Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : La bague de l'amour
Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy
Rated : M, Mpreg de prévue (Grossesse masculine)
Type : Cette fiction est un slash même si au début, voire même en grande partie, cela n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.
Situation : Cette fiction débute au 6ème tome, c'est-à-dire en 1996 à la rentrée de sixième année d'Harry à Poudlard.
Béta correctrice : Vivi64
Disclaimer : Voir chapitre 1
Petit rappel : Voir chapitre 1
Note d'auteure : Comme dit dans mes réponses reviews, je publie en avance parce que la semaine prochaine, je risque d'être occupée avec mon nouveau job « touche du bois ». Je préfère donc publier aujourd'hui qu'avec du retard. Sinon, je tiens à clarifier ici certains points assez important selon moi :
- Le bébé est issu d'une relation sexuelle entre Harry garçon et Draco
- J'aime les reviews banane XD *fuit loin de sa folie* [Revient et lance un Oubliette aux lecteurs] *-*
Note Vivi : Bonne lecture tout le monde ^^
Merci à Stiitch pour sa review au chapitre 5. Mais aussi manganiark et kahlan pour leur review anonyme au chapitre précédent. J'espère que cette suite vous plaira ^^
Chapitre 9
POV Harry (Même jour qu'à la fin du chapitre 8 – le vendredi 20 décembre 1996)
J'étais prêt, mais restais tout de même près du lit. Les larmes étaient retenues afin de ne pas pleurer devant lui. Mais elles étaient là, prêtes à se déchainer.
Mon cœur battait la chamade, la peur mais aussi la résignation avaient pris part de mon corps. Je fis un pas, juste un, et cela me coûta déjà énormément. J'aurais aimé ne plus avoir de jambe, devoir rester immobile. Que le ciel nous tombe sur la tête, que le temps s'arrête. Qu'un événement quel qu'il soit survienne. Qu'il m'empêche de sortir d'ici pour redevenir Harry n'aimant pas Draco. Ou plutôt, Harry ne couchant plus avec Draco. Car l'aimer, je l'aimerai un bon bout de temps. Je pouvais même m'avouer, ici et maintenant, que peu importe ce qu'il pourrait bien faire pendant cette guerre, même me menacer de sa baguette, je lui pardonnerais.
- Reste…
Choqué, je tournai la tête et le vis là… sur ses genoux, à quelques centimètres du bord du lit. Il regardait le sol, tout en me tendant la main.
Rêvai-je ?
Hallucinai-je ?
Je ne pouvais pas y croire… c'était trop beau.
Une vague de chaleur s'immisça en moi, rendant tout lumineux, avant que tout ne disparaisse. Il désirait sûrement juste remettre ça. Qui étais-je pour lui refuser ?
Soupirant, je plaçai ma main dans la sienne et fut tiré. Une fois allongé, il me plaça sur le côté, lui faisant ainsi face. Mais à la place de me déshabiller de nouveau, il enfouit juste sa tête dans mon cou et m'embrassa. Ce fut une paire de minutes plus tard, alors qu'il n'avait pas bougé, que je me rendis compte que j'allais passer la nuit avec lui, à sa demande.
Mon corps trembla et je soufflai :
- Je…
- Chut, ne dis rien s'il te plait. Reste juste avec moi…
Je fermai les yeux, et comme dans mes rêves les plus fous, je me blottis contre lui. Il m'entoura de ses bras, comme si cet acte me retiendrait dans ce lit, alors que je n'en sortirais pour rien au monde.
- Si seulement… entendis-je bien plus tard, venant d'une voix endormie.
Je me mordis les lèvres, afin de ne pas tout dévoiler. J'avais même envie, là, de retirer la bague.
Mais je savais au fond de moi qu'au moment même où je reprendrais mes traits, je verrais la haine inscrite sur son visage. Et ça, ça me détruirait, tout bonnement.
L'aimer silencieusement était une chose, mais entendre sa haine et le refus de mon amour était un cauchemar.
Je me promis de mémoriser cette unique nuit, et tout en sentant son souffle régulier, je m'endormis là où pour moi était ma place.
OoOoOoOoOoOoO
(Le lendemain – le samedi 21 décembre 1996)
Je n'avais pas beaucoup dormi. Comment en être autrement alors que j'avais Draco dans les bras ?
Je soupirai et me dis que le soleil qui se levait m'indiquait que je devrais bientôt quitter la chambre si je ne voulais pas tomber sur les élèves partant pour les vacances.
Mais je ne voulais pas partir.
J'eus envie de rire.
J'étais Harry Potter, ma vie n'était qu'une suite d'événements dont je n'avais pas voulu. Premièrement, la mort de mes parents, puis les Dursley si méchants. Mon arrivée dans ce monde et la découverte de tous ses secrets petit à petit. Le dernier et le plus important étant cette prophétie. Cette mort en pause.
