Chapitre 9 :
Le lendemain, 5e jour de confinement
Chez Yamapi...
Ryo se dirigeait vers la cuisine, en silence. Il repensait à son réveil quelques minutes plus tôt. Sûrement le plus beau de toute sa vie : Yamapi était à ses côtés, blotti contre lui. Repenser à la tournure qu'avaient pris les évènements de la veille le rendit plus qu'heureux. Yamapi l'aimait, il avait du mal à se dire que tout ce qu'il avait vécu n'était pas un rêve.
-Itai !
Ryo jura en silence en passant devant la télécommande posée au sol et dans laquelle il avait royalement shooté sans le vouloir. Cela eut au moins le mérite de le sortir de ses réflexions et de lui faire regarder où il mettait les pieds. Il fut donc forcé de contempler l'état dans lequel ils avaient laissé le salon la veille : leurs vêtements étaient étalés par terre, les débris du plateau que portait Yamapi toujours étalés sur le sol. Cela le fit sourire bêtement : il était heureux. Il se baissa et tenta de ramasser comme il pouvait les morceaux de verre qu'il jeta avant de rassembler leurs vêtements. Puis il retourna dans la cuisine faire ce qu'il était venu faire initialement : préparer un petit déjeuner au lit digne d'un roi à Yamapi. L'expérience aidant, il se dirigea vers le placard de la dernière fois et l'ouvrit...mais n'y trouva rien.
« C'est pas vrai...pas encore ! »
Il se refit donc tous les placards de la cuisine avant de se souvenir que pour être sûr de le retrouver, il avait posé le paquet de thé sur le plan de travail...juste sous ses yeux.
« Mouais...no comment. Et puis tant pis, rien ne peut entraver ma bonne humeuuuurrrrr »
Il sourit donc de plus belle et continua sa préparation. Quelques minutes plus tard, c'est avec un plateau chargé qu'il refit le même trajet que la veille. Seulement cette fois-ci, il était sûr qu'il ne s'enfuirait pas en courant de la chambre de Yamashita.
Arrivé devant la porte il constata qu'il l'avait refermée pour ne pas réveiller Yamapi.
« Ok...Comment je fais moi maintenant ? »
Ryo tenta la carte de l'équilibriste et leva sa jambe avant de la rabattre sur la clenche, résultat : la porte était ouverte mais il s'était cassé la figure à l'arrivé. Yamapi se réveilla en sursaut, et tout ce qu'il vit fut deux mains tendues qui portaient un plateau. Il s'avança doucement sur le lit et constata que Ryo était allongé sur le sol, son plateau dans les mains.
-Désolé, je suis tombé...
-Je vois ça. Comment t'as fait pour sauver le plateau ?
-J'en sais rien du tout !
-Ahhh.
Yamapi prit le plateau des mains de son amant pour lui permettre de se relever et s'installa confortablement dans son lit. Ryo vint le rejoindre et ils mangèrent tout en discutant.
-On fait quoi aujourd'hui ?
- Je ne sais pas, on pourrait passer à ton appartement pour voir si Koyama et Masuda sont toujours en vie.
-J'espère bien !
-Ohh, c'est mignon ! Tu t'inquiètes pour eux...
-Ano~ Ouais je m'inquiète, mais surtout pour mon appartement ' J'ai déjà peur de le retrouver en ruine, mais avec deux cadavres à l'intérieur non merci !
-Okkk, C'est moins mignon d'un coup !
-Mais non soit pas tristes je rigole ! Ryo tu vas oùùùù ?
-Prendre ma douche !
-Tu m'en veux ?
-Pas si tu m'accompagnes...
-Je me suis fait avoir là... ?
-Ouaip
-Tant pis... attend moi j'arrive !
Chez Ryo
Masuda attendait. Il attendait pour aller dans la cuisine parce qu'il savait que Koyama s'y trouvait. Et il ne voulait PAS DU TOUT le voir. Il avait mis un temps fou à faire abstraction de tout ce qu'il ressentait et à s'endormir. Mais quand il s'était réveillé, il n'avait pu s'empêcher de repenser à tous ce qui s'était passé et à tous ce qui se passerait. Il voulait remettre au plus loin possible le moment où il devrait adresser la parole à Koyama et pour cela, la première chose à faire était de l'éviter. Lorsqu'il releva la tête, il constata que Koyama n'était plus dans la cuisine. Il ne l'avait même pas vu passer, tant mieux. Il partit se faire à manger, il avait faim et ça lui changerait les idées. Ca lui changeait toujours les idées de manger, ça le mettait de bonne humeur, où au moins l'égayait un peu, car il doutait que là quelque chose puisse lui redonner le sourire.
