Disclamer: Je ne possède pas Harry Potter.
Note: Merci à tous pour vos reviews, j'espère que ce chapitre vous plaira!
Beta: Blues-moon.
Le soleil s'était levé depuis quelque temps, mais les deux adolescents continuaient de dormir tranquillement.
Pour une fois que les enfants ne venaient pas les réveiller à l'aube en sautant partout, ils en profitaient.
Ils s'étaient maintenant habitués à se réveiller dans les bras l'un de l'autre, aussi étrange que cela puisse paraître, la sensation d'un corps chaud pressé contre soi et d'une présence rassurante qui éloigne les cauchemars envahissants - pour le cas d'Harry - était finalement plutôt plaisante.
Bon il y avait bien quelques réactions corporelles quelque peu gênantes de temps à autre, mais chacun avait la décence de faire semblant de ne pas le remarquer.
Bref, ils étaient bien là, entre le sommeil et le réveil, à profiter de leur grasse matinée bien méritée, quand Harry ouvrit vaguement les yeux pour tomber sur le regard gris de son acolyte.
Ce regard était si doux et tendre qu'il se laissa doucement emporter. Sans s'en rendre compte, l'esprit encore embrumé par la torpeur, leurs visages s'approchaient doucement l'un de l'autre...
Quand des coups brutaux retentirent sur la porte.
Dans un sursaut commun, ils s'éloignèrent l'un de l'autre comme frappés par une puissante décharge électrique et le brun se hâta de se lever pour aller ouvrir, les joues encore rougies.
En entrebâillant la porte, il se retrouva face à trois hommes en uniforme. L'un était visiblement plus vieux, très grand et grisonnant, celui à sa droite était un peu plus petit et roux bouclé aux yeux vert, celui à gauche paraissait chétif à côté d'eux avec son mètre soixante les bras levés et ses cheveux brun indisciplinés.
- Bonjour monsieur, gendarmerie ! Le salua le plus vieux. Vous êtes monsieur Malfoy ?
- Hein ? Heu... Non. C'est...mon ami... Balbutia-t-il au militaire, avant de se tourner vers le lit. Draco ! Ces messieurs te cherchent...
Le blond était en train de finir d'enfiler un peignoir par-dessus son boxer, se demanda bien ce qu'on lui voulait si tôt le matin.
Il s'approcha des hommes pendant que son acolyte s'en alla chercher les enfants que les coups avaient réveillés.
- Bonjour, messieurs. Que puis-je pour vous ?
- Monsieur Malfoy, le directeur de cet établissement nous a contactés. Un autre client aurait proféré de très graves accusations à votre sujet, ne sachant quoi faire, il a fait appel à nous.
Il n'eut pas le temps de s'étendre plus sur le sujet, qu'un éclair châtain babillant fonça droit sur l'aristocrate, qui le prit immédiatement dans ses bras.
Le petit garçon n'adressa pas un seul regard aux représentants de l'ordre et se mit à parler au blond très vite en agitant les mains dans tous les sens :
- Papa ! Et ben, et ben, Sévi il a...euh...pleuré ! Pa'ce que, et ben, pa'ce que l'avait perdu Lapinou. Mais...euh...
- Mais ? Tenta Draco.
- Euh... Sai' plus ! Dit-il en osant les épaules. Va manger?
Les trois militaires se regardèrent mutuellement avec une pensée commune : si c'était bien l'homme qu'ils cherchaient, il ne correspondait pas vraiment à l'idée que l'on se fait d'un tueur...
- Sirius, laisse Drac-Papa tranquille. Lui dit Harry en revenant de la chambre des enfants avec Severus encore somnolent, le pouce dans la bouche, collé contre son torse. Il discute avec les messieurs, ne l'embête pas...
Le petit garçon sembla enfin remarquer les trois hommes, toujours sur le palier, et gigota un instant pour descendre des bras du blond avant de se précipiter vers l'agent le plus petit.
- T'es qui toi?
Le jeune homme regarda ses collègues, qui se retenaient visiblement de rire avant de reporter son attention sur le garçonnet en pyjama Cars qui se tenait pieds nus devant lui.
- Je suis venu poser des questions à ton papa...