Mes yeux se posèrent sur la peau pâle de Draco et mon cœur en fut comblé. J'aurais au moins de bons souvenir pour m'aider dans cette guerre.
Dumbledore n'arrêtait-il pas de me répéter que mon arme serait l'Amour ?
Sachant que le moment était venu, je me redressai délicatement dans l'espoir de ne pas le réveiller. Je ne savais pas si j'aurais le courage de faire ce que je devais.
Partir…
Une fois en dehors du lit, je ne pus me restreindre à le faire sans lui jeter un dernier regard. Mes yeux se posèrent donc sur son corps à moitié dénudé par le drap que j'avais dû repousser et ma bouche s'assécha.
Il était beau, là, allongé. Il était un peu comme la Belle au bois dormant, mais en version masculine. Je mourais d'ailleurs d'envie de le réveiller par un dernier baiser.
Voire même plus, pensai-je tandis que mon regard descendait vers son bas-ventre.
Puis ce fut comme un besoin, une obligation que mon corps réclamait. Je posai donc un genou sur le lit et ma main se posa sur son aine. Mes yeux vérifièrent si les siens s'étaient ouverts et quand je vis que non, mes doigts se dirigèrent enfin, après tout ce temps, vers son sexe.
Mon cœur loupa un battement en sentant sa chaleur tiède, ses poils blonds un peu bouclés. C'était bizarre comme le fait de le tenir entre mes doigts me paraissait tout à fait normal. Comme si j'avais toujours aimé les hommes. Devenant soudain gourmand et puis, il fallait bien l'avouer, j'avais dépassé mes propres limites fixées, je pouvais bien les enfreindre un peu plus, je montai un peu mieux sur le lit et sans attendre, ma bouche se posa sur sa peau, juste à côté. Je devais être honnête avec moi-même, j'avais une appréhension. Je n'avais jamais fait ça avant et…
Et mes lèvres touchèrent enfin son membre. J'eus la sensation de perdre un combat contre moi-même, mais j'entamai tout de même une descente vers la base de son sexe. Ce dernier d'ailleurs réagissait légèrement et cela me donna plus d'envie.
Celle d'aller jusqu'au bout, celle de le goûter réellement. De me mettre dans la peau d'Harry par le biais d'Alice. Je m'enhardis et augmentai le rythme, tout en caressant son aine et ses hanches. Je pouvais même entendre mes propres gémissements alors que ma langue s'enroulait autour de lui.
J'avais envie de crier, alors que là, je donnais du plaisir à l'homme que j'aimais pour la première et dernière fois.
À un certain moment, mes longs cheveux me gênèrent et je les retins avec la main gauche, tandis que la droite m'aidait dans ma tâche.
- Alice ?
Ma tête se redressa, ma bouche quittant par la même occasion son sexe et j'eus peur. Draco était réveillé et avait redressé la tête. La panique monta en moi et cela dut se voir car il posa sa main sur mon avant-bras, sans rien dire. Il avait surtout l'air choqué.
Je baissai les yeux face à son regard porté sur moi et là, je me rendis compte que mes doigts étaient toujours enroulés autour de son sexe qui prenait légèrement du volume, mais aussi que ma bouche était à quelques centimètres de cette partie de lui.
Je n'avais pas pensé qu'il puisse s'en rendre compte. Je ne savais pas comment l'affronter après ce geste venant de moi.
Désemparé, je pus sentir une unique larme couler le long de ma joue. Mais je restais figé, les yeux baissés, n'ayant pas assez de courage pour l'affronter en ce jour, à cet instant.
J'aurais dû réfléchir avant d'agir. Une fois de plus.
- Alice… s'il te plait… continue…
Ces paroles murmurées venant de lui firent battre mon cœur encore plus et reprenant du courage, je relevai les yeux tout en posant la pulpe de mes lèvres sur son extrémité. Ces dernières tremblaient, tout comme ma main. Mais face à cette demande, je ne pus que m'abandonner à cette tâche et à y prendre plaisir aussi.
L'entendre gémir, le voir se tenir au drap, éviter de trop bouger du bassin et bouger la tête comme si je le rendais fou comme il le faisait avec moi, me donnaient des pouvoirs jamais imaginés. Là, dans ce lit, je devenais une brève seconde le seul lien avec la réalité pour ce garçon perdu dans le plaisir. Seul mon prénom faisait défaut…
Après un temps indéterminé, je pus sentir une main se poser sur ma tête, et Draco dit ensuite, le souffle court :
- Je… je… je vais…
Comprenant ce qu'il voulait me dire, je ne reculai pas comme il le souhaitait de toute évidence, mais continuai de le prendre en bouche, fermant les yeux. Au moment où il se vida dans cette dernière, je pus sentir quelques larmes couler.