Il était trois heures de l'après midi. Koyama soupira pour la énième fois. Il avait réussi à faire tous ce qu'il avait à faire ce matin en évitant soigneusement Masuda. Maintenant il était dans un coin du salon et ne bougeait plus. Il avait bien trop peur de le croiser en tentant de changer de pièce et il ne savait pas du tout comment il régirait si il se retrouvait face à Masuda, coincé dans un couloir, sans pouvoir avancer ni le contourner. Il se doutait que soit il repartirait très vite d'où il venait, soit il ne pourrait s'empêcher de lui sauter dessus.
« Rhaaa, mais ça va pas de penser à des trucs pareils !? »
Il secoua énergiquement la tête et soupira, encore...
Vers trois heures trente de l'après midi, Koyama entendit des bruits derrière la porte. Peu de temps après, Masuda s'avança légèrement dans le salon non sans regarder où se trouvait Koyama pour rester à bonne distance de lui. Koyama se dit que Masuda ne devait pas être très loin tout ce temps pour avoir lui aussi entendu les bruits qui provenaient de derrière la porte. Il sursauta en entendant quelqu'un crier :
-Rhaa mais j'au paumé les clés !
-Du calme mon amour, tu vas les retrouver. Tiens qu'est ce que je te disais !
Masuda se figea. Soit il rêvait, soit il avait bien entendu YAMAPI appeler RYO mon amour... Il jeta un coup d'œil à Koyama et comprit tout de suite que lui aussi se posait visiblement des questions. Mais ils entendirent le bruit de la clé dans la serrure et se préparèrent donc mentalement à recevoir Ryo qui avait l'air déjà assez énervé.
-Ben qu'est ce que tu fais ?
-J'ai peur...
-Allez entre, on verra bien.
La porte s'ouvrit donc sur un Ryo angoissé comme pas possible suivit d'un Yamapi attendri...par Ryo. Ils n'avaient donc pas rêvés...Mais ni Masuda ni Koyama ne put continuer très longtemps leurs réflexions...
-Salut les gars !
-...
-Ok... Bon alors Ryo : Ce ne sera pas deux cadavres mais deux morts-vivants, c'est déjà mieux, ne ?! Non, sérieusement, qu'est ce qui se passe ?
-Rien
-Rien
-Ok... et vous me prenez pour un idiot en plus ! C'est pas grave, joie et bonne humeur !
Vous êtes vraiment sûrs que ça va ?
-Oui
-Oui
-Ryo, au secours...Ryo ?
Personne n'avait remarqué que le pauvre Ryo avait disparu. Celui-ci était en fait parti explorer son appartement et découvrit vite que son état...ne lui plaisait pas. Il entendit Yamapi l'appeler et revint donc dans le salon, sa bonne humeur finalement entravée, ce qui le mettait encore plus en colère.
-Ben t'étais où ?
-Partis inspecter l'appartement.
-Ah...Et donc ?
-Et donc... Lequel de vous deux à déchiqueté un oreiller, et POURQUOI ?
-Ano~...fit Masuda, gêné. J'étais un peu...troublé hier soir et... je ne me suis même pas rendu compte que je le déchiquetais de partout, gomennasai !
-Ok... maintenant le cadre qui est bousillé là c'est pour quoi ?
-Ah eux ça c'est moi.
-Ok, merci Koyama, tu t'expliques ?
-Ben en fait c'est quand j'ai shooté dans le jeu de cartes je crois qu'il a atterri dans le cadre... Gomen...
-Hein ? Mais tu n'avais qu'a pas shooté dedans, qu'est ce qui t'a pris ?
-Il m'a battu...
Yamapi, tentant de voir le bon côté des choses s'écria :
-Ah ! Mais ça veut dire que vous avez jouer ensemble ça, ne ?! C'est bien !
-Tomo ! C'était un cadre avec une photo de nous !
-T'avais un cadre avec une photo de nous !?
-Ben... Ouais...
Ryo rougit légèrement et se reprit pour continuer de passer un savon aux deux énergumènes :
-Ok maintenant le reste de l'appart, c'est un bordel pas possible, et pourquoi vous avez sorti l'encens et les bougies et...
