[NDA: Salut à toutes, j'espère que vous allez bien ! Moi ça va, à part que mes écouteurs m'ont lâchée du coup j'étais sur mon ordi avec le casque de ma console, et avec le micro ça faisait standardiste chez orange... Bref ! J'ai vraiment aimé écrire ce chapitre, mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas spoiler... :) Merci beaucoup pour vos reviews, je vais y répondre tout de suite !

Lottie : Déjà, je tiens à te redire que tes croquis m'ont trop fait plaisir, ça m'a trop fait rire de voir ma fiction mise en image comme ça ! Surtout les mygales, tu les as trop bien dessinées, Livaï est tellement fjbvfdjd avec sa mygale sur la tête *-* (Faut que je me fasse interner aussi ça ne va pluuus...) Sinon pour répondre à tes deux hypothèses, oui Eren est très con XD Mais qui ne l'est pas quand le désir de vengeance devient qu'un sentiment aveuglant ? Mdrr Bref, merci encore pour ton soutien, et si tu fais d'autres dessins, je serai ravie de les voir ! :)

PerigrinTouque : Merci aussi pour tes reviews, ça me fait très plaisir ! Moi aussi j'adore voir Eren avec ce caractère-là, il ne se laisse pas faire le bougre ! Je suis contente que ce chapitre t'aie plu, et que les personnages t'intéressent toujours autant ! J'espère donc que ce chapitre te plaira aussi ! Merci encore pour ton soutien ! :)

Aamy : Alors oui j'avais commencé à publié les trois premiers chapitres sur Wattpad, mais aucun retour alors j'ai enlevé et j'ai publié ici. Réaction puérile je sais... (On sait d'où vient l'attitude d'Eren XD) Alors au petit dej je ne mange rien, c'est juste un café, et après je mange normalement mdrr Non plus sérieusement, les chapitres ne sont pas hyper longs, ça me prend 5-6h pour les écrire, du coup en deux jours ça se fait large, et puis je tape vite de base en plus de ne pas avoir de panne d'inspiration du tout. Donc voilà mdrr Quand Eren se mutile le cou, j'étais motivée, j'imaginait tellement la scène en écrivant, j'ai adoré. Non mais là Eren il est passé du coté obscur, c'est fini paix à son âme mdrrr Toi aussi t'es nulle en maths ? On a pas mal de points communs en fait XD Oui, la dégénérescence mentale d'Eren est gravée dans son ADN, le pauvre... Et oui il a tué toute sa famille, comme ça sur un coup de tête... Non je rigole. Tu verras ;) Tes surnoms sont juste exceptionnels, je les aime trop MDRR Livaï avec des menottes, j'en ai pleuré -dans ma tête-, ce n'était pas à lui de les avoir, mais bon... Mdrr Le gamin il change de personnalité comme de chemise, une vraie girouette, un coup il est effrayé, et la seconde d'après c'est un gros psychopathe, bref Eren quoi. Mdrrr J'aime les couples malsains, ça se voit hein ? XD Ta parodie, oh mon dieu j'ai ri. Mais je ne dis rien, suspense, suspense ;) Merci beaucoup pour ton soutien, je me répète mais j'adore tes commentaires à chaque fois, vraiment ! *-*

Kinderr : Merci beaucoup pour ton commentaire, et oui Erwin est chelou, il cache certainement quelque chose mais chuuut ;) Je ne suis pas très très fan de l'univers Disney, même s'il y a quelques trucs de bien, mais je préfère les Marvel d'avant. Et sinon, bien sûr que je shippe Peter Parker avec quelqu'un voyons *-* -Roulement de tambours- Avec Eddy Brock allias VENOM, l'amour de ma vie Mdrr je suis complètement fanatique de cet antagoniste jefnkjfn ( J'ai des tableaux, des posters, des figurines de Venom tellement... D'ailleurs son film sort en octobre 2018 avec Tom Hardy, celui qui a joué Bane dans les Batman de Nolan, ça va être louuuuurd !) Bref bref, merci beaucoup pour ton soutien ! :)

lathefandemanga : Merci beaucoup pour ta review ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant ! :)

San1110 : Merci beaucoup pour ta review, et oui Eren ne se laisse pas attendrir, au contraire il est déterminé, assoiffé de vengeance le petit ! Je suis contente que ce chapitre t'aie plu, en espérant que celui te plaise aussi ! Merci encore et bonne lecture ! :)