Je venais de me condamner… à l'aimer. Je ne savais pas comment je pouvais en être sûr, mais c'était comme si mon cœur à cet instant savait qu'il n'appartiendrait qu'à lui, alors que j'allais le perdre en ce jour.
Je ne vis plus que je ne sentis ses jambes se détendre enfin, et sa main gauche qui enserrait le drap le relâcha.
Mes yeux remontèrent jusqu'aux siens et je pus y lire ce que j'aurais vraiment aimé y trouver en réalité : de l'amour.
Mais j'étais sûr et certain que cela n'était pas le cas. C'était juste le résultat d'un plaisir qu'il désirait depuis le tout début.
Revenant à la réalité, la fatale réalité, j'avalai son sperme et grimaçai sous le goût amer et salé. C'était très… bizarre.
Il voulut ensuite parler, mais la tristesse prenant part de moi face à tout ce qui s'était passé ces dernières vingt quatre heures, je dis, la voix agressive :
- Ne dis rien !
Il referma la bouche et moi, comme une coquille vide, je me levai et pris la direction de la porte. Une fois la main sur la poignée, je pus m'entendre dire, sans même le vouloir… ou plutôt en le voulant mais en refusant de le dire tout haut :
- Adieu Draco…
Mes doigts tremblèrent autour de cette foutue poignée.
Au moment où j'allais franchir la porte, je sentis un corps s'appuyer contre le mien et une voix… triste ou résignée, me dit :
- Adieu Alice.
Les larmes coulant avec force, je le repoussai, lui en voulant de ne pas me retenir, me dire ces quelques mots rêvés.
Une fois dans les couloirs, sans même faire attention à ce qui m'entourait, je courus le cœur détruit et meurtri, là où je pourrais reprendre mon apparence une bonne fois pour toute.
OoOoOoOoOoOoO
J'avais tenté de ne pas pleurer avant le départ d'Hermione et de Ron, mais je n'avais pas pu m'y tenir. Mon amie m'avait consolé en pensant que les larmes étaient venues à cause de leur départ. Dumbledore m'avait interdit de quitter le château, sauf pour me rendre au Terrier, endroit sécurisé. Mais les Weasley allaient rendre visite à Charlie en Roumanie et donc je devais rester seul ici. La plupart des élèves partaient dans leur famille pour fêter noël.
Ron, lui… ne m'avait pas consolé, cela ne lui ressemblait pas, mais il ressentait de la culpabilité et tentait de me faire rire en disant des bêtises.
Si seulement je pouvais leur dire que c'était juste mon cœur qui avait du mal à se remettre de la perte de Draco.
- Je vais essayer de te ramener une griffe de dragon si je peux. Tu pourrais la mettre autour de ton cou ?
Je fis un léger sourire et Hermione posa sa main dans le bas de mon dos. Elle s'excusa elle aussi de m'abandonner, mais elle voulait voir ses parents. Et je pouvais la comprendre, comme je comprenais et n'en voulais aucunement à Molly et Arthur.
- C'est bon, je suis juste… triste de devoir passer les fêtes ici.
Un baiser sur ma joue me réconforta. Même si j'étais triste, mes amis étaient là.
- Mais on va devoir se mettre en route, le Poudlard express va bientôt partir.
Je me levai, décidé à les accompagner à la gare de Pré-au-Lard, même si selon mes amis les « au revoir » seraient plus difficiles là-bas. Je ne pouvais même pas les contredire. Voir Draco monter dans ce train et de par ce fait le conduire vers la mort et les Mangemorts allait me broyer le cœur. Mais je ne pouvais même pas stopper les choses. Je n'avais jamais pu faire des choix dans ma vie. La plupart des choses étaient arrivées ou décidées par d'autres. Draco avait choisi sa voie. Il pourrait très bien se battre contre sa famille, contre tout, mas il ne l'avait pas choisi.
Pour moi, pensai-je rêveusement tout en suivant mes amis dans la salle commune.
Je secouai la tête au moment où Ginny me serra dans ses bras et prit ma main d'autorité. Je la lui laissai. Le reste du trajet dans le château se passa dans le silence. Je pus voir un tas d'élèves suivis de leur malle en lévitation. Hermione s'occupait d'ailleurs de la sienne mais aussi de celle de Ron. Je pouvais me souvenir de l'an dernier quand il avait fait tomber sa malle dans les escaliers. Il avait encore plus rougi devant le regard de certains élèves sur ses habits et plus précisément sur ses sous-vêtements.
Une fois les portes menant à l'extérieur passées, le froid nous frappa tous et je remontai mon écharpe afin de garder un peu de chaleur. Le sentier menant au village étaient rempli d'élèves et je pus même voir quelques endroits plus discrets être envahi par les couples qui allaient être séparés.