Koyama, très perspicaces, ne réfléchit pas plus, se leva, attrapa au passage Masuda qui le regarda plus qu'étonné mais il lui dit :
-Crois moi, cours !
En effet Ryo s'était mis à leur courir après comme un fou. Yamapi s'était lui jeté à la suite de son amant afin de le calmer un peu mais sans succès. Lui ne savait même pas pourquoi Koyama était soudain parti, ni pourquoi il avait emmené Masuda avec lui, et encore moins pourquoi Ryo leur courait après. Koyama paniquait, il poussa Masuda dans sa chambre et referma la porte à clé derrière lui.
Moins de deux secondes plus tard, Ryo martelait la porte tout en criant comme un fou que s'ils n'ouvraient pas tout de suite, il défonçait la porte. Yamapi rejoignit son amant et le força à se calmer en lui disant que de toute façon ce serait idiot de défoncer la porte de sa propre chambre. Une fois Ryo légèrement (très légèrement) calmé, Yamapi lui demanda ce qui lui avait prit et Ryo se retourna vers la porte et recommença à taper dedans mais cette fois il hurlait :
-ILS ONT MIS LE FEU A MON APPART' CES CONS !
A l'intérieur de la chambre, Koyama était resté tout paniqué devant la porte. Il gémissait tout en gardant ses deux mains devant lui comme si la porte allait exploser d'un moment à l'autre. Quand Ryo s'était arrêté, il s'était retourné et vit Masuda juste derrière lui qui était tout autant paniqué même s'il ne comprenait toujours pas ce qui se passait. Koyama le devina et lui dit :
-Je crois bien qu'il a vu le tapis.
Trente secondes plus tard, Ryo recommençait à hurler tout en confirmant ce que Koyama venait de dire, puis il s'arrêta de nouveau. Masuda ne pu s'empêcher de rire malgré la peur provoquée par Ryo.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Ben, t'avais raison en disant que Ryo allait nous tuer !
-Ah...
Rassuré, Koyama laissa retomber ses bras qui étaient toujours en suspend vers la porte et les mis dans ses cheveux tout en riant lui aussi. Mais ils entendirent bientôt un bruit qui ne leur plaisait pas du tout et se retournèrent mais c'était trop tard : Ryo était entré. Masuda tourna la tête et laissa échapper un cri de frayeur : Ryo fulminait et tenait un couteau dans ses mains. Nishikido balança le couteau à ses pieds pour le plus grand plaisir de Masuda qui poussa un soupir de soulagement. Nishikido, même s'il semblait toujours aussi en colère, semblait désormais apte à se maîtriser, non sans difficultés, mais tout de même.
-Maintenant vous me dîtes ce que vous avez foutu pour mettre le feu ...
-Ben...bougies... murmura Koyama
-Ca merci je suis pas totalement con, j'avais compris ! Mais merde ! Quand je me sers de bougie moi je fous pas le feu !
-On se battait...pour la boîte d'allumettes...
-Pfff, sérieux ?! ?
Tous se retournèrent vers Yamapi qui venait de parler. Tous semblaient presque avoir oublié sa présence. Lui avait les larmes aux yeux tant il riait. Son fou rire avait débuté quand Ryo était partis en rogne dans la cuisine et en était revenu avec un couteau avec lequel il s'était acharné sur le verrou. Le pire étant qu'il avait réussi à ouvrir la porte ! Ce qui avait fait rire Yamapi de plus belle. Mais l'histoire de Masuda et Koyama, elle, était tellement stupide que là il n'en pouvait vraiment plus.
-Tomo...
Ryo regardait son amant sans vraiment comprendre. Yamashita le regarda et réussi à articuler tout en continuant de rire :
-Vois le bon côté des choses, ils ont déjà plus de contacts ensemble !
Aussitôt, Masuda et Koyama perdirent leurs sourires. Ryo et Yamapi le remarquèrent et un silence s'installa pendant lequel ils en profitèrent pour se calmer.
-Ano~C'était qu'une boîte d'allumettes les gars, faut pas dramatiser. Je suis sûr que vous vous entendez mieux qu'avant, ne ?!
-...
-Oh noon, Ryo ils recommencent. On va avoir droit qu'a des réponses de deux mots et demi...
-Ok... Les gars, vous me dîtes tout de suite ce qui se passe sinon... on s'en va !
-Ne les tente pas Ryo...
