L'espace entre les étoiles.

Disclamer : Les personnages sont à JK Rowlings, et l'histoire à Issy (The espace between the stars) Donc, en gros, rien est à moi.

Cyngathi : J'vais sortir ça à mon prof de psyco l'année prochaine ^^

Pourquoi ? Tu fais psycho ?

"[...]Est-ce que je me suis cogné la tête ?[...]" MDR ! ! ! Il a pensé 
exactement à la même chose que moi ^^ !

Comme quoi, les grands esprits se rencontrent.

"[...]Tout ce qu'elle pouvait faire était écouter alors qu'elle 
dévoilait son cœur devant lui.[...]" Y'a pas comme quelque chose qui cloche 
dans ta phrase ? ELLE écoute ce qu'ELLE dit devant LUI ?

Euh, non. C'est lui qui écoute. Encore une faute qui m'avait échappé.

"[...]Pastille au citron ?[...]" Bon dieu ! Il est accro aux citron ce 
type !

Alors là, je vous pas du tout ce qui te fait dire ça. Lol

"[...]Prends une autre pastille[...]" Au citron naturellement ^^ !

Evidemment !

Et bien encore une fois merci pour ta review qui m'a encore fait très plaisir.

Céline.S : Mais elle est pas triste cette fic. Reste avec moi… ^-^. Et merci pour tes encouragements.

Marie-Jo : Je t'en prie, ça me fait plaisir.

Alana Chantelune : « Elle » est dévoilée dans ce chapitre. Quant à Sirius qui joue du violon, ma foi, c'est vrai que ça surprend au début. Mais après tout pourquoi pas ?

Natacha : C'est vrai que les chapitres sont courts. Mais c'est comme ça qu'on arrive au 52 chapitres de cette fic, toujours en cours. En tout cas, j'espère que tu continuera à aimer jusque là.

Marie : Merci pour les compliments. Je suis contente que ça te plaise.

Marie-Evy : Oulala, merci pour tous ces compliments. C'est vrai que les personnages sont bien décrits. Quant à Amélia, moi je l'adore, surtout son incroyable sens de la répartie. Quant à « elle », un peu plus de détails dans ce chapitre. Pour finir, cette fic compte pour le moment 52 chapitres en VO, et elle est toujours en cours. En tout cas, encore merci pour tes compliments, y m'ont fait très plaisir.

Pitite Maraudeuse : Merci pour la review. Je pense que tu vas être ravie avec ce chapitre, du Snape fidèle à lui même et une rencontre avec des Arachniaes…

Et le diable souriait

La première pensée de Severus quand il transplana à Telae Domus fut, Douce mère de Merlin, pas besoins de se demander pourquoi elles sont si douées en potions !

Il avait atterri au milieu d'un jardin médicinal, et avec ses yeux depuis longtemps entraînés, il pouvait immédiatement sentir son potentiel pour des potions exceptionnellement puissante.

Sa seconde pensée fut, où est tout le monde ?

Il se demanda pendant une seconde si il n'avait pas transplané au totalement mauvais endroit, mais réfuta cette théorie presque immédiatement. Nul part ailleurs au monde pourrait-il y avoir un jardin d'herbes si remarquable – autrement, il y aurait été. J'aurais pillé ce jardin il y a longtemps, pensa-t-il, sans cette petite règle du 'aucun homme'.

« Donc. »

Il résista à l'impulsion de pivoter rapidement vers la voix. Il avait passé de nombreuses années à apprendre le contrôle, et personne, qu'importe combien puissante leur plus puissantes potions furent, n'allait l'arracher de lui. Il se tourna lentement pour faire face à son interlocuteur. « Donc », répondit-il, s'assurant que chaque iota de suspicion qu'il ressentait transparaissait dans sa voix.

« Severus Snape, je présume. » Les robes de la prêtresse étaient grises. Second cercle, donc, constata Severus.

« Oui », répondit-il. Il n'allait pas lui donner la satisfaction de lui demander son nom.

« Vous pouvez m'appelez Aralinda, lui dit-elle avec arrogance.

- Vous pouvez m'appelez Professeur Snape », répliqua-t-il. Il espérait qu'elle allait appréciez la rebuffade.

