« We Live Our lives On The Front Lines »

Frontline – Pillar

A/N : Désolé infiniment pour ce retard épouvantable de… 6 mois… J'ai vraiment envie de me cacher… mmm non! De faire une retraite stratégique… pour éviter votre mécontentement… Que dire pour m'excuser de ce délai impardonnable? Ma vie est vraiment devenue de la merde. J'ai des problèmes familiaux assez importants qui me siphonnent une quantité d'énergie énorme. Il y a des gens qui naissent moins chanceux que d'autres… Bien qu'il y en a beaucoup qui ont une vie plus dure que la mienne… Je ne fais pas exactement partie des privilégiés de ce monde…

Mais quand ton frère va aller en cour, que ta mère est menacée d'être jetée à la rue, que tu es obsédée par tes études parce que ta bourse est ta seule chance de sortir de la pauvreté et bien Harry Potter passe après… J'espère que vous pouvez comprendre. Mais je vais essayer de consacrer plus de temps à l'écriture. Je vais être capable d'envoyer des chapitres régulièrement jusqu'en mars. Après ça, c'est la folie de la fin de session et je tiens absolument à mon diplôme.

Mais je ne suis pas ici pour me plaindre mais pour vous partager ce qui perturbe sans arrêt mon imagination!

Bonne fête Tom Jedusor! Bonne Lecture!


Chapitre 9

3 557 mots


-Bien entendu comment oublier ta ravissante bru. Je suppose que les raisons de ce mariage sont politiques?

-Amortensia et Nowill, Maître.

-Ah, remarqua-t-il avec une grimace. J'avais le pressentiment que cette garce n'apporterait que des problèmes. Encore heureux que ce soit Drago le malchanceux. J'aurai pu être à sa place. Il frissonna imperceptiblement. Moi marié avec une femme… L'horreur… Déjà qu'elle est rousse.

-Et nous avons été dans l'impossibilité de le libérer de l'emprise de cette… de cette, ajouta Lucius visiblement incapable de trouver une insulte assez forte pour exprimer son dégoût et sa haine envers la seule fille de la fratrie Weasley. Ce qui était très inhabituel pour un homme aussi éloquent que son ancien bras droit. Cela fait presque cinq ans que mon fils est devenu rien de plus qu'une marionnette entre ses doigts pervers.

-Je ne vois pas en quoi cela me regarde Lucius, répondit le Maître de la Mort sans émotion et tout en le fixant avec une bonne dose d'énervement. Cependant, la source de sa mauvaise humeur était plutôt un rouleau de parchemin qu'il tenait en main.

-Maître! Nous ne pouvons rien faire pour lui! C'est mon fils, mon héritier, commença-t-il en se levant brusquement de table. Le découragement lui faisait oublier toute prudence.

-N'oublie pas ta place Lucius, le menaça le Seigneur des Ténèbres en pointant sa baguette vers lui et en s'approchant dangereusement du mangemort. Même si le corps d'Harry était plus petit que le sien, cela n'empêcha pas le blond de se sentir dominer par sa présence et écraser par la densité de sa magie. Il tomba à genou inconsciemment et après avoir croisé le regard furieux de son Lord baissa également la tête vers le sol. Il resta dans cette position un long moment, les muscles tendus en attente de la souffrance. Puis, le Maître de la Mort reprit la parole.

-Severus je veux une liste de tous les membres de l'Ordre et toute l'information que tu peux rapporter sur chacun d'entre eux pour mardi prochain. Cependant, cette fois évite de choisir le Manoir Malfoy comme lieu de rencontre, déclara-t-il sèchement en gardant un œil sur la silhouette prostrée de Lucius. Je compte sur vous messieurs pour garder la plus grande discrétion sur cette petite réunion… Bien, fit-il avec un sourire carnassier après être rassuré de leur obéissance en sondant leurs intentions en utilisant la légilimancie. Quel esprit glacial et déterminé, songea-t-il en pensant à ce qu'il avait vu dans l'esprit de son ancien amant. Il est vraiment touché parce qu'il arrive à son fils… Je n'arrive pas à comprendre.

