à le trouver moche.
Il y avait une femme aussi, la seule à ma connaissance dans l'équipage. Elle avait des yeux bleu marine respirant d'espièglerie et elle portait une sorte d'habit de mousquetaires vue l'espèce de truc moche qu'elles portait autour du cou et des espèces d'épaulettes. Contrairement à Ace, elle ne me paraît pas stupide.
Elle a l'air gentille. Par contre il faudrait qu'elle m'apprenne comment elle fait pour étendre sa mâchoire comme ça. Faudra que lui demande.
Ma naïveté me suit partout. Même dans les pires galères.
« Je te la fait pas dire !»
« Situation familiale ? »
Tien, je l'avais oublié lui.
« Inexistante. »
Il nota tranquillement. C'est vrai.
J'ai pas mentit. Mais c'est ce que je pensais. Je ne voulait plus de Traff's dans ma vie. Et les autres, la Don Quichote's family (NDA : ça ne vous rappelle rien /PAN/PAN/PAN/ *contemple les trous à ses pieds* j'ai rien dit, j'ai rien dit, j'ai rien dit.…) n'ai pas ma famille. Jamais.
« Raison pour laquelle tu es là ? »
Il est con ou quoi ! C'est eux qui mon emmenait sur cette fichu baleine et il me demande la raison pour laquelle je suis ici ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité !
Enfoiré !
Bon.. Ironie, mon amie aurait tu l'obligeance de revenir de ce pas s'il te plaît. J'ai intensément besoin de ton aide. Genre maintenant, genre tout de suite.
« Une allumette m'a obligé à monter sur son dos, a incendié mes chaussures, m'a fait perdre mes armes et le bandana que mon frère m'avait offert. »
Merde !
Je me répéta intérieurement : Tourne 7 fois ta langue avant de l'ouvrir pour éviter dire des bêtises plus grosse que toi !
« J'approuve, esquissa ma conscience »
Il ne fallait pas qu'ils en apprennent trop sur moi. Sinon, je n'osais même pas imaginer ce qu'ils feraient de moi.
Ace haussa des épaules et Marco ne daigna même pas de lever un sourcil, très je-m'en-foutiste-complet-de-life. J'eus envie de lui tirait les joues de frustration. Ma peur se transformait doucement mais sûrement en colère, et laissait des traînés incandescentes dans mon estomac comme s'y elle voulait remonter de mon ventre. Je brûlais de l'intérieur.
Il s'en fout. Merveilleux, après les psychopathes de Doflamingo, voici la deuxième saison : les sociopathes flegmatiques de Barbe Blanche !
Ma vie est géniale !
« Et avant ? Pourquoi t'es tu précipitait sur le port, demanda Ace ces sourcils froncés.
- J'étais poursuivis par un mec en culotte courte et en talons aiguilles. Je n'avais pas pas le cerveau suffisamment open à ce moment précis, pour réfléchir convenablement au pourquoi du comment j'allais vers le port.
-Pourquoi ?»
Pur mensonge. Mais si je leur disait la vérité, ils allaient poser des questions et je ne me croyais en capacité de monter un mensonge suffisamment crédible pour qu'ils n'aient pas plus de soupente qu'ils n'en déjà.
Je me détournais d'eux.
Il m'énervait avec ces questions à répétition. C'était ma vie, pas la leur. Il avait pas qu'à pas me sauver. Je serais morte et comme ça ils ne seraient pas venue me faire chier en Enfer.
Bon, je crois que je vais partir.
Je commençai à reculer doucement mais sûrement vers la rembarre. Ma seule chance après tout c'était ma seule de m'en sortir vivante. Parce que, à cause de mon insolence, j'allais finir par avoir des sérieux problèmes.
« Bon ben… euh, désolé de vous avoir déranger si longtemps mais… euh, hésitais-je sur la raison de mon départ soudain, je dois y aller… genre rapidement… j'suis genre méga pressée ! ...euh et donc au- »
Une main se posa ma tête, glissant entre mes mèches noires.
«A quoi tu joues, petit ? Je t'ai bien vu tout à l'heure quand je te coursait avec l'allumette comme tu le dis si bien, regardait les bateaux. Tu nous as »
Vous ai-je déjà dis que je détestais que quelqu'un y touche depuis que l'autre con est partit ? Si, oui vous pouvez comprendre ma réaction.
Celle-ci ne se fit pas le moins du monde attendre. Mon pied vola jusqu'au ventre de l'importun. Mais le traversa. J'ouvris les yeux, incrédule. Mon pied venait de transpercer un rideau de flammes et d'étincelles bleues, dorées et blanches.
Des flammes à la place de son ventre… Ah oui, un Phénix ! Une saloperie de Phénix.
Je sifflais comme chat effarouchée, les yeux lançant des éclairs de pures noirceurs. Il se contenta de sourire. Et de passer à nouveau sa main dans mes cheveux. Je serra les dents et mes poings saignèrent à cause de mes ongles qui venaient de les transperçer. Le rouge s'étala sur mes paumes déjà bien amochées.
Avisant le couteau qu'il avait à la ceinture, je m'en saisit brusquement. Il ne réagit pas, surprit au possible. Le fourreau tomba en sol, et je le brandit sous sa glotte.
Pitié que ce soit du granit marin !
Son corps se transforma en une tempête de flammes et de plumes dorées et nous nous firent face. Nos objectifs étaient donc très différents : moi je voulais partir genre tout de suite. Trop de gens, de monde, de personnes qui pourraient connaître mes secrets. Et lui voulait comprendre comment je m'étais retrouvée miraculeusement sur son navire.
C'était parfaitement compréhensible mais à ce moment là mon seul objectif était de fuir. Et loin.
Je recula, sauta sur la rembarre mais tendis que je retrouvais péniblement mon équilibre, un jouet me frôla.
Mon esprit me souffla un nom, tremblant d'effroi.
« ...Sugar ! »
Et ses jouets.