Son visage se durcit. « Et vous n'allez pas insulter une prêtresse dans le propre jardin de la Déesse ! »

Son visage se fit sardonique. « Je ne crois pas que j'insultait personne. »

Ses yeux, verts comme le nouveau printemps, s'étrécirent, mais elle ne mordit pas à l'appât. « Venez », ordonna-t-elle brièvement.

Il refusa de lui demander où elle l'emmenait. Il n'allait pas accorder à aucune femme – particulièrement une d'entre elles, qui avaient prit et gaspiller un si grand talent – le bénéfice d'un avantage sur lui.

« Je vous emmène au temple », lui indiqua Aralinda par dessus son épaule.

Au temple, alors, il irait.

Hors de la poêle, pensa-t-il, et dans le feu.

Il y avait une autre prêtresse les attendant devant les portes de ce que Severus supposa être le temple d'Arachnée. Ses robes étaient noires. « Sœur Aralinda », reconnut-elle la plus jeune prêtresse froidement. « Professeur Snape. »

Il acquiesça fraîchement en signe de reconnaissance.

La prêtresse se tourna vers Aralinda. « La Grande Prêtresse a déclaré qu'il devait rester ici jusqu'à la Midsummer Eve.

- Peut-être pourriez-vous vous adressez à moi à propos de ce qu'il m'est prévu. » remarqua glacialement Severus.

La prêtresse le regarda froidement. « Je ne pense pas, lui dit-elle brièvement, et, se retournant vers Aralinda : Tu connais la tradition. »

Celle-ci inclina légèrement sa tête. « Je connais la tradition. Qu'Arachnée tienne vite ton fil, sœur.

- Qu'Arachnée tienne vite ton fil », répondit l'autre, et elle transplana.

Aralinda se tourna pour regarder Severus froidement. « Vous n'allez pas au temple, alors, lui dit-elle glacialement.

- Ca, j'avais compris. Je ne suis pas un fou.

- Moi non plus, professeur Snape. Moi, au moins, je connais ma place. »

Sans un autre mot, elle se tourna, et Severus n'eut d'autre choix que de la suivre.

Et donc, plus tard, seul dans une clairière avec la nuit tombant, le croissant de lune à l'horizon, Severus maudit profondément sa fierté et son ego.

Un homme sage pose des questions, lui avait dit une fois Dumbledore, et un plus sage répond.

Janus Snape avait essayé de répondre à ses propres  questions plutôt que de demander, et ça avait fini avec sa mort.

Et son fils avait fait la même erreur.

Bonne nuit, avait dit Aralinda quand elle l'avait laissé là, et il n'y avait eu aucune erreur possible quant à la malveillance dans sa voix.

Ce serait un test qui prouverait sa valeur ou le trouverait mort.

Les hommes comme moi ne sont pas souvent favorisés par les dieux, pensa Severus, et encore moins par les déesses. Et je n'ai aucune idée de ce à quoi je suis sensé faire face ici, ce soir.

Pendant un moment, il se dit que peut-être il n'y aurait rien à combattre. Juste la nuit s'assombrissant et la peur que ce qui allait arriver serait peut-être suffisant pour conduire un homme à la folie.

Mais il avait à faire à une déesse ici, et les choses étaient rarement aussi simples.

Professeur Snape…

La voix était insistante et les ténèbres étaient profondes. Il ne pouvait rien voir autours de lui. « Je suis ici », dit-il simplement.

Veux-tu passer une nuit dans la Clairière de la Dame ?

Sa gorge se serra. Facile, Albus ? pensa-t-il. Mais il connaissait déjà ce que sa réponse serait. « Je le veux », répondit-il.

Alors, regarde dans le miroir, murmura la voix dans son esprit, et vois la vérité.

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« Qu'est-ce qui vient après ? », demanda-t-elle, remuant le contenu du chaudron avec le bout de sa baguette.

Severus consulta son livre. « Ah… Deux onces de Branchiflore écrasée », dit-il, lui souriant. Ennemis le jour, amis en secret, pensa-t-il. Il y avait une étrange romance là-dedans – même lui, qui n'avait jamais été romantique, pouvait le voir.