-Suis-moi Severus, nous partons, dit-il et le professeur le suivit à travers le trajet qu'ils avaient entrepris pour arriver au salon de Thé et qu'il avait mémorisé soigneusement.

Je me demande si la garce a un complice. Si ce n'est pas le cas… Devancer son exécution ne ferait pas de mal à personne, pensa-t-il et il parcourut la distance qu'il le séparait de l'extérieur de la barrière anti-transplannage du Manoir perdu dans ses pensées.

Puis, une fois la grille franchie, les deux sorciers transplannèrent chacun de leur côté à deux endroits successifs avant d'apparaître à l'extérieur des protections du Terrier.


.


C'est avec une humeur exécrable que se dirigea le Seigneur des Ténèbres jusqu'au bureau du directeur de Poudlard. Comme s'il ne suffisait pas qu'il passe une heure de son temps précieux avec son pire ennemi à boire du thé assurément mélangé à un léger sérum de vérité, une suite de malheureux évènements avaient définitivement pourrit son humeur déjà mauvaise. La veille il était à peine arrivé au Terrier qu'il devait endurer un discours moralisateur de la matrone Weasley. Un peu de sa colère, face au comportement de Lucius, au rapport et à la liste avait dû paraître dans ses traits car la Weasley s'était empressée de lui faire part de son désappointement. Que Rogue et lui n'aient, encore une fois, pas réussit à s'entendre, la contrariait. Un peu plus et le Maître de la Mort se faisait gronder comme un enfant qu'il n'avait pratiquement jamais été.

Cet évènement seul avait assuré l'apparition non-contrôlé d'un tic dans une de ses paupières.

La soirée ne s'était pas améliorée lorsque presque toute la fratrie Weasley s'était réunit au Terrier en l'honneur de l'anniversaire d'Hugo, une des progénitures d'Hermione et Ron Weasley. Il aurait un an dans deux jours et c'était le seul moment que les parents avaient de libre avant la fête pour planifier la surprise en famille. La présence accrue de Weasley dans son espace vital avait usé sa patience au fil des heures jusqu'au moment où il envisagea réellement de faire un massacre. Ce fut Hermione, la plus observatrice du groupe, qui remarqua sa pâleur soudaine qu'elle crut, à tord, causée par la fatigue. Elle attira l'attention du groupe sur son état et quelques minutes plus tard sans trop de protestations il se retrouvait dans l'ancienne chambre de Ron. Avec du recul, il aurait dû utiliser cette excuse plus tôt, au lieu d'écouter avec une horreur et un dégoût grandissants ces conversations sur les attentions nécessaire à un bébé et à son développement. Il n'aurait peut-être pas risqué de paraître suspect en fantasmant sans retenue à l'idée d'obliger les Aurors à ramasser des bouts de chairs dans chaque recoin de la maison.

Toujours était-il que plus tard, quand il fut sûr que tout les Weasley étaient soit repartit ou endormis, il avait prit le temps d'aller voir comment se portait Creevey. Le voir inconscient n'avait certainement pas amélioré son moral. Cet idiot avait été malade et n'avait presque pas mangé la nourriture qu'il avait laissée dans sa cellule. Il s'était donné la peine de lui jeter un pain et de l'eau en quantité suffisante pour survivre une semaine après l'avoir jeter dans le cachot. Il n'y avait presque pas touché et le photographe était devenu pratiquement squelettique.

Il l'avait réveillé d'un coup de pied dans son flanc furieux de le voir dans une telle condition. À le voir, il doutait sérieusement que le Gryffondor reste assez vigoureux pour un bon divertissement. Il ne pouvait pas en profiter avant au moins vendredi. Il devait prendre le thé à Poudlard mercredi et endurer la fête du môme le jeudi. Il ne pouvait pas se permettre d'y aller de nuit et de paraître trop fatiguer le lendemain à cause de l'œil aiguisé et maternel de la Weasley. Elle poserait trop de questions.