Je ne parlai pas pendant le trajet, faisant plus attention où je marchais, quand je pus entendre un garçon saluer Draco. Je redressai la tête et le vis, quelques mètres plus loin, à côté de Zabini et Parkinson. C'était sûrement un Serpentard, voire même un Serdaigle qui l'avait salué et là, je voulais stopper le temps. L'empêcher de faire ça, de nous séparer, de mettre cette future intronisation entre nous.
- N'oublie pas d'envoyer tes cadeaux Harry, dit soudain Hermione. C'est valable aussi pour toi Ron.
- Ne t'inquiète pas Mione, répondit Ron tout en rougissant.
Je me demandai en cet instant ce que Ron avait acheté pour Hermione.
Bien trop vite, nous fûmes sur le quai et Draco était plus loin. Je pus le voir devant l'entrée d'un wagon avec son ami. Mes yeux se remplirent de larmes, et Ginny me serra contre elle tout en me promettant de m'écrire.
Je m'en voulus de les faire culpabiliser, eux qui pensaient vraiment que mon état était lié à notre séparation mais je ne pouvais rien contredire.
Abattu, je fermai les yeux, effaçant ainsi Draco et son ami. Hermione prit aussitôt la relève et me serra contre elle. Ron me tapa l'épaule et monta dans le train. Neville, qui passait par là, me serra aussi dans ses bras et cela me donna chaud au cœur. Il était rarement tactile.
- Passe de bonnes fêtes avec ta grand-mère, lui murmurai-je.
- Bonnes fêtes à toi aussi Harry.
Une fois qu'il fut monté dans le train lui aussi, Hermione et Ginny l'ayant précédé, je n'attendis pas le départ du train et repris le chemin de Poudlard. Je laissai mes larmes couler silencieusement au fil de mes pas crépitant dans la poudreuse qui s'était mise à tomber.
Mon souffle était retenu par mon écharpe et j'avais petit à petit de la buée qui se plaçait sur mes lunettes. Mais rien ne me fit bouger, hormis mes jambes avançant. Je n'avais plus le courage, pas l'envie.
Dans ma tête se rejouait la scène de ce matin. Je voulais rire d'amertume face à l'espoir qu'il me dise je t'aime. J'avais été idiot depuis le début et je n'aurais même pas dû continuer sur ce terrain-là avec lui. Je m'étais sali avec lui et maintenant mon cœur était encrassé par cet amour douloureux.
Comment pourrais-je à la rentrée le regarder sans fondre en larmes ? Comment pourrais-je aimer un assassin ?
Un partisan du meurtrier de mes parents !
Je shootai dans un caillou et pressai le pas, la température tombant.
Le reste du trajet jusqu'à Poudlard fut un long mantra sur la cécité de mes sentiments. Je devais à tout prix tenter de les dominer et d'ensuite les oublier.
Oublier Draco et ne garder que Malfoy.
OoOoOoOoOoO
J'étais arrivé au troisième étage et je devais avouer que le silence des couloirs un samedi était perturbant.
- Harry, mon garçon. Je suis heureux de voir que tu es bien rentré.
- Professeur Dumbledore, saluai-je.
- Je suis encore désolé de t'avoir privé de tes amis. Mais ta sécurité est plus importante mon garçon, dit-il en posant sa main valide sur mon épaule.
- Je sais, ne pus-je que répondre.
- Je te dis à ce soir pour le repas. Je dois te laisser, Minerva m'attend.
Il fila et, me disant que maintenant j'étais au moins obligé d'aller manger à la Grande Salle ce soir, je repris le chemin vers le dortoir. Une fois dans mon lit, sous la couette tout habillé, je me roulai en boule et laissai une fois de plus mes larmes tomber. Le sommeil lui aussi me gagna.
OoOoOoOoOoOoO
Je mangeais sans entrain depuis quelques minutes quand les portes de la Grande Salle s'ouvrirent. Je ne relevai pas la tête, cela devait être un autre élève resté ici. Il y en avait une dizaine pour le moment.
Je pouvais entendre le professeur Snape discuter avec Filius, restés aussi, comme McGonagall. Les autres professeurs étant rentrés chez eux. Je venais même à me demander si le professeur McGonagall avait un chez elle, tout comme Snape. Si ma mémoire était bonne, ils étaient à chaque fois restés au château pour les vacances.
Désirant ne plus réfléchir ni même penser, je coupai les saucisses et en mangeai un bout avec de la sauce de viande. Je n'avais pas faim, mais je pouvais sentir le regard de Dumbledore sur moi. Il devait mettre mon état sur le fait que je restais ici, comme Hermione, Ron, Ginny et Neville.
- Ravi de vous voir en ces lieux Monsieur Malfoy, dit soudain Dumbledore.