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, n'hésitez pas à me donner votre avis, bon comme mauvais, ça me fera très plaisir et cela permettra de m'améliorer ! A la prochaine ! :) ]


Suite à son arrestation, Livaï se trouvait alors en garde à vue, attendant son mentor ainsi que son avocat. Comment expliquer son état avec des mots softs ? A l'heure actuelle, il avait dix fois plus de rage en lui que Hulk et Godzilla réunis. Il fulminait tellement de rage qu'il en tremblait. Heureusement qu'il était prisonnier, car le pauvre Eren n'aurait pas fait long feu. Cela faisait trois heures qu'il attendait dans cette petite cage du commissariat après avoir remballé les enquêteurs, leur disant qu'il ne dirait rien sans la présence de son avocat. Son regard était si meurtrier, qu'il tuerait avec s'il le pouvait.

- Ackerman, suivez-nous dans la salle d'interrogatoire, votre avocat est arrivé.

Croisant le regard du brun, l'enquêteur était à présent certain que ce dernier était coupable à cent pour cent. Il émanait quelque chose de dangereux, ce n'était pas la première fois qu'il arrêtait ce genre de psychopathes, Livaï n'était qu'un de plus sur sa liste. Le brun se leva, puis suivit le représentant de la loi sans dire un mot, impatient que son mentor et son avocat le sortent de là. Et il savait très bien ce qu'il allait faire en premier une fois qu'il serait libre. Tuer Eren Jäger. Enfin, il le tuerait après l'avoir détruit physiquement et psychologiquement. Car vu ce qu'il venait de lui faire, il n'avait pas vraiment compris la leçon la première fois.

Cela faisait une demi-heure que l'avocat du brun tentait de le sortir de ce guêpier, mais la plainte d'Eren était en béton, surtout qu'il y avait des photos et un examen médical qui l'accusaient sans aucune faille. Ce dernier laissait parler son avocat, restant soit silencieux, soit il donnait des réponses très courtes de façon désintéressée. Car tout ce qui le préoccupait à ce moment-là, c'était la punition qu'il allait infliger à ce gamin suicidaire. Rien d'autre ne comptait. Du moins, c'était le cas, jusqu'à ce que l'enquêteur le provoqua directement et sans aucune retenue. D'un ton arrogant, cet homme finit par rétorquer cette phrase fatidique.

- Venant d'un type qui a tué son propre père étant gosse, ça ne m'étonne pas, d'ailleurs je me demande ce que ce taré foutait encore dans la nature après avoir fait ça.

Cette attaque mit un gros blanc de quelques secondes dans la pièce, jusqu'à ce que Livaï finisse par se jeter sur l'enquêteur, le faisant tomber de sa chaise, tandis que ses mains venaient saisir la gorge de l'enquêteur afin de la broyer jusqu'à ce qu'il trépasse. Heureusement pour l'homme, deux policiers se ruèrent sur la bête enragée qu'était le brun afin de le maîtriser. Et là, ce fut directement la taule pour Ackerman, sans passer par la case départ, son avocat ne pouvant plus rien faire pour lui suite à cette violente agression.

Une semaine s'était écoulée depuis que Livaï fut emprisonné, tournant comme un lion en cage dans sa cellule, il ne comprenait pas pourquoi son mentor ne s'était toujours pas manifesté. L'aurait-il abandonné ? Il avait pourtant essayé de l'appeler une bonne vingtaine de fois, mais il faisait la sourde oreille. Serait-il allé trop loin cette fois-ci avec le petit Jäger ? Etre sans nouvelle du blond le rendait fou, mais le fait de savoir que tout cela était de la faute de cet idiot suicidaire n'arrangeait rien à sa fureur. Là c'était sûr, il allait l'enfermer dans une cave et le torturer jusqu'à ce qu'il crève de douleur.