« Peux-tu commencer à hacher les Flobberworms séchés, s'il te plaît ? », lui demanda-t-elle alors qu'elle mesurait la branchiflore. « Ils doivent être ajouté bientôt. »

Il amena la planche à hacher vers lui, continuant à regarder le livre. « Tu devra le remuer dans le sens contraire des aiguilles d'une montre…Douce mère de Merlin ! » Il agrippa sa main en sang contre sa poitrine.

Elle leva la tête et vit le sang qui goûtait. « Montre-moi, lui ordonna-t-elle, tendant sa main pour la sienne.

IL secoua sa tête. « Non… Ca va.

- Arrêtes de faire ton entêté, Severus, montres-moi. » Sa voix avaient des intonations mélodieuses, calmantes, comme l'eau ruisselante un premier jour de printemps.

« Non, dit-il fermement. Tu dois finir la potion. Je vais aller voir Madame Pomfresh et serait de retour bientôt.

- Severus…

- Continue, lui dit-il. Je n'en ai que pour une seconde.

La lumière dansante attrapa l'or de ses cheveux. « OK, dit-elle doucement.

- Neuf fois, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre », lui dit-il, et il quitta la salle.

Une fois dans le couloir, il releva sa manche en retenant son souffle. Son doigt continuait à saigner abondamment, mais il savait que ce n'était qu'une petite coupure. Il l'avait faite volontairement, et il n'était pas assez fou pour couper son propre doigt.

Et la douleur n'était rien comparé à la douleur de la Marque des Ténèbres, brûlante, noire sur son bras.

Le son de sa voix flottait dans le couloir. Elle chantait par dessus son chaudron. « From skies of blue you call me… run far from light. From skies of blue you call me... Kiss the night, kiss the night.. » [Des cieux bleus tu m'appelles… Cours loin de la lumière. Des cieux bleus tu m'appelles... Embrasse la nuit, embrasse la nuit…]

Qu'est-ce que quelqu'un comme lui faisait – quelqu'un avec la Marque brûlant sur son bras- fréquentant quelqu'un comme elle ? Il n'aurait même pas dû être à dix miles d'elle. Elle tellement au dessus de lui qu'elle était comme une étoile, brillant violemment mais toujours trop loin dans le ciel. Si pure, pensa un Severus Snape de dix-sept ans, si innocente.

Si brave, si courageuse, se moqua cette autre petite voix dans sa tête. La voix qui avait accepté la Marque des Ténèbres avec plaisir et qui servait Voldemort avec soulagement. Tellement Griffondor.

Griffondor

Et il enchaîna…

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« Reste loin d'elle ! »

Le Remus Lupin de dix-sept ans était pratiquement en train de grogner. Comme le loup qu'il est, pensa Severus terre à terre. « Bien, bien, Monsieur Lupin, pourquoi ferais-je ça ? »

Les yeux de Remus s'ancrèrent dans les siens, et Severus retourna le regard avec grand plaisir. « Honnêtement, tu n'as aucune idée de ce qu'elle signifie pour moi, n'est-ce pas ? », gronda-t-il.

Severus prétendit être en train de nettoyer ses ongles. « Je ne m'y intéresse pas vraiment non plus, Lupin », dit-il d'une voix traînante.

Alors, plus vite qu'il put le voir, Remus l'avait plaqué contre le mur. Donc, la chose à propos des loups-garous ayant une force surhumaine est réellement vrai, pensa-t-il ironiquement, et pas du tout approprié à la situation.

« Ne pense pas que je ne peux pas voir ce que tu es, Snape, gronda Remus. « Ne pense pas que je ne peux pas voir le sale petit Mangemort sous tes robes et ton sort de dissimulation. »

Donc, il a noté le sort de dissimulation, constata Severus. C'est intéressant. C'est très intéressant.

« Je sais que la Marque des Ténèbres est gravées en noir sur ton bras, grinça Remus. Je sais où va ta loyauté, Snape. Donc, reste loin d'elle !

- Tu sais quoi ? répondit Severus sardoniquement, je ne pense pas que c'est ce que je vais faire. »

Remus était à bout de patience. Il pivota, et la tête de Severus fut écrasée contre le mur, contusionnant le total côté gauche de son visage.