Je redressai la tête immédiatement et le vis, là… à quelques chaises de moi. Il mangeait ou plutôt emplissait son assiette avec cette grâce propre à lui. Bon, je devais avouer que la plupart des Sang-pur l'avait, mais chez lui, c'était tout simplement beau.
Il hocha juste de la tête pour répondre au directeur.
J'étais conscient de mes pensées un peu niaises, mais je ne pouvais que donner une raison à sa présence. Il l'avait fait.
Il avait choisi son chemin !
Soudainement, mon appétit revint et sans plus le regarder, même si cela me peinait et était extrêmement dur, je finis mon repas en étant admirablement bien Harry Potter le Balafré. Puis, je m'excusai auprès de tout le monde et regagnai le dortoir.
Je bondis sur mon lit et sortis la carte des Maraudeurs pour savoir quand que je pourrai filer le voir et comprendre.
POV Draco (Retour en arrière – le samedi 21 décembre 1996 au matin)
Je pus la voir avaler mon sperme en grimaçant, et moi, je ne savais plus quoi penser ni quoi ressentir.
Mais je devais lui dire, la retenir…
Seulement au moment où j'ouvris la bouche, encore sous le coup de mon récent plaisir, elle me devança :
- Ne dis rien !
Je la refermai donc, choqué cette fois-ci par le ton et ses paroles. Alors c'était comme ça.
Elle partait après tout ce temps sans jamais vouloir me toucher et l'ayant finalement fait. Elle ne voulait rien de plus ?
Je revins à moi quand elle était devant la porte et faisant fi de ma nudité, je me levai et pus en même temps entendre :
- Adieu Draco…
Ma tête tourna un instant, n'ayant jamais imaginé ces mots sortirent de sa bouche. Cela me fit mal comme jamais, mais comme un pantin, je marchai jusqu'à elle et m'appuyai contre son corps.
Je faillis pleurer et gémir, en me rendant compte que cela était définitivement la dernière fois que je pouvais la toucher. Mais je dis tout de même, pour éviter de perdre le peu de dignité qu'il me restait :
- Adieu Alice.
Je penchai ensuite le visage et m'inondai de son odeur, mais elle me repoussa trop vite pour que je puisse m'en rassasier et quitta ma chambre.
Une fois seul, je ne pus encore bien me rendre compte que je venais de laisser filer la fille qui avait su donner vie à mon cœur. Je restais donc là, devant la porte ouverte de ma chambre, totalement nu, avant d'avoir un élan d'intelligence et de la fermer. Je repris ensuite le chemin du lit où je m'assis, me prenant la tête entre les mains.
J'étais sous le choc et je ne ressentais rien d'autre que de l'indifférence. Et ça me faisait peur. J'aurais voulu pleurer, crier, hurler, détruire.
Réagir…
Mais je restais juste là, le regard dans le vague. Je pensais ensuite à mon futur départ et au fait que Blaise ne tarderait plus.
Toujours nu, je restais immobile, les yeux regardant à présent obstinément la porte. Je ne pensais plus qu'à mon ami devant venir. Cette épaule et cette personne qui savait me comprendre et m'aider.
Pourra-t-il me dire comment réagir, quoi ressentir ?
J'étais perdu en fait. Je m'en rendais bien compte au fil des minutes qui passèrent sans que je ne bouge. Et cette odeur qui était partout autour de moi. Cette odeur de sexe mélangée à la sienne.
Ma peau eut la chair de poule en résultat du frisson qui avait parcouru mon corps. Je venais juste de repenser à ses lèvres autour de moi… bougeant.
Je me laissai tomber en arrière et fermai les yeux. Peut-être qu'elle reviendrait et m'embrasserait au moins pour me dire au revoir. Qu'elle me laisserait voir ses yeux si beaux une dernière fois. Je désirais même qu'elle change de camp et souhaite devenir Mangemort comme moi. Peu importe son sang.
Je ris de manière irraisonnée en pensant à une Née-moldue faisant partie des Mangemorts. C'était d'un ridicule. Mais mon rire se transforma en pleurs et couinement. J'étais en colère et à la fois triste de cette barrière de sang entre nous. D'un camp opposé à l'autre pour cette guerre à venir.
Mes larmes coulèrent ainsi que mon nez que j'essuyai avec le drap, sans gêne. Je désirais plus que tout ici et maintenant que ma vie soit différente. J'aurais aimé être n'importe qui sauf Draco Malfoy.
- Nom de Merlin !
Je redressai la tête à cette exclamation et vis Blaise en train de refermer activement la porte.
- Je te souhaite de tout mon cœur que personne n'ai vu ta splendeur allongée ainsi sur ton lit.