D'ailleurs il y avait autre chose qu'il ne comprenait pas. Il avait une cellule pour lui tout seul, et les gardiens faisaient tout pour ne pas qu'il ait de contact avec les autres détenus dans les endroits dangereux. Etait-ce son mentor qui était derrière tout ça ? Pour le protéger ? Surtout que c'était plutôt lui le malade mental dangereux, ou alors c'était pour la sécurité des autres détenus ? Enfin bref. Il ne comprenait vraiment plus rien, il se sentait tellement impuissant, lui qui avait toujours le contrôle sur tout, à présent il subissait de façon impuissante, et cela le rendait malade. Subitement, alors qu'il était en pleine réflexion, la porte de sa cellule s'ouvrit brusquement, un gardien lui annonça alors rapidement.

- Ackerman, c'est l'heure de ta réunion.

Ah oui, sa réunion hebdomadaire entre maboules. Avec le médiateur qui se prenait pour le messie Jesus. Putain ça aussi ça allait le rendre encore plus dingue qu'il ne l'était. Il suivit donc le gardien sans dire un mot, avec un visage de déterré, puis lorsqu'il entra dans la petite salle, tous les regards se posèrent sur lui. Il y avait une dizaine de chaises placées en rond, dont une de vide, certainement la sienne. Sans un mot, il s'assit donc à sa place, ne prenant pas la peine de se présenter, car il ne dirait pas un mot de toute façon.

- Bien, annonça l'homme qui semblait s'occuper de cette thérapie de groupe, ledit messie Jesus. Bienvenue à tous. Nous sommes ici pour comprendre notre colère, essayer de la maîtriser afin de pouvoir réintégrer la société et vivre en harmonie avec les personnes qui nous entourent. Nous avons deux nouvelles venues parmi nous cette semaine. Allez-y, présentez-vous.

- Je m'appelle Reiner Braun, je suis ici parce qu'il parait que j'ai tabassé le barman d'un club, mais je ne m'en souviens absolument pas, je n'arrête pas de leur dire que je suis innocent, que je suis un employé de bureau modèle, mais ils m'ont enfermé de force ici. Tout le monde veut me faire croire que je suis fou alors que je suis parfaitement conscient dans ma tête. Est-ce que vous pourriez leur dire, vous, que je ne suis pas malade ?

Reiner Braun, c'était un gars au cheveux blonds, coupés courts, la mâchoire carrée, d'une carrure assez impressionnante, il en imposait pas mal, bien qu'il avait l'air complètement à côté de ses pompes. Il était persuadé d'être blanc comme neige, et d'avoir été enfermé ici par erreur. Livaï le trouvait tellement ridicule qu'il ne le regardait même pas. En même temps, il trouvait même cette thérapie de merde ridicule, encore pire que tous ses entretiens avec les psychologues autrefois, là c'était du haut niveau. Il n'avait qu'une hâte, c'était de retourner dans sa cellule, au calme, imaginant les multiples sévices qu'il infligerait à son petit châtain.

- Oui, bien merci Reiner, on en discutera après, pour l'instant je vous demande simplement de vous présenter.

Et lorsque l'homme dit ces mots, il observait alors le brun avec un léger sourire d'abruti fini, tandis qu'il ne reçu qu'un long blanc comme réponse. Le brun le fixait avec un regard encore plus noir que sa chevelure, restant muet comme une tombe. Tout le monde se mit alors à regarder Livaï, attendant qu'il se présente, jusqu'à ce que ledit Reiner finisse par prendre à nouveau la parole, murmurant au brun qui se trouvait à coté de lui.

- Oh, faut que tu te présentes là.

Livaï tourna légèrement la tête afin que son regard croise celui de son interlocuteur, puis il finit par le toiser de façon hautaine, avant de lui dire ces quelques mots d'un ton glacial.

- T'es qui toi ?

- Je suis Reiner Braun, je viens de me présenter, t'as oublié ? Rétorqua le blond tout en se grattant la tête.

- J'en ai rien à foutre de ton putain de nom. T'es qui pour m'adresser la parole ?

- Reiner Braun, t'es con ou quoi ? Lui répondit le blond en fronçant les sourcils.

Alors soit il était très con, et dans ce cas il ne savait pas du tout à qui il parlait, c'est-à-dire à Livaï Ackerman, un psychotique, insociable et violent en puissance, soit il ne l'était pas et s'amusait à le provoquer. Ouais en fait dans les deux cas il était très con de jouer avec la patience du brun. Personnellement, j'opterai plus pour l'hypothèse numéro deux. D'ailleurs il n'en fallut pas plus pour que le brun empoigne fermement le col de son uniforme carcéral, avant de venir subitement lui mettre un violent coup de tête. Et là ce fut l'apocalypse. Le blond se jeta brusquement sur lui, le faisant tomber de sa chaise, tandis qu'il lui colla son poing dans la figure. Ils roulèrent sur le sol sur plusieurs mètres, prenant le dessus sur l'autre chacun leur tour, tandis que les coups de poing fusèrent sans aucune retenue.