Bref, après avoir jeté négligemment un peu de nourriture et d'eau pour Creevey, il avait regagné le Terrier certain de ne pas pouvoir profiter du photographe. Les probabilités qu'il survive d'ici le moment où il pourrait se libérer pendant plusieurs heures n'étaient pas bien grandes. Cela contribua à son irritation grandissante.

Il avait horreur d'être dépouiller de ses jouets avant de les avoir vraiment appréciés.

Le lendemain, il avait entreprit de faire la relecture d'un des livres de sa bibliothèque sous l'œil aveugle de Molly Weasley tout en gardant ses interactions au minimum. Même si sa véritable humeur restait heureusement indétectable, sa réserve de patience restait petite. Les heures avaient passées lentement et après avoir volé sans aucun remord une potion pour se calmer dans un placard il avait transplanné près de Poudlard.

Une fois à l'abri des regards, il consomma la potion. Même s'il n'aimait pas être dépendant d'un breuvage pour préserver son calme, aujourd'hui était une occasion particulière. Un mot de travers et Dumbledore pouvait découvrir qu'une partie de lui n'était pas morte lors de la bataille finale.

L'invitation de Dumbledore à entrer dans son bureau le tira de ses pensées et il prit soin de prendre une expression neutre avant de pousser la porte.

Le directeur l'accueillit immédiatement d'un de ses sourires paternels empreint d'une autorité naturelle. L'expression était si bien exécuté que bien des hommes avaient placé leur confiance et leur loyauté en lui sans un moment d'hésitation. Il allait de soi que Dumbledore veuille aider une personne, il était assez vertueux pour ça. Il aurait été sacrilège que de penser qu'il pouvait avoir un motif derrière sa gentillesse car ce vieil homme était un saint reposant sur un piédestal que de plus en plus de gens élevaient pour lui.

Ça me rend malade, pensa-t-il en s'efforçant d'envoyer un petit sourire reconnaissant vers le directeur.

-Harry, mon garçon, mais prends donc un siège, l'invita-t-il et il versa une tasse de thé pour le Maître de la Mort. Il s'installa dans un des fauteuils placés devant le bureau qui juraient atrocement avec la décoration de la pièce même s'ils étaient assez confortables.

-Merci, dit-il et il prit la tasse de thé des mains de Dumbledore. Puis sous son œil attentif il prit une gorgée avant de reposer la tasse sur l'assiette restée sur le bureau.

-Ce n'était pas trop brûlant j'espère, fit le vieil homme alors que ses yeux commençaient à pétiller.

-Non non c'est parfait vraiment, répondit-il et il se mordilla sciemment les lèvres pour feindre un peu nervosité. Mmmm… Professeur… je me demandais… pourquoi suis-je ici? Est-ce qu'il y a un problème?

-Oui et non Harry. Mais tu n'as pas à t'en préoccuper, dit-il en sachant pertinemment que cette réponse ne pouvait que stimuler la curiosité du garçon-qui-avait-survécu.

-Professeur? Que ce passe-t-il? Est-ce que c'est les mangemorts qui posent problèmes… ou… je sais pas… personne n'a voulu me dire ce qui se passe vraiment ces temps-ci… c'est pas possible que tout soit parfait Professeur… bredouilla-t-il avec brio tout en sondant d'une façon inoffensive et naturelle le Directeur. C'était exactement le genre de discours qu'il aurait pu tenir avant la bataille finale.

-Je crois que ton bien être est bien plus important que nos problèmes actuels. Est-ce que tu te portes bien, Harry?

Mon bien-être est plus important que ta victoire et l'annihilation des sorciers noirs? Tu veux rire de moi, espèce de vieille chèvre sénile? Dire que j'ai déjà été assez idiot pour penser qu'il était le bien incarné! Même si la faute revient à ces lavages de cerveaux Gryffondor. Ça m'enrage juste d'y penser!

-Moi? Bien.

-Juste bien, mon garçon?

-Je vais mieux Professeur… Je reprends des forces. Les Weasley s'occupent bien de moi, déclara-t-il avec un autre sourire reconnaissant. Moins bien réussit que le précédent mais encore réaliste s'il en croyait l'expression ravie du vieux.