Je me jetai un coup d'œil et me rappelai que j'étais encore nu, sans même un drap cachant mes parties intimes. Ce que je m'empressai de faire alors que Blaise détournait les yeux plus par pudeur à mon égard que mal à l'aise.
- Ca s'est mal passé ? Demanda-t-il enfin, tout en regardant le feu de cheminée éteint.
Je me rendis seulement compte à cet instant qu'il faisait froid. Je me levai alors et enfilai ma chemise de la veille, puis le pantalon, passant sur le boxer. J'allai ensuite m'assoir en face de mon ami et ne dis rien. Que dire ?
Qu'elle m'avait fait plus de mal en définitive en partant ainsi ?
- Écoute Draco. Ce n'est pas le moment de laisser cette part de toi sortir, plus maintenant. Et Salazar sait que c'est ce que je souhaite plus que tout. Mais là, on va devoir faire face aux regards dégoûtés des élèves qui savent ce qui nous attend mais qui eux y échappent. Ensuite, on va devoir subir l'admiration de ceux qui « attendent » pour le devenir. Sans oublier ta famille à King Cross. Tu dois placer ton masque, murmura sur la fin Blaise.
- Tu as raison, dis-je fataliste. Tu veux bien sortir mon costume de l'armoire, je file prendre ma douche.
Je me levai sans entrain, posai la main sur l'épaule de Blaise avant d'aller dans la salle de bains. Une fois devant le miroir, je voulus me reprocher un tas de choses, mais, las, je ne fis que détourner les yeux et pénétrai dans la cabine de douche.
OoOoOoOoOoO
Je marchais au pas avec mon ami alors que certains élèves nous dépassaient sans même faire attention à nos malles en lévitation devant nous. Je n'avais jamais aimé cette idée de les faire suivre. N'importe qui pourraient alors fouiller et lancer un sort aux bagages. Blaise d'ailleurs était du même avis que moi. Et si on réfléchissait bien, nous étions souvent du même avis, comme si nous avions en définitive le même mode de raisonnement. Combien de fois n'avions nous pas souri dans le secret de ma chambre ou de nos lits dans le dortoir en s'en rendant compte.
Je pus me rendre compte que nous arrivions à la gare et que nous serions ainsi débarrassés de nos malles. C'était fatiguant de faire attention à ne percuter personne, même si l'envie était présente pour certains élèves.
- On tente de se choisir un compartiment loin de Pansy ? Lança Blaise tout en se faufilant entre la masse d'élèves.
- Très bonne idée, affirmai-je.
Je n'avais pas envie de passer le trajet à repousser les avances de cette fille qui avait déjà envahi mon espace vital depuis le départ de Poudlard. Surtout que malgré tout, je n'avais qu'Alice en tête.
Le train siffla et je jetai un coup d'œil autour de moi afin de voir si cette dernière était présente. J'avais cette envie de voir dans ses yeux que j'étais plus qu'un garçon avec qui elle avait couché. Elle pourrait ainsi voir que pour moi, elle était bien plus qu'une simple fille allongée.
- Tu es prêt ? Chuchota Blaise à mon oreille.
- Ai-je le choix ?
Il rit et posa sa main sur mon épaule en le serrant un peu. Trois élèves devant nous entrèrent dans le wagon sur lequel nous avions posé notre dévolu, mais au moment où je dus monter la première marche, je ne pus le faire.
Quelque chose me retenait. Un sentiment, une asphyxie. Si je montais, je la perdais. Je jetai un œil à ma gauche et vis Blaise m'analyser. Quelques secondes plus tard nous étions dans le compartiment.
Puis, bien trop vite pour que j'arrive à m'en rendre compte, j'étais derrière un mur, à l'abri des regards. Blaise me tenait l'avant-bras et la sensation affreuse dans mon ventre me montrait qu'il avait transplané.
- T'es fou ! Gueulai-je.
- On n'a pas beaucoup de temps devant nous. Draco, tu dois rentrer à Poudlard.
- Tu viens de transplaner…
- Tu veux bien m'écouter nom d'un chaudron, s'énerva-t-il en me coupant.
Je restai figé quelques secondes face à son haussement de voix.
- Je ne vais pas te laisser monter dans ce train.
- Tu ne peux…
- Parce que tu es la personne la plus importante à mes yeux. Draco…
Il posa ses mains sur mes épaules et me rapprocha de lui.
- Tu l'aimes. C'est suffisant pour tout risquer. Tu dois rester. Pour ta vie, ton âme et ton cœur. Tu n'es pas un assassin. Tu es bon.
Les larmes me montèrent aux yeux, mais je les retins.
- Mais… je ne peux pas, murmurai-je. Et puis toi, ta mère serait capable de venir te tuer à Poudlard pour ta désertion.
Je le vis me sourire, puis je devins figé, littéralement.