- Arrêtez vous deux ! S'exclama le messie Jesus tandis qu'il finit par appuyer sur un bouton afin de prévenir les gardiens.

Les deux fous furieux n'écoutaient plus rien, tout ce qui leur importait, c'était de se mettre sur la gueule. Et en un rien de temps, ils finirent tous deux en cellule d'isolement pour trois long jours. Assit sur le sol froid de cette cellule sombre, privée de toute lumière, Livaï était perdu dans ses pensées, plus serin que jamais. Il pouvait enfin être seul avec lui-même, avec ses pensées obscures. Il imaginait tant de scénarios avec son petit châtain adoré, qu'il était plus calme que jamais. Un fin sourire aux lèvres, les images qui défilaient dans sa tête le faisaient tressaillir de plaisir, un plaisir aussi malsain que dérangeant, mais après tout c'était le seul qu'il connaissait. Alors qu'il pensait être seul avec lui-même, plongé dans son délire de gros cinglé, une voix le fit revenir à la réalité, à la dure réalité.

- Oh, c'est quoi ton nom au fait ?

"Cellule d'isolement" ouais en fait si t'avais un colocataire logeant dans celle d'à côté, ce n'était plus vraiment de l'isolement, car les murs n'étaient pas très épais, et on pouvait aisément entendre ce qu'il s'y passait. C'était bien sa veine, il allait passer trois jours en compagnie de ce type. Alors qu'il pensait pouvoir profiter de ce calme, ça allait être tout l'inverse.

-Ta gueule.

Simple et efficace. Livaï pensait avoir la paix avec cette réponse cinglante, mais c'était mal connaitre le blond costaud. Ce dernier reprit alors la parole, décidément pas dans l'optique de laisser le brun tranquille.

- Allez, dis-le moi, je me fais trop chier là, je vais péter les plombs.

Ca y est, la tête de déterré était revenue, il la portait plus que bien d'ailleurs. Il réfléchit quelques secondes, puis décida alors qu'il allait lui répondre, espérant avoir la paix après cela, car sinon c'était lui qui allait péter les plombs.

-Livaï Ackerman.

Après cette brève réponse, il ferma à nouveau lentement les yeux, prêt à repartir dans son monde imaginaire, mais ce fut comme si le blond lui attrapa la cheville afin de l'empêcher de s'envoler.

- Tu vois c'était pas compliqué, Livaï, ajouta le blond, un ton d'amusement dans la voix. Pourquoi t'es là ? T'as fait quoi ?

Le brun crispa sa mâchoire comme s'il était à bout de nerfs, avant de finir par mordre violemment sa lèvre, un regard de fou dans ses deux yeux gris. Il allait réellement péter les plombs. Il passa doucement ses mains sur son visage, tout en soupirant longuement, comme pour évacuer toute la tension électrique qui lui dévorait le corps, et sans vraiment s'en rendre compte, il entra dans la conversation, d'un ton toujours froid et désintéressé.

- J'ai drogué, mutilé et violé mon assistant, et après j'ai frappé un flic parce qu'il parlait un peu trop.

- Ah ouais, tu ne rigoles pas toi, rétorqua le blond, une pointe de surprise dans la voix. Je ne t'imaginais pas gay du tout.

Le brun fronça les sourcils face à la réponse de son homologue, rétorquant alors de façon instantané, sur un ton plus agressif.

- Je ne suis pas gay.

- Un mec qui couche avec un autre mec c'est quoi à ton avis ? Lança le blond, bien décidé à ne pas laisser Livaï tranquille, comme s'il prenait un malin plaisir à le titiller. Enfin violer un mec, dans ton cas.

Et voilà, le brun se crispa à nouveau, serrant les poings comme s'il était prêt à commettre un meurtre. Putain mais ce connard de blond n'allait pas la fermer ? Et sur un ton toujours plus qu'agacé, il lui répondit alors ces quelques mots.