« Ne fais que t'approcher d'elle, gronda Remus, et ce ne sera pas que ton visage qui sera noir et bleu. »

La porte claqua comme Remus quittait la pièce. « Arrêtes-moi, Lupin », murmura le jeune Severus avant de sombrer dans l'inconscience.

Les ténèbres l'entourèrent…

… Et il enchaîna.

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Sa classe dans les donjons à présent. Hier.

« Donc les prises de bec dans le hall n'étaient pas seulement pour le show, alors ? », lui demandait Amélia.

Severus ressentit un moment de terreur. Elle sait ! « Comment tu sais ça ? »

Amélia rit, même si ce n'était pas son habituel rire cristallin. « Tu dois devenir lent avec l'age, Snape. J'étais dans ton année, tu te souviens ? »

Merci Merlin. « J'avais pratiquement oublié, répliqua-t-il froidement. Je crois que c'est ce qu'on appelle des vœux pieux.

- Ceci marque le retour de Severus le Râleur, nota Amélia pince sans rire.

- Retourne à ton histoire, Fudge, quelle qu'elle soit, aboya-t-il. Et loin de… elle…

- Bien, aboya-t-elle en retour. Tu sais à propos des Arachniae, donc il n'y a pas tant que ça à expliquer. Le commentaire de Shacklebolt ce soir a juste été plus qu'il n'en pouvait supporter. Depuis que Sirius est mort… Je pense qu'il a refoulé toute sa douleur à l'intérieur de lui-même, et ce soir, les digues ont lâchées. Je suis restée avec lui plus d'une heure et, d'après ce que j'ai compris, il était pratiquement en train de se torturer avec tous les mauvais souvenirs auxquels il pouvait penser.

- La lycanthropie ? »

Amélia acquiesça. « Beaucoup de ça – mais j'ai réalisé ce soir que Remus a eu une vie plus difficile que n'importe qui que je connais. La lycanthropie à elle seule pourrait mener un homme sain à la folie. Remus a eu à faire avec beaucoup plus que ça. »

Beaucoup plus à avoir à faire…

Remus Lupin avait souffert plus que Severus ne pouvait imaginer. Il avait perdu Sirius Black, James Potter, Lily Evans… ses plus chers amis aux monde. Il avait dû faire face à la perversion et la corruption d'un quatrième, en la personne de Peter Pettigrow. Il avait été victime de discrimination à cause de sa lycanthropie toute sa vie. Sa mère était criminelle mentale. Il avait perdu Amélia au cours de sa septième année. Et… il l'avait perdu, elle, et personne, ni Severus, ni Sirius, personne qui avait jamais été ensorcelé par son comportement serein et ses yeux tranquilles, ne pouvait même commencer à comprendre ce qu'elle signifiait pour Remus.

Toi pauvre fou qui s'auto-apitoyant, Severus, pensa-t-il fièrement. Oh, tu te fais fort de ne pas te plaindre à Dumbledore – oh Dumbledore, ma Marque me fait mal oh Dumbledore, Voldemort m'a encore lancé le Doloris – mais tu t'apitoies sur toi-même tout le temps.

Mais cet homme… cet homme a souffert au delà de toutes croyances.

Et, pour la dernière fois, il enchaîna.

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Severus ouvrit les yeux.

Il était allongé sur le dos dans la clairière. Les étoiles avaient changé et la lune avait quitté le ciel, et il sut – même s'il avait, comme Amélia lui avait dit une fois, complètement raté sa Buse d'Astronomie – que plusieurs heures avaient passé.

Il s'assit, se massant les tempes. Il sentait le début d'un violent mal de tête.

« Donc. »

Cette fois, il se passa de sa fierté, de son ego, de son orgueil démesuré. « Je suis là, » dit-il simplement.

Elle vint vers lui, portant un cierge. « Vous avez passé le test, Professeur Snape.

- Je vous en prie, murmura-t-il, appelez-moi Severus. »

Elle lui tendit une charmante main blanche et, quand il l'a pris, le remis sur ses pieds. « Bienvenue à Telae Domus, Severus. Je suis Helena Seraphin. »