-Ok...Bon bah sinon...on embarque tout ce qu'i manger et on vous laisse mourir de faim !
Masuda eut un petit rire, comme si ils pouvaient faire ça... Mais devant l'air sérieux qu'affichait Ryo et Yamapi, il prit peur et se mit à bégayer
-Ben non...vous pouvez pas... C'est juste que...
Il arrêta de parler, son visage se faisant plus troublé. Il paraissait soudain à la fois en colère, incertain et triste. Yamapi l'encouragea du regard tandis que Ryo patientait, curieux tout de même de savoir ce qui avait encore du se passer avec Koyama pour que la situation empire. Peut être encore de l'huile... Koyama lui semblait réfléchir intensément.
Masuda continua sur un ton plus amer et en colère :
-C'est juste qu'il M'A EMBRASSE !
Koyama sorti de ses pensées brusquement.
-C'est toi qui m'a embrassé !
-Apres que tu m'aies embrassé !
Les deux s'affrontèrent du regard un petit moment tandis que Ryo et Yamapi se consultaient à voix basse. Koyama et Masuda ne les remarquèrent même pas. Puis Yamapi s'écarta, attrapa Masuda par le bras et le traîna derrière lui hors de la chambre tout en refermant la porte derrière lui. Ryo alla s'asseoir sur son lit et fit signe à Koyama de le rejoindre. Celui-ci hésita avant de s'avancer et de s'asseoir à son tour.
-Alors je t'écoute, vide ton sac...
-Je... Ben...Je ne sais pas comment dire...
-Essais, je ferais de mon mieux pour comprendre.
-Ben, au début je détestais bien Masuda hein... puis ben, en te passant les détails : je sais plus trop ce que je ressens. Plus du tout en fait... Je...J'ai envi de sourire des qu'il est la et je pourrais passer des heures à le regarder faire la cuisine. Et ces derniers jours, même quand on se disputait, au fond ça me faisait plaisir parce que dans ces moments là, j'étais sûr qu'il faisait attention à moi. Et c'est idiot, je le sais bien. Je peux pas avoir atterri ici parce que je le haïssait et me retrouver trois jours plus tard amoureux de lui ! Ce n'est pas possible !
-Bien sûr que si, la preuve ! Tu sais...l'amour ne prévient pas... Il nous tombe dessus comme ça et ça ne sert à rien de se demander pourquoi. Il suffit de savourer et de profiter d'être amoureux. Même si ce sentiment peut faire souffrir. Je sais très bien ce que tu ressens. J'avais tellement peur de dégoûter Yamapi si je lui avouais mes sentiments. J'ai bien failli partir de chez lui à cause de ça ! Alors qu'il ressentait la même chose ! Mais je ne les su qu'après lui avoir moi-même avoué ce que je ressentais. Je t'avoue que c'est sorti tout seul, mais je ne regrette absolument pas. Même si ses sentiments n'avaient pas été réciproques, au moins j'aurais été fixé. Je n'ai qu'une chose à te dire : lance toi et dis lui.
Koyama avait écouté Ryo en silence. Il se nourrissait de tout ce qu'il lui disait et tentait de mettre au clair tous ses sentiments. Peut être qu'il avait raison et qu'il devrait tout dire à Masuda, ce ne serait peut être pas un désastre, il ne le rejetterai peut être pas... Il secoua la tête et chassa cette pensée là :
-Non, je ne peux pas ! On a atterri ici tous les deux...Je le haïssais, mais c'était réciproque ! Je sais déjà ce qu'il ressent pour moi, ce n'est pas la peine...
-Ca ne veut rien dire ! Si tes sentiments ont changés, pourquoi pas les siens ! Tu sais, je suis tombé amoureux de mon meilleur ami. J'étais donc persuadé que mes sentiments ne pouvaient pas être réciproques, qu'on était JUSTE amis, et pourtant...
-Ouais...
-Crois moi, dis lui... M'enfin, pour l'instant attend un peu, vu l'état dans lequel tu es... et je suppose qu'il doit être pareil. Il vaut mieux que vous vous reposiez un peu avant de vous parler. Vous aurez les idées plus claires. Et puis, la nuit porte conseil...
Et Ryo sorti de la chambre en laissant Koyama méditer.
Masuda avait suivi Yamapi et avait atterri dans sa chambre. Yamapi le poussa doucement sur le lit tandis qu'il prenait une chaise et la rapprochait avant de s'asseoir. Puis, il attendit...