-Je ne suis pas gay putain. Quand j'ai envie de baiser, je baise ce qui me passe sous la main, que ce soit un gars ou une nana, je ne fais pas de différence, je baise et c'est tout.

- Aaaah, je vois, rétorqua le blond après avoir légèrement ri. T'es bi en fait, c'est cool ça, tu peux chasser deux viandes à la fois, t'as de la chance, tu ne dois jamais être en manque.

Le brun leva les yeux au ciel avant de poser à nouveau sa main sur son visage, ne répondant rien à cela, de toute façon, que pouvait-il dire de plus, il n'en avait vraiment pas envie. Mais ce soudain silence n'arrêta pas le blond, au contraire, il partit alors tout seul dans un monologue, comme pour pousser le brun à bout, ce qui avait l'air de très bien fonctionner jusqu'à présent.

- Enfin je dis ça, mais avant d'arriver ici, il m'est arrivé un truc fou. J'ai revu un gars de mon ancienne promo, et il avait l'air de vraiment s'intéresser à moi, genre plus que pour être amis tu vois ? Au début, ça m'avait trop déstabilisé, mais plus j'y pense, plus je me dis que je devrais essayer de découvrir ce sentier inconnu avec lui. Son sentier en l'occurrence, si tu vois ce que je veux dire ? Qu'est-ce que t'en penses ? Il s'appelle Bertolt en plus, c'est un joli nom tu ne trouves pas ?

- J'en ai rien à foutre de ton putain de Bertolt et de ta putain de vie, alors si tu ne fermes pas ta gueule je te jure que je défonce le mur pour venir t'ouvrir en deux !

A la fin de sa phrase, le brun haletait tant il était à bout de nerfs, mais sa menace ne fit absolument pas flancher le blond, au plus grand désespoir de notre sadique, et il répondit alors de manière instantanée.

- Lorsque ton assistant te suppliait de t'arrêter, tu continuais n'est-ce pas ? Alors dis-toi que moi je ferai de même, parce qu'il est hors de question que je me fasse chier pendant trois jours dans ce trou à rat. Il va falloir que tu prennes ton mal en patience et que tu me supportes jusque-là.

Le brun laissa retomber lourdement sa tête contre le mur glacé, tandis qu'il poussa un long soupir, comprenant bien que Reiner avait raison, il ne pouvait pas l'empêcher de parler, il était encore impuissant. Cela faisait une semaine qu'il l'était, et il n'en pouvait déjà plus. Face à ce silence, le blond relança la conversation avec une question axée sur le brun, histoire de le faire parler un peu.

- Il est comment, ton assistant ?

Le brun fronça les sourcils face à cette surprenante question, répondant alors sur la défensive.

-Qu'est-ce que ça peut t'foutre ?

- Bah, si tu m'en parles, j'aimerai mieux avoir une image précise en tête, répondit le blond après un long soupir. Alors, il est comment ton petit souffre douleur ?

Face à cette appellation, Livaï ne put s'empêcher de sourire légèrement. "Petit souffre douleur" ça sonnait tellement bien. Après une brève hésitation, il finit par fermer les yeux afin d'avoir son châtain à l'esprit, dans le but de le décrire de la meilleure façon.

- Il est stupide, mais j'ai l'impression que des fois je ne l'effraie pas. Il est intelligent, mais parfois on dirait qu'il est prêt à se donner complètement à moi, malgré ce que je lui ferai. Les petites rougeurs qu'il avait sur les joues quand je l'embrassais, le regard qu'il avait lorsqu'il était partagé entre sa raison et son excitation, ça me faisait tourner la tête. Il a de beaux cheveux châtains, qui tombent sur son visage, les traits fins, de grands yeux verts, il a un cul bien ferme, putain j'ai tellement aimé rentrer dedans. Et ses yeux suppliants, qui me dévisageaient par moment quand je lui faisais subir les pires supplices, bordel comme ça m'excitait. Et alors quand il m'a mordu la lèvre pendant que je lui défonçais le cul, c'était inimaginable tant c'était bon. C'est ce petit côté de lui, qui me nargue comme si je n'arriverai jamais à le dresser, qui me rend dingue. C'est la meilleure nuit que j'ai passé de toute ma vie.