-Merveilleux. Tu nous as fait bien peur avec ce coma Harry, lui dit-il sous le ton de la confidence et avec une pointe de chagrin presque plausible.

Le Maître de la Mort dût se retenir pour ne pas lui montrer la profondeur de son incrédulité face à cette déclaration presque répréhensive. Comme si j'étais responsable de mon coma, pensa-t-il surprit puis après une pause dû concéder que contre toute attente il avait un peu raison. J'ai bien décidé de m'entretuer après tout, songea-t-il avec amusement.

-Je sais… mais le trouble me suit partout où je vais, répondit-il avec apitoiement. Je me demande qu'est-ce que cela va être maintenant. Une révolte de gobelins? Une troisième guerre mondiale? Voldemort qui revient subitement à la vie, fit-il avec une ironie indétectable. Un nouveau Seigneur des Ténèbres?

-Surement rien d'aussi dramatique mon garçon… Mais…

Je. Ne. Suis. Pas. Ton Garçon. Albus foutu Dumbledore. Un mot de plus et je ne suis plus responsable de mes actes!

-Mais… Même si Tom est mort, il existe toujours des sorciers qui croient en la suprématie des sang-purs et en la magie noire.

-Vraiment? Mais je croyais qu'avec toutes ces années ils avaient tous été attrapés. Comment se fait-il que les mangemorts…

-Non les mangemorts ont tous été emprisonnés ou embrassés par les Détraqueurs, l'interrompit Dumbledore sans s'excuser le moindrement. Mais ce n'est pas tout les supporteurs de Voldemort qui avaient la marque. Nous sommes incapables de purger complètement le monde sorcier de cette infection.

-Je comprends, dit-il avec une expression grave, et il n'y a rien que je puisse faire Professeur?

-J'ai bien peur que non. Le Ministère fait tout ce qu'il peut avec le SRFM.

-Le quoi monsieur? Fit-il mine de ne pas comprendre tout en feignant de l'indignation à l'idée qu'il refuse son aide.

-Le Service de Régulation des Forces du Mal, c'est un département assez récent qui a été créé chez les Aurors qui s'occupent principalement de ce problème.

-Hum… et l'Ordre dans tout ça?

-L'Ordre fait ce qu'il peut pour aider le Ministère.

-Il me semblait que le Ministère et l'Ordre…

-Possédaient des intérêts contraires, Harry?

-Oui, dit-il sans laisser apparaître son irritation face à cette nouvelle interruption de sa part.

-Il est vrai que dans le passé c'était le cas mais Harry il a eu un remaniement ministériel. Nous avons un nouveau ministre de la Magie depuis quelques années, un né de moldu, un visionnaire si je peux me permettre.

Le Seigneur des Ténèbres senti la nausée soudainement nauséeux, même s'il s'attendait à une telle déclaration de la part du vieux fou.

Un Sang-de-bourbe comme Ministère n'est pas ce que j'appelle une bonne chose. Plutôt une malédiction! Une chance que Severus m'en avait informé auparavant. Je n'ose pas imaginer ma réaction, pensa-t-il en serrant les dents.

-Ah oui? Quelle terrible merveilleuse nouvelle. C'est Hermione qui devait être ravie…

-Effectivement. C'est une preuve indiscutable que les mœurs ont changée pour le mieux, déclara Dumbledore d'un air ravi et son interlocuteur avec effort força un sourire à apparaître sur son visage.

-Pour être franc professeur je ne pensais pas voir cela de mon vécu. Le Ministère était tellement corrompu, commenta-t-il et il s'autorisa à extérioriser un peu de son dégoût vers la fin. Il était confiant que le fossile allait le mésinterpréter et il commençait à être fatigué de contrôler ses réactions. Surtout lorsqu'elles étaient aussi intenses.

-Depuis qu'Andrew est ministre, la corruption est beaucoup moins présente, Harry. Il ne faut pas arrêter de croire. Si on désire le bien pour les autres suffisamment rien n'est impossible, dit Dumbledore en lui dispensant l'un des principaux éléments de sa propagande.