-Rhaaa mais dis quelque chose Yamapi ! C'est trop horrible là !
-Ben c'est à toi de me dire quelque chose non ? Je suis le leader ! Si quelque chose ne va pas, tu peux toujours m'en parler !
-Ok, mais tout va bien
-Menteur ! Et tu mens mal en plus ! Allez accouche !
- Y a rien !
-Ok donc Koyama t'a embrassé.
-Oui. Non !
-Et tu l'a rembrassé après c'est ça ?
-Oui. Eux non ! Rhaa mais tu m'énerves, comment tu fais ça !?
-Hehe...Bref. Pourquoi ? Pourquoi tu l'as rembrassé ?
-...Parce que je n'étais pas sûr.
-Mais encore ?
-Je...Je n'étais pas sûr de ce que j'avais ressenti quand il m'avait embrassé, alors j'ai retenté le coup...
-Et tu as aimé.
-Oui. Eux non ! Ouais laisse tomber...Oui j'ai aimé. Mais quand je me suis rendu compte de ce que je faisais je me suis écarté tout de suite et je suis parti...
-Et Koyama ?
-Il a fait pareil je crois, j'étais super troublé je faisais pas trop attention...
-Ok. Et donc tu es amoureux de lui.
-...
-Oui...
-Et ben c'est bien !
-He ?! Mais non ! C'est n'importe quoi oui ! Un coup je le déteste, et deux jours après je l'aime ! Ce n'est pas normal ! Je ne suis pas normal...
-Arrête de dire n'importe quoi -_-'. Tu l'aimes et c'est super ! Et tu sais quoi, je suis persuadé qu'il ressent exactement la même chose.
-Qu'est ce que t'en sais, tu trouves qu'il avait l'air d'être amoureux de moi tout à l'heure ?
-Avant que tu nous dises qu'il t'avais embrassé, on ne se doutait pas non plus de ce que tu pouvais ressentir. Si tu as réussi à cacher tes sentiments, pourquoi pas lui ?
-Tu es avec Ryo, ne ?!
-Ano~oui pourquoi ?
-Tu avais deviné ses sentiments ?
-Non, pourq...
-Alors pourquoi t'y arriverais avec Koyama là ? '
-Mais c'est flagrant ! C'est lui qui t'a embrassé le premier ! Et puis... à la manière qu'il a eu de t'emmener avec lui quand il a deviné ce qu'allait faire Ryo tout à l'heure ! S'il te détestait vraiment, il t'aurait laissé subir les foudres de Ryo tout seul ! Mais il ne l'a pas fait !
Masuda doutait. Il avait tellement peur de paraître ridicule en parlant à Koyama de ce qu'il ressentait ! Mais Yamapi le faisait douter, c'est vrai que c'est Koyama qu'il l'avait embrassé en premier mais ça ne voulait peut être rien dire...Mais d'un autre côté, on n'embrasse pas les gens sans raisons... Masuda n'arrêtait pas de se contredire, il avait besoin de parler encore...de réfléchir.
-Crois-moi : Tout ce que tu as à faire maintenant, c'est de lui parler. Tu seras fixé au moins. On va vous laisser tout seul pour que vous puissiez parler.
-Non...
Mais Yamapi s'était déjà levé et se dirigeait vers la porte de la chambre. Masuda était bien trop lessivé, moralement et physiquement, pour l'arrêter et resta donc assis sur son lit à le regarder quitter la pièce et refermer la porte. Yamashita se retrouva donc dans le couloir juste à temps pour voir Ryo sortir de sa propre chambre.
-Ouaw ! Qu'est ce qu'on est synchro !
-Ouaip !
-Alors ?
-Je pense l'avoir convaincu de parler de ce qu'il ressent à Masuda.
-Pareil... J'espère qu'ils se parleront, demain c'est le dernier jour qu'ils passeront enfermés. Ensuite, on devra retourner au boulot...
-Ouais, j'espère aussi... En attendant, on rentre ?
-Ok mais un resto avant ça te dis ?
-Ouii !
Ryo couru jusqu'à la porte d'entrée et l'ouvrit en grand
-Si Monsieur veut bien se donner la peine...
-Avec plaisir...
La porte se referma encore une fois, laissant Masuda et Koyama aux prises avec leurs sentiments. Yamapi et Ryo avaient au moins réussi à leur faire admettre une chose : ils s'aimaient.
A suivre...