Reiner ne put s'empêcher de rire face au récit passionné de son homologue, tandis qu'il s'occupait comme il pouvait en tapant du pied une mélodie qu'il avait dans la tête.

- Ah ouais, je vois, c'est à ce point-là. T'as l'air d'être complètement accro à lui. C'est dommage que tu sois là du coup.

- Je ne compte pas moisir ici, t'en fais pas. On va bientôt me sortir de là, répondit le brun de façon sereine tandis qu'il changea de position suite à de violents fourmillements dans ses jambes.

- T'as un avocat en béton ? Lui demanda alors le blond, d'une façon monotone.

- Mon avocat c'est un putain de lâche fini à la pisse, il gère que dalle ce bouffon. Non, j'ai des connaissances qui vont me faire sortir de ce trou, ils n'auront pas le choix de toute façon.

- J'espère pour toi qu'ils te feront sortir de là, annonça le blond d'une voix compatissante.

Le brun passa à nouveau ses mains sur son visage, il savait très bien qu'il avait des moyens de pression afin de faire bouger les choses et de se sortir tout seul de ce merdier. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne soit libre, avec ou sans l'aide d'Erwin.

-Putain j'ai trop envie de fumer, lança le brun dans un long soupir de désespoir. Rien que de savoir que je vais passer trois jours sans m'en griller une, ça va me faire péter les plombs.

- Tu fumes beaucoup Livaï ? Demanda le blond, toujours d'une façon monotone.

- Un paquet par jour, parfois plus, ça dépend.

Reiner semblait surpris par la réponse de son homologue. Il était pourtant jeune, il ne devrait pas fumer autant, mais il ne rajouta rien à ce sujet, après tout c'était sa vie.

- Tu bossais dans quoi ? Demanda alors le blond comme pour changer de sujet.

-Rédacteur en chef, alors que je n'avais jamais ouvert un journal de ma vie, t'y crois ? Mon tuteur voulait que j'ai une vie normale, parait-il.

Finalement, le brun commençait à entrer dans la conversation avec un léger intérêt, il n'était plus aussi fermé qu'au début, ce qui combla Reiner. Ce dernier n'ayant vraiment pas envie de passer ces trois jours dans un silence de mort, car c'était le meilleur moyen de finir fou.

- C'est pratique le piston, tu devais bien gagner ta vie, en plus ça devait être très enrichissant comme boulot.

- J'en avais rien à foutre de ce poste, et non c'était super chiant, mes employés étaient des abrutis finis, et j'avais toujours mon tuteur sur le dos.

Livaï ne pouvait pas entrer dans les détails, car personne ne devait savoir, mais la seule chose qui lui plaisait dans ce travail, c'était toute cette partie sombre et secrète qu'il faisait avec son mentor. Car après tout, c'était grâce à cela qu'il allait sortir d'ici.

Les trois jours en cellule d'isolement étaient terminés. Cela faisait une semaine et demie à présent que le brun était enfermé, sans nouvelles de son mentor, ayant tout de même essayé de l'appeler quasiment tous les jours. Il se contentait simplement d'attendre, assit sur le bord de son lit, d'un air plus que calme les trois quart de ses journées. Au bout de deux semaines d'emprisonnement, tandis que le brun retournait dans sa cellule après sa douche, le gardien lui somma de le suivre, lui donnant pour seule explication qu'il avait un visiteur. Enfin. Cela devait être Erwin, qui venait lui dire qu'il le sortirait d'ici le plus vite possible. Un sentiment de soulagement l'envahit, tandis qu'il entra dans la salle des visites. Malheureusement, la personne en face de lui n'était pas celle que le brun espérait. Son regard s'assombrit instantanément, tandis qu'il s'assit sur la chaise, faisant face au visiteur à travers la vitre qui les séparait.

Il le vit entrer dans la salle des visites, les cheveux beaucoup plus en bataille que d'habitude en plus d'être humides, signe qu'il venait de prendre une douche. Il était vêtu de l'uniforme carcéral. D'un tee-shirt blanc enfouit sous une veste bleue marine, ainsi que d'un pantalon uniforme de la même couleur. Bon sang qu'il était diaboliquement sexy. Eren se donna une bonne claque mentale, n'étant pas venu ici pour s'extasier devant son siphonné d'ancien supérieur, mais pour une raison bien plus fourbe et sadique.