- Je pars moi, Draco. Je dois assurer tes arrières. Je te promets de rester en vie aussi longtemps que toi.
Il posa sa bouche brièvement sur la mienne et ce geste me rendit tout chamboulé.
- Va la retrouver, explique-toi, avoue-lui tes sentiments. Je suis sûr que cette fille t'aime elle aussi.
J'avais envie de le retenir, même en le suppliant, mais je ne pouvais le faire.
- Tu es à quelques mètres de la Tête du Sanglier, une taverne à la fin du village. Prends soin de toi et j'essaierai de t'écrire.
L'instant d'après, mon ami n'était plus là et mon corps reprit ses droits. Je n'attendis pas et me mis à courir, dérapant un nombre incalculable de fois sur le sol neigeux et gelé par endroit. La panique montait en moi à l'idée que Blaise y aille sans moi. J'avais peur qu'il lui arrive quelque chose, que le Lord puisse lire en lui. Nous devions passer cette épreuve ensemble.
Mon cœur tambourinait atrocement dans ma cage thoracique et quand enfin je tournai à l'angle de la rue pour atteindre la gare, je pus voir le train au loin, déjà parti. Je pus aussi me rendre compte que j'étais seul. Je me laissai donc aller et tombai à genou sur le sol glacé.
J'étais partagé entre le remerciement et la colère. Il était comme mon frère et je ne supportais pas le savoir dans cette situation alors que moi, il venait de me sauver d'un sort non souhaité. Il venait dans une certaine manière de se sacrifier pour nous deux. Il venait de jouer sa carte Gryffondor et même si cela me coûtait, je devais avouer qu'il aurait dû être dans cette maison. Comme moi à Poufsouffle. Nos vies auraient été différentes. Nos familles nous auraient sûrement reniés, et nous aurions dû nous débrouiller. Avec de la chance, Poudlard nous aurait recueillis et Blaise aurait pu ainsi rester ici avec moi. Il ne se serait pas sacrifié pour moi.
- Blaise, salaud… murmurai-je.
Je pus voir ensuite, sur le quai, une malle. Cela devait être la mienne. Je me relevai, encore tremblant face à la réaction de mon ami et à ce que cela allait engendrer. Je me rendis aussi compte au fil des pas que c'était bien mon bagage. Je lui jetai donc un sort de lévitation et pris, le cœur lourd et la peur au ventre pour Blaise, le chemin pour retourner au château. Plus je m'en approchais, plus j'avais peur. Mais cette fois-ci, plus pour mon ami. Et je m'en voulus énormément.
Je me posai malheureusement quelques questions tout en marchant vers le château déserté par la plupart des élèves pour les vacances.
Arriverai-je à revoir Alice ?
Je ne savais même pas où était ses appartements et elle, elle pensait que j'étais parti.
Comment la contacter ?
Je pris la décision d'aller déposer ma malle dans ma chambre, puis d'arpenter chaque couloir, chaque étage en espérant qu'elle me remarque. Je ne voulais pas que Blaise ait agi ainsi en vain, je voulais le rendre fier de moi. Je ne voulais pas le décevoir. Je désirais aussi plus que tout qu'il revienne au château et que nous surmontions ensemble ce choix que j'approuvais malgré la mort planant sur ma famille.
Une fois ma malle déposée et ma cape bien chaude retirée, je fis ce que j'avais décidé de faire et partis dans le château. Je ne croisais presque personne, hormis un Serdaigle une fois arrivé aux tours. Je ne sentais plus mes jambes, j'avais faim et si je ne me trompais pas, l'heure du repas avait déjà sonné. Je pris donc la décision de rebrousser chemin.
Je ne me décourageai pas non plus et me dis que ne pas l'avoir aperçue ne signifiait pas qu'elle, elle ne m'avait pas vu. Je décidai donc d'aller manger, puis de retourner à ma chambre pour y ranger mes affaires et tenter de comprendre le geste de mon ami. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'il agisse comme ça ?
Je n'étais pas idiot et il allait devoir passer l'étape la plus dure. Tuer ou être tué, et il m'avait fait une promesse avant son départ. J'espérais qu'il la tienne où je jurais devant Merlin et toute la clique des fondateurs que j'allais tout faire pour le ramener à la vie et le tuer moi-même.
Quelques minutes plus tard, le ventre demandant pitance, j'entrai dans la Grande Salle. Je pus m'apercevoir que très peu d'élèves étaient restés à Poudlard et me dis que cela était mieux ainsi. Je ne voulais pas être une bête de foire. Et je ne me voilais pas la face. Tout le monde savait très bien ce qui se passait en ces vacances et tout le monde était persuadé de mon sort.
Il en était de même pour moi avant l'intervention de Blaise et la venue d'Alice dans ma vie.