Andrew? Il l'appelle par son prénom? À quel point sont-ils proches?

-Merci du conseil, professeur, fit-il en essayant sans succès de paraître reconnaissant. Cela sembla troubler le Directeur qui pointa ses yeux bleus pétillants résolument dans ses yeux. Le Maître de la Mort se tendit légèrement, se préparant à une attaque mentale. Qui ne vint pas et il s'installa un silence inconfortable entre les deux sorciers. Sans le quitter des yeux, il réfléchit rapidement à un plan. Le vieux sorcier semblait aussi puissant que jamais et sa baguette était sur son bureau à moins d'un centimètre de sa main. Au moindre geste suspicieux, elle serait dans sa paume et il avait commis l'erreur de placer la sienne à sa taille. Elle était facile d'accès mais il suffisait d'une fraction de seconde de retard et il était foutu. Surtout, qu'il ne se faisait pas d'illusion, il sortait d'un coma et sa magie n'était pas encore tout à fait rétablie. Elle était encore quelque peu ankylosée comme ses muscles qui étaient restés inactifs pendant de longues années.

-Je te sens un peu nerveux. Y a-t-il quelque chose dont tu voudrais me parler Harry? dit soudainement Dumbledore avec l'air de celui qui savait déjà la réponse. La paranoïa du Maître de la Mort augmenta d'un coup et c'est avec soin qu'il répondit :

-Oui… Je me sens mal. Vous avez accomplit tellement pendant que j'étais plus qu'inutile, déclara-t-il et il croisa les doigts métaphoriquement. Ça me préoccupe depuis mon réveil. Maintenant que j'ai tu… maintenant que Voldemort n'est plus… à quoi je peux bien servir? J'ignore tout de ce qui c'est passé depuis la bataille finale… Les gens n'ont pas besoin pas de moi… Parfois je pense que je serais mieux de partir…

-Oh mon garçon. J'ignorais que de telles pensées te préoccupaient, fit Dumbledore et même si son affection semblait fausse, le Maître de la Mort put relaxer un peu, parce qu'il croyait vraiment qu'il était à ce point faible qu'il avait besoin que les autres lui donnent un but pour avancer et avoir confiance en lui. Nous avons encore besoin de toi, continua le vieil homme, l'Angleterre a besoin de son héro. Il n'y aucune raison pour que ta victoire contre Voldemort soit le seul acte altruiste de ta vie. J'en ai fait de même après avoir vaincu Grindelwald.

-Vous croyez, professeur?

-Bien sûr et Harry?

-Oui?

-Appelle-moi Albus, veux-tu? Je t'ai toujours considéré un peu comme mon petit-fils et t'entendre référer à moi par professeur me dérange.

-Si cela ne vous dérange pas prof… Albus, répondit le Maître de la Mort après avoir ravalé la bille qu'il était monté dans sa gorge en prononçant son prénom. Salazar m'en préserve, je ne veux pas être plus intime avec mon pire ennemi.

-Ne t'inquiète pas Harry. Je vais trouver le moyen de t'impliquer où tu seras le plus utile.

-Merci… Albus, le remercia-t-il avec un sourire heureux réussi.

-Bien. Mon garçon je ne te retiendrais pas plus longtemps. Tu as sûrement beaucoup de chose à faire. Il faut que jeunesse se passe.

-Au revoir Albus, répondit-il en se levant.

-Au revoir Harry, déclara le Directeur et le Seigneur des Ténèbres lutta contre se instincts et s'obligea à lui tourner le dos pour sortir de la pièce.

Cette rencontre avait été finalement un franc succès.

Il ne se doute de rien. Parfait. Et j'ai même la chance de me découvrir ces actions en y participant… Si tout échoue, je pourrais toujours me recycler en acteur, songea-t-il avec amusement et il oublia sciemment le calvaire qu'il avait enduré depuis quelque temps. Quelle merveilleuse journée.


.