Les deux hommes saisirent en même temps le combiné du téléphone afin de pouvoir communiquer, et ce fut le brun qui parla en premier, de façon dédaigneuse.

- Qu'est-ce que tu fous là ? Ne m'dis pas que mes caresses te manquent déjà ? A moins que ce ne soit ton cul qui te réclame désespérément ma bite ?

Face à cette attaque frontale cash, sans gêne ni retenue, Eren ne put s'empêcher de rougir subitement, complètement dépassé par ce qu'il venait d'entendre. Alors qu'il bégayait, essayant de lui répondre, il fit une pause, fronçant les sourcils, avant de lui rétorquer d'un ton plein d'assurance.

- Ne prends pas trop tes rêves pour la réalité. Je suis juste venu te dire que ton cher Erwin ne te sortira pas de là, car il est d'accord pour que tu restes en taule et que tu te fasses soigner, sale timbré ! J'espère que tous les cinglés de cette prison te passeront dessus, qu'il te violeront tellement fort que t'en vomiras du sang !

Le regard dédaigneux du brun disparu aussitôt, laissant place à un visage fermé de toute émotions. Aucun son ne passa ses lèvres, tandis qu'un silence s'installa entre eux, jusqu'à ce qu'Eren prit à nouveau la parole, sur un ton moqueur.

- Et ouais, c'est con, tu vas rester pendant un long moment ici, sans voir le jour. Tellement, que tu en auras même oublié ce qu'est la liberté, pendant que moi, je vais continuer à vivre ma vie, et me délecter de te savoir entre quatre murs. Alors, Livaï le maboule, ça fait quoi de t'être fait battre à plat de couture par le petit stagiaire de la boîte ?

Le brun le fixait avec un regard neutre, mais il finit par changer, tandis qu'un léger sourire étira ses lèvres, amusé de voir à quel point son petit bouffon ignorant fanfaronnait. D'un ton calme, avec une pointe de dédain, il lui répondit alors ces quelques mots.

- Tu crois que la prison est invivable pour moi ? Tu vois, Jäger, c'est ce qui fait toute la différence entre nous. Tu es bien trop innocent et heureux pour imaginer que de m'envoyer ici serait la pire des punitions. A l'âge de douze ans, on me plongeait pendant plusieurs minutes dans une baignoire remplie d'eau froide et de glaçons. On m'appuyait la tête de force sous l'eau, afin de nettoyer mon âme de pêcheur. Alors sors-toi cette idée de la tête, ce n'est pas du tout l'enfer pour moi ici, c'est un camp de vacances.

Eren avait les yeux écarquillés de surprise face aux dires de son ancien supérieur, ne s'attendant pas à un tel retournement de situation. Lui qui était venu le narguer, il se sentait incroyablement bête à présent. Le brun profita de la stupeur du plus jeune, afin de rajouter ces quelques mots, son sourire ayant complètement disparu.

- Ne t'en fais pas, je vais bientôt sortir d'ici. Lorsque ce sera fait, je te retrouverai et on aura une petite discussion tous les deux.

Le plus jeune déglutit face à cette menace, mais il reprit rapidement ses esprits, fronçant à nouveau les sourcils, son assurance reprit le dessus immédiatement.

- Tu bluffes. Sans Erwin t'es rien. S'il ne t'aide pas, tu vas rester pourrir ici avec tes potes les cinglés. D'ailleurs, ton procès est dans six mois ? Je serai présent, c'est une promesse. Je ne veux pas manquer le moment où le juge va te condamner, ça va me donner un orgasme auditif.

Le brun laissa reposer son dos contre le dossier de la chaise, gardant le combiné à son oreille, tandis qu'il ne rompit pas cet échange de regards brûlants, son fin sourire réapparut subitement face aux dires du plus jeune.

- T'es toujours aussi naïf mon petit Jäger, en même temps c'est normal, je n'ai pas encore terminé de t'éduquer. On reprendra ton éducation une fois que je serai sorti. Et ce n'est pas la peine de venir à mon procès, car il n'y en aura pas.

Le brun finit par se redresser sur sa chaise à la fin de sa phrase, rapprochant son visage de la vitre, ce qui déstabilisa le plus jeune au passage, tandis qu'il ajouta à nouveau ces quelques mots, sur un ton plus que menaçant.