Je secouai la tête et pris place à la seule table occupée. Ayant vraiment faim, je commençai à me remplir une assiette sans regarder les gens à la table. Avec un peu de chance je passerais inaperçu. Je me servis une bonne cuillère de purée, avec de la saucisse, des petits pois mais également un peu de pain de viande et des épinards. Je n'avais pas beaucoup mangé la veille, stressant pour ma rencontre avec mes parents aujourd'hui, sans oublier Alice.
- Ravi de vous voir en ces lieux Monsieur Malfoy, dit soudain le directeur de sa voix de vieux sage.
Je ne le regardai pas, ayant peur qu'il ne voie mon désarroi alors que mon ami lui, était parti. Que je n'avais pas spécialement décidé de rester, même si en mon for intérieur, je devais remercier Blaise d'avoir prit cette décision à ma place.
Je fis un léger signe de tête et mangeai ensuite avec appétit. Je me demandais aussi comment aller réagir Severus. Cet homme, malgré ses airs froids, avait toujours été un grand ami de mon père. Il était mon parrain.
Je devrais peut-être aussi m'excuser pour la manière dont je lui avais parlé, la fois où il était venu me voir en espérant m'aider avec les missions du Lord.
OoOoOoOoOoO
Je défaisais ma malle et rangeais mes affaires quand ma porte s'ouvrit. Je me tournai, hésitant entre Blaise, Severus ou Alice. Ce fut cette dernière qui était à la porte, les yeux braqués sur moi.
Je posai la pile de chemises que j'avais dans la main et lui fis face. Ma gorge se noua. Elle pouvait tout aussi bien rire de moi que me sauter dessus et m'embrasser.
Je restai donc silencieux, dans l'attente d'une réaction venant de sa part. Je pus voir malgré toute mon appréhension ses yeux se remplir de larmes.
Au bout d'un temps interminable, elle ferma la porte, nous laissant seul à seule. Elle fit ensuite un pas vers moi, avant de stopper. Je pus voir qu'elle secoua la tête.
Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Je fis donc un pas, dans l'espoir qu'elle comprenne par là que je voulais comprendre. Je savais bien que j'aurais plus de facilité à me faire comprendre d'elle en lui parlant, mais ma gorge était serrée. Je n'étais pas certain qu'un son puisse en sortir. J'étais ici parce que je l'aimais et que Blaise m'obligeait à imprimer ça de manière plus officielle. Mais elle, pourquoi était-elle là ?
- Tu…
J'ouvris la bouche pour lui dire que oui, j'étais resté. Il me suffisait juste d'avoir le courage de dire pourquoi, mais elle fit un pas vers moi et cela me rendit muet à nouveau.
Je l'imitai donc une fois encore. Puis nos pas s'enchainèrent et bientôt, elle était dans mes bras, la tête enfouie dans mon cou. Je pus sentir ses larmes couler sur ma peau. Je fermai les yeux, me sentant complet rien qu'en la touchant.
- Dis-le… s'il te plait… juste une fois…
Bizarrement, cette phrase chuchotée avec tellement d'espoir me fit me rendre compte d'une chose : je m'étais trompé. Cette fille m'aimait. Peut-être même depuis le tout début comme Blaise l'avait affirmé. Et je pus aussi comprendre que c'était mon attitude qui l'avait fait rester distante. Je ne pus donc qu'accéder à sa demande et dis, dans le creux de son oreille, sans même ressentir une once de regret :
- Je t'aime Alice.
Elle enserra un peu plus mon cou et embrassa un bout de peau sous mon oreille, avant de se blottir contre moi et de murmurer :
- Moi aussi… moi aussi si tu savais…
Voilà, chapitre 9 publié. Il fait 18 pages et 6.081 mots.
Alors alors ? Je suis certaine que vous vous posez des questions telles que « Comment Harry va tout dire à Draco pour la bague? », « Comment va le prendre ce dernier ? ». Et je peux vous dire que vous aurez toutes ces réponses dans 4 à 5 chapitres. Je ne suis pas super ? Sinon, j'espère que vous avez aimé ce chapitre. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire.
Dites-le-moi en laissant une trace de votre lecture dans ma boîte à review. Et pour les anonymes qui souhaitent une réponse, laissez votre adresse avec des espaces.
Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour le Bonus 2. Mais pour la suite, faudra attendre un petit moment je pense, sans en être sûre.
Et dernière petite chose. J'ai ouvert un site où ne sont publiées que mes histoires complètes. Rien de nouveau, sauf que ces dernières sont triées par univers et par couple, bien plus pratique pour cibler sa lecture. http : / jesc-m . forumprod . com/ (Aucune inscription n'est utile – c'est ouvert à tout le monde)
Pour finir, merci d'avoir lu jusqu'ici,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 9 publié le 25 février 2012