Deux portes sous une arche, flanquées de deux Aurors, bloquaient son chemin. Le Maître de la Mort avait cligné des yeux en les voyant, croyant à une illusion. Cependant, un contresort non-verbal plus tard il devait avouer que ce qu'il voyait était réel. Le Ministère avait condamné l'entrée de l'Allée des Embrumes. Il ne l'avait pas remarqué lorsqu'il était sur le Chemin de Traverse avec Ginny puisqu'ils ne s'étaient jamais approchés de l'entrée mais maintenant qu'il profitait de l'occasion pour faire des emplettes un peu moins légales l'Allée des Embrumes était indispensable.

Il avait envie de demander à un passant depuis combien de temps, l'entrée était fermée, mais il se retint. Inutile d'attirer l'attention sur moi comme ça. Les autres entrées doivent exister encore. Sans plus attendre, il transplanna dans une ruelle pas très éloignée de l'entrée moldue du Chaudron Baveur. Elle ressemblait à n'importe quelle ruelle mal famée. Il y avait des ordures sur le sol, des graffitis sur les murs, un rat entrain de dévorer quelque chose non identifié. Cependant, au bout de la ruelle à côté d'un graffiti représentant le symbole de l'anarchie le mur de brique devenait une illusion si on touchait du bout de sa baguette les bonnes briques. Le code n'était pas le même que pour l'entrée du Chemin de traverse mais s'il devait en croire les rares passages qu'il avait trouvé au sujet de l'Allée des embrumes, les deux entrées avaient été crées en même temps. Celle qu'il utilisait à présent avait simplement disparu de la mémoire de la majorité des sorciers lorsque l'Allée des embrumes était devenu un endroit de prédilection pour les arts sombres et les marchandises de contrebandes.

En arrivant dans l'Allée, il ne fut pas surpris de voir qu'elle était déserte. La moitié des boutiques étaient condamnées avec des planches, les autres avaient obscurcies leur vitrine et rien n'était visible de l'extérieur. Néanmoins, Barjow & Beurk était encore ouvert et lorsqu'il entra à l'intérieur il y avait un autre client. Un mangemort. De dos, il était capable de reconnaître lequel mais il avait senti la présence de sa marque.

Intéressant, songea-t-il et il chercha du regard ces deux anciens employeurs. Ils étaient absents mais un adolescent maigre comme un clou avec un air revêche était derrière le comptoir. Il avait des liens de parenté évidents avec Beurk. Un neveu peut-être? L'enfant d'un cousin? Ou un bâtard? Mmmm. S'il a été à Poudlard je ne l'ai jamais vu. Il est plus probable qu'il étudiait à la maison… s'il avait une maison, pensa-t-il en voyant les vêtements rapiécés du garçon. Cela lui rappela des mauvais souvenirs et il grimaça. Il lâcha la porte de la boutique qui se referma avec un claquement attirant le regard du garçon et du mangemort. Ce dernier se retourna et le Maître de la mort le reconnu sans hésitation. Selwyn. Ni Lucius ni Rogue n'avaient parlé de lui durant leur rapport. Ils croyaient peut-être qu'il était mort?

-Je peux vous aider, demanda le garçon avec une politesse qui semblait hors de place. Sa voix tremblait un peu. Selwyn ou l'homme encapuchonné qui venait d'entré dans la boutique le rendait nerveux.

-Je veux voir Beurk, dit-t-il froidement.

-Le SRFM est passé, monsieur, déclara l'adolescent d'un ton égal.

-Quel dommage, remarqua-t-il et il s'approcha d'une étagère où reposait des livres. Au premier coup d'œil, ils semblaient tous être neutre ou sur de la magie blanche. Il soupira et ignora le regard assez insistant de Selwyn.

-Il n'y a rien d'autre que ça? L'Allée des Embrumes n'est plus ce qu'elle était apparemment.

-Les Aurors et le SRFM ont tout emporté, répondit l'adolescent défensivement.

-Bien entendu, commenta le Seigneur des Ténèbres avec amusement et il vit du coin de l'œil Selwyn ouvrir ridiculement grand ses yeux.

-Potter?

«The sun goes down
I feel the light betray me »

Papercut – Linkin Park