- Profite bien de ce moment de répit, parce qu'à mon retour tu n'en auras plus une seule seconde.

Suite à cette menace, il finit par reposer le combiné, comme pour couper court à la conversation, puis il se leva de sa chaise, retournant auprès du gardien afin qu'il le reconduise à sa cellule. Le châtain le regardait partir avec de grands yeux, se demandant si c'était juste pour l'effrayer qu'il avait dit cela, ou s'il avait bel et bien l'intention de s'en sortir.

- Raye-le de ma liste de visiteurs, lança le brun au gardien tandis qu'il quittait la salle des visites.

Une fois que le brun fut parti, Eren ne put s'empêcher d'avoir les larmes aux yeux. Pourquoi était-il venu déjà ? Il ne l'avait pas réalisé, mais malgré son enfermement, il n'arrivait pas à l'oublier, il était encore totalement obsédé par son ancien supérieur. Cela ne pouvait vraiment plus durer, il devait passer à autre chose, s'en débarrasser de son esprit. Car comme d'habitude, il arrivait avec plein de confiance, et après s'être mesuré à lui, il était complètement brisé, il se sentait faible, comme s'il n'arriverait jamais à avoir le dessus sur lui. Il fallait qu'il l'oublie, qu'il le remplace, par n'importe qui, n'importe quoi, mais il ne fallait plus que ce déséquilibré soit le centre de ses pensées.

Cela faisait à présent trois jours que le châtain tournait en rond dans son appartement, ne trouvant aucune solution à son problème. De plus, maintenant qu'il était sans emploi, il n'avait plus aucun moyen d'occuper son esprit de façon continue, et donc de ne plus penser à lui. Et au bout du troisième jour, une idée lui traversa l'esprit. Oui, il fallait qu'il le remplace, qu'il ait une autre expérience que celle vécue avec le brun, une roue de secours, quelqu'un qu'il pourra jeter après l'avoir utilisé, et sans aucun scrupule. Quelqu'un avec qui il n'aura alors aucune attache. Mais comment faire ? Il n'allait pas se payer une pute quand même ? Non parce qu'il ne connaissait personne, alors à part une pute ou une poupée gonflable, il n'avait pas vraiment beaucoup d'autres choix. Subitement, il finit par saisir son téléphone fixe, et décida de contacter la personne qui aurait certainement les réponses à ses questions.

Assit sur son canapé, en tailleur, il porta donc le combiné à son oreille, attendant que la personne décroche. Lorsqu'il entendit un "Allô ?" il s'empressa alors d'annoncer son problème, après l'avoir informé de son identité.

- Allô, Mikasa ? C'est Eren. Dis, j'ai vraiment besoin de toi, aide-moi. J'aimerai rencontrer quelqu'un pour passer un peu de bon temps, tu vois... Mais je ne sais pas du tout comment il faut s'y prendre, tu sais toi...?

- Eren ?! Tu ne m'as pas donné de nouvelles pendant des mois, j'étais très inquiète, je n'avais aucun moyen de te contacter, est-ce que tu vas bien au moins ? Il ne t'est rien arrivé ? Ton travail se passe bien ? Tu veux que je vienne te voir ? Si tu veux je prends le premier train demain matin, donne-moi ton adresse !

Eren regarda face à lui, d'un air blasé, et il raccrocha machinalement. Bon d'accord, appeler sa demi-sœur "maman poule super possessive" n'était pas la bonne solution. Il fallait qu'il réfléchisse par lui-même. Alors, comment faisaient-ils à la télé pour s'envoyer en l'air ? Ils allaient dans des bars, des boîtes, ouais c'était pas mal comme début. Mais s'il voulait le faire avec un homme, ça allait être plus compliqué. Est-ce qu'il existait des endroits pour ce type de personnes ? Eren ne tarda pas à aller sur son ordinateur, ouvrant une page internet, puis il s'empressa de trouver des réponses à ses questions.

" Boîte gay" Alors ça existait vraiment ce genre d'endroits ? Plus de question à se poser, c'était là qu'il allait partir chasser, car tous les moyens étaient bons pour lui faire oublier cette horrible nuit, et cette infâme attirance qu'il avait pour le brun.

To be continued...