- Pou'quoi faire? Et pou'quoi t'es habillé comme eux ? T'es un méchant?
Harry se souvint subitement que Sirius était né dans une famille de sorciers de sang pur, il ne connaissait ni gendarmes ni pompiers. La plupart des enfants connaissent très jeunes ces uniformes, grâce aux jeux d'aventure...
- Sirius, mon chou, vient on va s'habiller. Pour aller manger...
La promesse d'un petit-déjeuner eut raison de la curiosité du petit garçon qui se précipita vers le brun. Celui-ci jeta un dernier regard à son acolyte avant de retourner dans la chambre des enfants.
Draco les regarda s'éloigner avant de reporter son attention sur les hommes en uniforme :
- Vous vouliez me parler donc?
- Oui, reprit le plus vieux, nous avons eu une plainte de Monsieur et Madame Dursley.
- Oh... Soupira le blond. Et pour quelle raison cette fois?
- Euh... Et bien, ils prétendent que cette nuit, vous vous êtes introduit par effraction dans la chambre de leur fils, pour l'agresser...
- Ah ? Très bien... Ils m'ont vu?
- Non. C'est leur fils qui est venu les réveiller vers trois heures trente ce matin.
L'aristocrate s'appuya sur le carré de porte et haussa un sourcil :
- Vous venez me réveiller à neuf heures car un jeune homme de dix-sept ans a fait un cauchemar la nuit dernière ?
- Et bien, tenta un plus jeune, justement il certifie qu'il n'a pas rêvé. Il affirme même que vous lui avez avoué le meurtre de votre père...
Le visage du blond se ferma et il se redressa de toute sa hauteur en passant une main sur son front.
- Ecoutez, j'ai perdu ma mère dans l'explosion de notre manoir et mon père s'est pris une balle perdue. Alors, si c'est une blague, elle est de très mauvais gout...
C'était la version officielle pour le monde moldu.
Le manoir Malfoy explosant, avec sa mère à l'intérieur, après un brusque éclat de rage du Lord Noir : Fuite de gaz...
Lucius Malfoy tué de la baguette de son propre fils sur le champ de bataille : Balle perdue...
C'est si simple avec les moldus, ils ne voient rien ou que ce qu'ils veulent. On peut leur faire avaler n'importe quoi...
- Excusez-nous Monsieur Malfoy, nous ne voulions pas vous rappeler de mauvais souvenirs.
- Ce n'est pas grave... Mais sachez messieurs que la famille Dursley voue une haine profonde envers mon ami. Et envers moi aussi par filiation...
- Et pourquoi ? Sans indiscrétion...
- Je n'en ai pas la moindre idée... Répondit-il dans un haussement d'épaules. C'est comme ça depuis des années.
Les trois hommes se regardèrent, ébahis : les citadins étaient décidément bien compliqués...
- Et bien... Nous sommes désolés de vous avoir dérangés pour rien.
- Ce n'est pas grave...
- Nous vous souhaitons une bonne journée, monsieur.
Quand le blond referma la porte derrière eux, Harry ne tarda à arriver, Severus toujours dans les bras et tenant Sirius par la main.
- Draco ? Tu n'as rien à me dire...?
Celui-ci lui fit le plus angélique qu'il pouvait.
- Moi ? Mais rien voyons...
- Draco...
Dans un soupir résigné, l'aristocrate attrapa Sirius, qui se préparait à faire une bêtise, et commença les explications...
Les trois gendarmes sortirent de l'hôtel après être passés rassurer le directeur.
Le pauvre homme était paniqué à l'idée d'héberger un assassin dans son établissement, ce qui pouvait se comprendre...
- Chef ? commença le brun. Vous ne croyez pas qu'on devrait les gardez à l'œil ces cinq-là? Yohakim et moi on pourrait s'en charger.
Le plus vieux regarda ses deux jeunes collègues avec suspicion. Depuis qu'ils avaient été mutés ici, ils se plaignaient souvent qu'il ne se passait rien d'intéressant dans cette petite station balnéaire...
- Tu dis ça parce que c'est mieux pour eux, ou parce que vous vous ennuyez?
- Parce qu'on s'ennuie vraiment, vraiment, beaucoup...
- Et que c'est très certainement mieux pour eux ! Après tout Stan' n'a pas tort, s'ils se haïssent c'est qu'il y a une raison !
- Et puis, pensez aux enfants! Si les Dursleys voulaient se venger...
Si leur chef avait une faiblesse, c'était bien les enfants.
Étant lui-même père de quatre enfants et bientôt grand-père, c'était un point sensible sur lequel les deux plus jeunes n'hésitaient pas à appuyer.
Le vieil homme soupira avant d'accepter:
- Très bien, vous pouvez les surveiller de loin...
Le brun et le roux se sourirent avant de frapper leurs poings dans un geste et un regard complice...
Dumbledore referma un énième grimoire poussiéreux et se frotta les yeux de fatigue, avant de porter son regard sur le parc.
Un sourire se forma quand il aperçut au loin le jeune Zabini se promener main dans la main avec Ron. S'ils pensaient être discrets, c'était raté...
Il vit un peu plus loin Hermione en grande conversation avec Théodore, une conversation animée, mais néanmoins courtoise...
Et pendant tout ce temps Neville montrait ses nouvelles plantes à Luna qui, bien qu'avec son habituel air dans la lune, semblait réellement intéressée.
Il faisait beau pour un mois de novembre.
Froid, mais beau, ce qui fait que beaucoup d'élèves étaient de sortie pour profiter des derniers rayons du soleil. Après quelques instants de détente, le directeur en vint à se demander comment se débrouillaient ses deux élèves et leurs parrains rétrécis. Ce qui lui fit forcément repenser au fait qu'il devait à nouveau se plonger dans ses recherches barbantes au possible.
Se saisissant d'un nouveau recueil, il se dit que lui aussi il prendrait bien des vacances.
S'il y avait une image que Harry voulait garder gravée dans sa mémoire jusqu'à la fin de ses jours, ce serait bien celle-là :
Draco Malfoy, en caleçon de bain, dans une pataugeoire jouant avec Severus et Sirius, en couche de piscine Nemo et Winnie, sous une fontaine projetée par un éléphant au sourire hilare.
Le brun aurait payé cher pour pouvoir les prendre en photo à ce moment-là.
Mais pour l'instant, il se contentait de les regarder de loin, un doux sourire attendri sur les lèvres, sans oser aller briser la complicité que partageaient ces trois-là.
Tout à sa contemplation, il ne remarqua pas tout de suite que son regard s'attardait sur son acolyte. Sur ses cheveux blonds qui paraissaient plus foncés une fois mouillés, sur cette mèche légèrement rebelle que venait caresser ce nez délicat, avant d'être remise sans ménagement derrière l'oreille où brillait un diamant sur le lobe, sur son cou où il pouvait voir les légers mouvements de la pomme d'Adam. Sur son torse imberbe, légèrement musclé grâce à la pratique du quidditch, des centaines de petites gouttelettes s'étaient déposées et resplendissaient sous les rayons du soleil qui passaient par la baie vitrée.
Il vit les poils presque transparents des bras se redresser quand la peau opaline fût traversée d'un frisson...
Durant toute cette observation, des fourmillements étaient apparus dans son estomac et s'étaient doucement intensifiés. Ses battements de cœur s'étaient accélérés et son sourire béat avait significativement grandi.
Quand le blond se tourna vers lui et lui adressa un sourire réjoui et un petit signe de la main en l'apercevant, Harry eut le souffle coupé. À la fois par la beauté que dégageait son camarade, mais surtout par la révélation qu'il eut à ce moment-là.
Une idée qui avait doucement germé il y a surement des années, et qui avait doucement fait son nid au fin fond de son esprit, attendant patiemment son heure pour révéler sa présence. Et cette heure était arrivée, là, au beau milieu de la piscine de l'hôtel :
Il était amoureux de Draco Malfoy, ancien ennemi et Serpentard de son état...
Et voilà! Ça vous à plus? J'espère...
Je pense qu'il n'y aura pas de nouveau chapitre avant Janvier, je vais avoir pas mal de travail avec les fêtes, désolé...
A bientôt!
